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Essais

Le cercle vicieux de la dépression

Un témoignage touchant sur la dépression et les pensées sombres. Une histoire vraie qui prouve qu'il est possible de s'en sortir et qu'il ne faut jamais avoir honte de demander de l'aide.

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C'est mon premier article. Avant, je me contentais de lire, mais je me suis finalement décidée à écrire. Je vous raconte mon expérience.

Comment tout a commencé : ma chute dans la dépression

Un jour, j'ai sombré dans une petite dépression qui s'est vite transformée en un véritable enfer. Je ne voyais plus pourquoi j'étais sur cette terre. J'étais descendue si bas que j'énumérais les moyens d'en finir. Je vous explique ce qui m'est arrivé, depuis le début.

Je ne me suis jamais vraiment aimée. J'avais — et j'ai encore — une mère surprotectrice et un père qui voyait plus sa blonde que moi. Juste pour vous donner une idée : il m'a oubliée dans son char et, une année à ma fête, il a oublié que c'était ma fête. Il me l'a dit lui-même.

Mes amis (bon, disons plutôt mes supposés amis) étaient là quand ils avaient un problème. Mais quand moi j'avais besoin d'eux, je ne pouvais pas en trouver un seul, juste un, pour m'aider. Ils avaient comme par enchantement tous disparu, me laissant seule avec mes problèmes.

Le manque de soutien et la solitude

Un jour, ma mère m'a trouvée en train de pleurer dans mon lit et elle voulait savoir ce que j'avais. Quand je me suis mise à expliquer le problème avec mes « amis », elle m'a répondu : « C'est la vie, ma fille ! Ne pleure pas pour ça ! » Et elle est partie. Tout ce que ça a donné, c'est que j'ai pleuré encore plus.

À un moment donné (je ne me souviens plus quand), je me suis tanée de ma situation et je suis allée voir une psychologue, au grand étonnement de toute ma famille — ce qui ne m'a pas aidée du tout. Je détestais cette psychologue, j'ai donc arrêté de la voir. Ensuite, je me disais toujours que j'étais une cause perdue, que ça serait mieux si j'étais morte.

Quand l'espoir revient... et retombe

Puis le bonheur est revenu, mais pour mieux me faire tomber plus bas. J'ai rencontré un gars absolument génial. Je me suis très vite attachée à lui et le malheur est arrivé : je suis tombée amoureuse de lui, mais il avait déjà une blonde — avec qui il sort encore, d'ailleurs. Quand j'ai su qu'il était en couple, j'ai fait comme si ça ne me touchait pas et j'allais à l'école comme si de rien n'était. Évidemment, j'étais bouleversée, mais personne ne l'a remarqué. Plus le temps passait, plus je voulais mourir.

Puis j'ai rencontré un autre gars sur Internet qui m'a redonné le goût de vivre. Il est maintenant mon meilleur ami, avec un autre gars rencontré lui aussi sur le web et qui m'a beaucoup soutenue. Si ça n'avait pas été d'eux, je serais morte. En plus d'avoir ces deux meilleurs amis, je me suis enfin sentie appréciée.

Mon message : n'ayez pas honte de demander de l'aide

Mais ma plus grosse erreur, c'est de ne pas avoir été voir une autre psychologue juste après avoir arrêté mes sessions avec celle que je détestais. Maintenant, je vois une autre psy et j'ai 7 bons amis : 2 sur le web (ceux qui m'ont sauvé la vie, on pourrait dire ça comme ça) et les autres sont devenus proches avec le temps. Parmi les 5 qui restent, il y a le gars que j'ai aimé. Il ne sait pas qu'il m'a fait sombrer dans la dépression.

Petit message à tout le monde qui a soit honte, qui ne veut pas s'avouer qu'il est déprimé, ou qui ne veut pas d'aide : allez voir un psy, ça peut tellement aider ! Ou sinon, confiez-vous à quelqu'un avec qui vous êtes à l'aise, que ce soit un parent, un ami ou un adulte de votre école !

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