
Développeur : Raven
Support : PC CD
Multijoueur : Lan et Internet
Genre : Doom-like
Date de Sortie : Disponible
Config min : PII 350, 64 Mo RAM, Carte 3D
Config conseil : PII 400, 128 Mo RAM, Carte 3D
Une ambiance mercenaire
Souvenez-vous : "In 1972, a crack commando unit was sent to prison by a military court for a crime they didn't commit. These men promptly escaped from a maximum security stockade to the Los Angeles underground. Today, still wanted by the government, they survive as soldiers of fortune. If you have a problem, if no one else can help, and if you can find them, maybe you can hire the A-Team".
Eh oui, comme dans la célèbre série "L'agence tous risques", c'est vous que l'on appelle pour faire le sale boulot. Vous êtes le maître de guerre, le mercenaire, vétéran du Vietnam, le dernier recours !! Mêlant à la fois un fort aspect bourrin avec quelques phases tactiques, Raven nous offre là un shoot 3D à mi-chemin entre Kingpin et CounterStrike, dans lequel vous ferez aussi bien bon usage du shotgun que du sniper.
Un scénario bourré d'action
SOF (Soldier of Fortune) vous propose d'incarner John Mullins, un personnage qui, comme vous vous en doutez sûrement, est bien loin d'aller fourrer le nez dans les jupons de sa chère et tendre Môôman au moindre petit bobo. En réalité, vous êtes plutôt du genre tueur-né prêt à foncer dans le tas. Et c'est ce qu'on vous demande durant une trentaine de missions !!!
Vous êtes à la solde du "Magasin", un étrange organisme anti-terroriste qui vous charge de récupérer des têtes nucléaires disséminées à travers le globe... Le scénario est riche et entraînant. En effet, dès le début du jeu, vous êtes plongé dans le feu de l'action en plein cœur de New York où un gang met à feu et à sang les couloirs du métro. Vous êtes visiblement le seul à pouvoir empêcher l'hécatombe d'otages et de braves policiers apparemment impuissants.
Vos objectifs de mission sont simples : éliminer toutes menaces terroristes. Mais attention aux écarts, si vous avez la gâchette facile et qu'un pauvre innocent se retrouve (par malchance évidemment) démembré, votre mission peut être vouée à l'échec. Il ne faut donc pas tirer sur tout ce qui bouge (enfin presque...).
Gameplay et violence extrême
L'aventure commence ! Votre shotgun à la main, vous commencez à arpenter les couloirs du métro new-yorkais avec prudence. Les premiers escaliers, la première marche, le premier ennemi ! Vous tirez et remarquez avec stupeur que votre ennemi n'a plus qu'une seule jambe. En effet, l'autre gicle, vole et retombe plus loin sur le sol.
Cependant, il n'est toujours pas mort, il sautille sur une jambe en se tordant de douleur et vous implorant de le laisser en vie. Vous vous avancez et l'observez, il hurle, les traits de son visage sont déchirés par la douleur. Il vous faut l'abattre, cela devient maintenant un service que vous lui rendez. Vous visez... ? L'autre jambe ? Non le bras plutôt... la tête bien évidemment !! Cette dernière se volatilise en un nuage de sang. C'est beau, le gameplay est fabuleux.
On admire le nombre de points d'impacts et la qualité d'animation des personnages. Ils ne sont pas statiques et idiots. Effectivement, si vous êtes planqué, ils cherchent à vous débusquer, ils évitent les tirs en se cachant derrière un mur ou en rampant, ils sautent même par-dessus les obstacles pour vous courser. Bref, une I.A remarquablement bien travaillée qui vous donne la sensation de combattre de vrais ennemis.
Graphisme et immersivité
Soldier of Fortune n'est pas exempt d'un petit disclaimer avertissant le joueur de la violence du jeu. Les développeurs ont prévu le coup pour les âmes sensibles, il est donc tout à fait possible de régler le degré de violence. Mais sans le côté gore et ses litres d'hémoglobine, le jeu perd tout son fun.
Cependant, SOF offre au joueur tous les ingrédients dignes d'une production hollywoodienne : des terroristes de toutes nationalités, des missions d'infiltration, sauver des otages. De plus, votre personnage est agrémenté d'une panoplie de joujoux comme le couteau, le shotgun, le lance-roquette ou encore le sniper, avec en assortiment des petits gadgets comme du C4 ou des grenades. Mais je tiens à souligner l'importance du couteau de tonton Sylvestre qui parfois, s'il est bien utilisé, peut être plus efficace qu'une arme. À vous d'étudier la situation.
Tous ces éléments nous font vivre le jeu à fond et on n'a pas le temps de s'ennuyer avec, en plus, cinq niveaux de difficulté allant de "super facile" à "injuste" : les nuits sont longues.
Le moteur de Quake 2 ?!
Le jeu a la particularité d'utiliser le moteur de Quake 2, ce qui peut vous paraître un peu démodé à l'heure où le moteur de Quake 3 fait des émules. Vous me direz donc que Soldier of Fortune ne doit pas être splendide. Eh bien non, au contraire, vous allez être surpris par la beauté du graphisme.
Tout d'abord avec les différentes animations des personnages décrites plus haut, mais surtout avec la qualité du décor et la finesse des textures. Tous les niveaux en témoignent et dégagent une ambiance propre à l'environnement et au lieu. Au Kosovo, vous êtes plongé au centre du conflit, c'est la guerre, on se croirait dans Apocalypse Now, un rouge sombre, c'est l'enfer. En Sibérie, il fait froid, il neige, vos empreintes de pas restent marquées dans le sol et vous n'arrêtez pas de glisser. Il en va ainsi tout au long du jeu.
Verdict
Graphisme : 17/20
Un vieux moteur à qui on a redonné une nouvelle jeunesse.
Jouabilité : 17/20
Comme dans tous les doom-like, il suffit d'appuyer sur la gâchette.
Durée de vie : 17/20
On ne se lassera pas de recommencer des passages parfois difficiles.
Son : 12/20
Dommage, l'ambiance du jeu aurait pu être encore plus envoûtante.
Multijoueurs : 12/20
Aucun intérêt, rien de novateur.
Note globale : 17/20
Un savant mélange de tous les shoots existants avec un gameplay incroyable. À posséder.