Affiche officielle du film « Saat Aku Bersuara » avec Marshanda.
Cinéma

Saat Aku Bersuara : le film indonésien qui brise le tabou du viol en 2026

Le film indonésien « Saat Aku Bersuara » sort le 18 juin 2026 pour briser le tabou du viol grâce à l’histoire de l’avocate Nadia.

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Seriez-vous capable de citer un film indonésien ? Cette question, posée il y a encore trois ans à un cinéphile français moyen, aurait suscité un silence embarrassé. Aujourd'hui, elle semble presque obsolète. L'Indonésie n'est plus une anomalie sur la carte du cinéma mondial : elle en devient l'un des territoires les plus excitants. Et « Saat Aku Bersuara », drame social signé Sonu Samtani, arrive au moment précis où cette vague indonésienne déferle sur les écrans. Le film, qui sort le 18 juin 2026 en Indonésie, ne se contente pas de surfer sur la tendance : il impose un récit politique et intime qui pourrait bien redéfinir ce que le cinéma indonésien peut accomplir à l'international.

Affiche officielle du film « Saat Aku Bersuara » avec Marshanda.
Affiche officielle du film « Saat Aku Bersuara » avec Marshanda. — (source)

L'heure de la vague indonésienne a sonné

2025-2026, le grand décollage

En décembre 2025, la Cinémathèque française organisait au mk2 Bibliothèque une rétrospective intitulée « Panorama du cinéma indonésien ». Pendant dix jours, le public parisien a découvert une filmographie riche, allant des classiques d'Usmar Ismail aux œuvres contemporaines de Kamila Andini et Joko Anwar. L'événement n'était pas anodin : il marquait la reconnaissance officielle, par une institution majeure, d'une industrie longtemps restée dans l'ombre de ses voisins asiatiques.

Dans le même temps, les plateformes de streaming accéléraient le mouvement. « Lost in the Spotlight », comédie dramatique d'Ernest Prakasa, a fait son entrée dans le Top 10 Netflix France dès sa sortie en décembre 2025. « Nightmares and Daydreams » de Joko Anwar est devenue la première série indonésienne à se hisser dans le classement américain de Netflix. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : la production annuelle indonésienne est passée de moins de 5 films d'horreur dans les années 1990 à plus de 40 en 2018, et le rythme ne fait qu'accélérer.

Le Marché du film de Cannes 2026 a confirmé la tendance. Bastian Meiresonne, spécialiste reconnu du cinéma asiatique et auteur de « Hallyuwood : le cinéma coréen », y a rencontré l'actrice Christine Hakim et les réalisateurs Reza Rahadian et Garin Nugroho. Pour lui, le parallèle avec la Corée du Sud est évident : l'Indonésie construit patiemment les infrastructures nécessaires à une exportation massive.

Le casting du film « Saat Aku Bersuara » posant devant l'affiche du film.
Le casting du film « Saat Aku Bersuara » posant devant l'affiche du film. — (source)

Pourquoi cette vague peut surprendre le public français

La « Korean Wave » (Hallyu) a mis près de vingt ans à s'imposer en France. D'abord cantonnée aux séries télévisées et à la K-pop, elle a conquis les salles obscures avec des réalisateurs comme Bong Joon-ho et Park Chan-wook. L'Indonesian Wave emprunte un chemin différent. Là où la Corée a misé sur des genres variés — thriller, romance, science-fiction —, l'Indonésie s'est d'abord fait connaître par l'horreur et l'action.

« The Raid » de Gareth Evans (2011) reste le film indonésien le plus célèbre à l'étranger, mais il a créé une image réductrice : celle d'un cinéma purement martial et spectaculaire. Les œuvres de Joko Anwar, comme « Pengabdi Setan » (Les Esclaves de Satan), ont ensuite ouvert la porte à un public amateur de frissons. Mais le drame social, le film à message, restait absent des écrans français.

C'est là que « Saat Aku Bersuara » change la donne. En abordant le viol et le mouvement #MeToo dans un pays où la « budaya bungkam » (culture du silence) reste puissante, le film s'adresse à un public universel. Le public français, sensibilisé par des années de débats sur les violences sexuelles, est mûr pour ce type de récit. Et contrairement aux films d'horreur qui peinent parfois à trouver leur public en France, un drame social bien mené traverse les frontières culturelles sans difficulté.

