
En apparence, tout va bien de mon côté ! Famille assez unie, des amis, une bonne santé, des résultats corrects... Oui mais alors, pourquoi toutes ces fameuses pensées ? Ces pensées qui me gâchent parfois une journée entière. Je peux avoir l'air d'une adolescente parfaite, à qui tout réussit. Mais voilà, dans ma tête, tout n'est pas si parfait.
Quand l'angoisse de la mort m'envahit
C'est quand je me retrouve seule dans cette chambre que j'aime tant, pourtant, que tout revient. Pourquoi ?
Pourquoi est-il mort ? Va-t-elle mourir ? Que ferai-je sans elle ? Est-ce qu'un jour je serai malade ? Ça ne sert à rien de se construire une vie, vu que l'on peut mourir à chaque instant. Tous ces « pourquoi » qui me rabaissent, me rendent fragile, et me donnent envie de mourir pour ne plus continuer.
Toutes ces questions qui touchent la mort, la maladie et la souffrance. Pourquoi ?
À qui en parler de ces peurs ?
Pourquoi moi, j'y pense autant ? Suis-je normale ? À qui en parler ?
En parler, je l'ai déjà fait : à ma mère — vu que c'est elle que j'ai peur de perdre —, à mes amies... Oui mais c'est toujours les mêmes phrases qui reviennent : « Faut pas y penser, on doit tous mourir un jour, on peut pas savoir quand ça arrivera, tout le monde peut tomber malade, etc. etc... » Pff, ben c'est pas ces grandes phrases qui vont faire cesser mes pensées !
Quand l'aide psychologique ne suffit pas
Un psy ??? Pas besoin !! Le dernier que j'ai vu préférait se curer les ongles plutôt qu'écouter le fond de mes pensées. Et toutes ces paroles sortent des grands bouquins que j'ai beau feuilleter sans trouver de réponses.
On dira de moi que je suis une adolescente qui n'a pas fait le deuil de son père (d'où la peur de la mort) ou même une adolescente perturbée ! Mais moi, je préfère dire que c'est la société qui m'a rendue comme ça. À cause de tout ce que nous montrent les médias : la guerre, ces hôpitaux bondés... bon j'arrête, parce qu'il y a trop de choses à dire sur cette foutue société.
Parce que c'est à force de voir tous ces morts qu'on s'imagine que ça va arriver à nos proches.
Apprivoiser ces pensées obsessionnelles
Je ne sais pas si un jour j'arriverai à oublier ou à comprendre ces pensées. Pour oublier la mort, il faudrait être éternel — impossible, allez-vous me dire ! En attendant que ça change, ces pensées me rendent noire à certains moments et, des fois, un peu plus forte.
Je ne vous ai certainement pas aidés à résoudre vos pensées. Mais si les vôtres sont semblables aux miennes, venez partager ces fameuses pensées qui, peut-être, un jour s'effaceront.