Depuis le 28 février 2026, plus de 24 000 passagers et membres d'équipage sont prisonniers des ports du Golfe, bloqués par la fermeture du détroit d'Ormuz et la suspension du trafic aérien. Alors que les compagnies de croisière peinent à organiser des rapatriements, certains touristes ont décidé de prendre les choses en main. Direction Riyad, à 570 kilomètres de là, par la route.

« Huit jours à Doha, ça suffit » : le témoignage qui a tout déclenché
Meral a 47 ans, elle est allemande, et elle n’en peut plus. « Cela fait huit jours que nous sommes ici à Doha et ça suffit, nous voulons rentrer à la maison », a-t-elle lancé au Figaro le 9 mars 2026. Comme des centaines d’autres passagers du Mein Schiff 5, elle vit un cauchemar éveillé depuis que la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran a éclaté dans la région.

Son récit a fait le tour des médias. Lassée d’attendre une solution venue des compagnies ou des gouvernements, Meral a organisé son propre convoi vers l’Arabie Saoudite. Un trajet de 570 kilomètres à travers le désert, jusqu’à Riyad, d’où elle espère prendre un vol pour l’Europe. Elle n’est pas la seule : des bus affrétés, des taxis et du covoiturage entre passagers se sont mis en place, transformant le port de Doha en une gare routière improvisée.
Meral, 47 ans, et l’organisation de son convoi privé vers Riyad
La décision de Meral n’a rien d’un coup de tête. Depuis une semaine, elle et les autres touristes du Mein Schiff 5 subissent des alertes à la protection civile sur leur smartphone, des consignes de confinement à l’intérieur du navire, et l’interdiction d’accéder aux ponts extérieurs. « Nous ne pouvons même pas aller à la piscine. C’est comme une prison », témoignait déjà une passagère auprès de Bild.
Alors Meral a contacté d’autres voyageurs dans son cas, négocié avec des chauffeurs de taxi locaux, et vérifié les formalités d’entrée en Arabie Saoudite. Le visa électronique saoudien, accessible aux ressortissants de l’Union européenne, s’obtient en ligne en quelques heures. Le coût du transfert varie : certains bus affrétés par les compagnies proposent des places à environ 50 euros, tandis que les taxis privés peuvent monter jusqu’à 200 euros par personne. Pour un jeune backpacker, c’est une somme conséquente, mais bien moindre que les nuits d’hôtel supplémentaires à Doha.
Drone abattu, portes condamnées, larmes : les scènes de panique à bord du Mein Schiff 5
Le déclic pour beaucoup de passagers, c’est l’incident du drone iranien. Selon les témoignages recueillis par 20min.ch et Bild, un engin a été abattu juste au-dessus du Mein Schiff 5 alors que le navire était à quai à Doha. « Des passagers ont fondu en larmes, ils étaient complètement anéantis. Nous nous sentons actuellement très impuissants et abandonnés », raconte une touriste.
À bord du Mein Schiff 4, stationné à Abu Dhabi, la situation n’est guère plus rassurante. Un drone iranien s’est écrasé près du navire. « L’équipage nous a demandé de rentrer, de nous éloigner des fenêtres et de garder notre calme », explique un passager à Bild. Les alertes de la protection civile qatarie arrivent en rafale sur les téléphones, signalant l’arrivée de missiles. La peur est palpable, et l’ambiance de « vacances » que les compagnies tentent de maintenir avec des barbecues sur le pont semble dérisoire.
Détroit d’Ormuz et espace aérien fermé : pourquoi 24 000 personnes sont prisonnières du Golfe
Derrière ces drames individuels se cache un blocage géopolitique massif. Le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique par lequel transite 20 % du pétrole mondial, a été fermé par l’Iran. Conséquence immédiate : aucun navire de croisière ne peut quitter le golfe Persique pour rejoindre la haute mer. Parallèlement, l’espace aérien des Émirats arabes unis, du Qatar, de Bahreïn, du Koweït et d’Israël a été suspendu aux vols commerciaux, rendant impossible tout rapatriement par les airs.

Les chiffres donnent le vertige. Selon Mer et Marine, plus de 18 000 passagers et 6 300 membres d’équipage — soit 24 000 personnes — sont bloqués à bord de six paquebots. Et ce décompte ne prend pas en compte les milliers de touristes coincés dans les aéroports ou les hôtels de la région.
Six paquebots, quatre compagnies : la cartographie du blocage
Le MSC Euribia est le plus gros navire concerné. Avec 6 000 passagers à bord, dont de nombreux Français, il est immobilisé à Port Rashid, Dubaï, depuis le 28 février. Le Mein Schiff 4 de TUI Cruises, avec environ 3 000 passagers, est à Abu Dhabi. Son jumeau, le Mein Schiff 5, est à Doha avec 3 000 autres touristes. Le Celestyal Discovery et le Celestyal Journey sont respectivement à Dubaï et Doha, tandis que l’Aroya, un paquebot saoudien, complète la flotte des naufragés avec 3 500 personnes à bord.