Sonu Samtani, le réalisateur qui change de registre

Sonu Samtani, 48 ans, n'est pas un inconnu en Indonésie. Sa filmographie ressemble à un inventaire à la Prévert : « Alena : Anak Ratu Iblis » (horreur), « 3 Pocong Idiot » (comédie potache), « Radio Galau FM » (romance adolescente). Ce caméléon du cinéma indonésien a touché à tous les genres, mais jamais au drame social pur.

Ce virage artistique interroge. Pourquoi un réalisateur habitué aux films d'horreur et aux comédies légères se lance-t-il dans un projet aussi lourd ? La réponse tient peut-être dans sa déclaration lors de la conférence de presse du 14 juin 2026 au XXI Plaza Senayan : « We've had several films about trauma. This one is about courage. » Samtani ne cherche pas à filmer la souffrance pour elle-même. Il veut montrer la reconstruction, la force, la résilience. Une approche qui doit autant au cinéma de genre qu'au documentaire social.

Scène du film « Saat Aku Bersuara » montrant un homme et une femme en conversation intense.
Scène du film « Saat Aku Bersuara » montrant un homme et une femme en conversation intense. — (source)

Nadia, une avocate face au silence

Du wedding annulé au procès

Nadia (Marshanda) est une jeune avocate prometteuse. Sa vie semble parfaite : une carrière en pleine ascension, un fiancé aimant (Reza, joué par Nino Fernandez), une famille soutenante. Puis tout bascule. Le mariage est annulé au dernier moment. Quelques jours plus tard, alors qu'elle vient en aide à une amie, elle est brutalement agressée sexuellement.

Le film, qui dure 85 minutes, refuse le piège du voyeurisme. La caméra de Winhadi ne s'attarde pas sur l'agression elle-même. Elle préfère suivre Nadia dans les heures, les jours, les semaines qui suivent. La honte. L'isolement. La tentation du silence. Puis, progressivement, la décision de parler.

Avec ses amies Andien (Rini Yulianti) et Riana (Hana Malasan), Nadia crée le mouvement #NoMoreSilence. Le procureur Adrian (Ibnu Jamil) lui apporte un soutien professionnel et personnel. Le film alterne entre les scènes de tribunal, les moments d'intimité, et les séquences plus politiques où le mouvement prend de l'ampleur sur les réseaux sociaux.

Un personnage nourri de témoignages réels

Le scénario de Tisa TS ne sort pas de nulle part. La scénariste a passé des mois à recueillir des témoignages de survivantes de violences sexuelles en Indonésie. Lors de la conférence de presse, elle a déclaré : « We're not just watching a film as entertainment, but also witnessing a movement to make people stop being silent. Today you are witnesses that everything that has been silenced must not happen again. »

Cette approche documentaire donne au personnage de Nadia une épaisseur rare. Elle n'est pas une héroïne de fiction, mais un concentré de centaines de vies réelles. Le film ne montre pas le viol de manière graphique — une décision délibérée qui évite le piège du trauma porn. À la place, il filme les conséquences : les nuits sans sommeil, les regards fuyants des collègues, la difficulté de prononcer le mot « viol » devant un juge.

Marshanda et d'autres acteurs lors d'une scène du film
Marshanda et d'autres acteurs lors d'une scène du film — (source)

Sonu Samtani, artisan polyvalent

De l'horreur au drame social

Sonu Samtani a commencé sa carrière dans l'horreur, genre roi en Indonésie. « Alena : Anak Ratu Iblis » (2023) est un film de fantômes classique, avec ses jumpscares et ses légendes urbaines javanaises. « 3 Pocong Idiot » (2012) est une comédie absurde qui parodie les films d'horreur. Rien, dans cette filmographie, ne laissait présager un drame social sur les violences sexuelles.

Pourtant, cette polyvalence est peut-être ce qui fait de Samtani le réalisateur idéal pour ce projet. L'horreur lui a appris à gérer la tension narrative, à doser les émotions, à comprendre ce qui fait qu'un spectateur reste scotché à son siège. La comédie lui a appris le rythme, le timing, la légèreté nécessaire pour éviter que le film ne devienne un pensum.

