L'histoire retiendra sans doute le 20 février 2026 comme une date charnière dans le bras de fer opposant Donald Trump aux institutions américaines. Ce jour-là, la Cour suprême des États-Unis a infligé un camouflet historique au président en déclarant illégaux les droits de douane imposés via l'IEEPA. Mais quarante-huit heures à peine après cette cinglante, Trump contre-attaquait avec un nouveau décret instaurant une taxe mondiale de 10 %. Pour les jeunes Français qui s'interrogent sur l'impact concret de cette saga judiciaire sur leur quotidien, il est temps de décrypter les dessous d'un conflit sans précédent.

Quand la Cour suprême dit « non » au président
Une décision historique aux conséquences immédiates
Le 20 février 2026, la plus haute juridiction américaine a rendu son verdict dans l'affaire Learning Resources, Inc. v. Trump. Par un vote de six voix contre trois, les juges ont déclaré que Donald Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des tarifs douaniers massifs sur les importations en provenance du Canada et du Mexique. Cette décision fait l'effet d'une bombe politique à Washington, où personne n'avait imaginé que la Cour suprême — pourtant considérée comme conservatrice — oserait s'opposer frontalement au président.
Le raisonnement juridique des juges repose sur un principe fondamental de la Constitution américaine : le pouvoir de taxation, y compris les droits de douane, appartient exclusivement au Congrès. Les juges ont estimé que la loi de 1977, connue sous le nom d'IEEPA (International Emergency Economic Powers Act), ne conférait pas au président le pouvoir d'imposer unilatéralement des tarifs douaniers, même en cas d'urgence nationale déclarée. Cette interprétation stricte remet en cause l'une des armes favorites de Donald Trump dans sa guerre commerciale mondiale.
La réaction de Trump ne s'est pas fait attendre. Sur son réseau social Truth Social, le président a qualifié la Cour d'« incompétente », promettant d'écrire désormais « cour suprême » en minuscules par « manque de respect total ». Dans une diatribe inhabituelle, il a paradoxalement affirmé que cette décision lui conférait « beaucoup plus de pouvoirs et de force » qu'auparavant. Cette sortie verbale montre à quel point cette décision a touché le président au cœur de sa stratégie économique.
Pourquoi la Cour suprême a tranché
L'IEEPA de 1977 a été adoptée après la guerre du Vietnam pour permettre au président de geler des avoirs étrangers ou de réguler certaines transactions en cas de menace extraordinaire pour la sécurité nationale. Donald Trump a utilisé ce texte de manière créative pour justifier ses tarifs douaniers, arguant que les importations massives constituaient une menace pour l'économie américaine.
Cependant, les juges ont souligné que le texte de loi parle de « réguler l'importation » mais jamais explicitement d'imposer des tarifs douaniers. Cette distinction peut sembler subtile, mais elle est fondamentale en droit constitutionnel américain. Le Congrès a délégué certains pouvoirs au président, mais pas celui de lever des taxes — une prérogative qui reste soumise au vote des représentants du peuple.
Cette décision rappelle que les États-Unis fonctionnent selon un système de freins et contrepoids, où aucune branche du gouvernement ne peut agir sans contrôle. Même si Trump a nommé plusieurs juges conservateurs à la Cour, l'institution a prouvé qu'elle conservait une certaine indépendance. Cette victoire juridique pourrait toutefois s'avérer largement symbolique, comme nous allons le découvrir.
Le contournement immédiat par décret exécutif
La stratégie des mesures parallèles
Dès le vendredi 20 février, quelques heures seulement après l'annonce de la décision de la Cour suprême, Donald Trump a signé un nouveau décret exécutif. Ce texte instaure une surtaxe douanière mondiale de 10 % sur toutes les importations aux États-Unis, à l'exception des produits canadiens et mexicains couverts par l'accord ACEUM (l'équivalent nord-américain de l'accord de libre-échange).
