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Une belle rencontre...

À l'hôpital après une tentative de suicide, Ella rencontre Marie, une infirmière bienveillante. Une histoire émouvante sur la résilience et le pouvoir du soutien.

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Ella est à l'hôpital car elle vient de faire une tentative de suicide. Elle refuse de parler, pourtant grâce à des signes de tendresse et d'affection, Marie, une jeune infirmière, saura gagner peu à peu sa confiance...

Une rencontre bouleversante à l'hôpital

Une voix douce la força à se réveiller.

— Bonjour, ça va... mieux ?

Elle ne savait pas où elle était. Pourquoi une jeune femme vêtue de blanc venait la réveiller ? Pourquoi y avait-il des appareils tout autour d'elle qui faisaient du bruit ? Pourquoi dormait-elle sur un lit inconfortable et pourquoi avait-elle une seringue dans le bras ? Pourquoi ? Était-ce un mauvais rêve ? Allait-elle se réveiller bientôt grâce à la sonnerie stridente du réveil ?

— Qui... qui êtes-vous ? réussit-elle à articuler. Elle avait la bouche pâteuse et était extrêmement fatiguée.

— Marie, l'infirmière. Tout ira bien maintenant.

Infirmière... une infirmière. Elle se trouvait donc à l'hôpital, mais pourquoi ?

Elle se souvenait à présent. Le soir précédent, alors que son père était rentré tard complètement ivre, Ella avait couru à la cuisine, pris toutes les bouteilles d'alcool qu'elle pouvait et avait avalé des médicaments. Mais... elle voulait juste dormir... juste dormir...

Mais pour l'instant, elle ne voulait plus y penser, elle voulait juste se reposer. L'infirmière la laissa donc seule.

Le réveil et la révélation douloureuse

Elle ne se réveilla que tard dans l'après-midi, mais elle aperçut par la petite fenêtre un beau soleil et un ciel bleu. Elle voulait le voir de plus près... mais elle ne pouvait pas... elle était attachée ! On l'avait attachée ! La prenait-on pour une folle, une malade ?!

Elle hurla si fort que Marie accourut.

— Pourquoi, pourquoi suis-je attachée ?! Enlève-moi ça ! Je t'en supplie, je ne suis pas folle...

Elle pleurait tellement que ses mots étaient incompréhensibles.

— Je ne peux rien faire, je n'ai pas le droit... Je... je suis désolée. Mais si tu veux, on peut parler !

— NON ! JE VEUX QUE TU PARTES ! hurla Ella.

Les confidences d'Ella à Marie

Les jours passèrent, et peu à peu Ella retrouva le sourire, le goût des choses simples. Elle se confia à Marie.

Si elle avait fait ça, c'était car son père la battait depuis que sa mère était partie il y a un an. Il rentrait tard le soir, ivre mort, et reportait sa haine sur elle...

Puis, un matin, le docteur Serri lui proposa d'aller dans un centre...

— Tu sais, là-bas ils t'aideront mieux que nous, c'est un centre spécialisé...

— AH je vous avais vus venir ! Vous voulez m'envoyer chez les fous hein ? C'est ça ! Vous me croyez folle !

Même Marie n'arrivait pas à la calmer.

— Tu le savais ? Tu savais qu'il m'enverrait chez les fous et tu n'as rien fait ! Je te déteste !

— Je n'y peux rien, crois-moi...

Ella fut obligée d'aller dans le centre. De force.

Marie était présente lorsqu'ils l'ont emmenée et elle se souviendra toujours des mots d'Ella...

— Ne les laisse pas Marie ! Je t'en supplie, ne les laisse pas m'emmener là-bas ! Marie ! Aide-moi !...

Marie ne put retenir ses larmes. Elle ne connaissait même pas le prénom de la jeune fille et pourtant elle avait noué des liens forts avec elle. Marie n'a plus jamais eu de nouvelles d'elle, étant donné qu'elle ne connaissait pas son nom.

Les retrouvailles un an plus tard

Et un jour, Marie sortait de l'hôpital quand elle vit une jeune fille qui lui faisait de grands signes. Elle s'approcha donc, mais elle ne reconnaissait pas son visage...

— Bonjour... commença la jeune fille. Je suis la jeune fille que tu as soignée il y a un an maintenant. Je suis Ella. J'ai changé, hein ?

En réalité, le centre m'a beaucoup aidé, je te remercie. De toute l'aide, le soutien, l'affection que tu m'as apportés... Parce que quand on dit hôpital psychiatrique, on pense que c'est pour les fous et... j'étais pas folle, hein ?

— Non...

— En fait, j'ai rencontré des personnes formidables que je revois aujourd'hui et je me sens mieux, vraiment mieux !! C'est en partie grâce à toi !! Regarde-moi, comme j'ai changé !

C'était vrai ! Elle, si frêle, si maigre, au regard dur... À présent, son regard pétillait, elle avait un teint de pêche et de longues jambes fines. Elle était belle.

Elles se serrèrent dans les bras, pleurèrent...

Elles ne se sont plus revues. Mais ça n'a pas d'importance, au fond...

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kiki02
kiki02 @kiki02
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