Le tournage du biopic de Johnny Hallyday a débuté le 1er juin 2026, et une annonce majeure vient d'être dévoilée par Le Figaro le 16 juin. Jean-Baptiste Guégan, sosie vocal historique du rockeur, collabore officiellement au projet réalisé par Cédric Jimenez. Sa voix servira de base à la bande originale du film, sans recours à l'intelligence artificielle, comme l'a confirmé le producteur Hugo Sélignac. Cette participation inédite promet de donner une authenticité rare à ce long-métrage qui retracera la carrière de Johnny Hallyday de ses débuts jusqu'aux concerts mémorables du Parc des Princes en 1993.

Révélation : Jean-Baptiste Guégan, la voix du biopic de Johnny Hallyday
L'information a été révélée en exclusivité par Le Figaro le 16 juin 2026, au lendemain du début du tournage. Jean-Baptiste Guégan, connu pour sa ressemblance vocale troublante avec Johnny Hallyday, prête sa voix au biopic. Les enregistrements ont déjà commencé dans les studios Saint-Germain à Paris, sous la direction artistique de Raphaël Hamburger, fils de Michel Berger et France Gall. Pas moins de vingt-cinq titres composent la bande originale du film.

Le producteur Hugo Sélignac a précisé au quotidien que Guégan « collabore au projet », mais que la voix finale résultera d'un mélange de plusieurs techniques. L'élément le plus frappant de cette annonce reste l'exclusion totale de l'intelligence artificielle dans le processus. « La voix finale sera un mélange de plusieurs techniques, qui ne sont pas liées à l'IA », a insisté Sélignac, marquant ainsi une volonté d'authenticité qui tranche avec d'autres productions récentes.
Une information exclusive du Figaro dévoilée le 16 juin 2026
Le Figaro a révélé que Guégan « prête sa voix » au film, une formulation qui ne laisse aucun doute sur l'importance de sa contribution. Les enregistrements en cours aux studios Saint-Germain sont placés sous la responsabilité de Raphaël Hamburger, un choix artistique lourd de sens. Hamburger, héritier d'une dynastie musicale française, connaît intimement l'univers de Johnny et entretient des liens d'enfance avec Laura Smet, la fille du chanteur.
Les vingt-cinq chansons sélectionnées couvrent l'intégralité de la carrière de Johnny, depuis ses premiers succès rockabilly jusqu'aux hymnes qui ont marqué ses concerts au Parc des Princes pour ses cinquante ans. Le choix des titres n'a pas encore été dévoilé dans son intégralité, mais on peut raisonnablement parier sur des classiques comme L'envie, Allumer le feu ou Que je t'aime.
Le producteur Hugo Sélignac précise le rôle de Guégan
Hugo Sélignac, producteur du film, a tenu à clarifier la nature exacte de la collaboration avec Jean-Baptiste Guégan. Dans les colonnes du Parisien, il a déclaré : « Il collabore au projet. Mais la voix finale sera un mélange de plusieurs techniques, qui ne sont pas liées à l'IA. » Cette précision est essentielle : elle écarte les rumeurs qui circulaient sur l'utilisation d'une intelligence artificielle pour recréer la voix de Johnny, une pratique qui aurait pu susciter la polémique.
Le producteur a également expliqué que le film couvre la carrière de Johnny Hallyday de ses débuts jusqu'au Parc des Princes en 1993. Cette période de trente-trois ans nécessite une bande originale riche et variée, capable de retranscrire l'évolution musicale du rockeur. La voix de Guégan, qui possède naturellement le même timbre que Johnny sans forcer l'imitation, constitue la matière première idéale pour ce travail de reconstitution.
Jean-Baptiste Guégan : itinéraire d'un sosie vocal devenu chanteur
Pour comprendre l'importance de cette annonce, il faut connaître le parcours hors norme de Jean-Baptiste Guégan. Né le 14 mai 1983 à Trégueux, dans les Côtes-d'Armor, ce Breton a vu sa vie basculer à l'âge de neuf ans lors d'un concert de Johnny Hallyday à Bercy. Dyslexique, destiné à un CAP menuiserie, il découvre sa voix dans les karaokés des cafés de Lannion avant d'être repéré par un producteur en 2000.

