« On n’est pas une République de pacotille ! » : la colère historique de Lula contre Washington
Le 29 mai 2026 restera dans les annales de la diplomatie brésilienne comme le jour où Lula a perdu son sang-froid en public. Dans l’État de Sergipe, au nord-est du pays, lors d’une cérémonie officielle, le président brésilien a lâché une bombe verbale qui a immédiatement fait le tour du monde. « Nous n’acceptons pas d’être traités comme des gamins, nous n’acceptons pas d’être traités comme si nous étions une république de pacotille », a-t-il lancé, la voix tremblante de colère. La cible de ce coup de sang ? Les États-Unis, qui venaient de désigner deux des plus puissants gangs brésiliens comme organisations terroristes étrangères, sans même consulter Brasília.

Cette déclaration, rapportée par 20min.ch, n’est pas une simple saute d’humeur présidentielle. Elle traduit une fracture profonde entre deux alliés historiques du continent américain. Pour comprendre l’ampleur de la crise, il faut saisir ce qui s’est réellement joué ce jour-là : une décision unilatérale de Washington qui menace la souveraineté brésilienne, ses institutions judiciaires, et potentiellement son économie. Mais au-delà des mots, une question se pose : qui paiera le prix de cette escalade — le Brésil, les États-Unis, ou les deux ?
« Nous n’acceptons pas d’être traités comme des gamins » : le discours qui a mis le feu aux poudres
La scène se déroule dans une salle de cérémonie bondée de Sergipe. Lula, pourtant habitué aux joutes diplomatiques, semble visiblement ébranlé. Il ne s’agit pas d’une conférence de presse préparée, mais d’une réaction à chaud, presque viscérale. « Je suis très triste aujourd’hui car un certain Marco Rubio a dit que nos criminels sont des terroristes et que les Américains peuvent intervenir au Brésil », a-t-il ajouté, selon la même source.
Le choix des mots est crucial. En qualifiant Marco Rubio de « certain », Lula réduit délibérément le secrétaire d’État américain au rang d’un acteur secondaire, presque méprisable. Mais derrière cette posture se cache une réalité géopolitique brutale : le Brésil, puissance régionale de 214 millions d’habitants, se voit imposer une décision par une administration Trump qui n’a même pas pris la peine d’attendre l’aval de Brasília. Le déséquilibre de puissance est flagrant, et Lula le sait. Sa colère n’est pas feinte : elle exprime l’humiliation d’un pays qui refuse de se voir dicter sa politique de sécurité intérieure depuis Washington.

Du « narcotrafiquant » au « terroriste » : le glissement sémantique qui fâche Brasília
Le cœur du problème réside dans un changement de vocabulaire qui n’a rien d’anodin. Pour le Brésil, le Comando Vermelho (CV) et le Primeiro Comando da Capital (PCC) sont des organisations criminelles, violentes certes, mais criminelles. La loi brésilienne 13.260/2016 définit le terrorisme comme des actes visant à provoquer une « terreur sociale ou généralisée » — et elle exclut explicitement le trafic de drogue de cette catégorie.
En les qualifiant de « terroristes », les États-Unis opèrent un glissement sémantique aux conséquences juridiques majeures. Ce n’est pas qu’un mot : c’est un changement de régime qui autorise Washington à aller beaucoup plus loin. Sanctions économiques, gel des avoirs, restrictions d’immigration, et potentiellement opérations militaires — tout devient possible. Pour le Brésil, cette classification est une ingérence directe dans ses affaires intérieures. Elle suggère que le pays est incapable de gérer seul sa criminalité, et qu’il faut que l’oncle Sam vienne mettre de l’ordre. C’est précisément ce que Lula refuse d’accepter.
La visite de Flávio Bolsonaro à Trump : l’étincelle politique derrière la décision du 29 mai
Trois jours seulement avant l’annonce choc de Marco Rubio, un événement politique majeur s’est produit à Washington. Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro et candidat conservateur à la présidentielle brésilienne, a rencontré Donald Trump à la Maison-Blanche. La coïncidence temporelle est trop parfaite pour être le fruit du hasard. Cette rencontre a servi de détonateur direct à la décision du 29 mai.

