Abiy Ahmed lors d'un événement officiel.
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En Éthiopie, Abiy Ahmed remporte les législatives : les dessous d'une victoire contestée

Abiy Ahmed remporte 87 % des sièges aux législatives éthiopiennes, mais cette victoire cache une réalité complexe : boycotts régionaux, violences armées et accusations de mascarade électorale.

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Le 21 juin 2026, la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) annonçait les résultats officiels des législatives : le Parti de la prospérité (PP) du Premier ministre sortant Abiy Ahmed remporte 438 sièges sur 501, soit 87 % du Parlement. Un score qui ferait pâlir d'envie n'importe quel dirigeant africain. Pourtant, derrière ces chiffres se cache une réalité bien plus complexe. Entre boycotts régionaux, violences armées et accusations de mascarade électorale, cette victoire écrasante ressemble davantage à un symptôme qu'à une solution pour un pays qui n'en finit plus de se déchirer. 

Abiy Ahmed lors d'un événement officiel.
Abiy Ahmed lors d'un événement officiel. — (source)

Le Parti de la prospérité rafle 438 sièges sur 501

À première vue, le résultat est sans appel. Le PP d'Abiy Ahmed a obtenu une majorité absolue qui lui garantit un contrôle total de l'Assemblée nationale pour les cinq prochaines années. Mais les observateurs les moins naïfs savaient déjà que ce scrutin serait tout sauf une compétition équitable. 

Le Premier ministre Abiy Ahmed votant aux législatives.
Le Premier ministre Abiy Ahmed votant aux législatives. — (source)

Un plébiscite en trompe-l'œil

Les 438 sièges remportés par le PP ne reflètent en rien un quelconque soutien populaire massif. Comme le rapporte la BBC, le parti était seul en lice dans 12 % des circonscriptions, soit une bonne soixantaine de districts où l'opposition n'a même pas pu présenter de candidat. Les partis d'opposition comme Ezema ou la Coalition pour l'unité de l'Éthiopie ont dénoncé un scrutin sans débat, organisé dans l'urgence et sans véritable campagne électorale. 

Préparation d'une urne électorale lors des législatives éthiopiennes.
Préparation d'une urne électorale lors des législatives éthiopiennes. — (source)

Le contrôle de l'appareil d'État par le PP a été total. La NEBE, théoriquement indépendante, a été accusée par plusieurs organisations de la société civile d'avoir validé des candidatures douteuses et d'avoir refusé l'accès aux médias publics à l'opposition. Résultat : une chambre presque monocolore, où les voix discordantes seront rares.

La géographie du boycott

Le vrai problème de cette élection, ce n'est pas tant qui a gagné que qui n'a pas pu voter. Selon RFI et DW, 38 circonscriptions du Tigré, représentant environ 6 millions d'électeurs, n'ont tout simplement pas participé au scrutin. La communication entre le gouvernement régional, contrôlé par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), et le gouvernement fédéral est rompue depuis des mois. Résultat : aucun bureau de vote n'a ouvert dans la région.

Dans l'Amhara, 143 bureaux de vote sont restés fermés pour des raisons de sécurité. Les milices Fano, en rébellion ouverte contre le gouvernement fédéral, contrôlent plusieurs districts ruraux. Dans l'Oromia, bastion politique d'Abiy Ahmed, des insurrections menées par l'Oromo Liberation Front (OLF) ont perturbé le vote dans plusieurs zones. 

Affiche de campagne d'Abiy Ahmed pour les législatives.
Affiche de campagne d'Abiy Ahmed pour les législatives. — (source)

Le pays est physiquement éclaté. Et cette fragmentation territoriale rend la victoire nationale du PP profondément creuse. Pour en savoir plus sur les origines de ce conflit, notre article sur le retour de la guerre au Tigré analyse les racines de cette crise qui n'en finit pas de s'enliser.

Du Nobel 2019 à la guerre du Tigré

Comment un Prix Nobel de la paix, adulé par la communauté internationale en 2019, est-il devenu un chef de guerre accusé de crimes contre l'humanité ? La trajectoire d'Abiy Ahmed est un cas d'école de dérive autoritaire en accéléré.

