
La recherche du soulagement
Je cherchais ce qui me soulagerait. Me soulager de quoi ? Ça, je l'ignorais. Je voulais me libérer, mais je ne savais pas de quoi.
Je tournais en rond dans l'appartement, à la recherche de je ne sais trop quoi. Puis j'eus un flash. Un objet tranchant. Une lame. N'importe quoi, pourvu que ce soit coupant. Je me sentais étrangement bien, sereine. D'ailleurs, je ne savais pas très bien ce qui m'arrivait, mais je commençais à sentir le stress monter. Je ne trouvais aucun objet qui puisse faire mon bonheur. Les muscles de mon corps se serraient. Je me DEVAIS de trouver cet objet. C'était plus fort que moi ! Je finis par trouver un petit couteau de chasse, que j'affûtai. Mon cœur battait vite. Je posai la lame sur mon poignet et j'appuyai. Enfin, j'enfonçai la lame dans ma chair. Pas très profondément, et pas nécessairement dans le but d'en finir avec la vie. Mais quel sentiment de libération ! Du sang perlait de ces lignes droites et fines, me laissant dans un état de sérénité profonde... Depuis ce fameux soir, je dois lutter, m'acharner contre cette envie qui me brûle.
Des fois, la vie nous pousse à faire des choses que l'on ne comprend pas vraiment... On ne sait pas pourquoi on le fait... Mais on sait qu'on doit le faire. C'est très étrange, comme sentiment, et pourtant, c'est ce que je ressentais à ce moment... Non, ce n'est pas une solution, et ce texte n'encourage pas l'automutilation, c'est simplement une bribe de vie que je vous livre. À cette heure, je m'en suis sortie de cet enfer, et je n'y repense presque plus. Bien sûr, il m'arrive d'y penser, comme un ancien fumeur ou un ancien alcoolique. Mais non. Je ne veux pas.
Je te rejoindrai...
Je baigne dans une mare de sang.
J'ignore encore si c'est le mien ou le tien.
Tout est flou, je ne vois plus rien
Si ce n'est cette tache sombre sur le plancher
Et ton corps étendu près du mien.
Mais que s'est-il passé ?
Est-ce lorsque j'ai vu ton corps meurtri que j'ai décidé d'en faire autant ?
J'ai si peur, j'ai si mal
La vue de tout ce sang m'étourdit.
J'en aurai le courage, je te le promets.
J'irai jusqu'au bout
Je viendrai te rejoindre
Mais pourquoi es-tu parti si vite ?
Pourquoi ne m'as-tu pas attendue ?
Mon corps est aussi meurtri que le tien, à présent.
En attendant la délivrance, je pleure des larmes de sang.
Quand plus rien ne te retient à la vie, et que les gens que tu aimes te confient l'un après l'autre qu'ils veulent partir, à jamais, il arrive que tu te dises : « Je vais suivre le premier qui partira. »
La chute... Un rêve fréquent
Je me sens tomber
Je sens le vide, le néant
Partout autour de moi
Il n'y a rien en bas
Et rien là-haut non plus
Je panique
Mais d'où suis-je tombée ?
Je continue de chuter
Il fait noir...
Et tout à coup...
BANG !
Je me réveille en sursaut
J'ai du mal à respirer
Je frissonne mais je suis en sueurs
Ce n'était qu'un rêve
Et pourtant...
Il revient me hanter chaque nuit.