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Essais

Séjour à l'hôpital

Un témoignage bouleversant sur l'automutilation et le mal-être adolescent. Une jeune fille finit par se confier à un médecin lors d'un séjour à l'hôpital.

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Tout a commencé un jour ordinaire, après mes cours. J'étais énervée et je devais absolument faire quelque chose pour me calmer.

D'habitude, une simple douche froide suffisait à m'apaiser. Mais là, elle n'a rien changé. Toujours aussi énervée, et maintenant au bord des larmes, je suis allée me sécher les cheveux. Dans cet état, je me suis dit que je devais me calmer, sinon la première personne qui me parlerait se ferait engueuler. Alors j'ai tapé mon poing dans le mur. Sauf que le mur s'est révélé être un miroir. Ça m'a fait du bien de taper dedans, mais je ne vous dis pas la tête de l'infirmière quand je suis arrivée avec ma main ensanglantée.

C'était mon premier séjour à l'hôpital !

Quand les blessures se répètent

Quelques jours plus tard, j'y suis retournée pour vérifier la cicatrisation. Je ne sais pas ce qui m'a pris à ce moment-là — aujourd'hui encore, je me le demande.

Pendant un long moment, tout allait mieux. J'étais heureuse.

Puis j'ai appris une mauvaise nouvelle — et oui, toutes les belles choses ont une fin. J'étais à nouveau énervée. Cette fois-ci, ce n'était ni le miroir ni le mur que j'ai pris pour cible, mais une fenêtre. Évidemment, retour chez l'infirmière. Mais comme les coupures étaient moins profondes, je ne suis pas retournée à l'hôpital. Heureusement !

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L'automutilation : mon secret au quotidien

Au fil du temps, dès que j'allais mal ou que j'étais énervée, je me calmais en me faisant des mini-coupures. Comme elles se voyaient, je faisais croire à tout le monde que c'était mon chat qui me griffait. Tout le monde me croyait. Mais au bout d'un certain temps, c'est devenu suspect. Heureusement pour moi, j'arrivais toujours à trouver une excuse.

Lors de la visite médicale, le médecin a vu toutes les coupures. Au lieu des quinze minutes prévues, j'y suis restée une heure de plus. Il a tout essayé pour me faire parler, sans succès.

Se confier enfin à un médecin

J'allais de plus en plus mal, je ne mangeais plus. C'est à cause d'un simple malaise que je me retrouve à l'hôpital aujourd'hui. Et évidemment, quand le médecin et l'infirmière sont venus me voir, je me suis dit que mes coupures n'allaient pas passer inaperçues. Je ne m'étais pas trompée !

Mais comment leur expliquer ce qui m'arrivait, et depuis combien de temps ? Une chose m'a arrangée : je suis arrivée à l'hôpital le soir. J'avais toute la nuit pour trouver une excuse valable et partir sans problème.

Le lendemain, n'ayant trouvé aucune solution et n'ayant pas dormi de la nuit, je ne savais pas comment bluffer le médecin.

À force de parler de choses et d'autres, j'ai pris confiance en lui. J'ai craqué et j'ai commencé à lui parler de mes problèmes et de mes coupures. Il m'a laissée parler sans dire un mot, sans poser aucune question. Après ça, il est parti.

Cinq jours à l'hôpital pour comprendre

Voilà déjà cinq jours que je suis dans ce lit. Beaucoup de gens sont venus me voir. La seule personne que je n'ai pas revue, c'est le médecin à qui j'ai parlé. J'aurais aimé le revoir, mais malheureusement, je pars ce soir. Je le reverrai seulement si je recommence mes bêtises !

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jenestmarre
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