Un niveau de N++ avec son ninja emblématique et son grappin.
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N Plus Infinity Times Two : la suite multijoueur de N++ arrive en 2027

Metanet Software dévoile N Plus Infinity Times Two, une suite multijoueur de N++ prévue pour 2027. L'article explore l'annonce surprise, les cinq modes de jeu, l'histoire de la série depuis 2004, et le pari risqué de transformer le platformer ninja en party game canapé.

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Un coup de tonnerre au Summer Game Fest 2026

Le 5 juin 2026, pendant le Day of the Devs du Summer Game Fest, Metanet Software a balancé une bombe que personne n'attendait vraiment. Douze ans après la sortie du chef-d'œuvre N++, le studio canadien de deux personnes a dévoilé N Plus Infinity Times Two, une suite résolument multijoueur. Le nom est absurde, l'ambition est claire : transformer le platformer ninja le plus exigeant du monde en party game canapé. Et ça pourrait marcher.

Un niveau de N++ avec son ninja emblématique et son grappin.
Un niveau de N++ avec son ninja emblématique et son grappin. — (source)

Day of the Devs 2026 : le coup de tonnerre Metanet

L'annonce a pris tout le monde de court. Metanet Software n'avait rien lâché depuis des années, si ce n'est la mise à jour TEN++ pour les dix ans de N++ en octobre 2025. Personne ne s'attendait à un nouveau jeu, encore moins à un virage multijoueur aussi franc. Pourtant, c'est bien ce qui s'est passé : pendant le showcase indé du Summer Game Fest, Raigan Burns et Mare Sheppard ont dévoilé leur prochain projet.

Le jeu s'appelle donc N Plus Infinity Times Two, parfois stylisé N+ Infinity Times Two ou N PLUS INFINITY TIMES TWO selon les communications officielles. C'est un titre à coucher dehors, et les développeurs le savent mieux que personne. Mais derrière ce nom ridicule se cache ce qui pourrait bien être le party game le plus profond de la décennie.

Cinq modes multijoueurs ont été présentés : Racing, Team Tag, Co-op, One-Up et Trials. Du compétitif pur jus au coopératif déjanté, Metanet semble vouloir couvrir tout le spectre du jeu à plusieurs. Et le plus frappant, c'est que tout ça se joue avec trois boutons.

« M », « N Infinity », « Times Two » : les coulisses d'un nom à tiroirs

Trouver un nom pour la suite de N++ a été un vrai casse-tête pour l'équipe. Dans un article de Gamespot, Raigan Burns raconte que le projet s'appelait simplement « M » en interne, pour Multiplayer. Un nom de code fonctionnel, mais pas vraiment vendeur.

Le producteur Nick Suttner a proposé « N Infinity », jouant sur l'idée d'une suite infinie. Puis Mare Sheppard a retravaillé l'idée en ajoutant « Times Two », pour évoquer à la fois le multijoueur (deux joueurs et plus) et la dualité compétition/coopération. Le résultat, N Plus Infinity Times Two, est un compromis bancal mais assumé.

Burns explique aussi pourquoi le nom est un vrai problème : « Si vous allez sur Steam, Xbox ou PlayStation et que vous tapez N++, c'est très difficile de trouver notre jeu. » Le double symbole « ++ » casse les algorithmes de recherche des stores. Avec un nom encore plus absurde, le studio prend le risque de l'illisibilité marketing, mais assume son côté « on s'en fout, on fait ce qu'on veut ».

Racing, Team Tag, One-Up : les cinq modes qui changent la donne

Les modes annoncés méritent qu'on s'y attarde, parce qu'ils sont franchement inventifs. Le Racing, d'abord : quatre ninjas s'élancent vers la sortie, mais peuvent utiliser des lance-roquettes pour ralentir leurs adversaires. Gamespot le compare à « Fall Guys en 2D », et l'image est juste. C'est de la course chaotique, avec des collisions, des explosions et des retournements de situation constants.

Le Team Tag, lui, oppose deux ninjas à deux chasseurs. Les ninjas doivent survivre et atteindre des objectifs, les chasseurs doivent les éliminer. Mare Sheppard le décrit ainsi : « Ça joue un peu comme si vous transformiez le Counter-Strike surfing en deathmatch au corps à corps. » La comparaison est frappante : on imagine des glissades interminables, des rebonds sur les murs, et des affrontements tendus où la moindre erreur se paie cash.

