
Drogues et bien-être artificiel : pourquoi les jeunes consomment-ils ?
Alcool, drogues, stupéfiants... Ces consommations dites « illicites » qui, en quelques heures ou quelques instants, apportent ce que l'on peut appeler du bien-être. Ce bien-être artificiel, certes destructeur — ne le nions pas —, mais est-il indispensable ? Les voies de la raison diront bien entendu le contraire, celles du plaisir l'approuveront. Alors nous, jeunesse du siècle et du monde, que choisir ?
Braver la loi, jouer avec ses neurones et ses sens lors de ces moments de « planage » apporte ce que nous avons mentionné plus haut. Mais est-ce véritablement un choix ? Une incitation ? Le résultat d'une adolescence bousculée par la découverte de l'amour, du sexe et de l'autre ? Ou simplement le culot de vouloir faire comme les potes, ou encore le désir ardent de connaître ce que racontent les copains sur ces planages, ces envols vers un monde meilleur...

Addiction : deux parcours, une même réalité
L'un est déprimé, triste, le cœur meurtri. Il est sans le sou et met ce qui lui reste dans la poche d'un dealer. Pour oublier, il boit, fume, sniffe et pire encore.
L'autre est riche, il a la vie que l'autre n'a pas. Pour trouver son bonheur parfait, il s'entoure de ce qu'il désire le plus, claque ce qu'il a dans de l'amusement : un gramme, une barrette ou encore le pochon de la meilleure « beuh » qui soit. Conseillé par les fournisseurs ou planteurs qu'il connaît, il a le bras long.
Ne les jugeons pas, ne comparons pas les effets que cela leur apportera : ils sont les mêmes, que ce soit au niveau mental ou physique. Alors pourquoi consomment-ils ? L'un pour étouffer, l'autre pour aller toujours plus loin. La satisfaction de l'un contre le bonheur de l'autre : combat rude et difficilement tranchable.
Fruit de la fatalité ? Ils finiront tous les deux dans un état piteux, loques humaines se traînant par terre, pour finalement dormir d'un sommeil de plomb. Parfois annonciateur d'une reprise en main, parfois fatal, toujours déstructurant.

Autodestruction : une fatalité pour l'homme ?
Finalement, la destruction n'est-elle pas au centre du monde ? L'homme est-il voué à s'autodétruire comme dans n'importe quel film catastrophe ou de science-fiction ? Car c'est finalement le même refrain qui sonne aux oreilles du spectateur : la Terre se détruit car l'homme n'en a pas pris soin comme il l'aurait dû, la race humaine est destinée à disparaître pour cause de non-fécondité générale... J'en passe et des meilleures.
Mais nous nous égarons, revenons à nos moutons. Où est le héros qui viendra sauver ces deux loques de leurs enfers ? Viendra-t-il à la fin du film ? La vie n'est (hélas) pas un film et il est impossible de rejouer la scène ni de rembobiner. Il faut continuer, se raccrocher à ce qui reste de soi.