Vue d'un quartier urbain en 2036 : une personne marche dans une rue bordée d'arbres, des panneaux numériques discrets sur les façades, des drones de livraison passent en arrière-plan, l'ambiance est calme et futuriste mais humaine.
Essais

Vie en 2036 : l'IA transforme le travail et l'argent, que faut-il attendre ?

En 2036, l'IA transforme le travail et l'argent : 50 % des métiers réinventés, 10 % supprimés, tandis que le revenu universel divise.

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Nous sommes en 2026. À dix ans d'une échéance que les technologues appellent tantôt la singularité, tantôt le grand chambardement, une question hante les débats publics : à quoi ressemblera la vie en 2036, quand l'intelligence artificielle sera devenue aussi banale que l'électricité ? Les prédictions s'entrechoquent entre promesses d'abondance radicale et angoisses existentielles. Ce que les experts du Pew Research Center révèlent donne le ton : 79 % d'entre eux se disent plus inquiets qu'enthousiastes face aux transformations à venir. Une génération entière, les 14-29 ans, exprime une colère inédite contre les géants de la tech. Au cœur du tumulte, deux piliers de notre société vacillent : le travail et l'argent.

Vue d'un quartier urbain en 2036 : une personne marche dans une rue bordée d'arbres, des panneaux numériques discrets sur les façades, des drones de livraison passent en arrière-plan, l'ambiance est calme et futuriste mais humaine.
Vue d'un quartier urbain en 2036 : une personne marche dans une rue bordée d'arbres, des panneaux numériques discrets sur les façades, des drones de livraison passent en arrière-plan, l'ambiance est calme et futuriste mais humaine.

Le grand frisson de 2036 : entre promesse technologique et révolte générationnelle

Le décor se plante dès aujourd'hui. Les systèmes d'IA agentiques, capables de planifier et d'exécuter des tâches complexes sans supervision humaine, commencent à infuser le quotidien. Les prévisions de Gend.co anticipent une multiplication des assistants multimodaux qui géreront nos finances, nos rendez-vous médicaux et nos achats. Les données d'IBM France confirment cette tendance : d'ici 2034, l'IA sera intégrée à tous les aspects de la vie professionnelle et personnelle. Le paradoxe est saisissant : jamais la promesse d'abondance n'a été aussi forte, et jamais la défiance n'a été aussi profonde.

2036, un monde d'assistants invisibles

Imaginez votre matinée en 2036. Votre réveil n'est plus un simple signal sonore : un assistant agentique a analysé votre cycle de sommeil, consulté votre agenda, vérifié l'état du trafic et commandé vos courses pour la semaine. Pendant votre trajet, un algorithme de diagnostic médical croise vos données de santé avec des milliers de cas similaires et vous suggère une consultation préventive. Au travail, l'IA rédige vos rapports, prépare vos présentations et négocie vos rendez-vous. Rien de spectaculaire, tout est fluide, invisible.

Les prévisions de Gend.co décrivent une évolution vers des systèmes multi-agents : plusieurs IA spécialisées collaborent entre elles pour accomplir des tâches complexes. L'assistant vocal ne se contente plus de répondre à des questions : il planifie un voyage, réserve les billets, ajuste le budget familial et anticipe les imprévus. Les modèles spécialisés, plus petits et moins coûteux en énergie, remplacent les géants universels. L'IA devient un service de fond, aussi banal que l'eau courante.

Mais cette ubiquité cache une réalité plus troublante. L'algorithme qui recrute, celui qui accorde un prêt ou refuse une assurance, celui qui prédit les pannes sur une chaîne de production : tous ces systèmes décident à notre place. La frontière entre outil et décideur s'estompe. Et avec elle, une question fondamentale émerge : qui contrôle vraiment ces décisions ?

La génération Z ne croit plus au storytelling de la Silicon Valley

Le printemps 2026 restera dans les mémoires comme celui des révoltes étudiantes contre les icônes de la tech. À l'Université d'Arizona, Eric Schmidt, l'ancien patron de Google, s'est fait huer pendant la cérémonie de remise des diplômes. Les étudiants brandissaient des pancartes dénonçant l'« apocalypse de l'emploi » que leurs aînés leur préparent.

