
La vérité, la vraie ?
Je ne sais pas très bien ce qui me pousse à écrire, à vouloir faire partager mon sentiment, qui est, je l'ai constaté au fil de mes expériences, quelque part enfoui au fond de vous.
Qui suis-je pour me poser cette question ?
Je me présente : Damien, étudiant en classe préparatoire économique et commerciale, venant d'une famille à revenus plus que corrects, n'ayant subi aucun choc émotionnel particulier au cours de mon enfance, et même après. Je n'ai pas ce que l'on pourrait appeler une vie difficile : je mange bien, j'ai la possibilité de faire des études, je n'ai pas de combat à livrer, et je ne suis pas antipathique (j'espère !).
À priori, tout va pour le mieux en fait, et c'est bien pour ça que je me demande pourquoi cette question ressurgit à chaque fois.
Pourquoi sommes-nous sur Terre ?
Parlons « vulgairement » : qu'est-ce qu'on fout là ?
C'est bien la première question que l'on devrait se poser avant de commencer à s'intéresser aux autres aspects de la philosophie. Personne ne donne de réponse, et en même temps, personne ne pose la question. Un moment, j'ai cru être le seul à me la poser, mais je me suis rendu compte que beaucoup sont dans le même cas, et qu'aucun n'a de réponse.
Carpe Diem : la vie vaut-elle la peine d'être vécue ?
Carpe Diem, je vous entends d'ici prononcer ces mots : la vie est si belle qu'elle vaut la peine d'être vécue.
Je n'en doute pas et suis d'accord avec vous, tant elle peut offrir de plaisirs. Cependant, vous (nous) pariez en bon Européen de base, qui peut cueillir le jour. Expliquez-moi ce qui peut pousser des gens exploités, qui ne sentent plus rien, à poursuivre leur vie ?
Je reste perplexe.
Mais supposons, considérons que tout le monde il est beau, etc.
Il y a ces moments dans la vie où on est moins bien, et on se met à penser, à se demander ce que l'on fait là. La déprime, diront certains. Je penserais plutôt à une méditation, et c'est là qu'apparaît quelque chose.
Mort et absurdité de l'existence
Un jour, on va mourir, et les études scientifiques réalisées jusqu'ici tendent à montrer qu'après la mort, il n'y a rien. Le noir, rien : pas de sensations, de pensées, de gestes, rien de tout ça, et ce, sauf si l'on a une religion particulière. Autant dire que vos belles actions, vos plaisirs, mais aussi vos souffrances, rien de cela n'a de sens, puisqu'à la fin, vous n'êtes même plus capable de vous en souvenir.
En somme, nous vivons pour rien.
Attention, je ne veux pas vous pousser au suicide ! Simplement comprendre notre existence, puisqu'elle est là. Plutôt que déchiffrer ce qu'elle a à l'intérieur (Philosophie), autant la déchiffrer elle-même.
L'Homme et la conscience de son existence
Comment l'Homme, puisqu'il n'a pas un comportement uniquement instinctif contrairement à l'animal, et qu'il a conscience de ce qu'il est, peut-il continuer d'exister ?
La religion est sûrement l'une des clés. L'homme a besoin de croire, quoiqu'on en dise. Sinon, il arrive à la même conclusion que moi, et si son côté animal n'est pas assez fort, il se donne la mort, car son existence n'a plus de sens. Vivre pour mourir, super !
Il lui faut une vie après la mort, et en attendant celle-ci, il veut l'oublier à tout prix. « Je n'ai plus peur de mourir », disent certains. Ils en avaient donc peur. Compréhensible : votre existence peut s'arrêter à tous moments. Dites-vous simplement que de toute façon, ça n'a aucune importance.
L'Homme recherche le plaisir, le bonheur, pour oublier. D'autres cherchent la sagesse pour se donner l'illusion d'avoir tout compris. D'autres se droguent, sorte d'anesthésiant avant l'opération finale.
Je me trompe peut-être totalement, et peut-être ne vois-je pas quelque chose d'essentiel qui m'amène à penser cela. Si j'ai raté un épisode, n'oubliez pas de m'en faire part.
Je vous laisse réfléchir là-dessus et peut-être m'éclairer.