Ce nouveau tarif ne remplace pas les droits de douane sectoriels existants — ceux sur l'automobile, le cuivre, le bois de construction ou l'aluminium — qui n'étaient pas concernés par la décision de la Cour suprême. En clair, un véhicule importé pourrait subir une taxe de 10 % (le nouveau tarif mondial) plus 25 % (le tarif sectoriel automobile), soit un total de 35 % de droits de douane. Pour les consommateurs, cette accumulation de taxes se traduira inévitablement par des prix en hausse.
Cette capacité de l'exécutif américain à contourner les décisions judiciaires illustre les limites du système de freins et contrepoids. Si la Cour peut déclarer une action inconstitutionnelle, elle ne peut pas empêcher le président d'utiliser d'autres outils juridiques pour atteindre des objectifs similaires. C'est un peu comme si un enseignant interdisait l'utilisation d'une calculatrice lors d'un examen, mais que l'élève sortait une autre machine à calculer d'un modèle différent.

Les autres lois utilisables par Trump
Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a confirmé que l'administration disposait de nombreuses autres lois pour continuer sa politique tarifaire. Ces textes, votés par le Congrès au fil des décennies, délèguent effectivement au président des pouvoirs importants en matière de commerce international.
Parmi ces outils, on trouve la Section 232 du Trade Expansion Act de 1962, qui permet d'imposer des tarifs pour raisons de sécurité nationale — c'est d'ailleurs ce qui a servi de base aux taxes sur l'acier et l'aluminium. Il y a aussi la Section 301 du Trade Act de 1974, utilisée massivement contre la Chine, qui autorise des représailles commerciales contre les pays pratiquant des pratiques commerciales déloyales.
Si ces lois offrent moins de « flexibilité » que l'IEEPA selon les propres termes de Greer, elles n'en restent pas moins des armes redoutables. Le Congrès pourrait théoriquement les modifier ou les abroger, mais avec une majorité républicaine dans les deux chambres, cette éventualité semble peu probable à court terme. L'arsenal juridique présidentiel reste donc largement intact malgré le revers judiciaire.
L'impact direct sur le pouvoir d'achat des jeunes Français
Smartphones, vêtements et sneakers : la facture grimpe
Pour un jeune Français moyen, les conséquences de cette guerre commerciale se mesureront d'abord dans son portefeuille. L'iPhone, ce smartphone omniprésent dans les poches de plus d'un Américain sur deux, illustre parfaitement le problème. Fabriqué principalement en Chine, il a déjà subi des droits de douane cumulés atteignant 54 % sur le marché américain en 2025. Avec le nouveau tarif mondial de 10 %, la facture risque d'augmenter encore.
La logique économique est implacable : quand un produit coûte plus cher à fabriquer ou à importer, l'entreprise peut choisir d'absorber la hausse (ce qui réduit ses bénéfices) ou de la répercuter sur les consommateurs. Apple a déjà commencé à diversifier sa production hors de Chine, vers l'Inde et le Vietnam, mais ces pays sont également touchés par les tarifs américains. Résultat : les prix montent, et les consommateurs paient.

Nike fait face au même problème. La marque à la virgule a vu son cours chuter de 14,5 % suite aux annonces tarifaires, car ses chaussures sont majoritairement fabriquées au Vietnam, en Chine et en Indonésie. Les sneakers qui coûtaient 120 euros pourraient voir leur prix augmenter de 10 à 20 % dans les mois à venir. Pour un étudiant qui économise depuis des mois pour s'offrir la dernière paire à la mode, c'est un coup dur.
Les marques françaises dans le viseur
Les produits français ne sont pas épargnés par cette offensive commerciale. Le vin, le fromage, les produits de luxe et les cosmétiques français font partie des cibles privilégiées de la politique tarifaire américaine. Comme expliqué dans notre article sur le vin français et l'effondrement des exportations, les droits de douane ont déjà eu un impact dévastateur sur ce secteur historique.