Comparé à Joko Anwar, maître de l'horreur psychologique, ou à Ernest Prakasa, spécialiste de la comédie sociale, Samtani apparaît comme un artisan capable de passer d'un registre à l'autre sans perdre son identité. Ce n'est pas une stratégie de carrière : c'est une nécessité artistique. Seul un réalisateur ayant une expérience solide des genres populaires pouvait gérer la charge émotionnelle d'un tel sujet sans tomber dans le pathos.

Le courage plutôt que le traumatisme

« Nous avons eu plusieurs films sur le traumatisme. Celui-ci parle de courage. » Cette phrase de Samtani résume toute la philosophie du film. Le réalisateur refuse l'écrasement, la victimisation. Il veut que le spectateur sorte de la salle non pas vidé, mais renforcé.

Cette approche a des conséquences directes sur la mise en scène. La lumière de Winhadi est chaude, même dans les scènes les plus sombres. La musique de Ricky Lionardi alterne entre cordes angoissantes et mélodies plus lumineuses au fur et à mesure que Nadia se reconstruit. Les cadrages privilégient les plans larges qui montrent l'entourage, le soutien, la solidarité — plutôt que des gros plans étouffants sur le visage de l'actrice.

Samtani s'inscrit ainsi dans une tradition récente du cinéma asiatique qui refuse le misérabilisme. Comme le réalisateur coréen Lee Chang-dong dans « Burning » ou le japonais Hirokazu Kore-eda dans « Shoplifters », il montre que la dignité des personnages passe par leur capacité à agir, pas seulement à subir.

Marshanda, le choix du corps

D'icône du petit écran à voix militante

Marshanda — créditée simplement par son prénom, comme une star — est une figure bien connue des Indonésiens. Révélée par les soap operas, elle a passé des années à incarner des héroïnes romantiques dans des séries télévisées à succès. Son visage orne les magazines people, ses dramas amoureux font la une des tabloïds.

Ce rôle de Nadia est donc un virage à 180 degrés. Plus question de sourire aux caméras ou de jouer la jeune fille amoureuse. Marshanda devait incarner l'effondrement total, puis la renaissance. Un défi physique et émotionnel qui dépasse tout ce qu'elle avait fait auparavant.

Abandon et espoir

Lors de la conférence de presse du 14 juin, Marshanda a décrit son expérience en des termes saisissants : « The emotions I truly felt were very diverse. From a state of utter collapse to finally having hope again. » Elle a ajouté : « Mentally, it was more about surrender. Surrender in the sense that I could only do the best that I thought was truly the best I could do. »

Cet « abandon » au rôle se voit à l'écran. Marshanda ne joue pas Nadia : elle l'incarne. Son corps tremble, sa voix se brise, ses yeux deviennent vitreux dans les scènes de dépression. Puis, progressivement, sa posture se redresse, son regard s'affermit, sa voix gagne en assurance. La transformation est physique, presque chirurgicale.

Le travail avec le réalisateur et les autres acteurs a été crucial. Teuku Rifnu Wikana et Cut Mini, qui jouent les parents de Nadia, apportent une présence rassurante. Ibnu Jamil, en procureur Adrian, offre un contrepoids professionnel et émotionnel. Mais c'est Marshanda qui porte le film sur ses épaules. Sans sa performance, le message du film resterait lettre morte.

Conférence de presse pour 'Saat Aku Bersuara' avec des participants tenant des pancartes
Conférence de presse pour 'Saat Aku Bersuara' avec des participants tenant des pancartes — (source)

Briser la budaya bungkam

De la honte à l'action collective

Le film ne suit pas le schéma classique du héros solitaire. Nadia ne se bat pas seule. Ses amies Andien (Rini Yulianti) et Riana (Hana Malasan) sont présentes à chaque étape. Elles l'accompagnent au commissariat, l'aident à créer le site du mouvement #NoMoreSilence, la soutiennent lors des audiences.

Le procureur Adrian (Ibnu Jamil) n'est pas un simple personnage fonctionnel. Il incarne l'institution qui, pour une fois, écoute et croit la victime. Dans un pays où les victimes de viol sont souvent accusées de provocation, ce soutien institutionnel est presque révolutionnaire.

