Portrait de l'autrice Phœbe Hadjimarkos Clarke.
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« Le livre des souterrains » de Phoebe Hadjimarkos Clarke : l'exploration mystérieuse qui va te fasciner

Après le choc « Aliène », Phoebe Hadjimarkos Clarke revient avec un roman mystérieux où une artiste disparaît, son journal intime révèle une fable de cité assiégée, et les frontières entre réel et fiction s'effacent.

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Elle a débarqué sans prévenir en 2021 avec « Tabor », un premier roman qui refusait déjà les cases. Phoebe Hadjimarkos Clarke, 39 ans, franco-américaine installée à Lyon, revient en août 2026 avec « Le livre des souterrains », chez les Éditions du Sous-Sol. Deux ans après le choc « Aliène », Prix du Livre Inter 2024, elle propose une nouvelle plongée dans les abysses de la création et de l'incertitude. Une artiste disparaît, un journal intime ressurgit, et entre ses pages se niche une fable qui brouille toutes les pistes.

Portrait de l'autrice Phœbe Hadjimarkos Clarke.
Portrait de l'autrice Phœbe Hadjimarkos Clarke. — (source)

L'ovni littéraire qui a conquis la France

Phoebe Hadjimarkos Clarke trace une route singulière dans le paysage littéraire français. Depuis ses débuts, elle refuse les étiquettes, mélange les genres, et impose une voix que personne n'attendait.

Portrait d'une autrice qui refuse les étiquettes

Phœbe Hadjimarkos Clarke, lauréate du Prix du Livre Inter 2024.
Phœbe Hadjimarkos Clarke, lauréate du Prix du Livre Inter 2024. — (source)

Née en 1987 d'un père grec et d'une mère américaine, elle grandit entre deux cultures. Elle obtient un master en esthétique à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2014, puis se lance dans la traduction d'essais en arts et sciences humaines. Depuis 2020, elle traduit des textes exigeants, ce qui nourrit sa propre écriture d'une précision rare.

Dans une interview aux Inrocks en juin 2024, elle explique utiliser les genres littéraires comme « des chemins détournés » pour interroger le monde. Elle ne veut pas faire de la science-fiction pour le plaisir de l'évasion, mais pour parler du réel avec des outils décalés. « Je revendique le fait d'écrire depuis une position féministe », déclare-t-elle. Ses romans mêlent politique, queer, fantastique et roman social avec une aisance déconcertante.

Cette volonté de brouiller les frontières se retrouve dans chacun de ses textes. « Tabor » avait été qualifié de science-fiction queer, mais l'autrice dénonçait déjà cette étiquette : « dès lors que l'on traite de la question climatique, ça ne semble pouvoir se faire que sous l'angle de la science-fiction ». Elle refuse que le réel soit confiné dans des cases trop étroites.

La consécration inattendue d'« Aliène »

En 2024, Phoebe Hadjimarkos Clarke publie « Aliène » aux Éditions du Sous-Sol. Le roman raconte l'histoire de Fauvel, une trentenaire borgne qui vit d'allocations et part garder une chienne clonée à la campagne. Un sociologue enquête sur des enlèvements extraterrestres. Le mélange est détonant.

Le livre obtient le Prix du Livre Inter 2024, un jury composé de lecteurs et lectrices présidé par Isabelle Huppert. C'est un choc pour beaucoup : un roman de science-fiction queer et social remporte l'un des prix les plus prestigieux de la rentrée. Fauvel a perdu un œil à cause d'un tir de LBD lors d'une manifestation. La violence politique s'invite dans la fiction avec une puissance rare.

Portrait de Phœbe Hadjimarkos Clarke.
Portrait de Phœbe Hadjimarkos Clarke. — (source)

Le roman mêle humour, angoisse, anticipation climatique et fable campagnarde. La critique est unanime : Télérama, Le Monde, Libération, France Culture saluent ce mélange inédit. Ce succès installe l'autrice comme une figure incontournable de la jeune littérature française.

Une œuvre déjà multiple

Avant « Aliène », Phoebe Hadjimarkos Clarke avait déjà publié « Tabor » en 2021, un premier roman qui explorait les effets sous-jacents du changement climatique. En 2022, elle sort « Cadavres » aux éditions cry mimi cry, un recueil de 13 poèmes accompagnés de 15 dessins de Rozenn Voyer. En 2023, elle co-écrit « 18 Brum'Hair » avec Martin Desinde, illustré par Flore Chemin, chez Rotolux Press.

Cette diversité de formes et de supports montre une autrice qui ne se laisse enfermer dans aucun genre. La poésie, le roman, l'essai : tout lui est bon pour explorer les violences patriarcales, l'aliénation et le rapport au vivant.

