L'annonce surprise du State of Play
C'était aux alentours de 23h, le 2 juin 2026. Sony venait d'enchaîner les blockbusters : Marvel's Wolverine avec sa date de sortie au 15 septembre, God of War Laufey montrant des séquences de gameplay impressionnantes, Silent Hill: Townfall qui faisait frissonner l'assistance. Puis, sans prévenir, le logo de Mintrocket est apparu.

Un plan fixe sur une cuisine asiatique, des couteaux qui s'entrechoquent, et cette voix off : « Il faut du temps pour créer un chef-d'œuvre, et derrière chaque chef-d'œuvre se cache un maître qui a mis encore plus de temps à s'épanouir. » La caméra recule : Bancho, tablier noué, regard fixe, coupe un sashimi avec une précision chirurgicale. Le titre s'affiche : Bancho the Chef. Les réseaux sociaux explosent.
Dans un line-up XXL, Mintrocket crée la surprise
Au milieu des annonces attendues — Control Resonant, Onimusha: Way of the Sword, Phantom Blade Zero, Until Dawn 2 — l'arrivée d'un spin-off de Dave the Diver avait tout du joker. Sony misait sur un jeu de cuisine pour équilibrer un line-up dominé par l'action et l'horreur. Le teaser a généré un buzz immédiat, porté par la communauté des 5 millions de joueurs du premier opus.
Le choix de placer cette annonce en fin de conférence n'est pas anodin. Mintrocket bénéficie désormais d'une reconnaissance suffisante pour figurer aux côtés des grosses productions PlayStation. Le studio, qui avait débuté avec cinq employés, s'invite à la table des grands. Le message est clair : Bancho the Chef n'est pas un DLC déguisé, c'est une production à part entière.
Le teaser jouait sur plusieurs registres : le mystère du personnage, la beauté des plats en 3D (une première pour la série), et cette réplique choc qui annonçait la couleur. Les fans ont immédiatement reconnu la patte du studio : un mélange d'humour, de sérieux et d'amour du détail.
Bancho, le sushiman badass qui méritait son origin story
Dans Dave the Diver, Bancho était ce personnage silencieux, efficace, presque mystique. Derrière son comptoir, il transformait en plats d'exception les poissons que Dave remontait du Trou Bleu. Les joueurs l'adoraient pour son charisme brut, ses répliques rares mais percutantes, et cette aura de chef infaillible.
Jaeho Hwang, Head of Mintrocket, l'a confirmé sur le PlayStation Blog : « Bancho has long been a fan-favorite character in DAVE THE DIVER, and as a somewhat mysterious personality and highly skilled chef, we knew he was deserving of his own fully realized backstory. » Le pari repose donc entièrement sur ce personnage. Est-il assez solide pour porter un jeu complet ? Les premiers retours semblent le penser.

Le jeu se déroule en 2004, soit 19 ans avant les événements de Dave the Diver. On y incarne un Bancho encore novice mais déjà habité par le feu sacré, voyageant à travers l'Asie pour étudier les cuisines régionales. L'objectif : aller à la rencontre de chefs mythiques pour assimiler des recettes authentiques inspirées des traditions locales, tout en développant sa réputation auprès des communautés visitées.
Comment le succès de Dave the Diver prépare le terrain pour Bancho the Chef
Pour comprendre l'ampleur du risque que prend Mintrocket, il faut mesurer le phénomène Dave the Diver. Sorti le 28 juin 2023 sur PC, le jeu a réalisé un démarrage canon : 1 million de copies écoulées en dix jours. À l'époque, personne ne s'y attendait. Ce petit jeu hybride, mêlant exploration sous-marine et gestion de restaurant, a conquis les joueurs par son gameplay addictif et son charme pixel art.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 3 millions en janvier 2024, 4 millions en juin, 5 millions en novembre. Le jeu a vendu 1 million d'exemplaires supplémentaires en seulement six mois entre juin et novembre 2024, preuve que son succès n'était pas un feu de paille. Dave the Diver a également décroché un BAFTA du meilleur game design en avril 2024, consacrant son approche unique du mélange des genres. Son score Metacritic de 90/100 en dit long sur la reconnaissance critique.