Sa révélation au grand public survient en 2018, quelques mois après la mort de Johnny, lorsqu'il remporte la saison 13 de La France a un incroyable talent sur M6. L'émotion suscitée par sa prestation est immense : le public découvre un homme dont la voix ressemble à s'y méprendre à celle du Taulier, sans aucune affectation.
Le déclic à 9 ans : un concert à Bercy qui change une vie
En 1992, le père de Jean-Baptiste Guégan lui fait la surprise de l'emmener voir Johnny Hallyday au Palais omnisports de Paris-Bercy. Pour ce garçon de neuf ans qui grandit sans père — Léon Smet, le père de Johnny, avait lui aussi abandonné son fils — ce concert est une révélation. La présence scénique du rockeur, sa voix puissante, l'énergie qui se dégage de ses performances marquent l'enfant au fer rouge.
Sa mère, Valérie, assistante en Ehpad, l'élève seule et soutient sa passion naissante pour la musique. Elle l'encourage à participer aux karaokés où son talent vocal se révèle progressivement. Le jeune Breton ne force pas son imitation : c'est un timbre naturel, une couleur de voix qui évoque immédiatement Johnny sans que Guégan ait à forcer son instrument.
Des karaokés à la scène nationale : la révélation dans « La France a un incroyable talent »
En 2000, Yves Jacq, musicien et producteur breton, repère Jean-Baptiste Guégan dans un bar de Lannion. Il lui propose de devenir le sosie vocal de Johnny Hallyday et d'en faire son métier. Les débuts sont difficiles : beaucoup soupçonnent une tricherie, refusant de croire qu'un inconnu puisse posséder une voix si proche de celle de la star. Pendant dix-sept ans, Guégan donne mille cinq cents concerts en Bretagne, se faisant connaître sous le surnom de « Johnny Junior ».
La mort de Johnny, le 5 décembre 2017, marque un tournant. Guégan décide de lui rendre hommage avec son spectacle Jean-Baptiste Guégan : La Voix de Johnny. Il participe à La France a un incroyable talent en 2018 et remporte l'émission, déclenchant une vague d'émotion nationale. Sa prestation, diffusée en prime time, touche des millions de téléspectateurs qui découvrent un homme habité par la musique de son idole.
De sosie vocal à artiste reconnu : quatre albums et une tournée
Michel Mallory, ancien parolier et ami de Johnny Hallyday, propose à Guégan d'enregistrer cinq chansons inédites écrites à l'origine pour le rockeur. Ils partent à Nashville enregistrer ce qui deviendra Puisque c'est écrit, premier album de Guégan sorti en 2019. Le disque se vend à plus de 300 000 exemplaires et devient numéro un des ventes en France.

Trois autres albums suivent : Rester le même (2020), Toutes les larmes sèchent un jour (2022) et De l'ombre à la lumière (2025). Guégan se produit dans une cinquantaine de Zéniths et fait même salle comble à l'AccorHotels Arena de Paris. Il s'éloigne progressivement de son étiquette de sosie pour s'imposer comme interprète à part entière, tout en restant le dépositaire d'une voix que des millions de Français reconnaissent instantanément.
Comment la voix du biopic de Johnny Hallyday sera reconstituée sans IA
La question technique est au cœur du projet. Comment recréer la voix de Johnny Hallyday pour vingt-cinq chansons sans tomber dans l'artifice ? Le producteur Hugo Sélignac a été clair : l'intelligence artificielle n'est pas la solution retenue. Le résultat final mêlera plusieurs sources vocales, dont la voix de Jean-Baptiste Guégan, pour obtenir un rendu authentique et respectueux de l'œuvre du rockeur.
Le processus d'enregistrement est dirigé par Raphaël Hamburger, figure centrale de ce projet. Fils de Michel Berger et France Gall, Hamburger est un ami d'enfance de Laura Smet. Sa légitimité musicale et son lien personnel avec la famille Hallyday en font le directeur artistique idéal pour cette entreprise délicate.
Un travail d'orfèvre en studio avec Raphaël Hamburger
Les enregistrements se déroulent aux studios Saint-Germain à Paris, un lieu chargé d'histoire musicale. Raphaël Hamburger supervise chaque prise, veillant à capturer l'essence vocale de Johnny sans tomber dans la copie servile. Le choix de ce directeur artistique n'est pas anodin : héritier d'une tradition musicale française, il connaît les codes du métier et possède l'oreille nécessaire pour distinguer l'hommage de l'imitation.

