Julie Andrews a tranché. Le 11 août 2026, l'actrice de 90 ans a confirmé qu'elle ne participerait pas à « The Princess Diaries 3 », le troisième volet de la saga Disney en développement depuis 2022. Une décision difficile, mais profondément cohérente avec sa vision de l'histoire, son état de santé et son respect pour l'héritage de la franchise.

« L'histoire doit continuer en Princess Mia »
Interrogée par Today.com le 10 août 2026, Julie Andrews a été claire : « Je ne serai pas dans le film. » Elle explique : « Je pense que l'histoire est un peu différente, et je ne suis pas tout à fait sûre de la façon dont ils la traitent. Mais il est trop tard pour moi. Je pense que l'histoire doit continuer en Princess Mia. C'est son histoire, pas vraiment la mienne. »
Cette déclaration résume la position de l'actrice : l'arc narratif de la reine Clarisse Renaldi, la grand-mère de Mia Thermopolis, est bouclé. Les deux premiers films, « Princesse malgré elle » (2001) et « Un mariage de princesse » (2004), ont suivi le passage de Mia de lycéenne maladroite à princesse de Génovie, avec Clarisse comme guide bienveillante. À 90 ans, Julie Andrews estime que ce chapitre appartient désormais à Anne Hathaway.

Dans une interview accordée à InStyle, elle confie avoir eu du mal à refuser : « Je pense que je suis vraiment à la retraite, ce serait la meilleure description. L'équipe créative m'a demandé toute l'année dernière si je serais partante. Ça a été très, très difficile de dire non, mais je l'ai fait parce que j'ai eu une merveilleuse aventure, et je sentais que celui-ci prospérerait très bien sans que Granny vienne s'en mêler à mon âge. »
Une décision cohérente avec sa carrière
Ce refus n'est pas une surprise pour ceux qui suivent la carrière de Julie Andrews. Depuis son opération des cordes vocales en 1997, qui a définitivement abîmé sa voix chantée, l'actrice s'est réinventée. Elle s'est tournée vers l'écriture de livres jeunesse avec sa fille Emma Walton Hamilton et a trouvé un second souffle en voix off, notamment comme narratrice de Lady Whistledown dans la série « Bridgerton » sur Netflix, un rôle qui lui a valu un Emmy en 2025.
Au Hollywood Reporter, elle précise sa position : « Je suis vraiment passée à autre chose maintenant. Je ne suis pas complètement retraitée, mais c'est un autre genre de travail que je fais ces jours-ci : j'écris des livres, j'enregistre beaucoup de podcasts et de voix off. Mais vraiment, je ne pense pas que je devrais en faire partie. » Elle ajoute : « Ce n'est pas que je ne suis pas enthousiaste pour ce projet. C'est juste que je ne pense vraiment pas devoir en être maintenant. »

À 90 ans et vivant avec de l'arthrite, Julie Andrews a choisi de rester discrète dans la vie publique. Une décision personnelle et lucide, qui lui permet de rester présente dans le paysage culturel sans s'imposer une contrainte physique et logistique qu'elle juge trop lourde.
Un projet en pleine mutation chez Disney
Le refus de Julie Andrews intervient alors que le projet « Princess Diaries 3 » connaît des évolutions significatives. Anne Hathaway a révélé en juillet 2026, lors d'une intervention sur Radio Andy (SiriusXM), que l'équipe avait connu une « percée narrative » et avait dû repartir de zéro sur le scénario. Elle a également annoncé être occupée à préparer son troisième enfant.
Le projet est développé chez Disney depuis novembre 2022, avec Anne Hathaway officiellement confirmée dans le rôle de Mia. La réalisation a été confiée à Adele Lim, connue pour « Joy Ride » et la co-écriture de « Crazy Rich Asians » et « Raya et le Dernier Dragon ». Le scénario est signé Flora Greeson, l'une des autrices de « Booksmart ».
Du côté de la production, on retrouve Debra Martin Chase, productrice des deux premiers films, aux côtés de Naia Cucukov et Melissa Stack. Anne Hathaway est également productrice sur ce projet. Aucune date de sortie n'a encore été annoncée.
Dès 2022, Anne Hathaway avait d'ailleurs anticipé ce refus, déclarant que le retour de Julie Andrews n'était « probablement pas possible » pour une nouvelle suite. L'actrice n'a donc pas été surprise par la décision de sa partenaire.
L'héritage de Garry Marshall : un respect constant
Le refus de Julie Andrews s'inscrit aussi dans une forme de fidélité à Garry Marshall, le réalisateur des deux premiers films, décédé le 19 juillet 2016. L'actrice n'a jamais caché son affection pour le cinéaste, qu'elle décrit dans les colonnes du Hollywood Reporter comme « le réalisateur le plus adorable, drôle, talentueux et attentionné ». Son départ a laissé un vide dans la franchise.
Cette dimension personnelle explique en partie la prudence de Julie Andrews : accepter de revenir dans un troisième volet sans son réalisateur historique, avec une nouvelle équipe créative, n'allait pas de soi. Son refus protège l'héritage des deux premiers films d'un retour artificiel.
Une franchise qui peut continuer sans la reine
Le succès des deux premiers films reste un argument solide pour la suite. « Princesse malgré elle » a rapporté environ 165,3 millions de dollars au box-office mondial pour un budget de 26 millions, devenant un véritable « sleeper hit ». La suite, « Un mariage de princesse », a engrangé 134,7 millions de dollars, portant le total de la franchise à près de 300 millions de dollars. Deux films qui ont marqué toute une génération et qui restent disponibles sur Disney+.
Le refus de Julie Andrews ne signe pas la fin de la franchise. Au contraire, il libère le projet d'un poids : celui de devoir justifier la présence de la reine Clarisse à tout prix. En confiant l'histoire à Mia, le nouveau film peut explorer la vie de la princesse devenue femme, sans être contraint par un retour artificiel.
Comme le rappelle le précédent de « Toy Story 5 » avec Tom Hanks, où l'acteur a accepté sans hésiter, chaque franchise gère différemment le retour de ses figures emblématiques. Julie Andrews fait le choix inverse, avec la même sincérité.
La saga « Princesse malgré elle » a déjà connu des évolutions similaires dans d'autres adaptations. Le retour de la voix française de Lilo dans le remake en prises de vue réelles de « Lilo et Stitch » montre que Disney sait composer avec l'héritage de ses classiques. Mais dans le cas de « Princess Diaries 3 », c'est l'actrice elle-même qui a choisi de passer le flambeau.
Julie Andrews ne disparaît pas pour autant. Toujours active en voix off, elle continue d'incarner Lady Whistledown dans « Bridgerton » et poursuit sa carrière d'autrice. Son refus de « Princess Diaries 3 » n'est pas un adieu au public, mais une manière de laisser l'histoire de Mia respirer, comme elle le dit elle-même : « C'est son histoire. » Une décision qui honore à la fois le personnage de Clarisse, la mémoire de Garry Marshall et l'intelligence d'une actrice qui sait quand il est temps de laisser la place.