Les promesses brisées du réformateur

En avril 2018, lorsque Abiy Ahmed prend la tête de l'Éthiopie, le pays retient son souffle. Ce jeune Premier ministre de 42 ans incarne l'espoir. Il libère des prisonniers politiques, tend la main à l'opposition, promet des élections libres et des réformes économiques. En juillet 2018, il signe un accord de paix historique avec l'Érythrée, mettant fin à vingt ans de conflit frontalier. La communauté internationale est en extase. En octobre 2019, il reçoit le Prix Nobel de la paix, salué comme un visionnaire. 

Abiy Ahmed, Premier ministre d'Éthiopie.
Abiy Ahmed, Premier ministre d'Éthiopie. — (source)

Les archives de L'Union datant d'octobre 2019 montrent l'enthousiasme diplomatique qui entoure alors sa personne. On le compare à Mandela, on voit en lui le sauveur de la Corne de l'Afrique. Les jeunes Éthiopiens, qui avaient manifesté pendant des années pour le changement, croient en lui.

Le basculement dans la guerre totale

Le rêve a duré deux ans. En novembre 2020, Abiy Ahmed envoie l'armée fédérale au Tigré, accusant le TPLF d'avoir attaqué une base militaire. Ce qui devait être une « opération de police » se transforme en guerre totale. Selon le CRS Report du Congrès américain, entre 100 000 et 600 000 personnes sont mortes dans ce conflit, ce qui en fait le plus meurtrier au monde en 2022. 

Abiy Ahmed célébrant sa victoire électorale dans un stade.
Abiy Ahmed célébrant sa victoire électorale dans un stade. — (source)

Le blocus humanitaire imposé par le gouvernement fédéral a privé des millions de Tigréens de nourriture et de médicaments. La famine a été utilisée comme arme de guerre. Abiy Ahmed, le Prix Nobel de la paix, est devenu un chef de guerre accusé de crimes contre l'humanité par plusieurs organisations internationales, dont l'ONU.

L'héritage autoritaire de 2026

L'accord de paix de Pretoria, signé en novembre 2022, a mis fin aux combats à grande échelle au Tigré. Mais le verrouillage politique, lui, s'est intensifié. Selon le Journal of Democracy et Courrier International, les arrestations d'opposants et de journalistes se sont multipliées. Merera Gudina, figure de l'opposition oromo, a été emprisonné. Jawar Mohammed, influenceur et activiste politique, a été arrêté à plusieurs reprises.

L'espace civique a été méthodiquement démantelé. Les ONG de défense des droits humains sont surveillées, les médias indépendants étranglés financièrement, les réseaux sociaux censurés. Le verrouillage politique était en place bien avant le scrutin de juin 2026. L'élection n'a fait que le confirmer.

70 ans de mascarade électorale

Pour comprendre l'élection de 2026, il faut remonter le fil de l'histoire éthiopienne. Car le système électoral du pays n'est pas cassé : il a été conçu ainsi depuis l'Empire.

D'Hailé Sélassié à Abiy Ahmed

Le Journal of Democracy qualifie les élections éthiopiennes de « performatives » depuis 1950. Sous Hailé Sélassié, les scrutins étaient des mascarades destinées à donner une façade démocratique à un régime féodal. Sous le Derg de Mengistu Haile Mariam (1974-1991), les élections étaient encore plus verrouillées. 

Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed lors d'une rencontre officielle au Kremlin.
Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed lors d'une rencontre officielle au Kremlin. — The Kremlin, Moscow / CC BY 4.0 / (source)

Avec l'arrivée au pouvoir du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF) en 1995, un fédéralisme ethnique a été instauré. Ce système, censé donner une voix à chaque groupe ethnique, a en réalité institutionnalisé un parti unique. L'EPRDF, coalition de quatre partis ethniques, a remporté toutes les élections jusqu'en 2015. Le Parti de la prospérité, créé en 2019 par Abiy Ahmed pour remplacer l'EPRDF, n'a fait que perpétuer cette tradition.