Retour sur le phénomène Aliène : l'amitié comme arme

Pourquoi revenir sur « Aliène » alors que « Le livre des souterrains » est notre sujet ? Parce que les deux romans partagent une même veine mystérieuse et politique. Comprendre ce qui a fait le succès du précédent, c'est saisir pourquoi le nouveau promet d'être encore plus fascinant.

L'œil perdu de Fauvel : quand la violence politique s'invite dans la fiction

Dans « Aliène », Fauvel a perdu un œil. Pas dans un accident, pas dans une bagarre. Un tir de LBD lors d'une manifestation. Ce détail n'est pas anodin : Phoebe Hadjimarkos Clarke utilise la fiction pour traiter de sujets sociaux brûlants sans tomber dans le pamphlet. Les violences policières, la précarité, la condition animale deviennent des motifs narratifs qui traversent le roman.

Phoebe Hadjimarkos Clarke dans un café, photographiée pour Society.
Phoebe Hadjimarkos Clarke dans un café, photographiée pour Society. — (source)

Le personnage de Fauvel est une anti-héroïne magnifique. Elle vit d'allocations, elle est borgne, elle part garder une chienne clonée dans une maison isolée. Rien de glamour, tout est brut. L'amitié qui se noue entre elle et cette chienne est l'un des plus beaux portraits de résistance par le soin qu'il m'a été donné de lire.

Une chienne clonée et une enquête sociologique : le vertige du réel

Le dispositif littéraire d'« Aliène » est unique. L'enquête sur des enlèvements extraterrestres menée par un sociologue croise la garde d'un clone canin. Les trames a priori incompatibles s'entrelacent avec une fluidité déconcertante.

Ce vertige narratif, les lecteurs l'attendent avec impatience dans « Le livre des souterrains ». Phoebe Hadjimarkos Clarke a prouvé qu'elle savait mêler les genres pour créer une expérience de lecture inoubliable. Le nouveau roman promet d'aller encore plus loin dans l'exploration des limites entre fiction et réalité.

Une critique sociale qui passe par le détour

Ce qui frappe dans « Aliène », c'est la manière dont l'autrice aborde des sujets brûlants sans jamais donner de leçons. Les violences faites aux animaux, aux femmes, aux manifestants sont traitées avec une subtilité rare. La fiction devient un prisme qui déforme et révèle le réel.

Dans une interview aux Inrocks, elle explique vouloir « brouiller les frontières » des catégories littéraires. Cette approche lui permet de parler de notre époque avec une liberté que le roman réaliste traditionnel n'autorise pas toujours.

« Le livre des souterrains » : l'artiste qui disparaît

Voici le cœur du mystère. « Le livre des souterrains » raconte l'histoire de Marie Marzouk, une artiste « entre deux âges » qui disparaît inexplicablement lors d'une performance. Son journal intime est retrouvé, retraçant ses derniers mois. Entre les pages, des feuillets mystérieux racontent une autre histoire.

Les secrets du journal de Marie Marzouk

Marie Marzouk est une artiste dont on ne sait pas grand-chose. Elle travaille, elle crée, elle vit. Puis un jour, pendant une performance, elle s'évanouit dans la nature. Son journal intime devient la seule trace de son passage. Ce journal raconte ses derniers mois, ses doutes, ses obsessions, ses rencontres.

Couverture du « Livre des souterrains » de Phœbe Hadjimarkos Clarke.
Couverture du « Livre des souterrains » de Phœbe Hadjimarkos Clarke. — (source)

Mais le mystère ne s'arrête pas là. Entre les pages du journal, quelqu'un a glissé des feuillets. Ils racontent l'histoire d'une cité assiégée par un ennemi invisible. Pourquoi ces feuillets ? Qui les a placés là ? Sont-ils l'œuvre de Marie elle-même, ou viennent-ils d'ailleurs ?

La fable de la cité assiégée : un roman dans le roman

C'est le twist le plus fascinant du livre. Au cœur du journal de Marie Marzouk se niche une fable. Une cité est assiégée par un ennemi qui ne se montre jamais. Les habitants fuient, se terrent, désespèrent. Mais une femme, Hyacinthe, décide de rester. Elle prend soin d'une volée d'oies, elle refuse d'abandonner.

Cette mise en abyme devient le cœur battant du mystère. Le journal et la fable se mêlent, les limites entre fiction et réalité s'estompent. On ne sait plus qui raconte quoi, qui est l'auteur de ces feuillets, ni même si Marie Marzouk existe vraiment.

Illustration évoquant une grotte mystérieuse, en lien avec l'atmosphère du 'Livre des souterrains'.
Illustration évoquant une grotte mystérieuse, en lien avec l'atmosphère du 'Livre des souterrains'. — (source)

Une construction en miroir

Ce qui rend ce dispositif si puissant, c'est la manière dont les deux récits se répondent. Le journal de Marie Marzouk raconte une vie d'artiste en proie au doute, à la création, à la difficulté d'être. La fable de la cité assiégée parle de résistance, de soin, de choix impossibles. Les deux histoires s'éclairent mutuellement, créant une résonance qui dépasse la simple intrigue.