Selon 20min.ch, Flávio a déclaré sur Instagram : « Pendant que Lula détruit notre pays, je construis des ponts avec les États-Unis pour protéger le Brésil ». Cette visite, à trois jours de l’annonce américaine, établit un lien clair entre politique intérieure brésilienne et politique étrangère américaine. La question qui se pose est simple : la décision de Washington était-elle motivée par la sécurité intérieure américaine, ou par le calcul politique de fragiliser Lula à l’approche des élections ?
26 mai 2026 : comment Flávio Bolsonaro a instrumentalisé les gangs pour gagner des points à Brasília et à Washington
Le récit de cette rencontre est édifiant. Flávio Bolsonaro s’est présenté à la Maison-Blanche avec une demande précise : que les États-Unis classent officiellement le CV et le PCC comme organisations terroristes. En échange, il aurait offert un alignement plus ferme de la politique brésilienne sur les intérêts américains en Amérique latine, notamment sur la question vénézuélienne.
Le contexte électoral brésilien est essentiel pour comprendre cette manœuvre. Lula, bien que toujours populaire, est vulnérable sur le thème de la sécurité. La violence des gangs, les attaques contre les forces de l’ordre, et l’impuissance apparente de l’État nourrissent un sentiment d’insécurité que l’opposition exploite sans vergogne. En faisant classer les gangs comme terroristes, Flávio Bolsonaro espère tuer deux oiseaux d’une pierre : montrer qu’il est plus ferme que Lula sur la sécurité, tout en renforçant ses liens avec l’administration Trump, dont le soutien pourrait être décisif en cas de victoire électorale.
Le calcul américain : sécuriser les frontières intérieures ou préparer l’après-Lula ?
Du côté américain, les motivations sont multiples. Officiellement, il s’agit de sécuriser les frontières intérieures des États-Unis et de stopper le flux de drogue. L’« Operation Southern Spear », déployée depuis septembre 2025 en Colombie et dans les Caraïbes, a déjà montré la détermination de l’administration Trump à frapper fort contre le narcotrafic. Selon Free Malaysia Today, Marco Rubio a déclaré que son administration continuerait à utiliser « tous les outils disponibles » pour protéger la nation américaine.
Mais au-delà de la rhétorique sécuritaire, il y a un pari géopolitique évident. En fragilisant Lula à la veille d’une élection présidentielle, les États-Unis préparent potentiellement le terrain pour un retour de la droite brésilienne au pouvoir. Le calcul est cynique mais efficace : en rendant Lula impuissant face à une décision américaine unilatérale, on le montre faible à son propre électorat. Le coût politique pour le Brésil est immédiat : perte de crédibilité internationale, humiliation diplomatique, et sentiment d’impuissance. Les bénéfices pour les États-Unis, eux, sont plus diffus : un allié potentiellement plus docile à Brasília, et une mainmise accrue sur la lutte antidrogue en Amérique latine.

Pourquoi les gangs PCC et Comando Vermelho inquiètent Washington
Pour comprendre pourquoi cette décision américaine est à la fois si controversée et si redoutée, il faut plonger dans la réalité des deux organisations visées. Le PCC et le Comando Vermelho ne sont pas des gangs de quartier. Ce sont des empires criminels transnationaux, dotés d’une puissance financière et logistique qui dépasse celle de nombreux États.
Selon RFI, le PCC compterait environ 150 000 membres, affiliés et sympathisants, et serait présent dans 28 pays étrangers. Le Comando Vermelho, de son côté, contrôle des pans entiers de Rio de Janeiro et opère dans au moins 16 États brésiliens. Leur puissance est telle qu’ils ont infiltré l’économie légale : transports publics, immobilier, cryptoactifs, logistique. En les classant comme terroristes, Washington ne s’attaque pas à des amateurs, mais à des multinationales du crime.