Un sondage Gallup, repris par Le Monde, révèle une donnée glaçante : près d'un tiers des 14-29 ans affirme que l'IA les met en colère. Cette colère n'est pas abstraite. Elle est économique : le marché du travail se ferme pour les juniors, remplacés par des agents IA moins coûteux. Elle est existentielle : quel sens donner à sa vie quand le travail, ce marqueur social central, se raréfie ?

Les jeunes diplômés ne croient plus au récit enchanté de la Silicon Valley. Ils voient les mêmes entreprises qui automatisent les postes promouvoir le revenu universel comme solution. Ils perçoivent le cynisme d'un système qui casse l'emploi d'une main et tend une allocation de l'autre.

Stephen Hawking avait-il raison de nous mettre en garde ?

En 2014, Stephen Hawking confiait à la BBC : « Je pense que le développement d'une intelligence artificielle complète pourrait mettre fin à l'humanité. » Cette phrase, extraite du catalogue Science en Livre, n'est pas une prophétie apocalyptique. C'est une mise en garde intellectuelle, un repère dans un débat où les startups promettent des lendemains qui chantent.

Hawking ne prédisait pas une guerre des machines. Il pointait un déséquilibre fondamental : une IA capable de s'améliorer elle-même évoluerait à un rythme que notre biologie ne peut suivre. Les humains, limités par leur lente évolution, seraient dépassés. Cette lucidité contraste avec le discours des entrepreneurs qui voient dans l'IA une simple extension de l'humain.

Si l'avenir est si incertain, quels sont les scénarios crédibles pour le travail en 2036 ? Les données commencent à affluer, et elles dessinent un tableau nuancé.

L'emploi en 2036 : 50 % des métiers réinventés, 10 % supprimés

Le rapport du BCG publié en 2026 a fait l'effet d'une bombe dans les cercles économiques. Il casse le mythe du « tout remplacement » et introduit une catégorisation fine des métiers face à l'IA. Sur les deux à trois prochaines années, 50 à 55 % des emplois américains seront « reshapés » — transformés dans leurs tâches, leurs compétences et leur organisation. Seuls 10 à 15 % des postes pourraient disparaître à cinq ans. La nuance est cruciale : l'IA ne se contente pas de détruire, elle réinvente profondément la nature du travail.

Les métiers « augmentés » : le développeur et l'avocat coachés par l'IA

Le BCG identifie une catégorie qu'il nomme « Amplified Roles », représentant environ 5 % des emplois. Ce sont les gagnants de la transition. Le développeur, le juriste, l'analyste financier verront leurs compétences décuplées par l'IA. Leur productivité explose, leurs salaires suivent. Un avocat assisté par un système d'IA analyse en quelques minutes des milliers de pages de jurisprudence. Un développeur utilise des agents de codage qui génèrent et testent du code en parallèle.

Les prédictions d'IndustryConnect pour 2040 confirment cette tendance : les métiers les mieux rémunérés seront ceux de data scientists, de spécialistes de l'éthique IA et d'architectes de systèmes multi-agents. Mais cette élite reste très minoritaire. La question se pose : que faire des 95 % restants ?

Les métiers de l'humain et du soin : les vrais bastions de la résistance

Philippe Huneman, chercheur au CNRS, livre une analyse qui bouscule les idées reçues, rapportée par L'Étudiant : « L'idée que les machines allaient remplacer les métiers manuels mais pas les métiers intellectuels est complètement fausse. » Les métiers qui résistent le mieux à l'IA sont ceux qui exigent une présence physique, un contact humain direct ou un savoir-faire manuel artisanal.

Le boulanger, l'ébéniste, le mécanicien, l'aide-soignant : tous ces métiers reposent sur une interaction sensorielle et une adaptation fine que les robots peinent à reproduire. La restauration, qui emploie 900 000 personnes en France, est qualifiée de « non délocalisable » par les experts. Paradoxalement, alors qu'on promettait la fin des métiers manuels, ce sont eux qui tiennent le mieux face à l'IA.

Le grand malaise des cols blancs

Les catégories « Rebalanced Roles » (14 %) et « Divergent Roles » (12 %) du BCG révèlent où se concentre la menace. Le marketing de contenu, la recherche académique, les tâches administratives, le droit des contrats, le conseil de base : tout cela est profondément chamboulé. Un assistant juridique qui passait 80 % de son temps à relire des contrats voit cette tâche automatisée. Un rédacteur web voit ses textes générés par IA, ne conservant qu'un rôle de validation.

