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Lifestyle

La scarification

Je pratique la scarification artistique, mais mes parents jugent sans comprendre. Partagez-vous leur réaction ?

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Qu'est-ce que la scarification exactement ?

Tout d'abord, un peu de culture générale. La scarification est une incision peu profonde de l'épiderme. Je souligne l'expression « peu profonde » parce que c'est vrai. Lorsque quelqu'un (entre autres moi, qui écris cet article) se scarifie, on pense tout de suite à la douleur, à une fille pas normale, complètement folle. On imagine aussi le sang qui coule au contact d'une lame ou d'un objet pointu.

Donc là, il faut arrêter les préjugés, parce que quand on sait ce que l'on fait, on arrive à ne pas se faire saigner (la plupart du temps en tout cas). 😉

Ma première expérience de scarification

La première fois que je me suis scarifiée, c'était début août, un peu au hasard. J'étais curieuse et avide de sensations. Je répète que je ne suis pas une folle ! En y repensant, j'avais vraiment le moral à zéro : ma meilleure amie me manquait, j'étais déprimée à cause de mon copain et pour en rajouter, c'était « apocalypse now » avec mon père. En clair, je ne me sentais pas bien dans ma peau. J'avais besoin de quelque chose qui me change les idées.

Je suis une fan de snowboard (ce qui est radical en cas de blues, vous devriez essayer), mais en été, la neige se fait un peu rare.

Quand mes parents ont découvert mes cicatrices

Si j'écris cet article aujourd'hui, c'est parce qu'il s'est passé quelque chose. Une chose que peu de personnes comprennent, et en premier lieu, mes parents.

Je rappelle : la première fois que je me suis scarifiée, c'était en plein été. Un petit soleil façon tribal sur l'intérieur de la cheville droite. J'en suis très fière. Ce soleil a fait des petits, mais toujours à des endroits discrets. Il y a deux semaines, mon soleil disparaissant, je me le suis refait.

Un soir avec mon père, qui s'entend mieux avec moi depuis, nous regardions un film où une jeune fille se scarifie dans sa salle de bain.

Le lendemain, nous en avons reparlé. Mon père, ayant un esprit d'analyse très développé (grâce à son métier), en est venu à la conclusion que je me scarifiais. Il m'a demandé de lui montrer mes bras et mes chevilles. J'ai commencé par refuser et paniquer, ce qui a confirmé encore plus sa conclusion.

Quand il a vu le soleil (la cicatrice était bien nette, à peine deux semaines) et un autre petit dessin presque disparu, il m'a traitée de folle, de psychopathe. Il m'a demandé des explications, mais en réalité, il n'en avait que faire. Il avait son point de vue, un point c'est tout.

Incompréhension et jugement familial

En l'espace de deux jours, ce qui n'était connu que par ma meilleure amie était découvert. Une chose qui, depuis trois mois, était sous leurs yeux.

Depuis, ce sont des remarques ironiques, blessantes à longueur de journée. Ce qui me fait le plus de mal, c'est que mes parents l'ont découvert, mais ils ne cherchent pas plus loin. Ils ne m'ont même pas demandé si j'avais des problèmes ou un mal-être.

Je ne me plains pas (loin de là). Je me scarifie parce que cela me plaît, que j'aime ça. Je trouve que c'est une forme d'art, comme pour d'autres personnes qui se font des tatouages. Vous conviendrez comme moi que la scarification artistique (dans mon cas) et le tatouage sont deux pratiques proches : toutes deux laissent une trace sur ou sous la peau.

Mes parents ne cherchent pas à comprendre. Ils veulent même m'envoyer voir un psy (pour m'aider, vous penserez ? Non !) pour les confirmer dans l'idée qu'ils ont de moi : je suis une folle !

Votre avis m'intéresse

Je ne cherche pas à me rendre intéressante, pas du tout. J'aimerais avoir des témoignages ou des points de vue sur mon histoire. Dites-moi en commentaire si vous trouvez la réaction de mes parents excessive ou normale.

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skateuse
skateuse @skateuse
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