Le Palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale française, à Paris.
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Brian Feeney (Irish News) : la révolution qui n'a jamais pris fin, l'histoire de la division persistante de la France

Dans sa tribune pour l'Irish News, Brian Feeney analyse la crise politique française de 2026 comme l'éternel retour des fractures de 1789.

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La tribune de Brian Feeney dans l’Irish News du 18 juillet 2026 tombe à pic. Alors que la France traverse sa plus grave crise politique depuis 1958, le regard de ce journaliste irlandais perce le brouillard hexagonal avec une lucidité rare. Sa thèse est simple et dérangeante : la Révolution française n’a jamais pris fin. Les mêmes fractures qui opposaient Paris aux campagnes en 1789 continuent de structurer la vie politique française aujourd’hui. Feeney ne se contente pas d’une analyse historique. Il montre comment les 20 000 morts de la Semaine sanglante de 1871, l’opposition irréductible entre jacobins et conservateurs, et l’incapacité française à bâtir un consensus durable expliquent le chaos actuel. Son article pose une question que peu d’observateurs français osent formuler : et si le « bug » français n’était pas un accident, mais la matrice même du système ? Pour comprendre la France de 2026, il faut remonter à 1789.

Le Palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale française, à Paris.
Le Palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale française, à Paris. — Ank Kumar / CC BY-SA 4.0 / (source)

Brian Feeney, l’Irlandais qui voit clair dans le chaos français

Une tribune qui fait écho aux poubelles de la Ve République

Dans son article publié le 18 juillet 2026, Brian Feeney ne mâche pas ses mots. Il décrit une France coupée en deux, non pas entre gauche et droite, mais entre un Paris révolutionnaire, centralisateur et jacobin, et une France rurale conservatrice, attachée à ses racines et méfiante envers l’État. Cette opposition, écrit-il, est la clé de lecture de toute l’histoire politique française depuis 1789.

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, épisode emblématique de la Révolution française.
La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, épisode emblématique de la Révolution française. — (source)

Feeney cite la Commune de Paris comme exemple parfait de cette fracture. En 1871, 20 000 communards sont morts pendant la Semaine sanglante, exécutés par l’armée versaillaise. Ce massacre, rappelle-t-il, n’était pas un simple épisode de guerre civile. C’était la manifestation violente d’une opposition irréductible entre deux conceptions de la République. D’un côté, les révolutionnaires parisiens qui voulaient une démocratie directe et sociale. De l’autre, la France rurale et conservatrice qui craignait le désordre et l’athéisme.

L’article de Feeney cite Dominique de Villepin, dont la phrase résume parfaitement le problème : « La France s’enflamme vite parce qu’elle n’a pas réussi, en deux siècles, à construire un consensus politique et social durable, rejouant constamment les confrontations de son passé. » Cette incapacité à dépasser les clivages fondateurs est, selon Feeney, le moteur de l’instabilité chronique française.

François Furet, le fantôme universitaire de l’article

Feeney s’appuie implicitement sur les travaux de François Furet, l’historien qui a popularisé l’idée que la Révolution française n’est jamais terminée. Dans son livre « Penser la Révolution française » (1978), Furet montrait comment chaque génération française réinterprète 1789 à l’aune de ses propres conflits. La Révolution n’est pas un événement clos, mais un récit toujours ouvert, que chaque camp utilise pour légitimer ses positions.

Gravure du 14 juillet 1789 illustrant la prise de la Bastille, moment fondateur de la Révolution française.
Gravure du 14 juillet 1789 illustrant la prise de la Bastille, moment fondateur de la Révolution française. — Anonyme, graveur / CC0 / (source)

Cette thèse, souvent cantonnée aux manuels d’histoire, prend une actualité brûlante en 2025-2026. Les débats sur les retraites, l’immigration ou la laïcité sont autant de versions modernisées des fractures révolutionnaires. Quand un député de la France insoumise invoque Robespierre, quand un député du Rassemblement national évoque la France chrétienne et rurale, ils rejouent tous la même partition.

Alexis de Tocqueville, que Feeney cite également, avait déjà noté que la tradition révolutionnaire était devenue en France un « mode de gouvernement ». Le pays change de Constitution comme d’autres changent de chemise, mais les clivages profonds restent les mêmes. Ce cadre d’analyse, longtemps réservé aux spécialistes, est soudainement validé par l’actualité politique la plus immédiate.

2025-2026 : l’année où la fracture devient ingouvernable

Assemblée à 20 %, Président à 18 % : la démocratie française en soins palliatifs ?

Les chiffres du baromètre CEVIPOF 2026 donnent le vertige. Seuls 22 % des Français ont confiance dans la politique, soit une chute de 4 points par rapport à 2025. La confiance dans l’Assemblée nationale tombe à 20 %, son plus bas niveau depuis le début des mesures en 2009. Le Président de la République stagne à 18 %, contre 23 % un an plus tôt. Les partis politiques recueillent 15 % de confiance.

Le Monde, en février 2026, parle d’un « état d’anomie politique ». L’expression n’est pas trop forte : 80 % des Français estiment que le gouvernement « navigue à vue », et 88 % disent que les élus n’assument pas leurs responsabilités. Paradoxalement, les maires conservent 60 % de confiance. Ce contraste est éclairant : la défiance ne vise pas la politique locale, mais l’État jacobin central. Les Français font confiance à celui qu’ils connaissent, pas à l’institution lointaine.

La comparaison avec les voisins européens est cruelle. Seuls 23 % des Français pensent que la démocratie fonctionne bien dans leur pays, contre 45 % en Allemagne et 44 % au Royaume-Uni. L’écart n’est pas conjoncturel : il traduit une défiance structurelle envers le système politique.

La colonne de Juillet sur la place de la Bastille à Paris, symbole des révolutions françaises.
La colonne de Juillet sur la place de la Bastille à Paris, symbole des révolutions françaises. — DiscoA340 / CC BY-SA 4.0 / (source)

La farce tragique du gouvernement : Bayrou, Lecornu et le budget fantôme

La chronique politique de 2025 ressemble à une pièce de théâtre absurde. François Bayrou passe neuf mois à Matignon. Il tente un conclave sur les retraites, qui échoue lamentablement. Le 8 septembre 2025, il démissionne. Sébastien Lecornu est nommé Premier ministre. Il démissionne après 14 heures, un record dans l’histoire de la Ve République. Il est reconduit le 10 octobre, mais la machine est grippée.

Le budget 2026 n’est pas adopté. Le 23 décembre 2025, une loi spéciale permet de prolonger le budget précédent. C’est une première depuis la Libération. Le déficit public continue de se creuser, et personne n’ose toucher aux dépenses sociales, qui sont devenues des totems intouchables.

Devanture du journal Irish News à Belfast, Irlande du Nord.
Devanture du journal Irish News à Belfast, Irlande du Nord. — William Murphy from Dublin, Ireland / CC BY-SA 2.0 / (source)

Cette instabilité a un coût direct. Les collectivités locales, qui dépendent des dotations de l’État, ne savent pas sur quel budget compter. Les fonctionnaires voient leurs carrières bloquées. Les agents du service public, déjà épuisés par des années de réformes, subissent une paralysie administrative. La France n’est pas seulement ingouvernable politiquement : elle devient ingouvernable administrativement.

Les trois France de 1789 se tirent toujours la bourre en 2026

Jacobins, Girondins, Royalistes… les costumes ont changé, les rôles demeurent

Les trois familles politiques issues de la Révolution française survivent aujourd’hui sous des déguisements modernes. Les jacobins, partisans d’un État central fort et d’une République vertueuse, se retrouvent à gauche de l’échiquier politique, de la France insoumise au Parti socialiste. Les girondins, libéraux et décentralisateurs, ont trouvé refuge dans le macronisme et la droite modérée. Les contre-révolutionnaires, attachés à l’ordre traditionnel et à la France rurale, animent le Rassemblement national et une partie de la droite radicale.

Libération, en juillet 2024, décrivait cette configuration comme « trois blocs de force à peu près égale qui n’accepteront jamais de s’associer ». La dissolution de 2024 a précipité une repolitisation des citoyens, mais elle a aussi figé le jeu politique dans une impasse. Chaque bloc est suffisamment fort pour bloquer les réformes, mais trop faible pour gouverner seul.