L'entrée sur le marché du travail devient un parcours du combattant pour les jeunes diplômés. Les postes juniors, ceux qui permettaient d'acquérir les bases du métier, sont les premiers à être automatisés. Le lien avec le mécontentement générationnel est direct : les jeunes ne sont pas en colère par hasard, ils subissent de plein fouet une transition dont on ne leur a pas donné les clés.

Le coût de la reconversion massive qui s'annonce est colossal. Former un comptable devenu obsolète à un métier d'avenir comme l'éthique IA ou le soin aux personnes demande des années et des investissements publics massifs. Qui paiera ?

Le revenu universel, utopie californienne ou nécessité française ?

Si le travail vacille, la question de l'argent devient centrale. Le débat sur le revenu universel, relancé par Elon Musk et les leaders de la Silicon Valley, s'invite dans toutes les discussions. Mais derrière l'utopie se cache un casse-tête économique : qui paie l'addition ?

Elon Musk et la Silicon Valley prédisent la fin du salariat

En novembre 2025, lors du Forum sur l'investissement États-Unis-Arabie Saoudite, Elon Musk a dressé un tableau radical : « L'argent deviendra presque inutile. Les emplois seront facultatifs, s'apparentant davantage à des loisirs comme le jardinage. » Chaque citoyen recevrait un « revenu universel élevé » versé par l'État. Demis Hassabis, patron de Google DeepMind, évoque une « abondance radicale ». Mustafa Suleyman, chez Microsoft AI, parle de « redistribution massive », comme le rapporte Le Monde.

Le problème, c'est que les mêmes entreprises qui promeuvent ce revenu universel sont en train d'automatiser des postes à tour de bras. La Silicon Valley casse l'emploi d'une main et propose une allocation de l'autre. Les jeunes le perçoivent comme une manœuvre cynique : « seule la distribution des bénéfices est en jeu, pas leur accumulation », analyse le journaliste du Monde.

Le casse-tête du financement

Le point aveugle du discours tech, c'est le coût. Financer un revenu universel pour tous les Français, même modeste, représenterait plusieurs centaines de milliards d'euros par an. Les options existent, mais aucune n'est indolore.

La taxe sur les robots, l'impôt sur les super-profits de l'IA, la TVA sociale, l'impôt sur les données : chaque piste soulève des questions épineuses. Taxer les robots, c'est taxer l'innovation. Imposer les données, c'est risquer de voir les géants du numérique quitter le territoire. Les projections de l'Institut Montaigne pour la France en 2040 esquissent un financement possible de la protection sociale, mais à condition de réformer en profondeur le système.

Le vrai débat, c'est le trade-off : un revenu universel, ou des services publics gratuits renforcés ? Une allocation individuelle, ou des retraites préservées ? Les choix politiques ne sont pas techniques, ils sont philosophiques.

Le modèle français : un État-providence augmenté par l'IA

La position du gouvernement français, exposée lors du Sommet pour l'Action sur l'IA, prend le contre-pied du modèle californien. Sana de Courcelles résume la ligne : « L'intelligence artificielle peut devenir une formidable alliée si nous unissons nos efforts pour en faire un levier de progrès social et économique. »

Plutôt qu'un chèque universel, la France mise sur un « État-providence augmenté » : des services publics dopés à l'IA. Éducation personnalisée où chaque élève suit un parcours adapté par algorithme. Santé prédictive où les maladies sont détectées avant les symptômes. Administration proactive qui anticipe les besoins des citoyens.

Ce modèle a l'avantage de préserver le lien social et le rôle de l'État, mais il suppose un investissement massif dans la formation et l'équipement. Et il ne répond pas à la question du sens : dans un monde où le travail n'est plus une nécessité, comment se construit l'identité ?

Singularité ou stagnation : ce que les économistes prédisent pour 2036

La question macroéconomique sous-jacente est simple : l'IA va-t-elle générer une croissance suffisante pour financer la transition ? Les économistes divergent radicalement. L'analyse de Chad Jones, résumée par Blog-illusio, propose deux scénarios extrêmes.

Le scénario de la singularité : une boucle d'innovation infinie

Portrait d'un artisan boulanger en tablier, les mains enfarinées, sortant un pain doré d'un four traditionnel, regard concentré et fier, l'atelier est chaleureux et authentique, l'intention est de montrer le travail manuel et sensoriel qui résiste à l'automatisation.
Portrait d'un artisan boulanger en tablier, les mains enfarinées, sortant un pain doré d'un four traditionnel, regard concentré et fier, l'atelier est chaleureux et authentique, l'intention est de montrer le travail manuel et sensoriel qui résiste à l'automatisation.

Dans la première branche, l'IA accélère l'innovation elle-même. Elle code, elle invente, elle découvre. Une boucle de rétroaction positive s'enclenche : plus l'IA innove, plus elle devient capable d'innover. La croissance explose. L'émergence d'une AGI (Intelligence Artificielle Générale) devient possible. Dans ce monde, la richesse est si abondante que le revenu universel devient trivial à financer.

C'est le récit porté par les optimistes de la Silicon Valley. Les données d'IBM France montrent que plus de 60 pays ont déjà des stratégies nationales d'IA, et que la valeur ajoutée attendue est de 4 400 milliards de dollars pour l'économie mondiale. Si la singularité advient, toutes les contraintes budgétaires s'évanouissent.

Le scénario du « business as usual »

La seconde branche est plus sobre. Les données historiques montrent que le PIB par habitant américain suit une tendance linéaire depuis 150 ans, malgré l'électricité, l'automobile et Internet. Les innovations radicales ne se traduisent pas mécaniquement par une croissance plus forte.

Daron Acemoglu, économiste au MIT, estime en 2024 que l'IA n'augmentera la productivité totale des facteurs que de moins de 0,1 % par an. Si l'IA est une GPT (General Purpose Technology) de plus, comme l'électricité ou le moteur à combustion, les ressources pour financer la transition seront rares. Les gains de productivité seront absorbés par les entreprises et les actionnaires, pas redistribués automatiquement.

Le débat Acemoglu / Aghion : un choix de société

Le débat entre Acemoglu et Aghion & Bunel est structurant. Acemoglu voit une « IA de remplacement » qui automatise sans créer, une mauvaise allocation du capital qui stagne les salaires. Aghion & Bunel voient une « IA d'augmentation » qui stimule l'innovation de rupture et la croissance.

Ce débat n'est pas académique. Il détermine la politique publique : la France doit-elle protéger l'emploi existant ou favoriser la destruction créatrice ? Les projections de l'Institut Montaigne pour 2040 fournissent une base concrète : si la croissance reste faible, le financement de la protection sociale exigera des réformes douloureuses. Si elle décolle, les marges de manœuvre s'élargissent.

Le choix est politique, pas technologique. Et il engage la société tout entière.

La société de 2036 : travailler pour quoi faire ?

Si les économistes ne s'accordent pas, une question demeure : dans un monde où le travail n'est plus une nécessité vitale, comment se construit l'identité ? Le travail n'est pas qu'un salaire. Il est un marqueur social, un vecteur d'intégration, une source de dignité.

Le travail, une valeur en voie de disparition ?

Dans la société française, le travail occupe une place centrale. Il structure le temps, définit le statut, ancre dans la communauté. Les enquêtes montrent que les chômeurs souffrent autant de l'exclusion sociale que de la perte de revenu. Si l'IA rend le travail facultatif, que reste-t-il ?

Le malaise générationnel révélé par Le Monde est révélateur : les 14-29 ans entrent dans un monde sans filet ni promesse d'emploi stable. Ils ne rejettent pas le travail en soi, ils rejettent un système qui les exclut avant même de les accueillir. La question du sens est brûlante : à quoi bon étudier, se former, s'investir, si l'IA peut faire mieux et moins cher ?

Les nouvelles voies d'une vie accomplie en 2036

Le rapport de l'Atlantic Council, « Welcome to 2036 », synthétise les visions de près de 450 experts sur l'évolution des normes sociales. Plusieurs pistes émergent.

L'économie sociale et solidaire pourrait devenir le nouveau moteur de l'engagement. Le bénévolat, augmenté par des outils d'IA qui facilitent la coordination et le suivi, attirerait ceux qui cherchent un sens à leur action. La créativité artistique deviendrait un nouveau marqueur de statut : produire quelque chose d'unique, d'irreproductible par une machine, serait valorisé.

L'hyper-spécialisation artisanale de luxe connaîtrait un essor inattendu. Dans un monde d'abondance standardisée, le fait main, le sur-mesure, l'imperfection voulue deviendraient des signes de distinction. Le boulanger qui pétrit à la main, l'ébéniste qui choisit ses bois, le coutelier qui forge ses lames : ces métiers, hier menacés, deviendraient des professions d'élite.

Le mot d'ordre, selon l'Atlantic Council, est l'individualisation des parcours. Plus personne ne suivra la même trajectoire. Certains travailleront à temps partiel, d'autres cumuleront plusieurs activités, d'autres encore se consacreront à des projets personnels ou communautaires. La diversité des modes de vie remplacera l'uniformité du salariat.

Conclusion : une question de choix politiques plus que de prouesses technologiques

Ce qui se dessine pour 2036 n'est pas une prédiction, c'est une possibilité. L'IA ne décidera pas de notre avenir. Ce sont nos choix politiques, collectifs et individuels, qui traceront la route.

Les leviers d'action existent. L'éducation doit être repensée pour former aux métiers que l'IA ne peut pas remplacer : le soin, la création, la relation humaine. La fiscalité doit être adaptée pour capter une partie des gains de productivité générés par l'IA et les redistribuer. Le dialogue social, comme le rappelle le Sommet pour l'Action sur l'IA, doit être renforcé pour négocier les transitions.

La conclusion de l'enquête du Pew Research Center résonne comme un avertissement : 79 % des experts sont plus inquiets qu'enthousiastes. Mais l'inquiétude n'est pas une fatalité. Elle est le signe que nous mesurons l'enjeu. Le grand chambardement est en marche. À nous de décider s'il sera subi ou choisi.

La vie en 2036 ne sera pas ce que la technologie fera de nous. Elle sera ce que nous ferons de la technologie. Le travail et l'argent, ces deux piliers de notre civilisation industrielle, sont en train de se fissurer. Mais les fondations d'une société nouvelle, plus humaine et plus créative, sont déjà visibles pour qui accepte de les regarder en face.

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Questions fréquentes

Quels métiers résisteront à l'IA en 2036 ?

Les métiers exigeant une présence physique et un contact humain direct, comme boulanger, ébéniste, mécanicien ou aide-soignant, résisteront le mieux. Les cols blancs (marketing, droit des contrats, conseil) sont en revanche profondément chamboulés par l'automatisation.

Le revenu universel sera-t-il financé en France ?

Son financement représenterait plusieurs centaines de milliards d'euros par an, et les pistes (taxe sur les robots, impôt sur les données) restent épineuses. Le gouvernement français privilégie plutôt un « État-providence augmenté » avec des services publics dopés à l'IA.

L'IA va-t-elle supprimer ou transformer les emplois ?

Selon le rapport BCG de 2026, 50 à 55 % des emplois seront transformés dans leurs tâches et compétences, tandis que seulement 10 à 15 % des postes pourraient disparaître à cinq ans. L'IA réinvente la nature du travail plus qu'elle ne le détruit.

Pourquoi les jeunes sont-ils en colère contre l'IA ?

Près d'un tiers des 14-29 ans affirme que l'IA les met en colère, selon un sondage Gallup. Cette colère est à la fois économique (le marché du travail se ferme pour les juniors) et existentielle (quel sens donner à sa vie quand le travail se raréfie ?).

Sources

  1. [PDF] INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ROBOTS BIG DATA - Science en Livre · scienceenlivre.org
  2. Welcome to 2036: What the world could look like in ten years, according to nearly 450 experts · atlanticcouncil.org
  3. bcg.com · bcg.com
  4. blog-illusio.com · blog-illusio.com
  5. elysee.fr · elysee.fr
deep-thinker
Yanis Combot @deep-thinker

Je suis ce pote qui te parle de Nietzsche entre deux gorgées de café et qui illustre Foucault avec des épisodes de Black Mirror. Étudiant en philo à la Sorbonne, je suis convaincu que la philosophie n'est pas un truc poussiéreux réservé aux profs en tweed. Les grandes questions – la liberté, la justice, le sens de la vie – elles nous concernent tous. J'aime poser des questions plus que donner des réponses. Et si mes articles te font réfléchir sous la douche le lendemain, j'ai fait mon job.

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