Chaque navire a son propre calvaire. Sur le MSC Euribia, les passagers ont applaudi lorsque le premier avion de rapatriement a décollé. Sur le Mein Schiff 5, les familles avec enfants commencent à perdre patience. « Beaucoup de parents sont assis ensemble, les enfants jouent ensemble », raconte Romina, une mère bloquée à Abu Dhabi, mais l’angoisse monte.
Le verrou iranien : pourquoi le ciel et la mer sont inaccessibles
La fermeture du détroit d’Ormuz n’est pas une simple mesure de sécurité. C’est un blocus naval qui empêche physiquement tout navire de quitter le golfe Persique. Même si un paquebot voulait tenter le passage, les risques d’être pris pour cible ou de heurter une mine sont réels. Les compagnies de croisière n’ont d’autre choix que d’attendre.
Côté ciel, la situation n’est pas meilleure. Les survols des Émirats, du Qatar, de Bahreïn, du Koweït et d’Israël sont interdits. Air France a suspendu ses vols vers Beyrouth, Dubaï, Riyad et Tel-Aviv. Emirates et flydubai ont annoncé une reprise progressive le 2 mars, mais les capacités restent très limitées. La seule issue viable, pour ceux qui peuvent la prendre, reste la route terrestre via l’Arabie Saoudite.
La piste saoudienne : 570 km de désert entre Doha et Riyad pour fuir la guerre
Quand le ciel et la mer sont fermés, il reste la terre ferme. Pour les passagers bloqués au Qatar, l’unique porte de sortie praticable est la frontière avec l’Arabie Saoudite. Un trajet de 570 kilomètres entre Doha et Riyad, à travers le désert, qui nécessite une bonne préparation.
Les premiers à avoir tenté l’aventure sont des Allemands comme Meral, mais d’autres nationalités suivent. Les consulats français et allemand à Doha ont été mobilisés pour faciliter les formalités et délivrer les laissez-passer nécessaires. La frontière terrestre entre le Qatar et l’Arabie Saoudite, rouverte depuis la levée de l’embargo de 2021, est le seul point de passage accessible.
La frontière avec l’Arabie saoudite : une porte de sortie fragile

Entrer en Arabie Saoudite n’est pas un simple jeu d’enfant. Les touristes doivent disposer d’un visa électronique, d’un passeport valide et d’une assurance voyage. Les ressortissants de l’Union européenne peuvent obtenir le visa en ligne en quelques heures, mais les formalités peuvent prendre plus de temps pour d’autres nationalités.
Les consulats ont mis en place des procédures d’urgence. À Doha, les équipes diplomatiques travaillent jour et nuit pour délivrer des documents de voyage et coordonner les convois. « Nous avons contacté l’ambassade de France, mais les réponses sont lentes », témoigne Ludovic Hamonou, un Français bloqué avec sa famille. La frontière reste fragile : un changement de situation sécuritaire du côté saoudien pourrait la fermer du jour au lendemain.
Bus, taxis et covoiturages de fortune : combien coûte vraiment l’évacuation par la route ?
Les prix varient considérablement selon le mode de transport choisi. Doha Bus, une compagnie locale, a annoncé un service de transport terrestre vers l’aéroport de Riyad le 8 mars, pour environ 50 euros par personne. Les bus affrétés par les compagnies de croisière, quand ils existent, proposent des tarifs similaires.
Pour ceux qui préfèrent l’indépendance, les taxis privés facturent entre 150 et 200 euros le trajet. Le covoiturage entre passagers, organisé via les réseaux sociaux ou les groupes WhatsApp, permet de diviser les coûts. Mais il faut ajouter les nuits d’hôtel à Riyad — entre 30 et 80 euros la nuit selon le standing —, les repas et le billet d’avion pour rentrer en Europe, qui peut atteindre 500 à 800 euros en dernière minute.
Pour un étudiant ou un jeune voyageur au budget serré, la facture totale peut dépasser les 1 000 euros. Une somme que peu avaient prévue dans leur budget vacances.
MSC, TUI et les États : qui paye et qui abandonne les touristes ?
Alors que les passagers organisent leur propre exode, une question se pose : que font les compagnies de croisière et les gouvernements ? La réponse est contrastée. MSC Croisières a mis en place des vols charters, TUI tente de maintenir un semblant de normalité à bord, et les États peinent à coordonner des rapatriements massifs.
Le sentiment d’abandon est palpable. « Je me sens abandonné par l’État français », confie Ludovic Hamonou à Ouest-France. Un cri du cœur partagé par des centaines de voyageurs, qui estiment que les autorités n’ont pas réagi assez vite face à l’ampleur de la crise.