Cette configuration a un coût économique mesurable. La dépense publique atteint 57 % du PIB, un record mondial pour un pays non scandinave. Les retraites, la santé, les subventions aux entreprises : chaque poste de dépense est défendu bec et ongles par un camp. Aucune réforme structurelle n’est possible sans briser l’équilibre des blocs.

Débat sur les retraites, l’immigration, la laïcité : la guerre des mythes n’a pas de cesse

Chaque débat brûlant en France est une version actualisée des fractures fondatrices. Prenez le débat sur les retraites : la gauche défend un système solidaire hérité de la Révolution, la droite prône la capitalisation individuelle, et l’extrême droite agite la préférence nationale. Personne ne parle vraiment de financement.

La question de l’entrée de Marc Bloch au Panthéon illustre parfaitement ce phénomène. Bloch, historien et résistant juif, divise parce qu’il cristallise les tensions sur le roman national. Pour les uns, il incarne la République des Lumières et la Résistance. Pour les autres, il rappelle une page sombre de l’histoire française. Marc Bloch au Panthéon : pourquoi l'entrée d'un héros juif divise la France ?

Plaque de la Place de la Révolution Française à Saint-Herblain.
Plaque de la Place de la Révolution Française à Saint-Herblain. — Kalepom / CC0 / (source)

La relation France-Algérie est un autre symptôme de ce blocage. L’impossibilité de solder la colonisation, de reconnaître les torts et de tourner la page, paralyse la diplomatie française. France-Algérie : histoire d'une relation pathologique et diplomatique montre comment ce passé non résolu continue de peser sur les relations bilatérales. Cette non-réconciliation a un coût diplomatique et économique mesurable : influence perdue au Sahel, concurrence chinoise, image dégradée sur le continent africain.

La génération TikTok face au mur des mythes

74 % d’orphelins, 58 % de curieux : le paradoxe de la génération Z

Les chiffres du baromètre du Cercle des économistes (avril 2025) sont implacables : 74 % des 18-30 ans ne se sentent pas représentés par la classe politique. Pourtant, 58 % des jeunes se disent intéressés par la politique. Le paradoxe est saisissant. Les jeunes ne rejettent pas la politique en soi, mais le système qui la produit.

Le sondage Viavoice-Macif 2025 confirme ce constat : 70 % des jeunes perçoivent les politiques comme « égoïstes, menteurs, voleurs, incapables ». 23 % pensent que leur vote n’a « aucun impact ». Seuls 4 jeunes sur 10 se sentent concernés par la politique institutionnelle. Mais quand on leur demande comment « changer les choses », ils répondent massivement : par les médias (67 %), par les marques (64 %), et seulement 59 % par les politiques.

Cette génération paiera la dette et les retraites d’une société qu’elle ne contrôle pas. Le rejet simultané du « système républicain » et des extrêmes historiques, jugés inaudibles, crée un vide politique que personne ne comble. Les jeunes sont orphelins d’une offre politique qui leur parle, et cette orphelinité est une bombe à retardement.

Bolchegeek, Climarx, Viktorovitch : les nouveaux tribuns numériques

Face à ce vide, les influenceurs politiques ont pris le relais. L’analyse de L’Humanité (janvier 2026) montre qu’en France, contrairement aux États-Unis, c’est à gauche que les influenceurs politiques sont les plus nombreux et les plus suivis. Des figures comme Bolchegeek, Climarx ou Viktorovitch refont de la pédagogie politique en se référant explicitement à Robespierre, Jaurès, la Commune.

Ces « tribuns numériques », comme les appelle L’Humanité, comblent le vide laissé par les partis traditionnels. Leur discours, radical et anticonformiste, attire la défiance des jeunes tout en étant « hors-système ». Ils ne cherchent pas à conquérir le pouvoir, mais à former une conscience politique. Leur audience, qui dépasse souvent celle des chaînes d’information en continu, en fait des acteurs politiques à part entière.

L’assassinat de Charlie Kirk aux États-Unis, le 10 septembre 2025, a révélé l’importance centrale de ces figures. Les influenceurs politiques sont devenus des cibles, mais aussi des vecteurs de mobilisation massive. En France, ils sont en train de redessiner la carte de la gauche, en contournant les structures traditionnelles du Parti socialiste et de La France insoumise.