Du petit studio de 5 personnes au BAFTA : le conte de fées Mintrocket
L'histoire de Mintrocket force le respect. À l'origine, une équipe de cinq personnes chez Nexon, le géant coréen du jeu vidéo. Cinq développeurs qui voulaient créer quelque chose de différent. Le projet a grandi, l'équipe est passée à 26 personnes au pic du développement, mais l'âme indie est restée.
Le succès de Dave the Diver a propulsé Mintrocket sur le devant de la scène. Le studio a prouvé qu'il maîtrisait le game feel — cette sensation de jeu qui fait qu'on enchaîne les parties sans voir le temps passer. La boucle de gameplay était parfaitement calibrée : plonger pour pêcher, remonter pour cuisiner, servir les clients, améliorer son équipement, replonger. Chaque élément renforçait l'autre.
Mais ce succès a aussi créé des attentes énormes. Les joueurs veulent retrouver cette magie. Et c'est là que le bât blesse : Bancho the Chef ne propose pas la même expérience. Le studio a choisi de prendre un risque créatif plutôt que de livrer Dave the Diver 2 : encore plus de poissons. C'est le signe d'une équipe qui refuse la facilité.
Un public français fidèle et exigeant
La communauté française a largement contribué au rayonnement de Dave the Diver. Streamé sur Twitch, chroniqué sur les sites spécialisés, le jeu a bénéficié d'un bouche-à-oreille exceptionnel dans l'Hexagone. Les joueurs français, particulièrement sensibles à la qualité du game design et à l'originalité, ont adopté le titre avec enthousiasme.
Cette fidélité a un revers : les attentes sont élevées, et le moindre faux pas serait immédiatement sanctionné. La culture du pari risqué est bien ancrée dans l'industrie, comme on a pu le voir avec d'autres productions audacieuses. Les joueurs français n'hésitent pas à exprimer leur mécontentement sur les forums et les réseaux sociaux. Mintrocket marche sur des œufs.
Le lien avec la France est d'autant plus fort que le jeu a été largement couvert par la presse spécialisée. Gamekult titrait sur un « spin-off préquel entièrement dédié au sushiman le plus talentueux, badass et inflexible de l'histoire du jeu vidéo ». Un ton qui colle parfaitement à l'esprit du studio.

Direction l'Asie : immersion dans le gameplay de Bancho the Chef
Entrons dans le vif du sujet. Bancho the Chef se déroule en 2004, soit 19 ans avant les événements de Dave the Diver. Le jeu nous propulse dans les jeunes années de Bancho, alors qu'il n'est encore qu'un apprenti cuisinier animé par une passion dévorante. Loin du Trou Bleu et de ses mystères océaniques, le joueur parcourt l'Asie à la rencontre de chefs légendaires.
Le changement est radical. Là où Dave the Diver alternait plongée et cuisine, Bancho the Chef recentre tout sur l'art culinaire. Le PlayStation Blog français décrit le jeu comme « un savant mélange de simulation gastronomique et de RPG itinérant ». Une formule qui rappelle la patte Mintrocket, mais avec des proportions inversées.
Cuisine, gestion et RPG : le nouveau cocktail de Mintrocket
Le cœur de la boucle de gameplay repose sur les services au comptoir. Bancho doit préparer les plats dans un temps limité, gérer les commandes qui s'accumulent, et satisfaire une clientèle exigeante. Chaque recette nécessite une séquence de mini-jeux : trancher le poisson avec précision, doser les épices, maîtriser la cuisson. La pression monte au fil des services, et le joueur doit constamment prioriser ses actions.