PCC : né d’un match de foot en prison en 1993, devenu une multinationale du crime dans 28 pays
L’histoire du PCC est celle d’une ascension fulgurante. Tout commence le 31 août 1993, à la prison de Taubaté, dans l’État de São Paulo. Huit détenus, réunis autour d’un match de football, fondent le Primeiro Comando da Capital. Leur objectif initial : combattre « l’oppression du système pénitentiaire » et venger les 111 morts du massacre de Carandiru, survenu un an plus tôt.
En mai 2006, le PCC lance une vague d’attaques coordonnées à São Paulo qui fait 564 morts, dont 59 policiers. C’est le signal que l’organisation est devenue une menace majeure pour l’État brésilien. Aujourd’hui, selon le sociologue Gabriel Feltran cité par RFI, le PCC est une « plateforme criminelle » mondiale. L’organisation est implantée aux États-Unis même — dans le Massachusetts, le New Jersey, New York, la Floride, le Connecticut et le Tennessee. Des cellules qui servent à blanchir l’argent de la drogue et à étendre son influence sur le territoire américain.

Comando Vermelho : de la guérilla marxiste des années 70 au contrôle des favelas de Rio
Le Comando Vermelho a une origine encore plus politisée. Fondé en 1979 à la prison Candido Mendes, sur l’île Grande de Rio, il est né d’une alliance improbable entre criminels de droit commun et militants de gauche incarcérés sous la dictature militaire brésilienne. Son nom original, Falange Vermelha, trahit cette influence : les techniques de guérilla de Carlos Marighella et Che Guevara ont été adaptées au crime organisé.
Cette origine politique rend le mot « terroriste » particulièrement sensible pour le Brésil. En qualifiant le CV de terroriste, Washington ravive des blessures historiques liées à la dictature et à la répression des mouvements de gauche. Aujourd’hui, le CV contrôle les routes de la drogue à Rio et dans une grande partie du Brésil. Mais son héritage idéologique complique encore davantage la position du gouvernement Lula, qui refuse de voir ses organisations criminelles assimilées à des groupes politiques armés.
« Terroristes » ou « criminels » ? Le bras de fer juridique qui oppose Brasília à Washington
Le conflit entre le Brésil et les États-Unis n’est pas seulement politique : il est aussi profondément juridique. La définition du terrorisme, et son application à des groupes criminels, est au cœur du désaccord. Pour le Brésil, cette classification est inappropriée et dangereuse. Pour les États-Unis, c’est un outil nécessaire face à l’ampleur de la menace.
Selon The Guardian, le Brésil avait déjà rejeté une demande américaine similaire en mai 2025. Le secrétaire national à la Sécurité publique, Mario Sarrubo, avait alors déclaré : « Nous n’avons pas d’organisations terroristes ici, nous avons des organisations criminelles qui ont infiltré la société. » Un refus catégorique qui n’a pas empêché Washington de forcer la décision un an plus tard.
2025 : quand le Brésil refusait déjà cette classification
Le précédent de 2025 est crucial pour comprendre l’escalade actuelle. À l’époque, les responsables américains avaient évoqué la présence de cellules de gangs brésiliens dans 12 États américains et leur impact sur l’immigration. Mais Brasília avait tenu bon, arguant que la classification terroriste était inadaptée à la réalité criminelle brésilienne.
Pourquoi les États-Unis ont-ils forcé la décision un an plus tard ? Plusieurs facteurs entrent en jeu. D’abord, l’« Operation Southern Spear » a donné à l’administration Trump une couverture politique pour étendre ses opérations antidrogue. Ensuite, la visite de Flávio Bolsonaro a fourni un prétexte politique commode. Enfin, la position de Lula, affaiblie par les tensions internes et les critiques sur la sécurité, a rendu le moment opportun pour Washington. Le refus brésilien de 2025 n’a fait que retarder l’inévitable : les États-Unis étaient déterminés à agir, avec ou sans l’accord de Brasília.