L'accord commercial signé entre l'Union européenne et les États-Unis en juillet 2025 — ironiquement appelé « accord de Turnberry » du nom du golf écossais de Trump où il a été paraphé — prévoit des tarifs américains de 15 % sur la plupart des produits européens. Cet accord, perçu par beaucoup comme une « humiliation collective » en Europe, a été le prix à payer pour maintenir le soutien américain à l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie.
Pour les jeunes amateurs de marques comme Lacoste, Dior ou L'Oréal, ces tarifs se traduiront par des prix plus élevés, que ce soit en France (car les entreprises répercutent les coûts) ou lors d'achats aux États-Unis. Le paradoxe est saisissant : des produits fabriqués en France peuvent coûter moins cher à New York qu'à Paris en raison des distorsions créées par les tarifs.
L'accord de Turnberry : une concession européenne controversée
Les termes d'un accord déséquilibré
L'accord signé le 27 juillet 2025 au golf écossais de Trump représente un tournant dans les relations transatlantiques. En échange de tarifs américains de 15 % sur la plupart des produits européens — y compris les produits pharmaceutiques, les semi-conducteurs et le secteur automobile — l'Union européenne a accepté de supprimer de nombreux tarifs sur les produits américains.
Cet accord intervient dans un contexte géopolitique tendu, où l'Europe cherche à préserver le soutien militaire américain face à la menace russe. Les dirigeants européens ont essentiellement accepté de payer un « impôt de protection » sous forme de tarifs douaniers pour maintenir l'alliance atlantique. La logique est froide mais implacable : sans les États-Unis, l'Europe se sent vulnérable face à la Russie de Poutine.
Pour autant, cet accord a été critiqué de toutes parts en Europe. Les partis de gauche y voient une capitulation face au diktat américain, tandis que les partis de droite soulignent l'affaiblissement de la souveraineté européenne. Les économistes, eux, pointent les effets inflationnistes inévitables pour les consommateurs européens.
Pourquoi l'Europe a accepté ces conditions
La décision européenne s'explique par plusieurs facteurs convergents. D'abord, la guerre en Ukraine a rappelé brutalement la dépendance militaire du Vieux Continent face aux États-Unis. Sans le parapluie nucléaire américain et sans les livraisons d'armes, l'Ukraine n'aurait probablement pas pu résister à l'invasion russe.
Ensuite, l'Union européenne était en position de faiblesse économique face à un Trump déterminé à utiliser tous les leviers possibles. Les menaces de tarifs de 25 % ou plus sur les automobiles européennes — un secteur crucial pour l'Allemagne — ont fait plier les négociateurs. Mieux valait accepter 15 % que de risquer des tarifs punitifs dévastateurs pour l'industrie automobile allemande.
Enfin, la division interne de l'Union européenne a joué un rôle. Les pays d'Europe de l'Est, plus inquiets de la Russie, poussaient pour un accommodement rapide avec Washington, tandis que la France et l'Allemagne hésitaient sur la marche à suivre. Cette absence de front commun a affaibli la position européenne à la table des négociations.
La guerre commerciale avec le Canada et le Mexique
Des voisins pris en étau
La guerre commerciale déclenchée le 1er février 2025 par Donald Trump contre le Canada et le Mexique a créé un précédent historique. Ces deux pays, partenaires commerciaux majeurs des États-Unis via l'accord ACEUM (l'ancien ALENA renégocié par Trump lui-même lors de son premier mandat), se sont retrouvés confrontés à des tarifs de 25 % sur la quasi-totalité de leurs exportations vers le sud.
Le Canada, dont 70 % des exportations vont aux États-Unis, a riposté immédiatement avec des tarifs de 25 % sur 30 milliards de dollars canadiens de produits américains, menaçant d'étendre ces mesures à 155 milliards. Le Mexique, pour sa part, a adopté une approche plus mesurée, attendant de voir l'évolution de la situation avant de riposter pleinement. Les deux pays ont néanmoins négocié un délai d'un mois avant l'entrée en vigueur des tarifs.