Phoebe Hadjimarkos Clarke maîtrise l'art de la construction en abyme. Elle crée des espaces où le lecteur peut projeter ses propres questions, ses propres angoisses. Le mystère reste entier jusqu'à la dernière page.

Mystère, anticipation et incertitudes : « le grand roman de notre époque »

La Fnac présente « Le livre des souterrains » comme « le grand roman de nos incertitudes contemporaines ». Cette description n'est pas une simple formule marketing. Le livre touche à des angoisses très actuelles, et le fait avec une intelligence rare.

Une cité assiégée par l'invisible : miroir de nos peurs contemporaines

La cité assiégée par un ennemi invisible est une métaphore puissante. Après les confinements, après les années Covid, après la menace climatique qui plane sans qu'on la voie vraiment, cette image résonne fort. L'ennemi qui ne se montre pas, c'est aussi l'angoisse diffuse qui habite notre époque.

Phoebe Hadjimarkos Clarke ne donne pas de leçons. Elle ne dit pas « voilà ce qu'il faut penser ». Elle crée un espace où le lecteur peut projeter ses propres peurs, ses propres questions. La fable dépasse l'intrigue pour toucher à l'universel.

Hyacinthe et les oies : la résistance par le soin du vivant

Le personnage d'Hyacinthe est l'un des plus beaux du roman. Elle reste dans la cité assiégée, non pas pour se battre, mais pour prendre soin d'une volée d'oies. Ce geste de résistance par l'attention aux êtres vulnérables est un motif récurrent dans l'œuvre de l'autrice.

Phoebe Hadjimarkos Clarke lors d'une interview sur France Inter.
Phoebe Hadjimarkos Clarke lors d'une interview sur France Inter. — (source)

Dans « Aliène », Fauvel gardait une chienne clonée. Dans « Le livre des souterrains », Hyacinthe s'occupe d'oies. Le soin, l'attention aux autres espèces, la résistance silencieuse face à l'effondrement : voilà des thèmes qui traversent toute l'œuvre de Phoebe Hadjimarkos Clarke. C'est une écriture politique, féministe, qui place le vivant au centre.

L'incertitude comme matière romanesque

Ce qui fait la force de ce roman, c'est son refus de répondre aux questions qu'il pose. Le mystère reste entier. On ne saura pas forcément ce qui est arrivé à Marie Marzouk, ni d'où viennent les feuillets. L'autrice cultive l'incertitude comme une matière romanesque à part entière.

Cette approche correspond à notre époque. Nous vivons dans un monde où les certitudes s'effondrent, où les repères se brouillent. « Le livre des souterrains » capte cette atmosphère avec une justesse rare.

Rentrée littéraire 2026 : rendez-vous avec le fantastique

« Le livre des souterrains » arrive dans une rentrée littéraire 2026 marquée par l'essor du fantastique et de l'anticipation. Selon ActuaLitté, ces genres s'installent durablement dans la production romanesque française. Phoebe Hadjimarkos Clarke en est l'une des figures de proue.

Pourquoi le fantastique est le langage de la rentrée 2026

Les genres de l'imaginaire ne sont plus relégués aux marges de la littérature. Ils deviennent le langage privilégié pour capter les angoisses contemporaines. Changement climatique, effondrement écologique, crises politiques : le réel est devenu si étrange que la fiction spéculative semble le seul moyen de le décrire.

Phoebe Hadjimarkos Clarke incarne parfaitement cette tendance. Elle utilise le fantastique non pas comme une échappatoire, mais comme un outil pour explorer le monde. Ses romans sont ancrés dans le réel, mais ils le regardent de biais, avec des lunettes déformantes qui révèlent des vérités cachées.

Le positionnement du livre face aux autres romans de l'année

« Le livre des souterrains » est l'un des titres les plus attendus de la rentrée. Publié dans la collection Feuilleton fiction des Éditions du Sous-Sol, il bénéficie du prestige d'une maison reconnue pour son exigence. Les Éditions du Sous-Sol ont déniché des voix uniques, et Phoebe Hadjimarkos Clarke en fait partie.

Comparé à d'autres romans de la rentrée, celui-ci se distingue par sa construction en abyme, son mélange des genres et son refus de répondre aux questions qu'il pose. Le mystère reste entier jusqu'à la dernière page. C'est un livre qui ne se laisse pas apprivoiser facilement.

Une autrice qui fait l'événement

Phoebe Hadjimarkos Clarke est devenue une autrice dont chaque nouveau livre est attendu avec impatience. Après le succès d'« Aliène », les regards sont braqués sur elle. « Le livre des souterrains » confirme qu'elle n'est pas un feu de paille, mais une voix durable et singulière.

