Image 1
Lifestyle

Mémoire : Comment la stimuler ?

Découvrez les techniques scientifiques pour booster votre mémoire : répétition espacée, mnémotechniques, sommeil et gestion du stress. Des méthodes validées pour réussir vos examens.

As-tu aimé cet article ?

Répétition espacée : la méthode scientifique pour mémoriser

On retrouve d'autant mieux une information qu'elle a été apprise plusieurs fois. Il a été démontré que la quantité d'informations retenues est proportionnelle au temps passé à les mémoriser.

En outre, la mémorisation est meilleure si le « matériel » a été appris plusieurs fois, avec un espacement suffisant entre les réapprentissages. Le chercheur Bahrick a montré qu'en apprenant cinq fois, avec des espacements de 24 heures, on retenait 68 % des informations un mois plus tard. À l'inverse, cinq apprentissages espacés de cinq jours chacun permettaient de retenir 86 % des informations après le même délai !

Comment utiliser la mémoire visuelle et auditive ?

L'imagerie mentale est une stratégie efficace. Par exemple, pour apprendre une carte de géographie, on commence par la visualisation mentale : on se représente les différentes parties ainsi que les éléments marquants qui structurent la carte. Ensuite, l'apprentissage continue le crayon à la main, en recopiant la carte et en l'enrichissant de détails.

L'organisation visuelle des cours et fiches (couleurs, plan clair...) facilite la mémorisation. On peut rapprocher cette technique de celle, auditive, qui consiste à lire à haute voix. Cela peut sembler puéril, mais c'est très efficace. Ces moyens simples créent d'autres « entrées » dans la mémoire.

Techniques mnémotechniques : créer des liens pour retenir

Le regroupement logique des données à retenir, la création d'arborescences hiérarchiques, l'établissement de rapprochements et de comparaisons avec des connaissances déjà acquises permettent de renforcer la mémorisation tout en allégeant la charge mentale.

Il existe pour cela de nombreux moyens mnémotechniques :

  • Créer une histoire avec une série de mots à apprendre
  • Disposer des indices spatiaux et temporels sur les informations (le contexte aide à se souvenir : « J'ai appris ceci à tel moment et à tel endroit »)
  • Regrouper les lettres initiales en un sigle frappant ou les premières syllabes en une phrase facile à retenir

Par exemple, « le très lyrique Tristan fait vachement méditer Iseult » est une phrase qui permet de retenir le nom des huit acides aminés indispensables (Leucine, Thréonine, Lysine, Tryptophane, Phénylalanine, Valine, Méthionine et Isoleucine).

Ou encore, « J'aime à faire apprendre un nombre utile aux sages » constitue le début d'une série qui permet de retrouver les premières décimales du nombre pi, grâce au nombre de lettres de chaque mot : 3, 1, 4, 1, 5, 9... Soit 3,14159.

Sommeil et mémoire : pourquoi bien dormir est essentiel

La consolidation des informations à mémoriser passe par des stratégies conscientes (répétition et organisation), mais aussi par le sommeil. Un sommeil réparateur est indispensable à la mémoire car, lors de certaines phases du sommeil, le cerveau classe et organise les informations de la journée.

Le manque de sommeil entraîne des troubles, en particulier au niveau de la vigilance, de la concentration et de la mémoire. Les observations montrent que ce qui est appris avant le coucher est mieux mémorisé et pour une durée plus longue – mais une soirée marquée par la fatigue et le stress ne permettra pas une bonne mémorisation !

Des études ont révélé que les régions cérébrales sollicitées lors de l'apprentissage dans la journée sont de nouveau activées pendant certaines phases de la nuit qui suit (le sommeil paradoxal). Le sommeil permettrait de réactiver la mémoire pour consolider les souvenirs acquis. Mais inutile d'écouter pendant son sommeil une cassette avec le texte de ses cours : l'attention doit se focaliser de façon consciente sur les points à retenir.

Quel environnement favorise la concentration ?

La mémoire est sensible aux interférences, comme un fond sonore de bruits ou de musique. La capacité à se concentrer sur un cours tout en écoutant de la musique diminue avec l'âge. Si un étudiant a du mal à mémoriser, il doit supprimer les interférences sonores autour de lui.

Comment gérer son stress pendant les examens ?

Le stress est une manifestation émotionnelle naturelle chez toute personne confrontée à une situation nouvelle ou à un contexte inquiétant. Dans certains cas, le stress prend des proportions excessives, entraînant des manifestations physiques – rougeur ou pâleur du visage, sueurs, accélération du rythme cardiaque et respiratoire – et psychologiques.

Ces dernières se traduisent par un manque de concentration, avec deux conséquences : soit une moins bonne mémorisation des informations nouvelles, soit un blocage « psychologique » empêchant l'étudiant de retrouver les informations dont il a besoin, alors qu'il récitait parfaitement son cours avant l'épreuve.

Dans d'autres cas, le stress peut se révéler bénéfique car il met le cerveau en alerte, lui permettant de mieux mobiliser ses ressources et donc de retrouver les informations utiles. Il n'est pas toujours facile de trouver le juste milieu !

Conseil pratique : une bonne façon de maîtriser son stress pour un oral est de simuler les conditions de l'examen avant celui-ci, en répétant avec des amis.

Café et tabac : quels effets sur la concentration ?

Le « coup de fouet cognitif » de la caféine (café, thé, coca) ne représente en fait qu'un stimulant mineur de la mémoire. La caféine augmente l'énergie et la concentration, ce qui permet indirectement une meilleure mémorisation. Toutefois, à doses fortes ou répétées, elle peut donner l'illusion d'être plus concentré, alors que l'attention se révèle superficielle. De plus, elle entraîne des insomnies.

La nicotine des cigarettes est un stimulant souvent employé pour surmonter le stress. Pendant quelques dizaines de minutes, elle procure une sensation de détente et une augmentation de l'activité cérébrale.

Le cumul caféine-nicotine renforce donc temporairement les capacités d'attention mais, à la longue, il provoque une surexcitation qui se révèle inefficace.

Stimulants et médicaments : ce qui fonctionne vraiment

Il peut être utile de prendre de la vitamine C à doses raisonnables. Les amphétamines sont des stimulants à éviter formellement car elles entraînent une excitation générale qui aboutit invariablement à un effondrement de l'organisme.

Les « aides » chimiques en vente libre dans les pharmacies et les grandes surfaces sont soit des placebos, soit des stimulants mineurs sans grande efficacité. Enfin, les tranquillisants réduisent la concentration.

As-tu aimé cet article ?
magixguignol
magixguignol @magixguignol
50 articles 0 abonnés

Commentaires (2)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires