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Essais

Mourir ici pour connaître vraiment...

Un témoignage bouleversant sur la souffrance psychologique et la solitude. Un texte intense pour comprendre la spirale des pensées sombres qui peuvent nous isoler.

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L'amour et la perte : quand tout s'effondre

L'amour… C'est beau, hein ? Tu parles ! Non, l'amour, ce n'est pas si rose que ça. Ça passe ou ça casse. Et ça casse peut-être même trop souvent. Là, on est comme sur une planche, au-dessus du vide. On apparaît là, on ne sait plus quoi faire, ni où aller. On se sent perdu, mal, vidé de toute joie… Ou c'est la perte d'un être cher. Comme un mur qui s'écroule, comme un pilier qui soutenait la base de notre existence…

La spirale de la tristesse

Les problèmes s'accumulent… Et c'est la chute ! Pour n'importe quelle autre cause qui nous touche personnellement… Alors là, c'est la déprime. On se referme. On a l'impression que personne ne nous comprend, qu'on est différent. On se laisse aller dans la tristesse. On ne pense plus qu'à des choses lugubres… On ne sort plus, on reste cloîtré entre quatre murs. On rumine. On regrette… Mais on ne peut rien changer. La vie est ainsi faite…

Le refus de l'aide

Mais on ne voit pas ça comme ça. Des amis tentent de nous remonter le moral, de nous changer les idées… Mais on les laisse de côté ! Non ! Ils ne nous comprennent pas… On s'entête, on empire… Le mal nous ronge mais on ne veut rien changer.

Quand les pensées sombres nous envahissent

Puis un jour, on est seul chez soi. En train de ruminer du noir. Avec le fardeau de notre malheur sur le dos. D'un pas déterminé, on se dirige vers la salle de bain. Notre cœur s'accélère et on s'étonne de le sentir encore vibrant… Une bouffée d'air, encore une, encore une… On s'arrête près du lavabo et on lève le regard. On croise ses propres yeux dans le miroir. Un regard perdu, vide… Puis on baisse la tête. Tiens, papa a laissé traîner son rasoir…

On l'attrape. On remarque que notre main tremble un peu. Juste un peu… Puis, on caresse instinctivement nos poignets avec ces petites veines bleuies qui sillonnent de part et d'autre… Une seule pression et on serait libre ! Est-ce que ce serait lâche ?… Mais on est égoïste. On ne pense pas aux conséquences que cela engendrera sur les autres… Alors on pose le rasoir sur la peau tendre… Et on appuie, on appuie, et enfin on lâche notre « passeport vers une nouvelle vie »… Une douleur horrible nous traverse. On pousse un cri de surprise, on s'écroule à genoux… Le regard hagard, on s'étonne de tout ce sang qui s'écoule… S'écoule… Aussi vite que le temps passe et nous conduit à l'approche de notre mort.

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