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Essais

La peur du noir, simple frayeur enfantine?

À 21 ans, j'ai encore peur du noir. Honteuse ? Je le pensais, jusqu'à découvrir que cette phobie nocturne touche bien plus d'adultes qu'on ne l'imagine.

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Quand j'avais 6 ou 7 ans, je suis allée dormir chez ma grand-mère maternelle. À cet âge-là, tous les gosses, ou presque, ont peur du noir : parce que les ombres changent, parce qu'on ne peut pas voir ce qui se passe autour de nous, tout simplement.

Je dormais les volets ouverts et la porte ouverte, laissant la lumière du couloir me bercer jusqu'à l'endormissement. Ma grand-mère a eu la bonne idée de profiter de mon sommeil pour fermer porte et volets. Quand je me suis réveillée pour aller faire pipi, impossible de retrouver la porte ! Entre rêve et réalité, j'ai fait le tour de la pièce, encore et encore, effleurant de la main les quatre murs afin de trouver la sortie. Puis, de guerre lasse, je suis retournée me coucher, yeux grands ouverts dans l'obscurité. Je n'ai jamais pu retrouver cette porte.

Depuis, j'ai encore plus peur du noir. Si je mets de côté mes aventures nocturnes au cours desquelles j'ai pu apercevoir des ombres blanches au pied de mon lit, des respirations dans la pièce alors que j'étais seule, je ne peux pas me l'expliquer.

Pourquoi la peur du noir touche aussi les adultes

Les enfants, contrairement à ce que l'on pourrait croire, n'ont pas le monopole de cette peur. Dans la nuit, le moindre bruit est perceptible.

Je ne parviens encore aujourd'hui à m'endormir qu'avec le son de la radio, pour couvrir les bruits de la nuit, et avec une lampe allumée pour voir ce qui se passe autour de moi si je me réveille.

Certains pourront dire que c'est puéril, mais voilà, c'est comme ça : j'ai peur du noir.

Une phobie nocturne plus répandue qu'on ne le croit

J'ai appris, en en parlant, que je ne suis pas la seule, loin de là. Beaucoup de gens ont du mal à se motiver la nuit pour aller jusqu'aux toilettes ou traverser des pièces sombres, en imaginant que quelqu'un ou quelque chose les regarde, les suit.

Les gens qui partagent cette peur s'imaginent tellement de choses qu'ils finissent par les voir, rendant la nuit encore plus difficile à supporter.

Peur du noir et peur des miroirs : un lien fréquent

Non seulement j'ai peur du noir, mais depuis mon enfance j'ai également peur des miroirs, je ne sais pas pourquoi. Lorsque j'étais enfant, je me plantais devant eux, me regardant dans les yeux pour voir si c'était vraiment moi. Je me demandais aussi si, quand on quittait une pièce, les miroirs continuaient encore à réfléchir.

Enfant, quand j'allais me coucher, la porte ouverte, je passais du temps à me demander s'il fallait que je profite de la lumière au maximum avant que ma mère ne l'éteigne, ou si, au contraire, je devais essayer de m'endormir le plus vite possible, pour ne pas me retrouver dans le noir, sous les quarante degrés des deux couettes, suant, les pieds recroquevillés en position fœtale, créant de moi-même sons et images effrayants autour de moi.

Comment surmonter sa peur du noir : conseils et astuces

Si vous avez aussi cette peur, n'en ayez pas honte, il y a des alternatives : prendre des somnifères (lol), allumer la lumière, écouter de la musique zen, se répéter « il n'y a rien, tu n'as pas trois ans ».

Les parents ne devraient pas raconter à leurs tout-petits des histoires de loups et de croque-mitaine assoiffés de sang qui viennent les chercher s'ils ne dorment pas. Ça reste, ces trucs-là.

Finalement, la peur, c'est vraiment un truc de gosse, puisque c'est dans l'enfance qu'elle naît.

J'ai peur...

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elodelu
elodelu @elodelu
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