Les outils du verrouillage

La NEBE, la Commission électorale nationale, est censée garantir la transparence des scrutins. Dans les faits, elle est sous le contrôle du gouvernement. Comme le souligne Sabine Planel, chercheuse à l'IRD, dans une interview à RFI : « À Addis-Abeba, l'aide alimentaire est utilisée pour sécuriser le soutien électoral. » Autrement dit, le gouvernement distribue de la nourriture aux électeurs en échange de leur vote. Une pratique qui rappelle les pires heures des régimes autoritaires africains.

Les partis d'opposition sont soumis à des restrictions administratives absurdes : caution de candidature élevée, accès limité aux médias, intimidation des militants. Résultat : l'opposition est réduite à l'impuissance.

Ce que disent les jeunes sur les réseaux

Sur X/Twitter, Telegram et Facebook, les jeunes Éthiopiens expriment leur frustration. « This is not an election, it's a coronation », écrit un étudiant d'Addis-Abeba. « Nous n'avons pas le choix, le résultat est écrit d'avance », confie un autre. Beaucoup craignent de parler politique ouvertement, de peur de représailles. Les hashtags comme #ShamElection ou #EthiopiaIsNotFree circulent, mais avec prudence. 

Électrices attendant de voter lors des législatives éthiopiennes.
Électrices attendant de voter lors des législatives éthiopiennes. — (source)

La désillusion est profonde. Ces jeunes avaient cru en Abiy Ahmed en 2018. Ils l'avaient vu comme le réformateur qui allait changer le pays. Huit ans plus tard, ils se retrouvent avec un régime autoritaire, une économie en ruine et un pays en guerre contre lui-même.

Des élections sans le Tigré, l'Amhara et l'Oromia

Le véritable test de légitimité d'une élection, c'est sa capacité à représenter l'ensemble du territoire. Sur ce point, le scrutin de juin 2026 est un échec cuisant.

Le Tigré rayé de la carte

Le Tigré est tout simplement rayé de la carte électorale. Les 38 circonscriptions de la région, qui représentent environ 6 millions d'électeurs, n'ont pas voté. L'accord de paix de Pretoria (novembre 2022) est au point mort. La communication entre le gouvernement régional du TPLF et le gouvernement fédéral est rompue. Les deux parties s'accusent mutuellement de ne pas respecter leurs engagements.

Kjetil Tronvoll, expert de la région à l'Oslo New University College, cité par DW, prévient : « Sans une véritable réconciliation, le risque d'un retour à une guerre généralisée est élevé. » L'absence totale du Tigré délégitime l'élection. Comment parler de démocratie quand une région entière, représentant 5 % de la population, est exclue du processus ?

L'Amhara sous état d'urgence

Dans l'Amhara, la situation est tout aussi explosive. Les milices Fano, anciens alliés d'Abiy Ahmed pendant la guerre du Tigré, sont devenues ses pires ennemies. Ces groupes armés, qui contrôlent plusieurs districts ruraux, refusent de déposer les armes et combattent l'armée fédérale.

Selon la BBC, 8 districts de l'Amhara n'ont pas pu organiser le scrutin. L'armée fédérale, déjà embourbée dans le conflit du Tigré, doit désormais faire face à une rébellion dans son propre camp. Le paradoxe est saisissant : ceux qui avaient combattu aux côtés d'Abiy Ahmed contre le TPLF sont aujourd'hui ses adversaires les plus farouches.

L'Oromia en ébullition

L'Oromia est le fief politique d'Abiy Ahmed. C'est là qu'il a grandi, c'est là qu'il a construit sa carrière politique. Pourtant, la région est en proie à des insurrections menées par l'Oromo Liberation Front (OLF). Comme l'explique un article d'Academia.edu, Abiy Ahmed a échoué à réconcilier l'identité politique oromo avec le projet unitaire du Parti de la prospérité. 