La menace concrète d’une intervention militaire : le spectre de la Colombie plane sur le Brésil
Le véritable danger, pour le Brésil, ne réside pas dans le mot « terroriste » lui-même, mais dans ce qu’il autorise. La désignation FTO (Foreign Terrorist Organization) pourrait servir de prétexte à des opérations militaires unilatérales américaines sur le sol brésilien. Lula l’a lui-même exprimé : « ils peuvent intervenir au Brésil ».
Le précédent colombien est dans tous les esprits. Depuis septembre 2025, sous le nom d’« Operation Southern Spear », les États-Unis ont mené au moins 44 attaques contre des bateaux transportant de la drogue dans les Caraïbes, détruisant 48 embarcations et tuant plus de 150 personnes. Le 3 janvier 2026, Washington a même attaqué le Venezuela militairement, avec des frappes aériennes et une opération au sol, capturant le président Nicolás Maduro qui attend son procès à New York pour « narcoterrorisme ». Entre 75 et 80 morts. Ces opérations, détaillées par EJIL Talk, montrent que l’administration Trump n’hésite pas à utiliser la force de manière unilatérale. Le Brésil pourrait être le prochain sur la liste.
Gel des avoirs, sanctions bancaires et extraditions : le vrai coût de la décision américaine pour le Brésil
Au-delà des considérations diplomatiques et juridiques, la décision américaine a des conséquences économiques et humaines très concrètes pour le Brésil. Le mécanisme FTO n’est pas une simple étiquette : c’est un arsenal juridique qui peut asphyxier l’économie brésilienne et bouleverser la vie de millions de citoyens.
Selon Rio Times, la désignation FTO permet de geler les avoirs des groupes concernés dans le système financier américain, d’imposer des sanctions bancaires, et de criminaliser tout « support matériel » apporté à ces organisations. Le problème, c’est que les banques brésiliennes, les entreprises de transport, et même les citoyens ordinaires pourraient être pris dans ce filet sans le savoir.
« Material support » : comment le droit américain peut asphyxier l’économie brésilienne
Le concept de « material support » est au cœur du dispositif américain. Il devient un crime fédéral de fournir, sciemment ou non, un soutien matériel à une organisation terroriste. Cela inclut les banques qui gèrent des comptes appartenant à des membres présumés des gangs, les transporteurs qui déplacent involontairement des marchandises liées à ces groupes, ou même les entreprises qui louent des locaux à des personnes affiliées.
Pour les banques brésiliennes, le risque est immense. Si elles sont accusées d’avoir facilité des transactions pour le PCC ou le CV, elles pourraient être coupées du système financier américain — une perspective qui fait trembler tout le secteur bancaire. Le coût économique de ce resserrement serait colossal : les banques brésiliennes devraient investir massivement dans des systèmes de conformité, réduire leurs opérations avec certains clients, et potentiellement perdre des parts de marché. Les bénéfices de cette décision pour les États-Unis sont évidents (contrôle accru du flux financier), mais les trade-offs pour le Brésil sont désastreux.
Le risque pour les citoyens brésiliens : erreur d’aiguillage, extraditions et image du pays
Les conséquences humaines sont tout aussi préoccupantes. Les Brésiliens vivant aux États-Unis, ou souhaitant s’y rendre, pourraient subir des restrictions d’immigration renforcées. Le simple fait d’être originaire d’une région contrôlée par les gangs pourrait suffire à éveiller les soupçons des autorités américaines.
Le risque d’erreur d’aiguillage est réel. Des citoyens ordinaires, sans aucun lien avec le crime organisé, pourraient être criminalisés par erreur. L’image du Brésil à l’international, déjà affectée par la violence des gangs, risque de se dégrader encore davantage. Associé au terrorisme, le pays pourrait voir son tourisme diminuer, ses investissements étrangers se tarir, et sa facilité à faire des affaires se réduire. La diaspora brésilienne aux États-Unis, estimée à près de 2 millions de personnes, se retrouve en première ligne de cette décision.