Le prix du mythe : qui paie la facture de la Révolution permanente ?

Budget 2026 : le trou de la Sécu, le trou de la mémoire et le trou de la dette

La crise budgétaire de 2025-2026 n’est pas un accident. Elle est l’expression comptable de l’impasse politique. Aucun bloc n’accepte le coût politique des réformes. Le « modèle social » français est un totem que chaque camp brandit, mais personne ne finance.

Le conclave sur les retraites, organisé par François Bayrou, a échoué parce que personne n’a voulu toucher au système. La gauche refuse toute augmentation de l’âge légal. La droite refuse toute hausse des cotisations. L’extrême droite agite la préférence nationale pour financer le système. Résultat : le déficit du système de retraites continue de se creuser, et la facture est renvoyée aux générations futures.

La loi spéciale du 23 décembre 2025, qui prolonge le budget 2025, est une solution de court terme. Mais elle ne règle rien. Les collectivités locales, les hôpitaux, les écoles fonctionnent avec des budgets gelés, sans visibilité sur l’avenir. Les agents du service public, déjà épuisés, voient leur pouvoir d’achat grignoté par l’inflation.

« La France est ingouvernable, et c’est tant mieux » – vraiment ?

Libération, en juillet 2024, défendait une thèse provocatrice : l’ingouvernabilité serait un signe de vitalité démocratique. La dissolution de 2024, écrivait le journal, a « précipité une repolitisation expresse des citoyens ». Le vote a « ramené à ses justes proportions l’étendue du prétendu désir d’autoritarisme ».

Cette vision optimiste se heurte à une réalité comptable. L’ingouvernabilité coûte cher. La France emprunte à des taux plus élevés que l’Allemagne, et cet écart se creuse. Les marchés financiers sont le juge de paix que les trois blocs ignorent encore. Mais ils finiront par parler.

La comparaison avec l’Allemagne est instructive. Le consensus politique allemand, fondé sur le fédéralisme et la culture du compromis, permet des réformes structurelles que la France ne peut même pas envisager. Le budget allemand est équilibré, la croissance est stable, et le chômage est bas. En France, l’impasse politique se traduit par une impasse budgétaire. La question n’est plus de savoir si la France est ingouvernable, mais combien de temps elle peut se le permettre.

Et les autres ? États-Unis, Russie, Mexique : des révolutions elles aussi orphelines ?

Les 1776, 1910 et 1991 qui n’ont jamais pris fin non plus

La France n’est pas un cas unique. Les États-Unis vivent une guerre des symboles qui remonte à 1776. La prise du Capitole en janvier 2021, les débats sur le drapeau confédéré, les statues déboulonnées : tout cela renvoie à une Révolution américaine inachevée, qui n’a jamais réglé la question de l’esclavage et de l’égalité raciale.

Le Mexique, avec sa Révolution de 1910, a produit un système politique figé autour du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). Pendant des décennies, ce parti a monopolisé le pouvoir, empêchant toute alternance réelle. Les institutions mexicaines portent encore les stigmates de cette Révolution qui n’a jamais pris fin.

La Russie, quant à elle, n’a toujours pas digéré la chute de l’Union soviétique en 1991. Le débat sur le nom du régime – démocratie, autocratie, « tsarisme électif » – est permanent. La guerre en Ukraine est aussi une guerre d’identité, une tentative de ressouder une nation autour d’un mythe fondateur.

La spécificité française : l’État jacobin napoléonien

Ce qui rend le cas français vraiment singulier, c’est l’hypertrophie de l’État central. Les États-Unis ont un fédéralisme qui permet aux États de gérer leurs affaires. Le Mexique a une tradition de compromis entre factions. La Russie a un pouvoir autoritaire qui impose l’unité.

La France, elle, a une culture de la « table rase » et de la « lutte finale ». Son État ultra-centralisé, hérité de Napoléon, amplifie chaque conflit local en crise nationale. Une grève à Paris paralyse le pays. Une réforme des retraites provoque des manifestations dans toute la France. Chaque débat devient existentiel, parce que l’État jacobin est le seul horizon politique.