Un objet littéraire soigné : les mystères des Éditions du Sous-Sol

Au-delà du contenu, l'objet livre compte. « Le livre des souterrains » est un bel objet : 336 pages, couverture soignée, prix de 21,50 €. Pour les amateurs de belles éditions, c'est un argument de poids.

Une collection au service du récit

Les Éditions du Sous-Sol ont une identité forte. Leur collection Feuilleton fiction propose des objets hybrides, souvent à la frontière entre roman, essai et documentaire. Le soin apporté à la maquette, au papier, à la typographie fait de chaque livre un objet désirable.

Phoebe Hadjimarkos Clarke y a publié « Aliène » avec succès. « Le livre des souterrains » bénéficie du même traitement. La couverture, sobre et mystérieuse, donne envie de plonger dans les pages.

336 pages de vertige : ce que le format dit du récit

336 pages, c'est le format idéal pour se laisser engloutir sans s'essouffler. Assez long pour développer une intrigue complexe, assez court pour qu'on le dévore en un week-end. Le livre est disponible en librairie dès le 20 août 2026. Les précommandes sont déjà ouvertes sur les sites spécialisés.

Ce format dit quelque chose du récit : on est dans l'immersion totale, dans un mystère qui se déploie sans jamais trahir sa promesse. Chaque page compte, chaque mot est pesé.

Un prix accessible pour un objet de qualité

À 21,50 €, « Le livre des souterrains » se situe dans la moyenne des romans de cette qualité. Pour un objet soigné, avec une mise en page travaillée et un papier de qualité, c'est un investissement raisonnable. Les Éditions du Sous-Sol proposent régulièrement des éditions qui deviennent des collectors.

Conclusion

Phoebe Hadjimarkos Clarke est une autrice rare. Elle refuse les compromis, brouille les frontières, et impose une voix qui détonne dans le paysage littéraire français. « Le livre des souterrains » confirme tout le bien qu'on pensait d'elle après « Aliène ». C'est un roman mystérieux, politique, féministe, qui parle de notre époque sans jamais donner de leçons.

La disparition de Marie Marzouk, la fable de la cité assiégée, le personnage d'Hyacinthe et ses oies : tout concourt à créer une expérience de lecture unique. On en ressort troublé, fasciné, avec l'impression d'avoir touché du doigt quelque chose d'essentiel. Ce livre est une invitation à plonger dans les souterrains de la création, de la mémoire et de l'incertitude. N'hésitez pas une seconde.

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Questions fréquentes

Qui est Marie Marzouk dans Le livre des souterrains ?

Marie Marzouk est une artiste « entre deux âges » qui disparaît inexplicablement lors d'une performance. Son journal intime, retrouvé après sa disparition, constitue la seule trace de ses derniers mois.

De quoi parle la fable dans Le livre des souterrains ?

La fable raconte l'histoire d'une cité assiégée par un ennemi invisible. Une femme nommée Hyacinthe décide de rester pour prendre soin d'une volée d'oies, refusant d'abandonner malgré le danger.

Quel prix a remporté Aliène de Phoebe Hadjimarkos Clarke ?

Aliène a remporté le Prix du Livre Inter 2024, un jury composé de lecteurs et lectrices présidé par Isabelle Huppert. Ce roman de science-fiction queer et social a été salué par Télérama, Le Monde et Libération.

Quand sort Le livre des souterrains en librairie ?

Le livre des souterrains sort le 20 août 2026 aux Éditions du Sous-Sol. Il compte 336 pages et est vendu au prix de 21,50 €.

Quel est le lien entre Aliène et Le livre des souterrains ?

Les deux romans partagent une veine mystérieuse et politique, notamment le motif de la résistance par le soin du vivant. Dans Aliène, une femme garde une chienne clonée ; dans le nouveau roman, Hyacinthe s'occupe d'oies.

Sources

  1. Phoebe Hadjimarkos Clarke — Wikipédia · fr.wikipedia.org
  2. actualitte.com · actualitte.com
  3. en-attendant-nadeau.fr · en-attendant-nadeau.fr
  4. fnac.com · fnac.com
  5. lesinrocks.com · lesinrocks.com
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Amélie Bourbot @book-vibes

Je parle de livres comme d'autres parlent de leurs séries préférées : avec des étoiles dans les yeux et des recommandations qui fusent. Ancienne booktubeuse reconvertie en rédactrice, j'ai gardé l'enthousiasme sans le format vidéo. Essais, non-fiction, romans graphiques, poésie contemporaine – mon spectre est large. J'habite à Nantes, entourée de bibliothèques et de librairies indépendantes qui me ruinent chaque mois. Mes critiques essaient de transmettre le frisson d'une bonne découverte.

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