Le mode Co-op reprend la formule classique de N++ mais à plusieurs, avec des niveaux conçus spécifiquement pour la collaboration. One-Up est un mode compétitif où chaque joueur gagne des vies en éliminant les autres. Et Trials propose des défis chronométrés, parfaits pour les speedrunners en herbe.

De N à N++ : vingt-trois ans de jumps parfaits

Pour comprendre pourquoi cette annonce est un événement, il faut remonter le fil. La série N est un monument du jeu indépendant, une référence absolue du platformer minimaliste. Tout commence en 2004, avec un jeu Flash gratuit qui tourne sur les navigateurs de l'époque. Le concept est d'une simplicité biblique : un ninja rouge, des plates-formes, des mines, et une sortie. Mais la physique est parfaite, le level design est diabolique, et le jeu devient viral.

N+ sort en 2008 sur Xbox Live Arcade, ajoutant des modes multijoueurs locaux et une campagne solo enrichie. Puis vient N++ en 2015, d'abord sur PS4, puis sur PC, Xbox One et Switch. Ce troisième opus est un chef-d'œuvre absolu : 4340 niveaux faits main, une bande-son techno déchirante, et une difficulté qui frôle le sadisme.

2004 : le virus Flash (et Joystick 073) qui a contaminé la France

Le N original a eu un impact particulier en France. À l'époque, le magazine Joystick, dans son numéro 073, avait repéré le jeu Flash et en avait parlé très tôt. Pour toute une génération de joueurs PC français, N a été une révélation. Le jeu tournait sur n'importe quel navigateur, ne demandait aucune installation, et offrait une profondeur de gameplay que peu de titres payants pouvaient égaler.

Les serveurs de l'époque, les forums et les premières plateformes de jeux Flash ont vu fleurir des communautés de passionnés. On échangeait des astuces, on partageait ses temps, on défiait ses potes. Le minimalisme graphique — un ninja filiforme, des arrière-plans noirs, des plates-formes jaunes — était un atout : le jeu tournait sur des machines de l'époque soviétique, et la physique restait parfaite.

Cette scène française a survécu à l'extinction de Flash. Les speedrunners français sont toujours très actifs sur N++, et l'annonce de la suite a provoqué une vague d'enthousiasme sur les serveurs Discord et les forums spécialisés. Pour beaucoup, N est le jeu qui leur a appris ce qu'était un vrai challenge.

N++ : 4340 niveaux, 90/100 sur PC et le poids de la perfection

Les chiffres de N++ donnent le tournis. Sorti le 28 juillet 2015 sur PS4, puis le 25 août 2016 sur Steam, le 4 octobre 2017 sur Xbox One et le 24 mai 2018 sur Switch (édition Ultimate), le jeu a cumulé les récompenses. Metacritic lui attribue 90/100 sur PC, 88/100 sur Xbox One, 82/100 sur PS4. PC Gamer l'a élu GOTY 2016 Staff Pick.

En octobre 2025, pour les dix ans du jeu, Metanet a sorti la mise à jour gratuite TEN++, ajoutant six nouveaux schémas de couleurs et des niveaux encore plus difficiles. L'édition Ultimate contient 4340 niveaux faits main, sans génération procédurale. Chaque niveau est pensé, testé, retesté. C'est un travail d'orfèvre.

Mais cette perfection a un revers. Comme le dit Raigan Burns dans son interview à PC Gamer : « Nous ne pensons pas pouvoir améliorer substantiellement N++ en termes de platformer solo hardcore. » C'est la phrase clé, la justification narrative du virage multijoueur. Quand on a touché le plafond de verre d'un genre, on change de direction.

Metanet Software : le luxe suprême de rester un studio de deux personnes

Ce qui rend l'histoire de Metanet fascinante, c'est leur refus obstiné de grandir. En 2026, après vingt-trois ans d'existence, le studio compte toujours deux personnes : Raigan Burns et Mare Sheppard. Pas un employé de plus. Pas de bureau. Pas de réunions interminables.

Ils ont déménagé de Toronto à Montréal entre 2015 et 2026, mais le logiciel n'a pas changé. Leur philosophie, racontée par The Verge, tient en une métaphore : « Nous aimons être dans un groupe de musique. C'est amusant. Être dans beaucoup de réunions et faire beaucoup de management : pas amusant. »

Cette indépendance farouche a un prix : le développement de N++ avait été épuisant, « grueling » selon Burns. Les années suivantes, ils ont prototypé d'autres idées sans jamais les mener à terme. Ce n'est qu'en 2022, en observant l'explosion des party games modernes, qu'ils ont eu l'étincelle.

