Image 1
Lifestyle

L'orchidée est une fleur fragile...

Une lettre bouleversante pour refuser la souffrance silencieuse et transformer la peine en force après un deuil.

As-tu aimé cet article ?

Image 1
Image 1

Non, je ne veux pas faire la morale, ni montrer le bon chemin. Je ne suis personne, aucune référence, pas un guide, ni un gardien : rien de plus qu'une personne qui prend sa vie et qui essaie d'en tirer des leçons, qui aime lire la vie des autres et qui est happée par la sienne. Parce que comme un miroir, elle reflète mes pensées, mes sentiments, mes peurs. J'y devine des épreuves en commun, des doutes et des espoirs trop profondément cachés que l'on ne distingue pas pour le moment...

Comment surmonter la douleur par l'automutilation ?

Tu parles de suicide comme d'une thérapie du corps, de te couper pour souffrir. Tu dis qu'ensuite tu te sens mieux, mais n'est-ce pas un leurre, une illusion de victoire ? Tu te fais des plaies que tu as le pouvoir de guérir avec du désinfectant, de cacher avec un pansement, un pull... Mais ta peine, elle, est toujours là. Elle est si intense que tu perds les sens ; elle semble invisible aux autres et, en même temps, tu as l'impression de la porter sur ton front, comme tatouée en toi.

Gérer la culpabilité après un deuil

Tu portes cette culpabilité d'avoir mal fait. Bah oui, forcément, puisqu'il est mort, c'est forcément de ta faute, sinon de qui ? Les autres ont fait de leur mieux, tu refuses de les accuser. Tu es la seule à blâmer : la mauvaise enfant, l'ado qui ne lui a pas assez dit « je t'aime ». Parce que c'est sûr, avec plus de « je t'aime », la voiture l'aurait évitée, le cancer aurait disparu de ses poumons... Crois-tu vraiment que l'on a un tel pouvoir ?

Alors, tu gardes tout pour toi, interdiction de te plaindre ou de souffrir en public. Tes peurs se multiplient pour t'empêcher de revivre. Tu envisages deux solutions : le suicide ou le psy. Pour la deuxième, est-ce vraiment la peur d'en parler à ta mère qui te bloque ? Ou n'est-ce pas ta peine qui te freine, encore et toujours ? Toutes les excuses sont bonnes pour t'assurer que tu es condamnée à souffrir seule, en silence.

Refuser la douleur physique pour guérir

Eh bien, tu sais quoi ? Je refuse. Je refuse cette idée de combler la douleur morale par une douleur physique. Je refuse de placer les peines sur une échelle de valeur, parce que rien n'est digne de les comparer, même pas toi. Chaque douleur est unique. Je refuse de ne pas raconter ma peine à une psy parce qu'il y a peut-être pire ailleurs, mais il y a aussi mieux.

On a droit au bonheur. Un jour viendra où l'on ne nous laissera pas le choix, on devra mourir. Peu importe quand et comment, puisqu'on aura été fortes, les plus fortes. Parce que toi seule, l'orchidée, tu sauras transformer ta peine en un beau souvenir de TON père. C'est ton œuvre, ton histoire. À toi de rajouter des chapitres forts en amour et en passion, pour des êtres qui auront toujours, dans le regard, ce « je ne sais quoi » de l'amour que l'on ressent quand papa nous serre dans ses bras...

Pas une sœur, pas une amie, juste un pont entre deux douleurs, un petit plus dans ta vie et dans la mienne. Parce que l'appel du cœur est le plus fort, je suis là et je t'implore...

As-tu aimé cet article ?
leia's dream
Leia Princesse @leia's dream
1 articles 0 abonnés

Commentaires (0)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires