
Après quelques minutes de jeu, tout le monde arrive à la même conclusion : Soul Calibur II est l'un des jeux de baston les plus beaux, les plus jouables et les plus complets qui existent. Durant les combats, la rapidité d'action et la beauté des animations sont telles que l'on reste littéralement hypnotisé devant l'écran. Certes, on note quelques bugs par-ci par-là, comme les vêtements ou les armes qui traversent le corps des combattants, ou de petits ralentissements lors de l'exécution de coups spéciaux (en général, ceux qui déclenchent des effets de lumière intenses). Mais franchement, cela ne gêne en rien le gameplay, d'autant qu'on est trop concentré pour y faire attention.
Ce qui fait tout le charme du jeu, ce sont les armes qu'utilisent les combattants. Bâton, épée, hache, massue, griffe... Tout y passe ! Durant les affrontements, c'est un festival d'animations et d'effets de lumière qui captive le joueur. Car contrairement à d'autres jeux de baston « gore », les armes de Soul Calibur II ne sont pas un prétexte pour faire jaillir du sang (d'ailleurs, il n'y en a pas une goutte dans le jeu !), mais font partie intégrante du style de combat des héros. Namco a tout fait pour que les mouvements soient les plus réalistes possibles, ce qui donne un résultat incroyable.

Les combattants de Soul Calibur II : personnages et roster
Par rapport au premier épisode, quelques changements ont été apportés au roster. On retrouve les vétérans : Mitsurugi, Taki, Xianghua, Maxi, Yoshimitsu, Nightmare, Ivy, Cervantes, Sophitia, Astaroth, Voldo et Seung Mina. À cette équipe s'ajoute Spawn, personnage exclusif à la Xbox, ainsi que Necrid, un combattant imaginé par Todd McFarlane. C'est une sorte de monstre dont l'âme est une boule d'énergie capable de prendre la forme des armes des autres combattants.
Côté nouveaux venus, Talim ressemble à une Indienne (mais elle est en fait originaire des Philippines) et manie des tonfas avec une portée assez courte, offrant un style de jeu proche de Taki. Ensuite vient Cassandra, la sœur de Sophitia, armée d'une épée et d'un bouclier. Ses coups diffèrent de ceux de sa sœur, et les amateurs de Sophitia devraient être tentés. On trouve également Yunsung, un élève de Hwang qui remplace son maître, puis Raphaël, un escrimeur français au style axé sur l'esquive et la rapidité. Enfin, Charade, sorte d'Inferno (le boss du premier jeu), imite le style de combat des autres personnages et en change à chaque round.

Gameplay et système d'armes : stratégies et attributs
Les armes ont toujours fait la particularité de la série Soul Calibur. Dans ce dernier épisode, elles occupent un rôle bien plus important. Chaque combattant possède onze armes (douze, si l'on considère que la première arme, qui existe en deux couleurs différentes, compte pour deux). Bien plus qu'un simple changement cosmétique, chaque arme possède des attributs qui peuvent changer l'issue d'un combat !
Certaines armes sont plus longues, offrant une allonge supérieure pour toucher l'adversaire de plus loin. D'autres renforcent ou diminuent l'attaque ou la défense, avec un effet direct sur les dégâts infligés ou reçus. Viennent ensuite les armes magiques : certaines vous régénèrent avec le temps ou à chaque coup donné (mais avec une puissance d'attaque amoindrie), tandis que d'autres vous font perdre de la vie mais infligent des dégâts terribles.
Au final, l'influence du choix des armes sur l'issue des combats est presque aussi importante que le choix du combattant lui-même. Pour ceux que cela inquiète, Soul Calibur II propose deux modes : normal (sans les nouvelles armes) ou extra (avec les nouvelles armes). Tout le monde y trouvera son compte !

Mode Weapon Master : missions et défis
Jetons maintenant un coup d'œil au mode le plus sympathique du jeu : le Weapon Master. C'est une succession de missions dans lesquelles on doit vaincre un ou plusieurs ennemis pour progresser. Certains combats sont classiques, mais d'autres demandent des actions particulières : frapper l'ennemi lorsqu'il est en l'air, l'envoyer contre un mur, éliminer cinq adversaires à la suite dans un temps imparti...
D'autres combats se déroulent dans des arènes piégées : le vent souffle et risque de vous faire tomber, chaque contact avec le sol inflige des dégâts (voire tue en un coup), car le sol est constitué de glace ou de sables mouvants. Il arrive aussi que vous soyez empoisonné ou que vos adversaires se soignent avec le temps.
C'est très sympa, mais franchement, cela devient un peu répétitif à la longue. Et comme par rapport au premier Soul Calibur, certains types de missions ont disparu (comme celle où l'arène était infestée de rats), c'est un peu regrettable. En contrepartie, les développeurs ont ajouté des « donjons », qui sont en fait des successions de combats. Et une fois toutes les missions terminées, il faut les refaire dans un niveau de difficulté supérieur !
Bonus et contenus à débloquer
En avançant dans le mode Weapon Master, on gagne de l'argent et de l'expérience. L'argent permet d'acheter des objets dans les boutiques : nouvelles armes, nouveaux costumes... C'est sympa, mais beaucoup moins poussé que dans le premier Soul Calibur (il y a énormément moins de dessins à collectionner). L'expérience, elle, ne sert pas à grand-chose, si ce n'est à débloquer quelques missions secrètes.
Le problème, c'est qu'en gagnant de l'expérience, on gagne des niveaux. Et quand on a fini le jeu, le dernier challenge consiste à atteindre le niveau maximal. Là, ça devient inhumain : le jeu ne le dit pas, mais le niveau 99 s'obtient avec 99 999 999 points d'expérience, soit des mois (voire des années) de jeu. C'est donc un challenge impossible, qui risque de décevoir les joueurs qui aiment finir leurs jeux à 100 %.
N'oublions pas que le mode Weapon Master n'est au final qu'un gros bonus qui ne doit pas faire oublier que Soul Calibur II est avant tout un excellent jeu de combat, fait pour être joué à deux !