Façade austère du palais de justice de Paris en lumière grise, drapeaux français et européens en berne, ambiance lourde et solennelle
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Terrorisme d'État en France : Iran, Russie, Algérie et procédures

L'Iran, la Russie et l'Algérie sont visés par huit procédures pour terrorisme d'État en France. Mineurs recrutés, opposants kidnappés : la menace a changé.

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Que signifie le terrorisme d'État en France ?

Une notion juridique complexe à prouver

Le terrorisme d'État, ça sonne comme un terme de manuel d'histoire froide ou comme un concept que l'on brandit à l'ONU sans jamais vraiment le faire coller à des faits précis. En droit français, c'est un casse-tête. Concrètement, il s'agit d'actes de terrorisme commis sur le territoire national mais commandités, planifiés ou financés par un gouvernement étranger. La différence avec le terrorisme classique est fondamentale : il n'y a pas d'idéologie religieuse ou militante au cœur du dispositif, mais une rationalité d'État. On ne frappe pas pour semer la terreur au nom d'une cause, on frappe pour éliminer un opposant, intimider une communauté, ou déstabiliser un pays adverse.

La difficulté juridique est colossale. Il faut remonter la chaîne de commandement depuis un exécutant lambda jusqu'à une structure étatique, en passant par des intermédiaires, des relais diplomatiques, des services de renseignement. Chaque maillon doit être documenté, chaque lien prouvé. C'est pour cela que les condamnations sont extrêmement rares. L'affaire la plus emblématique reste celle du diplomate iranien Assadollah Assadi, arrêté en 2018 alors qu'il avait remis un demi-kilo de TATP à un couple belgo-iranien pour faire exploser une bombe lors d'un meeting du Conseil national de la résistance iranienne à Villepinte. Le souffle aurait pu tuer des centaines de personnes. Assadi avait été condamné en Belgique à vingt ans de prison, avant d'être libéré en 2024 dans le cadre d'un échange de prisonniers avec Téhéran. Une sortie qui a laissé un goût amer et renforcé la détermination des enquêteurs français.

Pourquoi la France est-elle particulièrement exposée ?

La France n'est pas un terrain anonyme dans cette guerre de l'ombre. C'est un pays qui accueille l'une des plus grandes diasporas iraniennes d'Europe, une communauté russe nombreuse et politiquement active depuis 2022, et une forte présence algérienne avec ses propres courants d'opposition au pouvoir. Ajoutez à cela le rôle de Paris sur la scène diplomatique, ses positions sur le dossier nucléaire iranien et son soutien à l'Ukraine, et vous obtenez un cocktail qui fait de l'Hexagone une cible de choix. Le contexte géopolitique actuel, marqué par le début des frappes contre l'Iran fin février 2026, a encore tendu les cordes. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a d'ailleurs ordonné une protection accrue des représentations diplomatiques israéliennes, américaines et iraniennes, ainsi que des lieux de culte juifs, tandis que le dispositif militaire Sentinelle a été renforcé.

Les procédures visant l'Iran : une menace multiforme

Des incendies dans le Sud et des cibles israélites

Parmi les trois procédures iraniennes détaillées par Olivier Christen, l'une est particulièrement saisissante car elle ressemble trait pour trait au schéma de l'affaire Bank of America. Des membres de la criminalité organisée marseillaise ont été identifiés pour avoir commis des incendies ciblés contre des intérêts israéliens dans le sud de la France, tout en planifiant des attaques contre des membres de la communauté israélite en France et en Allemagne. Les investigations ont permis de remonter progressivement un fil qui mène directement vers le territoire iranien. Le modus operandi est devenu un classique du terrorisme d'État iranien : sous-traiter à des criminels de droit commun qui n'ont aucun lien idéologique avec le commanditaire, mais qui ont la capacité opérationnelle de frapper.

Cette externalisation de la violence présente un double avantage pour Téhéran. D'abord, elle brouille les pistes : quand un incendie criminel est commis par un braqueur marseillais, la première piste n'est évidemment pas une ambassade du Moyen-Orient. Ensuite, elle crée une plausible dénégation. L'Iran a toujours nié toute implication dans ce type d'opérations, arguant que les preuves sont insuffisantes ou fabrications occidentales. Les deux autres enquêtes ouvertes en 2024 suivent des logiques comparables, avec des degrés d'avancement variables dans la remontée vers les commanditaires.