Cette dimension collective est essentielle. Le film montre que la libération de la parole n'est pas un acte individuel, mais un processus social. Il faut des amies pour tenir, des professionnels pour conseiller, une communauté pour amplifier le message. La « budaya bungkam » ne se brise pas seule : elle se fissure à plusieurs.

La charge politique du film

La phrase de Tisa TS résonne comme un manifeste : « Today you are witnesses that everything that has been silenced must not happen again. » Le film ne se contente pas de raconter une histoire. Il convoque le spectateur comme témoin, comme acteur potentiel du changement.

En Indonésie, parler de violences sexuelles reste un tabou. Les statistiques officielles sont rares, les plaintes souvent classées sans suite, les victimes stigmatisées. Le mouvement #MeToo y a eu moins d'impact qu'en Occident, en partie à cause de la censure et des pressions sociales.

« Saat Aku Bersuara » arrive donc comme un pavé dans la mare. En mettant en scène un mouvement social qui utilise les réseaux sociaux pour contourner les silences institutionnels, le film propose un modèle d'action. Il ne se contente pas de dénoncer : il montre comment faire.

Date de sortie et disponibilité

Une sortie événement en Indonésie

Le film sort en Indonésie le 18 juin 2026 dans toutes les grandes chaînes de cinéma : Cinema XXI, CGV, Cinepolis et Sam's Studios. Une avant-première a eu lieu le 14 juin au XXI Plaza Senayan, avec l'équipe du film au complet.

Pour les cinéphiles français, la patience est de mise. Aucune date de sortie française n'a été annoncée. Le film n'est pas encore acquis par un distributeur hexagonal. Les festivals d'automne — Deauville, Biarritz, les biennales d'Asie — pourraient servir de tremplin. Une sélection cannoise en 2027 n'est pas exclue, surtout après la présence indonésienne remarquée au Marché du film de Cannes 2026.

Le film peut-il atterrir sur Netflix ?

Le succès de « Lost in the Spotlight » sur Netflix France est un bon signe. La plateforme américaine a massivement investi dans le cinéma indonésien, avec des acquisitions comme « The Big 4 » ou « A Perfect Fit ». Mais « Saat Aku Bersuara » suit une stratégie différente : sortie théâtrale d'abord, streaming ensuite.

Cette approche, qui privilégie l'expérience collective en salle, pourrait compliquer son arrivée rapide en France. Mais le bouche-à-oreille et les critiques internationales feront la différence. Si le film cartonne en Indonésie — ce que tout laisse présager —, les distributeurs français s'y intéresseront.

Le débat sur la stratégie des plateformes, illustré par le refus de Steven Spielberg de céder ses films à Netflix, montre que le modèle de diffusion reste un enjeu crucial. Un film comme « Saat Aku Bersuara », qui traite d'un sujet universel avec une sensibilité locale, a tout à gagner d'une sortie en salle avant d'atterrir sur les écrans domestiques.

L'industrie indonésienne à l'épreuve

Un pari économique risqué

Le cinéma indonésien vit de l'horreur et de la romance. Ces deux genres rapportent : ils attirent les foules, remplissent les salles, génèrent des recettes prévisibles. Un drame social sur les violences sexuelles est un pari économique.

Les producteurs — Arjuna Mega Films, Rain Creation, Lex Pictures — ont pris un risque calculé. Ils misent sur la marque « #NoMoreSilence » pour attirer un public jeune et féminin, un segment de marché souvent négligé par les productions mainstream. Si le film fonctionne, il prouvera qu'il existe une demande pour un cinéma engagé en dehors des genres prédominants.

Le bras de fer culturel

L'industrie indonésienne, pour grandir, doit diversifier ses genres. La comparaison avec la Corée du Sud est instructive : le cinéma coréen a explosé quand il a cessé de se limiter aux mélodrames et aux films d'action pour explorer des territoires plus variés.

« Saat Aku Bersuara » est un test. Si le public répond présent, les producteurs seront encouragés à financer d'autres drames sociaux, d'autres films à message. Si le film échoue, l'industrie risque de se replier sur ses valeurs sûres — l'horreur et la romance —, limitant ainsi son potentiel d'exportation.

