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Essais

L'alcoolisme

L'alcoolisme est une maladie qui touche autant le malade que son entourage. Comprendre ses causes et le déni de la personne alcoolique pour mieux appréhender cette dépendance.

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L'alcoolisme peut parfois nous entourer sans que nous nous en rendions compte, ou même nous toucher de plein fouet... La vie d'un alcoolique est aussi difficile pour lui que pour ceux qui l'entourent.

Qu'est-ce que l'alcoolisme ?

Peut-être que certains d'entre vous sont confrontés dans leur quotidien à des personnes atteintes de cette maladie.
Car oui, l'alcoolisme est une maladie. Il est dur de se faire à cette idée lorsqu'un proche est alcoolique.
C'est une maladie très dure pour la personne malade ainsi que pour l'entourage, qui ne comprend jamais tout à fait pourquoi cette personne prend du plaisir à boire.

La personne alcoolique ne devient pas alcoolique intentionnellement. Elle tombe souvent dans ce fléau sans s'en rendre compte et, lorsqu'elle réalise, il est déjà bien tard, et la maladie a déjà fait des ravages.

Comment reconnaître un comportement alcoolique ?

Pour être alcoolique, il ne suffit pas de boire chaque jour jusqu'à être ivre. Il suffit de boire chaque jour une quantité plus ou moins importante d'alcool. Cette quantité varie en fonction des personnes : ainsi, certains alcooliques peuvent être ivres en fin de journée, tandis que d'autres ne consomment que ce qui répond à leur besoin et sont peut-être quelquefois ivres.

L'alcoolisme se repère également quand le consommateur ne peut plus se passer d'alcool. Cela devient comme une drogue pour celui-ci, et il doit avoir son taux d'alcool chaque jour pour se « sentir bien ».

La consommation d'alcool pour un alcoolique est comme la consommation de tabac pour un fumeur, bien que l'alcoolisme soit lui moins répandu.

Comprendre le déni de l'alcoolique

Mais nous ne comprenons pas ce besoin qu'a la personne d'absorber ce liquide nocif pour sa santé. Nous avons souvent des réactions négatives, ce qui est tout à fait normal, mais l'alcoolique ne le prend pas dans le même sens que nous.

En effet, en nous énervant contre un alcoolique, nous souhaitons le faire réagir, mais de son côté il prend ça comme une agression, et ne veut pas accepter d'être « insulté » de malade.

L'alcoolique n'accepte pas sa dépendance à l'alcool qui est, d'après lui, une faiblesse. Il refuse de l'affirmer, comme on refuserait de dire que nous dépendons de quelqu'un. En refusant de l'accepter, il refuse donc de se soigner.

Alors, nous lui faisons face avec force, souhaitant le faire réagir, coûte que coûte. Mais avant tout, pourquoi ne pas comprendre les causes de cet alcoolisme ? Car comme je l'ai dit précédemment, l'alcoolique subit son alcoolisme.

Pourquoi l'alcoolique boit-il ?

L'alcoolique boit souvent pour oublier.
Qui n'a jamais été à une fête et a bu ? Vous vous rappelez de cette sensation de « bien-être » ? Cette sensation d'évasion ?
Certains « jeunes » disent même qu'ils boivent pour oublier dans une période un peu sombre.

Voilà ce que cherche l'alcoolique : l'oubli. Il veut oublier des moments passés trop difficiles, peut-être une enfance difficile, une adolescence compliquée, une période très dure de sa vie, ou un quotidien ingérable, des conditions de vie trop dures et insupportables... Ils ont tous des raisons différentes, que souvent nous ignorons. Il nous faudrait nous plonger dans leur passé avec eux, nous plonger dans leur vie...

Le lien entre alcoolisme et dépression

L'alcoolique est quelquefois également dépressif.
« La dépression : abattement, état de souffrance qui se traduit par une lassitude, une perte d'énergie, et un dégoût de la vie. »

La personne est dépressive, elle boit pour oublier. L'alcoolisme et la dépression sont liés, et comme pour l'alcoolisme, la personne concernée n'accepte pas non plus sa maladie qu'est la dépression.

Vivre avec un proche alcoolique : le quotidien difficile

Alors on veut les aider, les faire réagir, leur montrer qu'ils sombrent... Mais rien n'y fait. Les cris fusent, les pleurs, les larmes, les disputes, les insultes quelquefois, des mots qui font mal. Les mains tremblantes de la personne nous font souffrir, sa voix changée le soir après qu'il ait absorbé sa quantité de « poison » nous fait pleurer et nous énerver. On crie, on veut le faire réagir, on veut qu'il se rende compte de la souffrance qu'il nous fait. On essaye par tous les moyens et rien n'a avancé au final... Mais on veut faire bouger les choses.

Comment aider un proche alcoolique ?

Sauf... qu'on ne peut rien faire. Le malade n'avancera que s'il le décide lui-même. Nous pouvons l'inciter à aller consulter un médecin, un psychologue, mais nous ne pouvons pas le forcer à y aller... Là est notre faiblesse dans cette histoire. À force d'insistance, on se lasse, et nous ne pouvons que continuer à observer que la personne aimée sombre sans réaction...

Impuissants...

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missix
missix @missix
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