Le 15 juin 2026, jour du 83e anniversaire de Johnny Hallyday, Jean-Baptiste Guégan a partagé un message émouvant sur Instagram : « En studio, en ce jour particulier, impossible de ne pas avoir une pensée pour Johnny. Son empreinte est partout : dans les chansons, dans les souvenirs, dans cette passion qui nous rassemble. La légende ne meurt jamais. » Ce message, posté depuis les studios d'enregistrement, témoigne de l'émotion qui entoure ce projet.
Pourquoi le producteur exclut l'intelligence artificielle
La déclaration d'Hugo Sélignac sur l'absence d'IA dans le processus de reconstitution vocale mérite qu'on s'y attarde. Dans une industrie où les technologies de deepfake audio progressent à grande vitesse, ce choix apparaît comme un parti pris fort. Plusieurs biopics récents ont utilisé l'intelligence artificielle pour recréer des voix de chanteurs disparus, avec des résultats parfois contestés.
En excluant l'IA, les producteurs du biopic de Johnny Hallyday affichent une volonté d'authenticité qui engage la crédibilité du film. Le mélange de plusieurs sources vocales — dont la voix de Guégan — permet de conserver une dimension humaine au projet. C'est aussi une manière de respecter l'artiste et son public, en évitant les polémiques sur l'utilisation de technologies jugées trop artificielles.
Les 25 titres cultes de la bande originale
La bande originale du film comptera vingt-cinq chansons, couvrant l'intégralité de la carrière de Johnny jusqu'aux années 1990. Sans dévoiler la liste exhaustive, on peut supposer que des titres comme L'envie, Allumer le feu, Que je t'aime, Le pénitencier ou Marie figureront au programme. Le défi est de taille : chaque chanson doit correspondre à une période précise de la vie du rockeur et s'intégrer naturellement à la narration du film.
Le travail de sélection a probablement été effectué en collaboration avec les ayants droit et les proches de Johnny. La chronologie musicale doit épouser celle de sa vie, depuis ses premiers succès dans les années 1960 jusqu'aux concerts triomphaux du Parc des Princes. Chaque titre devient ainsi un marqueur temporel, un fragment d'autobiographie sonore.
Bohemian Rhapsody : le précédent qui inspire le film de Johnny Hallyday
Le biopic de Queen, Bohemian Rhapsody (2018), constitue un précédent incontournable pour comprendre l'importance du choix de Jean-Baptiste Guégan. Dans ce film, le sosie vocal Marc Martel a joué un rôle crucial dans la reconstitution de la voix de Freddie Mercury. Le producteur Graham King a lui-même reconnu que sans Martel, le film n'aurait peut-être jamais vu le jour.
Cette comparaison éclaire la démarche des producteurs du biopic de Johnny Hallyday. En s'inspirant du modèle qui a fonctionné pour Queen, ils misent sur l'authenticité vocale pour donner vie à leur projet. Mais les différences entre les deux approches sont tout aussi instructives.
Marc Martel : « Je ne suis pas sûr que le film se serait fait sans moi »
Marc Martel a été découvert en 2011 par Roger Taylor, batteur de Queen, via une audition en ligne. Sa ressemblance vocale avec Freddie Mercury était si frappante que Taylor l'a immédiatement repéré. Pour Bohemian Rhapsody, la voix de Martel a été mixée avec celle de Freddie Mercury et de Rami Malek, l'acteur qui incarnait le chanteur à l'écran.
Le spécialiste ORL Yves Ormezzano a expliqué que la ressemblance vocale entre Martel et Mercury tenait à des facteurs anatomiques précis : la forme des cordes vocales, la résonance du pharynx, la manière dont l'air circule dans les voies respiratoires. Ces mêmes facteurs expliquent pourquoi la voix de Jean-Baptiste Guégan évoque si fortement celle de Johnny Hallyday sans que l'imitateur ait à forcer son timbre.
Les similitudes et différences avec le projet Hallyday
Les deux projets partagent une même ambition : faire revivre la voix d'un artiste disparu à travers celle d'un sosie vocal. Mais les différences sont notables. Bohemian Rhapsody se concentrait sur une période spécifique de la carrière de Queen, tandis que le biopic de Johnny couvre plus de trente ans de carrière. Le nombre de chansons à enregistrer est donc plus important.