Raigan Burns et Mare Sheppard : le couple qui refuse d'embaucher

Le duo fonctionne comme une entité unique. Burns s'occupe du code, Sheppard du design et de l'art. Mais les frontières sont floues, et les décisions se prennent à deux. Pas de hiérarchie, pas de chef de projet. Juste deux personnes qui savent exactement ce qu'elles veulent faire.

Cette structure a des avantages énormes. Pas de pression d'éditeur, pas de délais impossibles, pas de licenciements. Metanet peut passer des années à prototyper, à jeter des idées, à recommencer. Comme le dit Burns : « Nous avons résisté à faire quelque chose qui compromettrait notre capacité à itérer et à prototyper jusqu'à ce que quelque chose de bien apparaisse. »

Mais elle a aussi des inconvénients. Le développement de N++ a failli les briser. Les années suivantes ont été une traversée du désert créative. Et aujourd'hui, avec un jeu qui vise le multijoueur compétitif — un domaine dominé par des studios de centaines de personnes — le pari est encore plus risqué.

L'épuisement de 2015 et la renaissance créative (2022)

Après la sortie de N++, Burns et Sheppard étaient vidés. Ils ont passé des années à tester des concepts complètement différents : des jeux de puzzle, des expériences narratives, des projets trop ambitieux ou trop abstraits. Rien n'accrochait.

En 2022, le déclic est venu en regardant les party games modernes. Fall Guys, Gang Beasts, Rocket League, Counter-Strike surf — ces jeux partagent quelque chose que N++ n'avait jamais exploré sérieusement : le chaos joyeux du multijoueur local. L'idée a germé : et si on prenait la physique parfaite de N++, et qu'on la transformait en terrain de jeu compétitif ?

Le projet est né de cette question. Pas d'éditeur, pas de financement externe. Juste deux personnes, leur expérience, et l'envie de faire quelque chose de « perpendiculaire » à N++. Le développement a commencé sérieusement en 2023, et l'annonce de juin 2026 marque la première fois que le public voit le résultat.

Trois boutons et zéro limite : le manifeste du « couch party game »

Le cœur du projet, c'est cette promesse : un jeu que n'importe qui peut prendre en main en trente secondes, mais que personne ne maîtrise vraiment. The Verge le résume par une formule : « low skill floor, high skill ceiling ». Un sol bas, un plafond haut.

Concrètement, le jeu se joue avec trois boutons. Trois. Pas de combinaisons complexes, pas de sticks analogiques à doser, pas de gâchettes analogiques. Un bouton pour sauter, un pour agripper les murs, un pour interagir (activer un levier, lâcher une mine, lancer un projectile). C'est tout.

Mais derrière cette simplicité apparente se cache la physique héritée de N++. Le ninja a une inertie, une accélération, un comportement de saut qui demande des heures pour être vraiment maîtrisé. Les rebounds sur les murs, les glissades, les atterrissages parfaits — tout ça est toujours là, mais appliqué à un contexte multijoueur où la moindre micro-optimisation fait la différence entre la victoire et la défaite.

Une jouabilité à 3 boutons pour une compétition sans fin

Le choix des trois boutons n'est pas un hasard. C'est une décision de design radicale qui élimine toute barrière à l'entrée. Vous pouvez poser la manette à quelqu'un qui n'a jamais joué de sa vie, et en trente secondes, il saute, il court, il essaie de survivre.

Mais en compétition, ces trois boutons deviennent un instrument de précision. Les joueurs expérimentés utilisent des techniques avancées : le wall-jump timing, le ledge-grab cancel, le mine-jump boost. Des noms barbares pour des gestes qui demandent des heures de pratique. Le jeu récompense la mémoire musculaire, la lecture des trajectoires, l'anticipation des mouvements adverses.

C'est exactement la recette des grands jeux compétitifs. Super Smash Bros. se joue avec quatre boutons et un stick. Rocket League avec une poignée de touches. La profondeur ne vient pas de la complexité des inputs, mais de la richesse des interactions possibles entre ces inputs.

« Fall Guys en 2D », « CS:Surf + Rocket League » : les inspirations folles

Les inspirations revendiquées par Metanet sont étonnantes. Le mode Racing emprunte aux jeux de course et à Fall Guys : des parcours semés d'embûches, des raccourcis à trouver, des objets à utiliser pour gêner les adversaires. Mais en 2D et avec la physique de N++, ça devient quelque chose d'unique.

Le Team Tag, lui, mélange des références plus surprenantes. Le Counter-Strike surfing — cette technique où les joueurs glissent sur des rampes inclinées pour gagner de la vitesse — est une inspiration directe. Combiné à l'esprit du Rocket League (deux équipes, un objectif, des collisions physiques), ça donne un mode où la maîtrise des trajectoires est reine.