Vols charters et annulations : la réponse des compagnies de croisière
MSC Croisières a été la plus réactive. Selon Mer et Marine, la compagnie a organisé cinq vols charters pour évacuer environ 1 500 passagers du MSC Euribia. Sept vols au total — charters, commerciaux et gouvernementaux — ont permis de rapatrier des touristes vers le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis et le Brésil. Le président de MSC, Pierfrancesco Vago, s’est dit « immensément fier de la façon dont toute l’entreprise se mobilise dans cette opération de rapatriement extrêmement complexe ».
Côté TUI, la situation est plus floue. Les départs prévus les 7, 8 et 11 mars ont été annulés. La compagnie assure que « les passagers bénéficient d’une prise en charge et d’un approvisionnement complets », mais les témoignages à bord contredisent ce discours rassurant. Celestyal, de son côté, a annulé tous ses départs et propose des remboursements ou des avoirs.
« Abandonné par l’État français » : le cri d’alarme de Ludovic Hamonou
Ludovic Hamonou est un père de famille de Pludual, dans les Côtes-d’Armor. Avec sa femme et ses deux enfants, il revenait de Thaïlande le 28 février. Leur escale à Doha devait durer quelques heures. Elle s’est transformée en cauchemar. « On nous a évacués de l’aéroport deux heures avant notre vol », raconte-t-il à Ouest-France.
Depuis, la famille est coincée dans un hôtel de Doha, sans savoir quand elle pourra rentrer. « J’ai contacté l’ambassade de France, mais les réponses sont lentes. On nous dit de patienter, mais nous avons deux enfants, des médicaments qui s’épuisent, et des billets d’avion qui ne valent plus rien. » Son témoignage illustre le fossé entre les promesses des autorités et la réalité du terrain.
Le cas britannique : 100 000 ressortissants bloqués, des bus militaires envisagés
La situation des Britanniques est encore plus critique. Selon The Guardian, plus de 100 000 ressortissants du Royaume-Uni sont bloqués dans le Golfe. Le Foreign Office a mis en place une cellule de crise 24 heures sur 24, et toutes les options sont sur la table : vols charters, vols militaires, et même des bus à travers la Turquie et l’Arabie Saoudite.
Les Émirats arabes unis couvrent actuellement les frais d’hôtel et de repas des voyageurs bloqués sur leur sol. Mais pour les Britanniques coincés au Qatar ou au Koweït, la situation est plus complexe. Sir Simon Fraser, de Chatham House, estime que l’évacuation de tous les ressortissants serait « extraordinairement difficile et complexe ». Une leçon pour les jeunes Français qui voyagent sans se soucier des risques géopolitiques.
Votre assurance voyage ne couvre pas la guerre : le piège des clauses de force majeure
Au milieu de cette crise, une dure réalité s’impose : la quasi-totalité des assurances voyage excluent les actes de guerre. « L’assurance voyage protège contre de nombreux imprévus, mais rarement contre ceux de la géopolitique », résume GEO.fr. Une phrase qui prend tout son sens quand on se retrouve coincé à Doha sans possibilité de rapatriement.
Les clauses de force majeure, inscrites dans les conditions générales de vente, permettent aux assureurs de se dédouaner de toute responsabilité. Même si la destination figure sur la liste des « zones déconseillées » du Quai d’Orsay, l’assurance peut refuser de prendre en charge les frais.
Allianz, Cover-More : pourquoi les géants refusent de payer
Allianz est clair : la guerre fait partie des « choses que nous ne couvrirons jamais ». Cover-More, un autre géant de l’assurance voyage, exclut également les réclamations liées aux conflits armés. La raison juridique est simple : la guerre est considérée comme un cas de force majeure, un événement imprévisible et irrésistible que l’assureur ne peut pas anticiper.
Même les voyageurs qui avaient souscrit une assurance « annulation toutes causes » ne sont pas à l’abri. La clause « guerre » est souvent rédigée en petits caractères, mais elle est bien présente. Résultat : des milliers de touristes se retrouvent sans aucune couverture, contraints de payer de leur poche les nuits d’hôtel, les repas et les billets d’avion de dernière minute.
DGCCRF : quels sont vos droits si votre vol ou votre forfait est annulé au Qatar ?
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a publié un guide pratique pour les voyageurs bloqués. Pour les forfaits touristiques — vol + hôtel ou croisière —, le voyagiste a l’obligation de rapatrier le client sans frais supplémentaires. Si le retour est impossible en raison de circonstances exceptionnelles, l’agence doit prendre en charge l’hébergement pour un maximum de trois nuits.
Pour les vols secs, les règles sont différentes. En cas d’annulation, la compagnie aérienne doit proposer un réacheminement ou un remboursement sous sept jours. Mais aucune compensation financière supplémentaire n’est due en cas de force majeure. Pas de dédommagement pour les nuits d’hôtel perdues, les activités annulées ou le stress accumulé.