L'Iran cible au-delà de ses propres opposants

Ce qui distingue le dossier iranien des autres, c'est la nature des cibles. Là où la Russie et l'Algérie visent principalement leurs propres ressortissants exilés en France, l'Iran frappe plus large. Le procureur l'a dit clairement : Téhéran cible la communauté française qui symbolise ses ennemis, en particulier la communauté israélite. Cette dimension ajoute un risque de contamination communautaire inédit. Les attaques ne sont pas seulement dirigées contre des individus précis, elles visent à instiller la peur dans une population entière sur le sol français. C'est du terrorisme au sens le plus littéral du terme, mais avec un budget d'État derrière. Cette alliance militaire et de renseignement entre Moscou et Téhéran, déjà documentée dans plusieurs enquêtes européennes, renforce encore la capacité opérationnelle de la République islamique en Europe occidentale.

L'affaire Bank of America : le terrorisme sous-traité

Des mineurs recrutés pour quelques centaines d'euros

L'annonce des huit procédures tombe juste après les mises en examen dans le dossier de l'attentat déjoué contre le siège parisien de Bank of America. Et les détails de cette affaire sont glaçants. Quatre personnes ont été placées en détention provisoire : un majeur et trois mineurs. L'un des adolescents, âgé de dix-sept ans, a été interpellé alors qu'il venait de déposer un engin explosif artisanal et s'apprêtait à l'allumer avec un briquet. Un deuxième, chargé de le filmer, s'était enfui avant d'être rattrapé le lendemain. Le recrutement s'est fait via les réseaux sociaux, pour quelques centaines d'euros. Quelques billets glissés sur un compte, un contact Telegram, et un adolescent se retrouve en train de poser une bombe dans La Défense.

Olivier Christen a tenu à nuancer le portrait de ces jeunes exécutants. Ils ne sont pas des ignares poussés sans le savoir. « Ils savent ce qu'ils font en tant que l'acte lui-même », a-t-il souligné, en précisant que l'engin découvert mesurait environ la taille d'un avant-bras et présentait une puissance jamais retrouvée en France jusqu'ici. Ce qui échappe aux mineurs, en revanche, c'est la dimension stratégique de leur acte. Déposent-ils une bombe pour le compte d'un réseau criminel ou s'inscrivent-ils dans un conflit moyen-oriental ? La réponse change tout sur le plan pénal, et c'est exactement ce que les enquêteurs doivent démêler.

Un engin d'une puissance inédite en France

Le caractère inédit de l'engin n'est pas un détail technique anecdotique. Il traduit une montée en puissance des capacités de ceux qui conçoivent ces dispositifs. On n'est plus dans le bricolage de fortune avec des produits ménagers, mais dans une ingénierie explosive qui nécessite un savoir-faire précis, probablement acquis à l'étranger ou transmis par des professionnels. Cette évolution technologique est un signal d'alarme supplémentaire. Quand des États parrainent des opérations, ils n'envoient pas des amateurs faire le travail. Ils fournissent les plans, les composants, la logistique. L'exécutant de base, même mineur, n'est que le bout de la chaîne. Cette affaire Russie demande huis clos Conseil sécurité ONU Iran guerre rappelle que le contexte régional actuel n'est pas sans lien avec l'intensification de ces opérations sur le sol européen.

L'Algérie dans le collimateur : l'enlèvement d'Amir Boukhors

Le kidnapping en pleine région parisienne

Côté algérien, l'affaire la plus connue est celle d'Amir Boukhors, plus connu sous le pseudo d'Amir DZ. Cet influenceur algérien, opposant déclaré au régime, a été enlevé le 29 avril 2024 en région parisienne, avant d'être relâché deux jours plus tard, le 1er mai. Le scénario a de quoi donner des sueurs froides : un homme est arraché à la rue en France, dans un État de droit, par des individus agissant pour le compte d'un service de renseignement étranger. Au total, sept hommes ont été mis en examen dans ce dossier. Et le plus explosif : l'un d'eux est un agent consulaire algérien. La DGSI a mis en cause un ancien haut responsable de l'ambassade algérienne à Paris, présenté comme un sous-officier algérien de la DGDSE, le service de renseignement algérien, en poste sous couverture diplomatique.

L'utilisation d'un diplomate en poste officiel pour organiser ou superviser un enlèvement sur le territoire français est une violation flagrante du droit international et une provocation majeure. Cela signifie qu'Alger a considéré qu'elle pouvait agir en toute impunité sur le sol français, en utilisant ses propres structures officielles. Les cinq procédures évoquées par le procureur pour la Russie et l'Algérie combinées suggèrent que ce cas n'est pas isolé. D'autres affaires, moins médiatisées, suivent des schémas comparables : surveillance d'opposants, intimidation, tentatives d'enlèvement, cyberattaques contre des structures de la diaspora.

