
Les choses n'ont pas vraiment changé en 2008 : la vision militaro-politique de Tom Clancy oppose toujours les méchants Russes aux gentils Américains. Ces vaillants héros de la patrie, « qui n'aiment faire la guerre que pour mieux rétablir la paix », en sont les protagonistes principaux. Pour une fois, on ne revêt pas la tenue d'un Rambo sans peur et sans cervelle : l'approche se veut plus tactique avec la gestion de six soldats d'élite, les Ghosts.

Dans la lignée des Rainbow Six ou, plus proche de nous, de Conflict Desert Storm, le jeu propose de devenir un vrai stratège commando. À nous les joies de l'omnipotence en donnant des ordres à tout va : « Prendre l'ennemi à revers ! », « Tendre une embuscade ! », « On les occupe pendant que vous libérez les otages ! », ou encore « Mange ma grenade ! »…
D'autant plus que l'IA des coéquipiers est loin d'être celle d'un Stallone en manque de créatine. Ils réagissent de façon très cohérente : ils savent tenir leur position comme il se doit, n'avancent pas bêtement, marquent souvent des arrêts pour vérifier la zone, protègent leurs arrières ainsi que les alliés. Le cahier des charges est bien rempli, un critère non négligeable quand on connaît le principe de Ghost Recon.
Comment diriger les équipes Alpha et Bravo ?
Le jeu offre la possibilité de diriger deux équipes, Alpha et Bravo, composées de trois soldats inséparables. Il n'est donc nullement question de laisser les autres en retrait et de faire cavalier seul. C'est en cela que la mise en place de scripts est indispensable. À l'instar d'Hidden & Dangerous, la préparation de schémas de déplacement est cruciale pour le bon déroulement de la mission.

On trace un parcours pour chacun des commandos et on laisse la suite des événements se dérouler, tant nos hommes sont compétents. Ce concept implique bien évidemment une préparation harmonieuse des effectifs. Avant chaque niveau, il nous revient de choisir les meilleurs éléments et de les répartir de manière optimale. Cependant, en règle générale, si le plan d'approche est suffisamment rationnel, il ne devrait y avoir aucun souci (les Ghosts sont vraiment très vifs…).
Intelligence artificielle ennemie : le point faible du jeu
Par contre, il en va autrement avec la réactivité de nos opposants. Ces derniers ne connaissent que le minimum syndical en termes de réflexes et d'aptitudes à prendre des décisions. Il n'est pas rare de les voir agir de façon inepte, et c'est un peu le revers de la médaille concernant l'IA.

Script dressé, soldats surentraînés, ennemis benêts… on pourrait presque s'ennuyer. Heureusement, le concept reste intéressant et la durée de vie est plus qu'appréciable. Au final, le jeu aurait gagné à être peaufiné, mais reste très agréable.