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Essais

Histoire d'un consommateur de cannabis...

À 13 ans, je fume mon premier joint. Quatre ans plus tard, je consomme jusqu'à 25 joints par jour. Voici mon témoignage sincère sur ma consommation de cannabis, du premier « pet » au sevrage.

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Premiers joints à 13 ans : le début de la consommation

À 13 ans, je fume mon premier joint. Crise d'angoisse immédiate ! Pas de bol. Je décide quand même de continuer et, apparemment, tout se passe bien. J'étais alors avec un copain, Kévin, qui avait déjà fumé quelques fois avant moi. Le Kévin en question, mes parents ne l'appréciaient pas trop. Pourquoi ? Ils ne le « sentaient » pas et ils avaient raison. Ils se doutaient qu'il fumait des joints, non pas par son allure, mais parce qu'il avait une situation familiale très triste et traînait souvent avec des « grands ».

Première discussion avec mes parents sur le cannabis

Il fallait bien qu'on en parle. Un jour, mes parents m'ont invité à prendre place dans le salon avec eux. Dans ces moments-là, vous ne pensez pas à mentir, mais plutôt à leur montrer votre manière de penser et donc à lâcher la vérité. La vérité, oui... Mais pas toute la vérité. Mes parents savaient à présent que Kévin fumait — ou plutôt, leurs soupçons étaient confirmés. Moi, je m'en étais sorti avec des excuses genre : « Ouais, mais moi j'fume pas, j'reste juste avec lui... » On pourrait prendre ça comme une réaction lâche, mais non... Ils savaient que Kévin fumait et je devais sauver ma peau.

14 ans : quand les soupçons se portent sur moi

Les mois passent et j'ai 14 ans. Je reviens chez moi un peu plus « stone » que d'habitude. Ma mère me fait une réflexion : « Tu es bizarre... T'as fumé un pétard ? » Je lui réponds naturellement que non. Et hop, les soupçons recommencent, mais cette fois, c'est moi le centre de l'attention.

Pour fumer, on allait toujours dans un champ à côté de chez moi. Des gens passaient parfois pour diverses raisons. À force de nous voir plantés là, mes copains et moi, les rumeurs font le tour du quartier.

15 ans : malaise en classe après un joint

À 15 ans, j'avais l'habitude de fumer avant, pendant et après l'école. J'avais trouvé un nouveau dealer qui vendait du shit qui n'avait pas l'air très net à l'aspect. Je me fume un « pers » (joint qu'on fume tout seul) avant l'école et j'avoue n'avoir jamais été autant « pété ». La sonnerie retentit, je rentre en classe et le prof, en me voyant, me lance : « Mon dieu Florent, serais-tu donc un fumeur de joint ? As-tu vu tes yeux ? »

Et là, BAM, le stress arrive. En plus, j'ai quelques problèmes de claustrophobie et la classe était assez petite. Tout le monde commence à me regarder en me disant que j'étais tout blanc et que je virais au jaune !

Crise d'angoisse et malaise à la récréation

Je demande alors au prof pour aller à l'infirmerie et il approuve tout de suite ma décision vu mon état. Je me trouve dans la cour de récréation, je fais un petit tour et les effets arrivent méchamment. J'étais en pleine crise d'angoisse ! Je me dirige vers les toilettes, me mets un peu d'eau froide sur le visage et là, ouf, ça va mieux. Je sors des toilettes et nonnn... C'est reparti !

J'aperçois un éducateur sur un banc. Je me dirige vers lui et trouve comme prétexte de demander où est l'infirmerie. À ce moment-là, mon état était tellement critique que je ne me rappelle plus pourquoi j'ai demandé ça. Il me dit où c'est, mais je ne l'écoute même pas. Je m'assois à côté de lui en répétant sans arrêt : « Ça va mal, ça va mal... » et puis... TROU NOIR !

Je me réveille par terre, des élans de vomissement me parviennent jusqu'à la gorge mais rien ne sort. Je suis assis à côté du banc et l'éducateur est à côté de moi, me posant plein de questions. Je vais beaucoup mieux, mais je reste bien « stone ».

Je passe les détails et voilà que je suis dans la voiture avec ma mère, venue me chercher à l'école pour aller chez le médecin. La consultation se passe bien. D'après lui, j'avais... Je ne sais plus quoi.

Tests de dépistage et intervention policière

Une semaine après l'événement, ma mère revient avec un pot en main. En fait, le médecin lui avait confié qu'il pensait que je fumais des joints et que tout ça était arrivé à cause du cannabis. Et voilà, je fis mon baptême du test-pipi. S'ensuivirent quatre tests, tous positifs !

Le 7 août 2003, j'étais chez un copain et ma mère vient sonner. Elle me demande si j'ai recommencé à fumer — car pour information, après chaque test, je disais à ma mère que j'arrêterais. Je vais alors avec la madre sur la terrasse et là, je vois deux agents de police parlant à mon père. Une longue discussion, six versions différentes des faits, puis les aveux.

Sevrage et réflexion sur le cannabis

Voilà, mon histoire. Ça fait maintenant 2 mois que je n'ai plus fumé un seul joint et, contrairement à ce qu'on croit, c'est pas dur d'arrêter.

Mon avis : la loi est mal foutue, parce que j'ai jamais fait de mal et personnellement, je vois rien de mal dans le cannabis sauf par abus. J'étais dans ce cas : je fumais par excès, ma consommation était de 20 à 25 joints par jour. On devrait pas interdire le cannabis, mais plutôt faire comprendre qu'il faut pas en abuser. Moi personnellement, je recommencerai à 18 ans, mais je fumerai plus comme avant.

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