
La discipline est essentielle dans tout système qui ne souhaite pas sombrer dans l'anarchie. Mais dans quelle mesure doit-elle être appliquée ? Même avec un comportement exemplaire dans une école permissive, vous réaliserez que la discipline rejoint tous les élèves à un moment ou un autre.
Récemment, j'ai été troublé d'apprendre qu'un élève avait été expulsé de son école pour avoir tenu des propos disgracieux envers l'un de ses proviseurs — propos rapportés à ce dernier. J'ignore si l'élève avait des antécédents disciplinaires. Toutefois, cette situation soulève de sérieuses questions.
L'impact de la sanction sur l'élève et l'école
Le choix d'une sanction a un impact considérable sur la vie de l'étudiant et sur l'ensemble des élèves de l'école — c'est d'ailleurs ce qui me pousse à écrire cet article. C'est pourquoi cette décision doit être prise avec du recul. Ceux qui tranchent doivent composer avec deux valeurs fondamentales de notre société : la liberté d'expression et le respect d'autrui — qui représente ici l'autorité.
Le renvoi scolaire : une sanction de dernier recours ?
Le renvoi, qui constitue à mes yeux la sanction de dernier recours, est-il vraiment justifié dans un cas pareil ? Après réflexion, cette expulsion me semble excessive, même si elle s'aligne sur les principes de l'établissement.
S'inspirer du système judiciaire pour plus d'équité
Je ne sais pas si la décision a été prise par un seul membre de la direction, mais nous pourrions nous inspirer du système judiciaire. Dans notre société, chaque personne accusée d'un crime majeur passe devant un tribunal, où elle peut choisir entre un juge et un jury. Le jury, quant à lui, est démocratique : il exige l'accord de plusieurs personnes aux perspectives variées.
Ne devrait-on pas, dans les cas extrêmes, solliciter l'avis d'un groupe de personnes (adultes, bien entendu) aux idéologies diverses ? Celles-ci ne pourraient-elles pas parvenir à un consensus équitable, qui satisferait sûrement la majorité des élèves et de leurs parents ?