
Le suicide est un phénomène social grandissant et alarmant. Le taux de suicide en France est de 20,8 pour 100 000 habitants, au Canada de 13,1 pour 100 000, aux États-Unis de 11,9 pour 100 000 et au Québec de 23,4 pour 100 000. Le suicide est plus fréquent que le meurtre : 140 meurtres au Québec contre 1 351 suicides en 1997, soit près de 10 fois plus. Je ne suis certainement pas un Freud ou un Durkheim, mais je vais tenter de vous présenter le suicide comme « fait social ».
Comment Durkheim explique le suicide : facteurs sociaux
Selon Durkheim, deux facteurs principaux influencent le suicide :
L'intégration sociale
L'intégration sociale désigne l'implication d'un individu dans une société ou un groupe. Deux types de suicide y sont liés : l'altruiste et l'égoïste. Ce sont deux opposés. Le premier se définit comme un individu tellement impliqué sur le plan social qu'il en vient à méconnaître son individualité. Le second est un individu présentant des carences dans ses liens sociaux, trop isolé.
La régulation sociale
La régulation sociale correspond à « l'autorité morale de la société » sur les individus. Elle engendre deux types de suicide : le suicide fataliste, causé par une charge trop lourde de la norme sociale, et le suicide anomique, résultant d'une faible influence de la société sur l'individu (manque de règles). Cette forme de suicide est la plus répandue.
L'approche psychanalytique de Freud
Freud n'a pas écrit directement sur le suicide, mais il a fondé la psychanalyse. L'idée générale est de faire prendre conscience au patient de ses problèmes. Par le simple fait d'en parler, le patient comprend mieux ses maux.
Signes d'alerte et facteurs de risque du suicide
Voici quelques changements ou phénomènes liés au suicide :
- Dépression, fatigue, anxiété, faible estime de soi
- Pauvreté
- Abus sexuel, verbal, physique
- Abus d'alcool, de drogue
- Échec au travail, à l'école
- Tentatives antérieures de suicide
- Perte d'un être cher
- Isolement
Pourquoi parler aide à prévenir le suicide
La meilleure chose à faire, c'est d'en parler. Allez vous renseigner : il existe des lignes téléphoniques d'aide, des sites internet et, surtout, des amis. Mon texte est probablement incomplet, mais retenez surtout que la vie — votre vie — a beaucoup de valeur.