La classification R13+

Le film est classé R13+ par le LSF (Badan Sensor Film), l'organe de censure indonésien. Cette classification interdit le film aux moins de 13 ans. Est-ce une concession pour passer la censure sur un sujet sensible ? Ou un choix marketing pour cibler les adolescents et jeunes adultes sans aliéner les familles ?

La réponse est probablement les deux. En Indonésie, la censure reste puissante. Un film sur le viol aurait pu être interdit aux moins de 17 ans, voire carrément censuré. La classification R13+ est un compromis acceptable. Elle permet au film de toucher un large public tout en respectant les sensibilités locales.

Cette stratégie n'est pas sans rappeler celle des films coréens, qui utilisent des classifications similaires pour maximiser leur audience tout en traitant des sujets adultes.

Conclusion

Revenons à la question d'ouverture. Seriez-vous capable de citer un film indonésien ? La réponse, désormais, est « oui ». Et pas n'importe lequel.

« Saat Aku Bersuara » apporte trois contributions majeures. Sur le plan social, il brise le tabou du viol en Indonésie et donne un outil au mouvement #NoMoreSilence. Sur le plan cinématographique, il porte haut les couleurs de la vague indonésienne, prouvant que le pays peut produire des drames intimistes aussi puissants que ses films d'action. Sur le plan industriel, il démontre qu'il existe un marché pour le cinéma d'engagement en dehors des genres prédominants.

Aux distributeurs français : ne laissez pas ce film passer à côté. La parole se libère, et le cinéma indonésien aussi. Et il compte bien secouer les salles obscures du monde entier.

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Questions fréquentes

Quel est le sujet du film Saat Aku Bersuara ?

Le film indonésien 'Saat Aku Bersuara' aborde le viol et le mouvement #MeToo en brisant la 'budaya bungkam' (culture du silence). Il suit le parcours de Nadia, une avocate agressée sexuellement, qui crée le mouvement #NoMoreSilence avec ses amies pour se reconstruire et porter son agresseur en justice.

Qui réalise Saat Aku Bersuara ?

Le film est réalisé par Sonu Samtani, un cinéaste indonésien de 48 ans connu pour des films d'horreur et des comédies. 'Saat Aku Bersuara' marque son premier drame social pur, une transition artistique qu'il justifie en déclarant vouloir filmer le courage plutôt que le traumatisme.

Quand sort Saat Aku Bersuara en Indonésie ?

Le film sort en Indonésie le 18 juin 2026 dans les grandes chaînes de cinéma comme Cinema XXI, CGV, Cinepolis et Sam's Studios. Une avant-première a eu lieu le 14 juin 2026 au XXI Plaza Senayan avec toute l'équipe du film.

Quelle classification a reçu Saat Aku Bersuara ?

Le film est classé R13+ par le LSF, l'organe de censure indonésien, ce qui interdit sa projection aux moins de 13 ans. Cette classification est un compromis qui permet au film de traiter un sujet sensible tout en touchant un large public, y compris les adolescents et jeunes adultes.

Le film Saat Aku Bersuara est-il basé sur des faits réels ?

Oui, le scénario de Tisa TS s'appuie sur des mois de recueil de témoignages de survivantes de violences sexuelles en Indonésie. Le personnage de Nadia est ainsi un concentré de centaines de vies réelles, donnant au film une dimension documentaire et militante.

Sources

  1. Cinéma indonésien — Wikipédia · fr.wikipedia.org
  2. Pourquoi l’Indonésie est une terre de films d’horreur · courrierinternational.com
  3. filmindonesia.or.id · filmindonesia.or.id
  4. filmindonesia.or.id · filmindonesia.or.id
  5. inforadar.disway.id · inforadar.disway.id
cine-addict
Julien Cabot @cine-addict

Je regarde des films comme d'autres font du sport : intensément et quotidiennement. Toulousain de 28 ans, je travaille dans un cinéma d'art et essai la semaine, ce qui me permet de voir gratuitement à peu près tout ce qui sort. Mon appartement est tapissé d'affiches et mon disque dur externe contient 4 To de films classés par réalisateur. J'ai un superpouvoir agaçant : reconnaître n'importe quel film en moins de trois plans. Mon compte Letterboxd est une œuvre d'art en soi, avec des critiques de 2000 mots sur des nanars des années 80.

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