Les raisons invoquées par Trump pour justifier ces tarifs sont multiples : réduction du déficit commercial américain, pression sur les gouvernements canadien et mexicain pour qu'ils sécurisent leurs frontières contre l'immigration illégale et le trafic de fentanyl, et promotion de l'industrie manufacturière aux États-Unis. Ces arguments ont été rejetés par les dirigeants des deux pays, qui ont qualifié ces mesures de violation flagrante de l'accord de libre-échange.
Les exemptions ACEUM et leurs limites
Le 6 mars 2025, Trump a accordé une exemption pour les produits conformes à l'accord ACEUM, ce qui a permis de maintenir environ 85 % du commerce canado-américain et 84 % du commerce mexicain-américain sans tarifs. Cette décision pragmatique reconnaissait que perturber totalement les chaînes d'approvisionnement intégrées d'Amérique du Nord aurait des conséquences désastreuses pour l'économie américaine elle-même.
Néanmoins, cette exemption laisse de côté une part significative des échanges, créant des distorsions importantes. Les entreprises qui ne respectent pas les règles d'origine de l'accord — c'est-à-dire celles qui utilisent des composants fabriqués hors d'Amérique du Nord — se retrouvent pénalisées. C'est notamment le cas de nombreux constructeurs automobiles qui s'approvisionnent en pièces en Asie.
La décision de la Cour suprême de février 2026 a frappé les tarifs imposés via l'IEEPA, mais les exemptions ACEUM ont été maintenues dans le nouveau décret de Trump. Cette continuité montre que l'administration américaine cherche à préserver un minimum de relations commerciales fonctionnelles avec ses voisins immédiats, tout en maintenant une pression constante sur les fronts commerciaux.
Les mécanismes juridiques du pouvoir présidentiel
L'arsenal légal à disposition de Trump
Comme nous l'avons vu dans notre article sur le déficit commercial record des États-Unis, la politique tarifaire de Trump repose sur un empilement de textes législatifs différents. La décision de la Cour suprême concernant l'IEEPA n'en est qu'un élément, et probablement pas le plus important en termes de volume commercial.
La Section 232 permet d'imposer des tarifs pour protéger les industries considérées comme essentielles à la sécurité nationale. C'est sous ce fondement que l'acier et l'aluminium ont été taxés, et que des tarifs sur les automobiles ont été menacés. La Section 301 autorise des représailles contre les pratiques commerciales jugées déloyales — c'est l'outil principal utilisé contre la Chine depuis 2018.
D'autres textes plus obscurs peuvent également être mobilisés, comme le Trade Expansion Act de 1962 ou le National Emergencies Act. L'ingéniosité des avocats de la Maison Blanche réside dans leur capacité à combiner ces différents fondements juridiques pour maximiser l'impact des tarifs tout en minimisant les risques juridiques.
Les limites du système de freins et contrepoids
La situation actuelle illustre parfaitement les failles du système américain. Le Congrès a, au fil des décennies, délégué une partie considérable de son pouvoir commercial au président. Cette délégation était censée permettre une réactivité face aux défis économiques internationaux, mais elle a créé un déséquilibre institutionnel dont les conséquences se font sentir aujourd'hui.
La Cour suprême peut corriger certains excès, comme elle l'a fait avec l'IEEPA, mais son action est limitée aux cas qui lui sont soumis et aux arguments juridiques présentés. Elle ne peut pas empêcher le président d'utiliser d'autres lois valides pour atteindre des objectifs similaires. C'est la limite fondamentale du contrôle judiciaire dans un système séparatiste.
Le Congrès, théoriquement seul détenteur du pouvoir de taxation selon la Constitution, pourrait reprendre le contrôle en modifiant ou en abrogeant les lois qu'il a votées. Mais la polarisation politique américaine rend cette éventualité hautement improbable. Avec une majorité républicaine dans les deux chambres, les élus du parti de Trump sont peu enclins à limiter les pouvoirs de leur président, même quand ses actions contredisent les principes constitutionnels fondamentaux.
