
Vous essayez alors de lancer des appels, des cris de détresse vers les quelques amis qui vous restent, en espérant qu'ils vous tendent la perche, la main ou simplement le fil qui pourrait vous sauver. Mais malheureusement, le message ne passe pas. Ils ne comprennent pas la gravité de votre silence ou de votre appel. Déçu, vous vous enfoncez encore davantage chaque jour, persuadé que personne ne peut vraiment vous saisir.
Comment retrouver espoir après la déception ?
Puis un beau jour, vous croyez enfin avoir trouvé la personne qui vous comprend vraiment. Une lueur apparaît. Alors vous vous accrochez à la perche qu'elle vous tend avec espoir, et vous remontez, petit à petit, avec difficulté mais avec courage. Vous croyez dur comme fer à cette issue. Mais lorsque vous êtes enfin parvenu à attraper la main de cette personne, au moment précis où vous pensiez être tiré d'affaire, elle vous lâche lamentablement, sans un mot, sans un regard.
Surmonter la trahison et la perte de confiance
La chute reprend, mais cette fois-ci, elle est bien plus violente. Le gouffre vous paraît soudainement encore plus profond, plus vaste. Vous avez envie de pleurer, de hurler votre douleur, mais vous n'y arrivez plus ; vous êtes anesthésié par la tristesse. La question lancinante se pose alors : maintenant, comment pourriez-vous encore faire confiance à quelqu'un ? Vous lui avez révélé des secrets, des choses que vous n'aviez jamais réussi à dire à personne, vous vous êtes ouvert à elle, livrant votre intimité. Et elle vous a lâchement abandonnée, rejoignant la liste de la plupart de ceux que vous pensiez être vos amis.
Cette trahison renforce l'idée que vous êtes invisible. Quand vous êtes avec eux, ils ne vous voient même pas ; vous vous demandez même parfois si vous existez vraiment à leurs yeux. Et lorsqu'ils se souviennent enfin que vous existez, c'est souvent pour vous critiquer ou pour minimiser ce que vous ressentez, ce qui ajoute à la blessure.
Espérer une aide sincère et durable
Alors maintenant, pour vous protéger, toutes les perches que l'on vous tend, vous les rejetez ou vous les cassez. C'est un mécanisme de défense instinctif : mieux vaut rester seul que subir une nouvelle déchirure. Mais vous espérez tout de même, au plus profond de vous, qu'un jour, peut-être, on vous tendra une main sincère, une aide solide qu'il vous sera impossible de casser.
Vous guettez ce signe, ce regard qui signifie « je suis là ». Mais ce jour vous semble parfois tellement loin, presque inaccessible, alors vous attendez, flottant dans ce vide immense.