« Et si la France subissait le même sort ? » : la leçon brésilienne pour le reste du monde
Cette crise entre le Brésil et les États-Unis dépasse largement le cadre bilatéral. Elle pose une question fondamentale pour tous les pays du monde : et demain, si un gang français, italien ou mexicain était classé comme organisation terroriste par Washington ? Le précédent brésilien pourrait bien devenir un précédent dangereux pour la souveraineté nationale de nombreux États.
La décision américaine transforme un problème de sécurité intérieure brésilienne en enjeu de sécurité nationale américaine, justifiant potentiellement des actions coercitives unilatérales. Ce faisant, elle crée un modèle : n’importe quel pays dont les gangs auraient des ramifications aux États-Unis pourrait voir sa souveraineté judiciaire et policière contournée par une décision venue de Washington.
Un précédent dangereux : quand les gangs deviennent une arme de diplomatie coercitive
L’analyse est implacable. Si les États-Unis peuvent aujourd’hui classer le PCC et le CV comme terroristes, qu’est-ce qui les empêcherait demain de faire de même avec la ’Ndrangheta calabraise, la mafia sicilienne, ou les gangs des banlieues françaises ? Tous ont des ramifications internationales, tous sont impliqués dans le trafic de drogue, et tous pourraient théoriquement tomber sous le coup de la définition américaine du terrorisme.
Les conséquences seraient immédiates pour les entreprises européennes. Une banque française qui aurait, sans le savoir, un client lié à un gang classé terroriste par Washington pourrait être poursuivie aux États-Unis. Un transporteur italien qui déplacerait des marchandises pour une entreprise soupçonnée de liens avec la mafia pourrait voir ses avoirs gelés. La portée extraterritoriale du droit américain, déjà critiquée dans le domaine des sanctions économiques, s’étendrait encore davantage.
Lula peut-il riposter ? Le jeu des BRICS, de l’OMC et de la diplomatie multilatérale
Face à cette situation, Lula n’est pas totalement démuni. Le Brésil dispose de plusieurs leviers de riposte, même si leur efficacité reste à démontrer. Sur le plan diplomatique, Brasília peut compter sur le soutien des autres membres des BRICS — la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud — qui partagent souvent la même méfiance envers l’unilatéralisme américain.
Sur le plan économique, le Brésil pourrait envisager des représailles ciblées, comme des tarifs douaniers sur certains produits américains, ou un renforcement de la coopération au sein des BRICS pour réduire la dépendance au dollar. La dédollarisation des échanges commerciaux, déjà évoquée par plusieurs pays émergents, pourrait trouver un nouvel élan dans cette crise.
Mais la marge de manœuvre de Lula est limitée. Le Brésil a besoin des investissements américains, et une escalade économique serait coûteuse pour les deux parties. L’Europe, dont la France, pourrait jouer un rôle de médiateur dans ce conflit — elle qui refuse aussi souvent le terme « terroriste » pour ses propres groupes criminels. Mais pour l’instant, Washington semble déterminé à aller de l’avant, quelles qu’en soient les conséquences.
Conclusion
La crise entre le Brésil et les États-Unis autour de la désignation des gangs comme organisations terroristes va bien au-delà du narcotrafic. Elle pose concrètement la question de l’ingérence américaine, du coût de la souveraineté pour le Brésil, et des conséquences économiques et militaires d’une décision unilatérale de Washington.
Le « coup de sang » de Lula, ce 29 mai 2026, n’était pas une simple colère passagère. C’était l’expression d’un pays qui refuse de se voir dicter sa politique de sécurité intérieure, qui refuse d’être traité comme une « république de pacotille ». Mais au-delà des mots, la réalité est brutale : le Brésil est pris en étau entre sa volonté d’indépendance et sa dépendance économique et militaire vis-à-vis des États-Unis. Le conflit ne fait que commencer, et ses répercussions pourraient redessiner la carte des alliances en Amérique latine pour les années à venir.
Cette leçon brésilienne est aussi un avertissement pour le reste du monde : à l’ère de la guerre unilatérale contre le crime, aucun pays n’est à l’abri de voir sa souveraineté contournée par une décision venue de Washington. La question n’est plus de savoir si cela arrivera, mais quand.