Le système de réputation vient ajouter une couche stratégique. En satisfaisant les clients, Bancho gagne en notoriété. Les missions secondaires, les quêtes de personnages et les défis culinaires permettent de débloquer de nouvelles recettes et d'améliorer son équipement. Mintrocket promet une progression RPG légère mais significative, avec des compétences à débloquer et des spécialisations à choisir.
La DualSense est mise à contribution : retour haptique pour ressentir le contact du couteau sur la planche, gâchettes adaptatives pour casser les œufs avec la bonne pression. Le passage à la 3D pour les textures de nourriture — abandonnant le pixel art de l'original — permet un rendu plus réaliste des plats. Chaque région visitée propose son lot de défis scénarisés, et les rencontres avec les maîtres cuisiniers sont autant d'occasions d'en apprendre plus sur l'univers et le passé de Bancho.
Du Japon à la Corée : un tour d'Asie pour apprendre les recettes
Le voyage est au cœur de l'expérience. Mintrocket a confirmé trois régions majeures : le Japon, la Corée et la Chine. Chaque destination propose une cuisine distincte, avec ses ingrédients, ses techniques et ses traditions. L'aspect éducatif est assumé : le jeu entend faire découvrir les subtilités de la gastronomie asiatique à travers des recettes authentiques.
Ce parti pris rappelle les animes culinaires comme Food Wars! ou Yakitate!! Japan, où chaque plat raconte une histoire. Les développeurs ont manifestement puisé dans cette culture geek pour construire leur narration. Le road trip remplace l'exploration océanique, mais l'esprit de découverte reste intact.
Les régions ne sont pas de simples décors : chacune propose des défis uniques, des ingrédients locaux à maîtriser, et des chefs aux exigences différentes. Le joueur doit s'adapter, apprendre de nouvelles techniques, et prouver sa valeur. C'est ce qui distingue Bancho the Chef d'un simple jeu de cuisine : la dimension narrative et culturelle.
Un lien maintenu avec Dave grâce à la pêche
Les fans inquiets peuvent souffler : la pêche fait son retour. Même si Dave n'est pas de la partie, Bancho peut taquiner le poisson entre deux services. Cette activité secondaire permet de dénicher des ingrédients rares et de varier le rythme de jeu.
C'est un pont habilement tendu vers l'original. Mintrocket n'a pas totalement coupé les ponts avec l'ADN de Dave the Diver. La pêche, même reléguée au second plan, rappelle aux joueurs que ce spin-off s'inscrit dans le même univers. Un détail qui compte quand on sait à quel point les communautés sont attachées à la cohérence des franchises.

Le studio confirme également que des missions VIP et des quêtes secondaires viendront rythmer le voyage. De quoi offrir une variété bienvenue sans pour autant diluer l'expérience culinaire centrale.
Pourquoi le pari de Mintrocket est-il si risqué ?
Venons-en à l'essentiel : pourquoi ce jeu est-il un pari risqué ? Dave the Diver devait son succès à un équilibre parfait entre exploration sous-marine et gestion de restaurant. La plongée apportait l'adrénaline, la découverte, le loot. La cuisine était la récompense, le système de crafting qui donnait un sens à l'exploration.
Bancho the Chef supprime la moitié la plus acclamée de l'équation. Il ne reste que la cuisine. C'est un risque énorme de changer la formule au point de perdre l'identité qui a fait le succès du premier jeu. Mintrocket joue gros, et les enjeux sont multiples.
L'ADN de Dave the Diver, c'était l'océan. Sans lui, que reste-t-il ?
Plongeons dans la psychologie du joueur. Ce qui faisait vibrer les fans de Dave the Diver, c'était cette tension permanente entre l'exploration des profondeurs et la gestion des ressources. La peur de croiser un requin, l'excitation de découvrir une nouvelle espèce, la satisfaction de ramener une prise rare. La cuisine était un système de crafting glorifié, certes, mais surtout une récompense après l'effort.