Passant devant une affiche de campagne d'Abiy Ahmed.
Passant devant une affiche de campagne d'Abiy Ahmed. — (source)

Les Oromos, qui représentent le groupe ethnique le plus important d'Éthiopie (environ 35 % de la population), se sentent trahis. Ils avaient soutenu Abiy Ahmed en 2018, espérant qu'il mettrait fin à la domination des Tigréens sur l'appareil d'État. Huit ans plus tard, ils constatent que le pouvoir est toujours aussi centralisé, que les promesses de décentralisation n'ont pas été tenues, et que les violences ethniques continuent de faire des victimes.

L'économie de guerre

L'économie éthiopienne est en état d'urgence permanent. Et c'est peut-être là que le bât blesse le plus pour Abiy Ahmed.

Inflation galopante et monnaie en chute libre

Selon le BTI 2026 Country Report, l'inflation galope en Éthiopie. Le taux de change effectif réel (REER) est passé de 140,75 en 2021 à 198,03 en 2023, ce qui signifie que le birr s'effondre par rapport aux monnaies étrangères. Les importations, déjà chères, deviennent inaccessibles pour une grande partie de la population.

Les jeunes diplômés, qui constituent la majorité des 130 millions d'Éthiopiens, sont au chômage. Les manifestations économiques de 2018, qui avaient porté Abiy Ahmed au pouvoir, étaient motivées par la cherté de la vie et le manque d'opportunités. Huit ans plus tard, la situation n'a fait qu'empirer.

L'aide humanitaire instrumentalisée

Sabine Planel, chercheuse à l'IRD, citée par RFI, utilise une formule choc : « La nourriture est utilisée comme arme électorale. » Le gouvernement fédéral détourne l'aide humanitaire internationale pour acheter la paix sociale et les votes. Dans un pays où 20 % de la population dépend de l'aide alimentaire pour survivre, cette pratique est particulièrement odieuse.

Pendant la guerre du Tigré, la famine a été utilisée comme arme de guerre. Aujourd'hui, l'aide humanitaire est détournée pour sécuriser le soutien électoral. Une constante dans la stratégie de contrôle d'Abiy Ahmed : utiliser la dépendance alimentaire des populations comme moyen de pression politique.

Dette extérieure et pressions du FMI

L'Éthiopie croule sous une dette extérieure de plus de 24 milliards de dollars. Les négociations avec le FMI sont tendues. L'Occident critique Abiy Ahmed pour ses dérives autoritaires, mais continue de négocier des prêts vitaux pour le pays. Le créancier détient un pouvoir de pression qu'il utilise peu, par crainte de déstabiliser une région déjà fragile.

Le paradoxe est cruel : l'économie éthiopienne est sous perfusion de l'aide internationale, mais cette aide est détournée pour financer un régime autoritaire. Qui paie vraiment pour ce régime ? Les contribuables américains, européens et chinois, sans le savoir.

Le grand dilemme de la communauté internationale

Pourquoi la communauté internationale laisse-t-elle faire ? La réponse tient en un mot : realpolitik.

Washington, un allié stratégique embarrassé

Selon le CRS Report du Congrès américain, les États-Unis ont besoin de l'Éthiopie pour lutter contre Al-Shabab en Somalie et pour maintenir la stabilité dans la Corne de l'Afrique. L'Éthiopie est également un interlocuteur clé sur le dossier du Nil, avec le barrage de la Grande Renaissance éthiopienne (GERD) qui oppose l'Éthiopie à l'Égypte et au Soudan.

Les critiques diplomatiques américaines sont molles. Pas de sanctions économiques, pas de suspension de l'aide. La relation USA-Éthiopie est un cas d'école de realpolitik : les intérêts stratégiques priment sur les valeurs démocratiques.

Bruxelles, le grand écart

L'Union européenne est un bailleur de fonds majeur pour l'Éthiopie. Elle condamne la violence et les dérives autoritaires, mais refuse des sanctions économiques. Les entreprises européennes pèsent pour préserver l'accès au marché de 120 millions de consommateurs potentiels.

Le grand écart est flagrant : d'un côté, des déclarations de principe sur la démocratie et les droits humains ; de l'autre, une inaction totale face à un régime qui bafoue ces mêmes principes.

