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Comment le tabac m'a fait péter les plombs...

Quand mon pote m'a donné un paquet de clopes, je ne savais pas que je verrais des nains de jardin et ma prof d'anglais voler. Une hallucination complètement zinzin !

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Vous connaissez tous cette phrase que l'on scande devant notre paquet de clopes, à chaque fois que notre gorge tout entière hurle à la mort : « Je veux de la nicotine !!! »

Cette phrase de dénégation à laquelle nul ne croit, c'est : « Le tabac, c'est tabou, on en viendra tous à bout ! »

Oui, amis drogués du bulbe rachidien ! Dites non ! Car ce que vous ne savez pas, c'est qu'à l'intérieur de vos cigarettes se trouve une drogue dure ! Personne ne vous en parle, car elle a été placée là par les services secrets américains ! Parfaitement !

Au début, j'ai fumé pour me détendre, et j'avoue aussi pour le plaisir de faire quelque chose d'interdit. Mais je ne savais pas que la cigarette allait me faire passer de vie à folie, de mon petit pavillon de banlieue à l'asile psychiatrique !

Ma première cigarette : le début de la folie

Ma première cigarette fut la meilleure, mais aussi celle qui m'a fait le plus peur. En effet, quelques minutes après l'avoir écrasée dans le cendrier paternel, je me suis sentie légère, très légère, et j'ai tout à coup réalisé que j'avais très chaud. Alors je suis sortie, mais il faisait encore plus chaud. Alors je me suis mise en sous-vêtements en pleine rue sous une pluie torrentielle, et j'ai chanté avec les fleurs et les nains de jardin !

Ils sont franchement sympathiques, les nains de jardin. Je ne savais pas qu'ils avaient autant le sens de la fête. On a passé la nuit entière à chanter des chansons paillardes et à parler du jour où Blanche-Neige est partie avec « l'autre naze ». C'est comme ça qu'ils appellent le prince charmant.

Ce que personne ne sait, c'est que c'était une chaudasse, la Blanche-Neige. Sans rire, tous les nains lui sont passés dessus !

Une journée de lycée complètement surréaliste

Le lendemain, je me suis sentie en pleine forme, pas malade, rien. Dehors, les nains avaient repris leur place habituelle, les fleurs avaient cessé de chanter, tout allait bien.

Sur le chemin du lycée, j'ai mis mes mains dans mes poches et j'ai senti mon paquet de clopes à l'intérieur. Ce paquet était un cadeau de mon pote Géraldino Franco Marquez De La Costa Brava, un copain du lycée qui avait décidé qu'il était temps pour moi d'outrepasser les interdits.

J'ai donc sorti une clope en pensant à Géraldino Franco Marquez De La Costa Brava.

Je l'ai allumée et me la suis mise en bouche. Dès la première taffe, la sensation de légèreté m'est revenue, et la chaleur aussi. Mais cette fois-ci, je n'ai pas eu le temps de me déshabiller car le bus arrivait. Entre parenthèses, ce n'était pas le même que d'habitude : celui-ci était orange fluo et le chauffeur avait une tête de hobbit qui aurait mangé des chamallows toute la nuit avec les Beatles en courant autour d'un feu.

Dans le bus, mes amis m'ont fait remarquer que j'avais une tête de déterré, mais ils pouvaient parler, eux ! Parce que quand on a des petits pois verts et bleus partout sur la tronche, on ne se permet pas de critiquer, na !

Quand la réalité implose au lycée

Au lycée, dès que j'ai passé la grille, je me suis rendu compte que quelque chose n'allait pas. En effet, tout autour de moi, il y avait des enfants qui poussaient des brouettes avec des ours dedans. Des ours ? Pourquoi des ours ? Et que font ces gosses dans le lycée ? Tout le monde semblait trouver cela normal, alors je n'ai pas relevé.

Par contre, quand ma prof d'anglais Madame Le Branchu s'est retrouvée flottant dans les airs, à un mètre du sol, en chantant « I Believe I Can Fly », là, je me suis dit que ça devait être grave. Mais comme là non plus personne ne la regardait et personne ne semblait trouver ça louche, j'ai laissé tomber. Je suis allée en cours.

Ce fut toute la journée ainsi : le directeur a traversé la cour en caleçon en criant : « Vive l'anarchie ! »

À la cantine, on nous a servi de la purée au chocolat avec des grains de café, des asperges naines qui fondaient sur place dès qu'on tentait de les piquer avec la fourchette, et l'eau avait des yeux, dans le pichet.

Et quand je disais à quelqu'un ce que je voyais, tout le monde explosait de rire et me disait : « Arrête de déconner, franchement ! »

Mais ce n'était pas drôle ! Je ne comprenais rien ! Et toujours cette chaleur... Alors en pleine cantine, je n'ai plus tenu, je me suis foutue en sous-vêtements et j'ai dansé sur la table avec l'agent d'entretien, qui mesurait un mètre trente et avait des moustaches sous les yeux.

Tout le monde applaudissait, sauf l'agent d'entretien car au bout de ses bras il portait des poissons rouges.

La révélation de Géraldino

Tout à coup, Géraldino Franco Marquez De La Costa Brava s'est approché de nous en courant. Il m'a fait descendre de la table, m'a mis des claques, il m'a même versé trois pichets sur la tête.

Quand j'ai ouvert les yeux, j'étais en soutien-gorge et en culotte en plein milieu du réfectoire. Plus personne n'applaudissait, l'agent d'entretien n'était plus là.

Géraldino Franco Marquez De La Costa Brava m'a crié dessus : « Je me suis planté de paquet, rends-moi ma skunk ! »

Je ne comprends pas pourquoi il m'a dit ça. C'est quoi, de la skunk ?

Pourquoi il m'a donné à la place des cigarettes qui ne me font plus rien ?

Pourquoi plus personne ne veut m'approcher au lycée ?

Beaucoup de questions sans réponse... Si vous savez, par pitié, répondez-moi !

Schuss !

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elodelu
elodelu @elodelu
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