Le mode One-Up est un deathmatch classique mais avec une mécanique de vies transférables : tuez un adversaire, vous récupérez une de ses vies. Plus vous survivez, plus vous accumulez de vies, plus vous devenez une cible. C'est du king of the hill version ninja.

256x anti-aliasing et UK Garage : le parti-pris technique

Techniquement, le jeu utilise le système de rendu vectoriel « cutting-edge » développé pour N++, avec l'équivalent de 256x anti-aliasing. Les images sont nettes, sans scintillement, avec des courbes parfaitement lisses. C'est un confort visuel rare, surtout dans un jeu où la précision des collisions est cruciale.

La bande-son, en revanche, change du tout au tout. Fini la « burling techno » de N++ (composée par le regretté Disasterpeace). Place à l'UK Garage, un genre électronique plus groove, plus syncopé, plus « party ». Metanet a passé près de 1500 heures sur deux ans à écouter des extraits de chansons pour trouver les bons morceaux. C'est un niveau de curation musicale qu'on ne voit que chez les développeurs qui aiment vraiment leur jeu.

La France, le ninja et l'éditeur de niveaux : une communauté au cœur du projet

Si N++ a une communauté particulièrement active en France, ce n'est pas un hasard. Le jeu Flash original a marqué toute une génération de joueurs PC, et la scène speedrun française est l'une des plus solides au monde. L'annonce de N Plus Infinity Times Two a donc été scrutée de près par les joueurs hexagonaux.

Mais ce qui fait vraiment vibrer la communauté, c'est la confirmation d'un éditeur de niveaux avec partage cross-platform. C'est LA feature qui manquait à N++ pour être parfait, et Metanet l'a entendu.

De l'ère Joystick aux serveurs Discord : pourquoi N est culte en France

Le magazine Joystick, dans son numéro 073, avait repéré N très tôt. À une époque où les jeux Flash étaient encore considérés comme des jouets, Joystick a pris le jeu au sérieux, publiant une seed qui a permis à des milliers de lecteurs français de découvrir le ninja rouge.

Depuis, la communauté française n'a jamais cessé de grandir. Les forums jeuxvideo.com ont hébergé des discussions passionnées sur les meilleurs niveaux, les techniques de speedrun, les astuces pour battre les niveaux les plus durs. Aujourd'hui, les serveurs Discord dédiés à N++ sont parmi les plus actifs, avec des sections entières consacrées au partage de niveaux personnalisés.

L'annonce de l'éditeur cross-platform a donc été accueillie comme une promesse de renaissance. Pour les joueurs français, c'est la garantie que le jeu vivra bien au-delà de sa sortie, porté par une communauté créative et exigeante.

L'éditeur de niveaux cross-platform : la promesse d'un renouveau infini

Gamespot confirme que l'éditeur de niveaux sera cross-platform, permettant aux joueurs PS5, Xbox Series, Switch 2 et PC de partager leurs créations sans restriction. C'est une décision forte, qui va à l'encontre des logiques de plateforme habituelles.

Concrètement, cela signifie qu'un joueur PC pourra créer un niveau, le publier, et un joueur Switch 2 pourra le télécharger et y jouer. Les classements, les temps, les replays — tout sera synchronisé. C'est exactement ce que fait Super Mario Maker, mais avec la physique de N++.

Pour la communauté, c'est une promesse de renouveau infini. Les niveaux les plus fous, les plus tordus, les plus créatifs pourront être partagés sans barrière. Et pour Metanet, c'est un pari : laisser les joueurs créer le contenu, et se concentrer sur l'équilibrage des modes multijoueurs.

2027 : le grand saut (de la foi) sur PS5, Switch 2 et PC

La sortie est prévue pour 2027, sur PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2, et PC. Pas de date précise encore, pas de prix annoncé, pas de confirmation de localisation française. Mais les grandes lignes sont là.

Le jeu sera lancé avec une campagne solo complète — chaque mode multijoueur aura son propre entraînement solo — et du contenu post-lancement est déjà prévu : nouveaux niveaux, modes supplémentaires potentiels, et bien sûr le partage via l'éditeur.

PS5, Xbox Series, Switch 2, PC : un lancement multiplateforme ambitieux

Le choix des plateformes est ambitieux. Metanet vise un public large, du joueur PC nostalgique au possesseur de Switch 2 en passant par les joueurs console traditionnelle. L'absence de cross-play pour les parties en ligne est un point d'interrogation, mais l'éditeur cross-platform compense en partie.