Le parapluie chinois et russe

La Chine est le premier investisseur en Éthiopie. Elle finance des infrastructures (routes, chemins de fer, barrages) dans le cadre de la Belt and Road Initiative. Pas de conditionnalité politique : Pékin ne pose pas de questions sur la démocratie ou les droits humains.

La Russie, de son côté, utilise son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU pour bloquer les condamnations contre l'Éthiopie. Sans ce parapluie diplomatique, Abiy Ahmed serait bien plus isolé sur la scène internationale.

Conclusion

La victoire écrasante d'Abiy Ahmed aux législatives de juin 2026 est un paradoxe. Elle le rend plus vulnérable que jamais. Le pays est plus fragmenté que jamais : le Tigré est en état de guerre larvée, l'Amhara en rébellion ouverte, l'Oromia en insurrection permanente. L'économie s'effondre sous le poids de l'inflation, de la dette et du chômage. La jeunesse, qui avait cru en lui en 2018, est désillusionnée. La communauté internationale regarde ailleurs, paralysée par ses propres intérêts stratégiques.

Le spectre d'une nouvelle guerre civile généralisée plane sur l'Éthiopie. Les experts le répètent : sans une véritable réconciliation politique, sans un partage du pouvoir et sans des réformes économiques en profondeur, le pays risque l'implosion. Et une implosion de l'Éthiopie serait un désastre pour toute la Corne de l'Afrique : flux migratoires, terrorisme, déstabilisation régionale.

Abiy Ahmed a gagné une élection. Mais il a perdu la confiance de son peuple. Et dans un pays où les armes parlent plus fort que les urnes, cette perte de confiance pourrait coûter cher. Notre analyse sur le retour de la guerre au Tigré montre que les blessures de ce conflit sont loin d'être refermées. L'avenir de l'Éthiopie se joue aujourd'hui, et il est plus incertain que jamais.

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Questions fréquentes

Combien de sièges le Parti de la prospérité a-t-il obtenu ?

Le Parti de la prospérité d'Abiy Ahmed a remporté 438 sièges sur 501, soit 87 % du Parlement, selon la Commission électorale nationale éthiopienne.

Pourquoi les élections éthiopiennes de 2026 sont-elles contestées ?

Elles sont contestées car 38 circonscriptions du Tigré n'ont pas voté, l'opposition était absente dans 12 % des districts, et le scrutin s'est déroulé sans débat, avec un contrôle total de l'appareil d'État par le parti au pouvoir.

Quelles régions d'Éthiopie ont boycotté les législatives ?

Le Tigré n'a pas participé (38 circonscriptions), l'Amhara a vu 143 bureaux fermés pour raisons de sécurité, et l'Oromia a subi des perturbations causées par des insurrections.

Comment Abiy Ahmed est-il passé du Nobel à la guerre ?

Après avoir reçu le Prix Nobel de la paix en 2019 pour ses réformes, il a déclenché une guerre totale au Tigré en novembre 2020, causant entre 100 000 et 600 000 morts, et a été accusé de crimes contre l'humanité.

Sources

  1. [PDF] conseil de paix et de sécurité - PAPS Digital Repository · papsrepository.africanunion.org
  2. Prosperity Party's win is a loss for Oromia-and Ethiopia · academia.edu
  3. bbc.com · bbc.com
  4. BTI 2026 Ethiopia Country Report · bti-project.org
  5. [PDF] Ethiopia: In Brief - Congress.gov · congress.gov
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Chloé Jabot @buzz-tracker

Je vis sur TikTok comme d'autres vivent sur Terre. À 22 ans, j'ai déjà prédit trois tendances virales avant qu'elles n'explosent – dont un challenge dance que j'ai vu naître dans un live à 3h du matin. Étudiante en communication digitale à Paris, je stage dans une agence qui surveille les réseaux sociaux pour des grandes marques. Mon feed For You est tellement bien calibré que mes amis m'envoient des screenshots pour savoir si c'est « encore tendance » ou « déjà cringe ». Réponse en moins de 10 secondes, toujours.

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