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Anorexie : conséquences, troubles et thérapies

L'anorexie est un trouble du comportement alimentaire grave aux conséquences physiques et psychologiques lourdes. Découvrez les causes, symptômes et thérapies pour mieux comprendre et agir.

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Anorexie : principales causes et facteurs de risque

L'anorexie, comme la boulimie, survient généralement sans signes précurseurs évidents. Cependant, plusieurs facteurs de risque ont été identifiés :

  • Présence d'autres troubles émotionnels ou mentaux : dépression, anxiété, troubles obsessionnels compulsifs.
  • Influence familiale : insécurité vis-à-vis des autres membres de la famille, sentiment d'être critiqué par ses parents ou ses frères et sœurs.
  • Hérédité : les troubles du comportement alimentaire se retrouvent souvent chez les individus d'une même famille.

Il est important de préciser que les conséquences de l'anorexie sont aussi bien psychologiques que physiques.

Symptômes psychologiques de l'anorexie

Sur le plan psychologique, le comportement anorexique se caractérise par un jeûne volontaire et le refus de maintenir un poids normal par rapport à sa taille. Les personnes malades souffrent d'une réduction de 15 % ou plus de leur poids corporel.

Même si les anorexiques ont de l'appétit, ils le répriment en raison de leur crainte obsessionnelle de prendre du poids. Paradoxalement, ils semblent indifférents à leur maigreur : ils se perçoivent toujours trop gros, en contradiction avec la réalité.

Aux repas, ils choisissent les aliments les plus légers et se servent des portions restreintes. La prise d'aliments est vécue comme une agression et le jeûne comme une source de plaisir. Un régime sévère leur procure l'illusion de la maîtrise de soi. Ils peuvent développer certains rituels alimentaires, comme le refus de manger en compagnie d'autres personnes. D'ailleurs, la personne anorexique éprouve des difficultés à communiquer et évite les relations interpersonnelles, ce qui peut expliquer les conflits familiaux.

Parfois, les périodes de régime strict sont entrecoupées de crises boulimiques. Les anorexiques compensent ces excès en se faisant vomir. De même, pour perdre du poids, ils peuvent s'engager dans des activités physiques excessives. Souvent rationnels et intellectuels, ils obtiennent fréquemment de bons résultats scolaires.

Conséquences physiques de l'anorexie

Sur le plan physique, les ongles et les cheveux cassants (voire une perte de cheveux), la peau sèche, une sensation de froid permanent et, chez les femmes, des troubles des menstruations sont autant de signes liés à la sous-alimentation.

De plus, l'anorexie peut avoir de graves conséquences sur la santé : problèmes cardiaques (troubles du rythme, diminution du volume du muscle cardiaque, crises cardiaques), infertilité, perte osseuse, retard de croissance, dommages aux nerfs et au cerveau, perte de sensibilité, anémie, constipation et ballonnements. Poussée à l'extrême, la dénutrition consécutive à l'anorexie peut entraîner la mort par arrêt cardiaque.

Quand l'hospitalisation est-elle nécessaire ?

Certains symptômes indiquent la nécessité d'une hospitalisation :

  • Amaigrissement important et rapide
  • Épuisement physique
  • Ralentissement du rythme cardiaque (inférieur à 50 pulsations par minute)
  • Hypothermie
  • Troubles de la conscience et de la vigilance
  • Apathie et prostration

Complications médicales liées à l'anorexie

Les conséquences de l'anorexie sont vastes et toujours sérieuses. En effet, la majorité des personnes souffrant de troubles alimentaires éprouvent des complications médicales plus ou moins sévères.

Ces complications médicales incluent :

  • Problèmes digestifs : la couche musculaire du tube digestif est altérée par la dénutrition. Cela entraîne des reflux acides de l'estomac vers la bouche (brûlures), un ralentissement de la vidange gastrique (sensation de satiété immédiate), une insuffisance des contractions abdominales avec ballonnement et constipation, une insuffisance hépatique (le foie réduit son métabolisme, entraînant une accumulation de graisses dans les cellules hépatiques).
  • Glandes salivaires enflées (liées aux vomissements)
  • Gencives enflées et problèmes de dentition
  • Réduction de la masse musculaire
  • Risque accru de fractures osseuses
  • Déchirure de l'œsophage
  • Cheveux et ongles fragiles
  • Anémie
  • Ostéoporose (maladie osseuse provoquant une diminution de la densité osseuse, rendant les os poreux et fragiles)
  • Étourdissements
  • Apparition de poils lanugineux sur le corps et le visage
  • Baisse de la température corporelle : pour économiser du glucose, le corps réduit ses dépenses énergétiques. Le cœur bat moins vite et le sang circule plus lentement. Les extrémités (mains et pieds) deviennent violettes ou blanches et sont douloureuses au froid.
  • Arythmie cardiaque
  • Déshydratation
  • Aménorrhée : cessation des menstruations. Parmi les patientes s'interrogeant sur le retour de leurs règles, deux groupes se distinguent : celles qui avaient leurs règles avant la perte de poids (autour d'un IMC de 18,5) et les retrouveront autour de ce seuil, et celles qui n'avaient pas leurs règles avant la perte de poids, pour qui le retour est plus incertain. Toutefois, il est très improbable de les retrouver en dessous d'un IMC de 18,5.

Comprendre l'IMC (Indice de Masse Corporelle)

IMC = poids (kg) / taille² (en mètre)

  • IMC entre 25 et 30 kg/m² = surpoids
  • IMC > 30 kg/m² = obésité
  • IMC < 18,5 kg/m² = maigreur

Traitements et thérapies : comment soigner l'anorexie

L'hospitalisation

L'hospitalisation s'avère parfois indispensable en cas de complications médicales graves, de dénutrition importante, d'actes suicidaires ou d'auto-mutilation. Dans ces cas, la prise en charge doit être multidisciplinaire.

Les thérapies individuelles

La thérapie d'orientation analytique vise à rechercher les causes du mal-être et des symptômes. Le patient partage son vécu et l'analyse afin de découvrir les aspects cachés de sa personnalité, de les accepter et de les intégrer.

La thérapie cognitivo-comportementale a pour objectif d'aider la personne à modifier ses comportements, pensées et émotions grâce à l'auto-observation et à des techniques spécifiques (élaboration d'objectifs, restructuration des pensées, apprentissage de nouveaux comportements…).

D'autres approches thérapeutiques existent, comme l'hypnose, la sophrologie ou l'analyse transactionnelle.

Soutien et accompagnement

Une personne anorexique a peu de chances de guérir seule, sans suivi sérieux et régulier. Cependant, elle peut bénéficier d'un soutien extérieur, comme une écoute téléphonique assurée par d'anciennes anorexiques ou par des psychologues.

La thérapie familiale s'avère parfois indispensable pour restaurer ou améliorer la communication entre les membres de la famille. Elle offre à chacun la possibilité d'exprimer son vécu dans un cadre rassurant.

Les thérapies de groupe offrent un espace de rencontre entre personnes touchées par les mêmes difficultés. On y partage ses inquiétudes et on aborde des thèmes comme les problèmes relationnels, la dépression ou les idées suicidaires.

Peu d'associations existent en France, contrairement à d'autres pays comme le Canada, où la prise en charge des anorexiques est mieux assurée. Il existe cependant à Paris une association, « La Note Bleue », qui soutient les personnes atteintes de TCA (troubles du comportement alimentaire).

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christa
Christa Ka @christa
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