La vie des opposants algériens sous haute tension

Pour les jeunes exilés politiques algériens en France, cette affaire n'est pas un fait divers lointain. C'est le reflet de leur quotidien. Beaucoup vivent avec la certitude d'être surveillés. Certains changent régulièrement de trajet pour rentrer chez eux, évitent les restaurants fréquentés par la communauté, limitent leur présence sur les réseaux sociaux. La prudence n'est pas un symptôme psychologique, c'est une stratégie de survie. Quand un influenceur comme Amir DZ peut être kidnappé en plein jour dans la banlieue parisienne, aucun opposant ne se sent vraiment à l'abri. Et c'est précisément l'objectif du terrorisme d'État : instaurer un climat de peur qui pousse au silence et à l'autocensure, bien avant que quiconque ne lève le petit doigt.

Les procédures russes : déstabilisation et guerre hybride

Des opérations d'intimidation contre les exilés russes

La Russie, dans ce tableau, occupe une place singulière. Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, les opposants russes exilés en France ont vu le spectre de la menace s'élargir considérablement. Les procédures ouvertes par le PNAT ne concernent pas que des projets d'attentats spectaculaires. Elles englobent aussi des opérations d'intimidation plus diffuses : filatures systématiques, intrusions dans des domiciles, cyberattaques contre des associations de la diaspora, tentatives de recrutement d'informateurs. Le terrorisme d'État russe ne passe pas toujours par la bombe. Il passe aussi par l'épuisement psychologique, la destruction de la vie sociale et professionnelle des cibles, la création d'un environnement hostile qui pousse au retour ou au silence.

Dans ce contexte de guerre hybride permanente, Russie-Iran : l'alliance militaire inquiétante de l'espionnage illustre comment Moscou et Téhéran ont développé des synergies opérationnelles qui dépassent le simple échange de renseignements. Les méthodes se croisent, les réseaux s'entremêlent, les cibles se chevauchent parfois. Un opposant russe en France peut se retrouver surveillé par des moyens qui empruntent autant aux techniques du FSB qu'à celles du MOIS iranien.

Des réseaux de déstabilisation qui s'adaptent

Ce qui inquiète le plus les services français, c'est la capacité d'adaptation de ces réseaux. Quand un mode opératoire est identifié et neutralisé, un autre prend le relais. La sous-traitance à des criminels de droit commun, utilisée par l'Iran, est aussi une technique russe éprouvée. L'affaire des incendies dans le sud de la France en est une illustration. Le recours à des mineurs via les réseaux sociaux, mis en lumière dans le dossier Bank of America, pourrait bien devenir un modèle reproduit à grande échelle si les enquêtes ne parviennent pas à le démanteler rapidement. Les services de renseignement étrangers ont compris que la jeunesse française, vulnérable économiquement et hyper-connectée, offrait un vivier d'exécutants à bas coût et difficilement traçables.

Des mineurs recrutés : un phénomène qui s'amplifie

20 % des mis en examen sont des mineurs

Le chiffre est alarmant. Olivier Christen a rappelé que les mineurs représentent environ 20 % des personnes mises en examen pour des faits de terrorisme chaque année. Vingt pour cent. C'est un cinquième des suspects. Dans le contexte du terrorisme d'État, cette proportion prend une dimension encore plus préoccupante, car elle signifie que des puissances étrangères ont identifié cette faille dans le tissu social français et l'exploitent systématiquement. Un mineur est plus difficile à surveiller pour les services de renseignement, il bénéficie d'un cadre pénal spécifique, et son profil ne correspond pas à l'image stéréotypée du terroriste. Il passe sous le radar.

Le recrutement se fait principalement sur les réseaux sociaux, via des approches individualisées. Ce n'est pas du bourrage de crâne idéologique comme dans les filières djihadistes classiques. C'est du marchandage. Tu as besoin d'argent ? Tu es disponible ce soir ? Dépose ce paquet à tel endroit, tu gagnes quelques centaines d'euros. Pas de discours politique, pas de serment d'allégeance, pas de formation idéologique. Juste une transaction. Et c'est précisément cette absence de dimension idéologique qui rend le lien avec le terrorisme d'État si complexe à établir juridiquement. L'exécutant ne sait pas pour qui il travaille vraiment.

Les failles du système de repérage

Cette évolution pose des questions redoutables sur les capacités de détection des services français. Les plateformes de réseaux sociaux sont inondées de millions de conversations privées chaque jour. Identifier, au milieu de ce flux, un échange entre un recruteur basé à Téhéran et un adolescent dans une banlieue française relève du défi impossible sans interceptions ciblées. Or, les interceptions nécessitent des autorisations judiciaires préalables, fondées sur des soupçons précis. Le paradoxe est complet : pour repérer le recrutement, il faut le soupçonner, mais pour le soupçonner, il faut avoir des indices, qui arrivent souvent trop tard. C'est un jeu du chat et de la souris où la souris a plusieurs longueurs d'avance.