Le timing est intéressant : 12 ans après N++ (2015), 23 ans après le N original (2004). C'est un cycle long, presque déraisonnable pour un studio indépendant. Mais Metanet a toujours joué la carte du temps long, et ça leur a plutôt réussi jusqu'ici.

Le prix reste inconnu, tout comme la disponibilité d'une version française. Mais vu l'attachement de la communauté française à la série, on peut raisonnablement espérer une traduction complète.

L'héritage d'une légende vs l'exigence d'un renouveau

Le défi de Metanet est immense. D'un côté, ils doivent capitaliser sur l'héritage de N++, un jeu considéré par beaucoup comme le meilleur platformer 2D jamais créé. De l'autre, ils doivent proposer quelque chose de vraiment nouveau, de « perpendiculaire », sans trahir l'ADN du ninja.

Le pari est risqué. Les puristes de N++ pourraient rejeter ce virage multijoueur, le considérant comme une trahison du solo hardcore. Les nouveaux venus, attirés par le party game, pourraient être rebutés par la difficulté inhérente à la physique de N.

Mais Metanet a un atout que peu de studios possèdent : une aura intacte. Zéro licenciement, zéro pression d'éditeur, zéro compromis. Quand Burns dit « nous faisons ce que nous voulons », on le croit. Et dans une industrie où les promesses sont souvent trahies, cette sincérité a une valeur inestimable.

Conclusion

N Plus Infinity Times Two est un pari fou. Prendre la physique la plus exigeante du platformer 2D et la transformer en party game multijoueur, c'est un peu comme vouloir faire un jeu de société avec les règles des échecs. Mais si quelqu'un peut y arriver, c'est bien Metanet.

Le jeu sortira en 2027, sur toutes les plateformes modernes. Il proposera cinq modes multijoueurs, une campagne solo, un éditeur de niveaux cross-platform, et une bande-son UK Garage qui promet de faire danser les ninjas. Reste à savoir si ce mélange explosif trouvera son public, ou s'il restera un bel objet de niche pour passionnés.

Une chose est sûre : dans un paysage vidéoludique dominé par les gros studios, les licenciements et les promesses non tenues, voir deux personnes, un couple, un groupe de musique, continuer à faire exactement ce qu'ils veulent depuis vingt-trois ans, c'est une bouffée d'air frais. Et ça, ça mérite déjà qu'on y prête attention.

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Questions fréquentes

Quand sort N Plus Infinity Times Two ?

Le jeu sortira en 2027, sur PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2 et PC. Aucune date précise ni prix n'ont encore été annoncés.

Combien de boutons pour jouer à N Plus Infinity Times Two ?

Le jeu se joue avec seulement trois boutons : un pour sauter, un pour agripper les murs, un pour interagir. Cette simplicité permet à n'importe qui de prendre le jeu en main rapidement.

Quels sont les modes multijoueurs de N Plus Infinity Times Two ?

Cinq modes ont été présentés : Racing, Team Tag, Co-op, One-Up et Trials. Racing est comparé à Fall Guys en 2D, tandis que Team Tag oppose deux ninjas à deux chasseurs.

Qui développe N Plus Infinity Times Two ?

Le jeu est développé par Metanet Software, un studio canadien composé uniquement de deux personnes : Raigan Burns et Mare Sheppard. Le studio refuse d'embaucher depuis sa création en 2004.

Y aura-t-il un éditeur de niveaux dans N Plus Infinity Times Two ?

Oui, un éditeur de niveaux cross-platform est confirmé, permettant aux joueurs PS5, Xbox Series, Switch 2 et PC de partager leurs créations. Les classements et replays seront synchronisés entre toutes les plateformes.

Sources

  1. Full text of "Joystick (France) 073" · archive.org
  2. en.wikipedia.org · en.wikipedia.org
  3. eurogamer.net · eurogamer.net
  4. gamespot.com · gamespot.com
  5. gamespot.com · gamespot.com
game-master
Maxime Aubot @game-master

Je joue à tout, je critique tout, je n'épargne personne. Gamer depuis la GameBoy de mon grand frère, j'ai aujourd'hui une collection qui ferait pâlir un musée. AAA, indés, mobile, retrogaming : si ça a des pixels ou des polygones, j'y ai touché. Mon avis ? Toujours honnête, parfois salé. Je défends les consommateurs contre les DLC abusifs et les microtransactions prédatrices. Si t'aimes les critiques complaisantes, passe ton chemin.

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