Autre différence majeure : l'absence totale d'IA dans le projet Hallyday, alors que Bohemian Rhapsody utilisait des archives sonores de Freddie Mercury. Enfin, Jean-Baptiste Guégan est un chanteur établi avec quatre albums à son actif, tandis que Marc Martel était moins connu du grand public avant sa participation au film. Cette notoriété préexistante donne une légitimité supplémentaire au projet français.
Le succès critique et public de Bohemian Rhapsody — plus de 900 millions de dollars de recettes mondiales et quatre Oscars — laisse entrevoir ce que pourrait être l'accueil du biopic de Johnny Hallyday. Si le film parvient à capter l'essence du rockeur comme Bohemian Rhapsody a capté celle de Freddie Mercury, le pari pourrait être gagnant.
Raphaël Quenard quitte le biopic de Johnny Hallyday : qui est Benjamin Voisin ?
Le casting du biopic de Johnny Hallyday a connu un rebondissement majeur avant même le début du tournage. Raphaël Quenard, initialement choisi pour incarner le rockeur, a finalement renoncé au rôle en janvier 2026. C'est Benjamin Voisin, révélé dans Illusions perdues, qui a repris le flambeau.
Cette section revient sur les coulisses de ce changement et présente le casting final du film, qui compte des noms prestigieux comme Marie Colomb, William Lebghil, Fred Testot et surtout Laura Smet, qui interprète sa propre grand-mère.
Raphaël Quenard renonce : les vraies raisons
Le 22 janvier 2026, Raphaël Quenard annonce son retrait du projet sur Instagram. L'acteur explique que « les exigences liées à la production du film Mystik, que je co-réalise actuellement, ainsi que la promotion du film Le Rêve américain qui sort le 18 février, ne me permettent pas, dans les délais impartis, de me consacrer pleinement à la préparation qu'exige un tel rôle ».
Le producteur Hugo Sélignac a tenu à clarifier la situation dans Society le 3 mars 2026 : « Beaucoup de choses fausses sont sorties sur cette histoire. » Il précise que la décision a été prise d'un commun accord, faute de temps pour préparer un personnage aussi exigeant que Johnny Hallyday. Ce contretemps a probablement accéléré le recours à Jean-Baptiste Guégan pour renforcer la crédibilité vocale du film.
Benjamin Voisin, nouveau visage de Johnny à l'écran
Benjamin Voisin, 29 ans, a été choisi pour incarner Johnny Hallyday à l'écran. Révélé dans Illusions perdues de Xavier Giannoli, le comédien s'est immédiatement plongé dans une préparation intensive. Dans les colonnes de Paris Match, il a confié travailler « depuis quatre mois » et regarder « quantité de films et d'interviews » du chanteur.

Sa préparation est un marathon quotidien : cours de chant, de danse et de guitare, de 8 heures à 22 heures, tous les jours. L'enjeu est de taille : incarner Johnny Hallyday sans tomber dans la caricature, capturer son énergie scénique sans singer ses tics. Le jeu d'acteur devra restituer l'homme derrière la légende, avec ses forces et ses fragilités.
Laura Smet dans le rôle de sa propre grand-mère
L'une des surprises les plus émouvantes du casting est la participation de Laura Smet. La fille de Johnny Hallyday interprète Huguette Clerc, sa propre grand-mère paternelle. Cette mère de Johnny, qui l'a élevé après l'abandon de Léon Smet, est une figure centrale dans la vie du rockeur.
Laura Smet a partagé dans ses stories Instagram une photo prise en compagnie de Benjamin Voisin sur le tournage. « Et comme par hasard, j'avais rendez-vous le 15 avec l'équipe du film. Tellement émue », a-t-elle écrit. Ce lien familial apporte une caution affective au projet, un gage d'authenticité que les fans ne manqueront pas de saluer.
Le casting comprend également Marie Colomb, William Lebghil, Fred Testot, Nina Meurisse et Noée Abita, formant un ensemble solide pour donner vie à l'entourage de Johnny.
Le film de Johnny Hallyday : entre hommage et transmission pour les nouvelles générations
Au-delà des questions techniques et du casting, ce biopic représente un événement culturel majeur. Il s'agit de transmettre l'héritage de Johnny Hallyday à un public qui ne l'a connu que post-mortem, tout en rendant hommage à l'artiste qui a marqué plusieurs générations de Français.