Le contexte historique des tarifs américains
Une tradition protectionniste ancienne
Pour comprendre la politique actuelle de Donald Trump, il faut la replacer dans une perspective historique. Les tarifs douaniers ont joué un rôle central dans la politique commerciale américaine depuis la fondation du pays. L'historien économique Douglas Irwin identifie trois grandes périodes : une période de recettes fiscales (1790-1867), une période de restriction (1861-1933) et une période de réciprocité (depuis 1934).
Pendant la période de restriction, les tarifs moyens ont atteint des niveaux très élevés, dépassant parfois 60 %. Les défenseurs de cette politique avançaient que le protectionnisme permettait de développer l'industrie américaine en la protégeant de la concurrence européenne. Cette vision trouvait déjà son expression au XIXe siècle, quand les partisans des tarifs affirmaient que le libre-échange « donne notre argent, nos manufactures et nos marchés à d'autres nations au détriment de notre travail ».
Ironiquement, la rhétorique de Trump fait écho à ces arguments vieux de plus d'un siècle. L'idée que les tarifs protègent les emplois américains et ramènent les manufactures au pays n'est pas nouvelle. Les économistes soulignent toutefois que cette vision simplifie à l'extrême des mécanismes économiques complexes et ignore les coûts cachés du protectionnisme pour les consommateurs.
Les leçons de l'histoire
L'histoire montre que les tarifs élevés ont un coût économique réel, estimé à environ 0,5 % du PIB américain dans les années 1870. Si certaines industries ont pu se développer plus rapidement grâce à la protection, l'économie dans son ensemble a supporté un fardeau significatif. Les consommateurs payaient plus cher les produits importés, et les exportateurs souffraient des mesures de rétorsion des autres pays.
Le virage vers la réciprocité, inauguré par les accords commerciaux à partir de 1934, a permis une expansion du commerce international et une croissance économique soutenue après la Seconde Guerre mondiale. Ce modèle, qui a fait des États-Unis la première puissance économique mondiale, est aujourd'hui remis en cause par une politique qui privilégie les mesures unilatérales sur la négociation multilatérale.
La question fondamentale est de savoir si l'approche de Trump produira des résultats différents de ceux du protectionnisme historique. Les premiers signes sont mitigés : certaines entreprises ont rapatrié une partie de leur production aux États-Unis, mais les prix à la consommation ont augmenté et les partenaires commerciaux ont mis en place des mesures de rétorsion significatives.
Conclusion
La décision historique de la Cour suprême américaine du 20 février 2026 aura eu le mérite de rappeler les limites constitutionnelles du pouvoir présidentiel en matière de commerce. Mais la riposte immédiate de Donald Trump, avec son nouveau tarif mondial de 10 %, démontre que cette victoire juridique reste largement symbolique. L'arsenal législatif dont dispose le président lui permet de contourner cette décision et de poursuivre sa politique commerciale agressive.
Pour les jeunes Français, les conséquences se mesureront dans les prix des smartphones, des sneakers et des produits du quotidien qui continueront d'augmenter. L'Union européenne, piégée par l'accord de Turnberry et divisée sur la réponse à apporter, semble condamnée à subir cette politique. La dépendance militaire européenne face à la Russie limite considérablement sa marge de manœuvre face aux exigences américaines.
L'histoire des tarifs américains enseigne que le protectionnisme a toujours un coût — pour les consommateurs qui paient plus cher, pour les entreprises qui perdent des marchés à l'export, et pour l'économie mondiale qui devient moins efficace. Reste à savoir si le Congrès américain finira par reprendre le contrôle de la politique commerciale, ou si l'escalade tarifaire continuera avec ses conséquences potentiellement récessives pour tous.