En inversant les rôles, Mintrocket change la nature de l'expérience. Le pari est de transformer un mécanisme secondaire en pilier principal. Est-ce que la cuisine seule peut soutenir un jeu de 20, 30 ou 40 heures ? La réponse dépendra de la profondeur du système et de la variété des défis proposés.
Les premiers éléments de gameplay semblent prometteurs. Les mini-jeux de cuisine sont variés, le système de réputation apporte une progression tangible, et les voyages en Asie offrent un renouvellement constant. Mais rien ne remplace l'adrénaline de la plongée. Les joueurs qui venaient pour l'exploration risquent de rester sur leur faim.
Prix, plateformes et concurrence : les trois inconnues de l'équation
Le jeu est confirmé sur PlayStation 5 et PC via Steam. Pas de Nintendo Switch à l'horizon, pas de Xbox non plus. Une exclusivité temporaire ? Un choix stratégique ? Difficile à dire. Ce qui est certain, c'est que l'absence de la Switch prive le jeu d'une plateforme où le premier opus a rencontré un franc succès.
Le prix de vente reste une inconnue majeure. Un préquel standalone à 49,99 € ? 29,99 € ? Le tarif conditionnera en grande partie l'accueil du public. À 30 euros, le jeu serait une évidence pour les fans. À 50, il faudra convaincre.
La concurrence dans la simulation culinaire est rude. Battle Chef Brigade, Cooking Simulator, Venba — chacun a sa niche. Bancho the Chef devra se démarquer par sa qualité d'exécution et sa narration. Mintrocket a les cartes en main, mais le marché est exigeant.
Le syndrome du spin-off : quand les studios changent trop la formule
L'histoire du jeu vidéo regorge de spin-offs qui ont changé de genre et réussi leur pari. Metal Gear Rising: Revengeance a troqué l'infiltration pour le hack'n'slash et s'est imposé comme un classique. Halo Wars a prouvé qu'un STR pouvait fonctionner sur console. Mais les échecs sont aussi nombreux.
Le risque de décevoir les fans du gameplay original est réel. Les joueurs qui ont aimé Dave the Diver pour sa plongée risquent de bouder ce préquel. À l'inverse, ceux qui préféraient la gestion du restaurant pourraient trouver leur bonheur. Le pari de Mintrocket, c'est de convertir une partie de la communauté tout en attirant un public nouveau.
Comme nous l'évoquions dans notre analyse du crossover entre Wuthering Waves et Cyberpunk Edgerunners, les alliances inattendues et les changements de formule sont toujours risqués. Mais quand ils fonctionnent, ils ouvrent des horizons nouveaux.
Bancho the Chef face à la communauté française
Les réactions à chaud sur les réseaux sociaux et les plateformes de streaming donnent le ton. En France, le débat fait rage. D'un côté, les fans inconditionnels de Bancho, excités par l'idée d'un jeu centré sur leur personnage préféré. De l'autre, les sceptiques, qui y voient une tentative de capitaliser sur le succès du premier jeu sans en comprendre la recette.
Les réactions à chaud sur Twitch et les forums
Sur Twitch, les premiers streams de réaction ont oscillé entre l'incrédulité et l'enthousiasme. « C'est quoi ce bordel ? » a rapidement laissé place à « OK, Mintrocket a des couilles ». Les streamers qui avaient adoré Dave the Diver sont pour la plupart emballés par le concept, même s'ils reconnaissent le risque.
Sur les forums de jeuxvideo.com, les discussions s'organisent. Certains joueurs regrettent déjà l'absence d'exploration sous-marine. D'autres saluent l'audace du studio. La majorité semble adopter une position attentiste : le jeu sera jugé sur pièces, pas sur une bande-annonce de deux minutes.
Les réactions ne sont pas unanimes, mais elles ont le mérite d'exister. Dans un paysage vidéoludique où les annonces se ressemblent souvent, Bancho the Chef a réussi à créer la discussion. C'est déjà une victoire pour Mintrocket.