Le film, réalisé par Cédric Jimenez, s'inscrit dans une volonté d'authenticité et de respect de l'œuvre. Les déclarations du producteur et du réalisateur insistent sur la nécessité de ne pas dénaturer le parcours du rockeur, tout en le rendant accessible à un public jeune.
Un projet sous le signe de l'authenticité
Cédric Jimenez, connu pour BAC Nord et Novembre, aborde ce projet avec une exigence particulière. Le choix de Jean-Baptiste Guégan comme base vocale, l'exclusion de l'IA, la participation de Laura Smet : tous ces éléments convergent vers une même volonté d'authenticité. Le film ne cherche pas à réinventer Johnny Hallyday, mais à le restituer dans sa vérité.
Le mélange de sources vocales sans IA est présenté comme un gage de sincérité. En refusant les artifices technologiques, les producteurs affirment leur confiance dans la capacité du public à accepter une voix humaine, imparfaite mais vivante. C'est un pari risqué à l'heure où les technologies de deepfake permettent des reconstitutions parfaites, mais c'est aussi un choix qui honore la mémoire de l'artiste.
Transmettre Johnny aux jeunes générations
L'enjeu de transmission est central. Johnny Hallyday est mort en 2017, et les jeunes de 16 à 25 ans ne l'ont connu qu'à travers ses disques et ses vidéos. Le biopic offre une opportunité unique de faire découvrir l'homme derrière la légende, son énergie scénique, son parcours hors norme.
L'exemple de Bohemian Rhapsody est éloquent : le film a relancé l'écoute de Queen chez les millennials et la génération Z, faisant découvrir Freddie Mercury à des millions de jeunes qui ne connaissaient le groupe que de nom. Le même phénomène pourrait se produire pour Johnny Hallyday, dont la musique reste étonnamment actuelle.
Raphaël Hamburger, en tant que directeur artistique, incarne cette transmission. Héritier musical, ami d'enfance de Laura Smet, il porte en lui une double légitimité : celle de sa famille (Michel Berger et France Gall) et celle de son lien personnel avec les Hallyday.
Le silence des héritiers : David Hallyday absent du projet
Si Laura Smet participe activement au film, son demi-frère David Hallyday reste en retrait. Cette absence n'est pas anodine. David Hallyday, fils aîné de Johnny et Sylvie Vartan, a tracé sa propre route musicale après la mort de son père. Il a exprimé à plusieurs reprises son désir de ne pas être réduit à son statut d'héritier.
L'article Où est passé David Hallyday, l'héritier rock qui a tracé sa propre route après « Tu ne m'as pas laissé le temps » ? revient sur ce parcours singulier. L'absence de David dans le biopic ne signifie pas pour autant une opposition au projet : elle témoigne plutôt d'une volonté de préserver son indépendance artistique. Le film devra composer avec cette absence, qui n'enlève rien à la légitimité du projet porté par Laura Smet et les autres participants.
Le phénomène des sosies, qu'ils soient vocaux ou physiques, connaît par ailleurs un regain d'intérêt. L'article La Coupe des sosies débarque en France : pourquoi ce concours de doubles va cartonner sur les réseaux montre à quel point le public est fasciné par ces doubles qui prolongent l'existence des stars disparues.
Conclusion : quand la voix rejoint la légende
Le choix de Jean-Baptiste Guégan n'est pas un simple gadget marketing : c'est une clé de voûte du biopic de Johnny Hallyday. En misant sur une voix humaine, sans IA, les producteurs affichent leur respect du public et de l'artiste. Guégan n'est pas un imitateur de studio : il est le dépositaire d'un timbre unique, celui qui a fait vibrer des millions de fans pendant près de six décennies.
Le film devient ainsi une affaire de transmission, portée par ceux qui ont connu le Taulier de près — Laura Smet, Raphaël Hamburger — ou qui, comme Guégan, l'ont porté en eux toute leur vie. La sortie prévue avant l'été 2027 s'annonce comme un rendez-vous mémoriel, un moment où la voix de Johnny Hallyday résonnera à nouveau, portée par celui qui l'a si fidèlement conservée.
Entre hommage et renouveau, ce biopic promet de faire revivre l'icône du rock français pour une nouvelle génération. Et c'est peut-être là son plus beau pari : faire en sorte que la légende ne meure jamais.