Siège du journal The Irish News à Belfast, un bâtiment en briques rouges de style victorien.
Siège du journal The Irish News à Belfast, un bâtiment en briques rouges de style victorien. — (source)

Cette centralisation a un effet pervers : elle empêche tout compromis local. En Allemagne, un conflit social se résout souvent au niveau du Land. En France, il remonte immédiatement au niveau national, où il devient une question de principe. C’est pourquoi la France est le pays des révolutions et des grèves générales, mais aussi le pays des réformes impossibles.

Conclusion : Le dernier chapitre ne s’écrit pas, il se vote

2027 ou la revanche des irréconciliables

Brian Feeney termine son article sur une projection vers 2027. Marine Le Pen est donnée à 36 % au premier tour, battant tout adversaire au second. La question est ouverte : le système des trois blocs va-t-il imploser, avec une victoire de l’extrême droite, ou se recomposer autour d’un nouveau front républicain ?

La thèse de l’ingouvernabilité pourrait devenir une prophétie auto-réalisatrice. Une présidence Le Pen impliquerait une rupture avec les traités européens et une relance de la dépense publique, créant une nouvelle strate de conflit. Le système des trois blocs, qui se neutralisent depuis 2024, pourrait céder sous la pression.

Mais l’acceptation réaliste de cette fracture – et le calcul lucide de son coût budgétaire – est la seule maturité politique possible pour la France. La Révolution n’a jamais pris fin, et elle ne prendra jamais fin. Le conflit de 1789 est indépassable. La question n’est pas de le résoudre, mais de l’organiser. Une histoire qui ne finira jamais nous rappelle que la France est condamnée à vivre avec ses fractures. L’essentiel est de ne pas les laisser devenir des fossés infranchissables.

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Questions fréquentes

La Révolution française est-elle vraiment terminée ?

Selon l'article, non. Brian Feeney reprend la thèse de François Furet : la Révolution française n'a jamais pris fin. Les fractures de 1789 opposant Paris aux campagnes, jacobins et conservateurs, structurent encore la politique française actuelle.

Pourquoi la France est-elle ingouvernable en 2026 ?

La France est paralysée par trois blocs politiques de force égale (jacobins, girondins, contre-révolutionnaires) qui s'opposent sur tout. Aucun ne peut gouverner seul, mais chacun peut bloquer les réformes, ce qui a mené à une crise budgétaire sans précédent.

Quel est le niveau de confiance des Français dans leur gouvernement ?

Seuls 22% des Français ont confiance dans la politique en 2026, l'Assemblée nationale tombe à 20% et le Président à 18%. En revanche, les maires conservent 60% de confiance, montrant une défiance ciblant l'État central plutôt que la politique locale.

Pourquoi les jeunes Français rejettent-ils la politique ?

74% des 18-30 ans ne se sentent pas représentés par la classe politique, mais 58% s'intéressent à la politique. Ils perçoivent les politiques comme égoïstes et incapables, et se tournent vers des influenceurs comme Bolchegeek ou Viktorovitch pour combler le vide.

Quel est le coût de l'ingouvernabilité française ?

L'impasse politique se traduit par un déficit budgétaire record : la dépense publique atteint 57% du PIB, le budget 2026 n'a pas été adopté, et la France emprunte à des taux plus élevés que l'Allemagne. Les réformes structurelles sont impossibles.

Sources

  1. irishnews.com · irishnews.com
  2. atlantico.fr · atlantico.fr
  3. elabe.fr · elabe.fr
  4. humanite.fr · humanite.fr
  5. irishtimes.com · irishtimes.com
deep-thinker
Yanis Combot @deep-thinker

Je suis ce pote qui te parle de Nietzsche entre deux gorgées de café et qui illustre Foucault avec des épisodes de Black Mirror. Étudiant en philo à la Sorbonne, je suis convaincu que la philosophie n'est pas un truc poussiéreux réservé aux profs en tweed. Les grandes questions – la liberté, la justice, le sens de la vie – elles nous concernent tous. J'aime poser des questions plus que donner des réponses. Et si mes articles te font réfléchir sous la douche le lendemain, j'ai fait mon job.

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