Cash-grab ou spin-off de qualité ? Le procès en « indie » de Nexon ressort
La polémique de la nomination aux Game Awards 2023 refait surface. Dave the Diver avait été nommé dans la catégorie « Best Indie », provoquant la controverse : comment un jeu développé par une filiale de Nexon, un géant du jeu vidéo coréen, pouvait-il être considéré comme un indie ?
Certains joueurs craignent que Bancho the Chef soit une commande de Nexon pour exploiter la licence. Un produit calibré pour générer des revenus, sans l'âme du premier jeu. D'autres y voient au contraire la marque de fabrique de Mintrocket : créativité, amour du détail, refus des formules toutes faites.
La vérité est probablement entre les deux. Mintrocket bénéficie des ressources de Nexon, ce qui est rassurant pour la qualité du développement. Mais le studio a prouvé qu'il savait préserver son indépendance créative. Les joueurs français, historiquement méfiants envers les gros éditeurs, attendent de voir.
Conclusion : le pari de Mintrocket, une stratégie risquée mais cohérente
Alors, ce pari est-il trop risqué ? La réponse est nuancée. Oui, Bancho the Chef prend un risque énorme en abandonnant l'exploration océanique. Oui, il pourrait décevoir une partie des fans. Mais Mintrocket a gagné le droit de tenter ce pari.
Le studio ne se repose pas sur ses lauriers. Plutôt que de livrer Dave the Diver 2 : encore plus de poissons, il choisit d'explorer une direction radicalement différente. C'est le signe d'une équipe créative qui refuse la facilité. Et c'est précisément cette audace qui a fait le succès du premier jeu.
Mintrocket ne refait pas le même jeu, et c'est sa plus grande force
L'argument final tient en un mot : l'audace. Mintrocket aurait pu capitaliser sur la formule existante, ajouter quelques poissons exotiques, quelques recettes, et repartir pour un tour. Le studio a choisi la voie difficile : créer un jeu entièrement nouveau, qui ne ressemble à son prédécesseur que par l'univers et les personnages.
Cette approche s'inscrit dans une logique de construction d'univers, à la manière d'un Yakuza qui oscille entre beat'em up et RPG selon les épisodes. Bancho the Chef pose la première pierre d'un univers partagé par Mintrocket, capable de faire vivre des spin-offs aussi ambitieux que l'original.
Si le jeu réussit, il prouvera que la licence Dave the Diver n'est pas un one-hit wonder, mais bien le début d'une franchise durable. Si il échoue, il restera comme une tentative honorable, mais risquée.
Les indicateurs à surveiller d'ici la sortie
En attendant la date de sortie, plusieurs indicateurs permettront de jauger le potentiel du jeu. Le nombre de wishlists sur Steam donnera une première indication de l'intérêt des joueurs. Les réactions aux prochaines vidéos de gameplay, notamment celles montrant en détail les mini-jeux de cuisine, seront cruciales.
La communication sur le prix et la date de sortie sera également déterminante. Un prix agressif (29,99 €) pourrait convaincre les hésitants. Un prix plus élevé exigera une démonstration convaincante de la profondeur du contenu.
Enfin, l'accueil des previews dans la presse française sera scruté de près. Les journalistes français, traditionnellement exigeants sur la qualité du game design, donneront le ton.
Pour une analyse plus large des paris risqués dans l'industrie, notre article sur Pragmata explore comment certains jeux osent tout et gagnent — ou perdent — gros.
Bancho the Chef est un pari. Un pari audacieux, cohérent avec l'ADN de Mintrocket, mais risqué. Le succès dépendra de l'équilibre entre la fidélité à l'esprit de Dave the Diver et les innovations culinaires de ce préquel. Une chose est sûre : on ne s'ennuiera pas en attendant la sortie.