Chapka et les exceptions : des assureurs qui ont cédé face à la crise
Face à l’ampleur de la crise, certains assureurs ont assoupli leurs règles. Chapka, spécialisé dans l’assurance voyage pour les jeunes, a annoncé le 5 mars 2026 des mesures exceptionnelles. La couverture médicale et le rapatriement sont prolongés jusqu’au 15 mars pour certains contrats, notamment Cap Annulation, Cap Student et Cap World.
Une décision rare dans le secteur, qui montre que des solutions existent si l’on prend le temps de lire les conditions générales avant de signer. « Nous avons adapté notre politique pour répondre à la situation exceptionnelle dans le Golfe », explique Chapka sur son site. Un geste qui pourrait sauver plusieurs voyageurs coincés.
Backpacker en zone instable : les outils et réflexes pour ne pas revivre le cauchemar
La crise du Golfe est un électrochoc pour toute une génération de voyageurs habitués aux vols à 30 euros et aux séjours improvisés. Comment anticiper ce genre de situation ? Quels outils utiliser ? Quels réflexes adopter ? Les témoignages de Meral et Ludovic offrent des leçons précieuses.
L’appli méconnue du Quai d’Orsay : « Fil d’Ariane » peut vous sauver
Le ministère des Affaires étrangères propose une plateforme d’enregistrement des Français à l’étranger : Fil d’Ariane. Gratuite et accessible en ligne, elle permet de recevoir des alertes en cas de crise, d’être localisé par le consulat et de faciliter le rapatriement. « Je n’avais jamais entendu parler de cette application avant d’être bloqué », admet Ludovic Hamonou.
Les numéros d’urgence sont également à noter : ambassade de France à Abu Dhabi (+971 28 13 10 01), consulat à Dubaï (+971 44 08 49 06), ambassade au Qatar (+974 6684 5048) et cellule de crise à Paris (+33 1 43 17 51 00). Des numéros qui peuvent faire la différence quand chaque minute compte.
Assurance voyage : comment choisir un contrat qui protège en cas de conflit
Le piège des clauses de force majeure peut être évité à condition de lire attentivement les conditions générales. Avant de souscrire une assurance, vérifiez les exclusions : « guerre », « attentat », « force majeure », « zone déconseillée ». Certains assureurs premium proposent des extensions pour les voyages dans les zones à risque, mais elles sont souvent plus chères.
Chapka fait figure d’exception, mais d’autres assureurs pourraient suivre. L’essentiel est de ne pas se fier aux garanties génériques. Un contrat d’assurance qui couvre « tous les imprévus » ne couvre pas la guerre. C’est écrit, mais il faut le lire.
Les leçons de Meral et Ludovic : ne jamais voyager sans un plan B géopolitique
Meral a organisé son propre convoi parce qu’elle avait un plan B : des économies, un passeport valide, et la connaissance des formalités saoudiennes. Ludovic, lui, a été pris au dépourvu parce qu’il n’avait pas anticipé la fermeture de l’espace aérien.
Les leçons à tirer sont simples : avoir une copie numérique et papier de ses documents d’identité, connaître l’adresse et le numéro de l’ambassade la plus proche, prévoir un budget urgence en liquide ou par virement international, et souscrire à un réseau d’alerte comme Fil d’Ariane. Des réflexes qui peuvent sembler lourds, mais qui deviennent vitaux en cas de crise.
Conclusion : la fin du voyage insouciant ? Ce que cette crise change pour la génération des vols à 30 €
Le cauchemar des 24 000 croisiéristes bloqués dans le Golfe n’est pas seulement une crise humanitaire. C’est un signal d’alarme pour toute une génération qui a grandi avec l’idée que voyager est un droit, simple et sans risque. La guerre en Iran, la fermeture du détroit d’Ormuz et la suspension des vols rappellent une vérité oubliée : le voyage low-cost ne peut plus faire l’impasse sur la géopolitique.
Meral a pris la route vers Riyad parce qu’elle en avait assez d’attendre. Ludovic Hamonou, lui, attend toujours une solution de l’État français. Entre les deux, des milliers de voyageurs découvrent que l’insouciance a un prix. Et ce prix, c’est parfois 1 000 euros de taxi, des nuits d’hôtel à l’autre bout du monde, ou des heures d’angoisse à bord d’un paquebot transformé en prison flottante.
La prochaine fois que vous bookerez un vol à 30 euros pour Dubaï, Doha ou Abu Dhabi, prenez cinq minutes pour vérifier les clauses de votre assurance, enregistrer votre voyage sur Fil d’Ariane, et noter le numéro de l’ambassade. Ces cinq minutes pourraient vous éviter huit jours de cauchemar.