
Après avoir réfléchi sur ce qui rapprochait les machines du vivant — c'est-à-dire une certaine autonomie dans la recherche d'énergie et une capacité à entretenir son intégrité physique, ou à se « réparer » — tout cela sans s'éloigner d'une notion de potentiel, on finit par définir une partie de la machine comme l'absence du désir d'évolution du vivant.
Ainsi, une machine ultra-moderne pourrait éventuellement se déplacer, trouver et assimiler elle-même son énergie. Il est même possible qu'elle ait conscience d'elle-même (bémol : la conscience peut-elle coexister avec l'état machinique ?), mais ce qui doit lui manquer pour qu'elle reste une machine, c'est ce désir d'évolution qui ne fait pas partie du monde machinique.
L'hypothèse du monde-machine
Ici survient l'hypothèse, la vision d'un monde-machine. Les machines qui le composent seraient en interdépendance absolue liée à l'entropie — on va y venir. Je suppose qu'à partir de là, il est facile d'imaginer une forme d'homéostasie de ce monde-machine qui, dénué de désir d'évolution, prend tout de même garde à sa propre sauvegarde.
Vivant et entropie : une opposition fondamentale
Or, toujours selon moi, ce que l'on définit comme vivant a cela d'extraordinaire que la vie s'oppose à l'entropie. Pour résumer : la loi physique qui définit que les systèmes complexes tendent à devenir plus simples ; effectivement, on constate facilement que la vie tend à la complexité.
C'est là qu'apparaissent deux nouvelles interrogations : d'une part, le monde machinique peut-il se stabiliser totalement sans évoluer, mais sans subir l'entropie (et c'est en cela qu'apparaît l'interdépendance des machines qui composent le monde-machine) ? Et d'autre part, celui-ci, à l'image du vivant, ne disparaît-il pas lorsqu'il cesse d'évoluer ?
« Une machine devient vivante lorsqu'elle a le désir d'être plus qu'elle-même. »
Pour s'amuser : la mécanisation de la société
Juste pour s'amuser : s'interroger sur la « mécanisation » de la société et son impact sur les éléments qui la composent. Sur les relations de dépendance qui lient vivant et machine, humain et machine.