Les conséquences diplomatiques : un bras de fer risqué

Des rétorsions inévitables

Qualifier nominativement l'Iran, la Russie et l'Algérie de commanditaires présumés d'actes terroristes sur le sol français n'est pas un acte anodin. C'est une rupture diplomatique majeure. Chacun de ces pays va réagir, et les réponses risquent d'être proportionnelles à l'humiliation subie. L'Iran, déjà en conflit ouvert depuis fin février 2026, pourrait intensifier ses opérations en Europe ou multiplier les provocations dans le Golfe persique. L'Algérie, dont les relations avec la France sont déjà fragiles depuis la crise du visa, pourrait durcir sa coopération en matière de sécurité, de migration et d'énergie. La Russie, en guerre contre l'Ukraine et en confrontation permanente avec l'Occident, voit dans ces révélations une occasion supplémentaire de dénoncer la Françafrique ou l'impérialisme européen.

Le précédent Assadi est éclairant. La libération du diplomate iranien en 2024 a montré que la Belgique, sous pression, avait cédé. La France ne cédera-t-elle pas un jour à une pression similaire ? La question n'est pas théorique. Les échanges de prisonniers, les négociations de coulisses, les arrangements diplomatiques sont monnaie courante dans ce genre de confrontation. La justice française pourrait se retrouver dans la position inconfortable d'avoir prononcé des mises en examen lourdes de conséquences, puis de voir l'exécutif trouver un compromis qui vide ces décisions de leur substance. Ce n'est pas un scénario hypothétique, c'est un risque réel que les magistrats du PNAT ont parfaitement en tête.

L'impact sur les communautés diasporiques en France

Les communautés iranienne, russe et algérienne de France se retrouvent prises en étau. D'un côté, la menace tangible de violences commanditées par les régimes qu'elles ont fui. De l'autre, le risque de stigmatisation. Être perçu comme le vecteur involontaire d'un conflit géopolitique dans son pays d'accueil est une charge psychologique supplémentaire que peu de médias évoquent. Les associations de la diaspora iranienne, qui organisent régulièrement des manifestations à Paris et Nice, redoutent que leurs rassemblements deviennent des cibles. Les opposants algériens hésitent à parler publiquement de ce qu'ils subissent, de peur d'être accusés d'instrumentaliser la justice française à des fins politiques. Les exilés russes, eux, doivent composer avec une opinion publique française parfois ambivalente à leur égard, notamment quand les opérations de déstabilisation russe touchent des infrastructures critiques.

Ce que ces procédures changent pour l'antiterrorisme français

Le PNAT bascule dans une nouvelle ère

Depuis sa création le 1er juillet 2019, le Parquet national antiterroriste a été conçu pour répondre aux attentats djihadistes. Le 13 novembre 2015 avait structuré toute son organisation, ses méthodes, ses effectifs. En 2025, le djihadisme représentait encore 87 % des procédures ouvertes par le PNAT, avec 532 dossiers en cours au 31 décembre et sept attentats déjoués. Les chiffres montrent que la menace djihadiste reste dominante en volume. Mais en nature, en gravité potentielle, en implications géopolitiques, le terrorisme d'État représente un saut qualitatif. Quand un État étranger pousse des mineurs français à déposer des bombes à La Défense, on n'est plus dans le terrorisme endogène, on est dans la guerre par procuration.

Olivier Christen l'avait dit dès son installation en juin 2024 : la menace pilotée par des puissances étrangères, « très éloignée depuis plusieurs décennies », redevenait « concrète ». Il y avait alors un seul dossier. Dix-huit mois plus tard, il y en a huit. Cette accélération n'est pas un hasard. Elle reflète un changement de doctrine de la part de régimes qui estiment que la France est devenue trop impliquée dans les conflits du Moyen-Orient et d'Europe de l'Est pour rester sanctuarisée. Le PNAT doit désormais se réinventer, développer de nouvelles compétences en matière de renseignement financier international, de coopération judiciaire transfrontalière et d'analyse géopolitique.

La France face aux autres pays européens

La France n'est pas la seule concernée, mais elle est l'un des rares pays à traiter ces affaires sous le prisme du terrorisme plutôt que de l'espionnage. En Allemagne, plusieurs affaires de terrorisme d'État iranien ont été jugées, avec des condamnations effectives. Au Royaume-Uni, les services ont démantelé des réseaux russes d'intimidation d'exilés, mais le cadre juridique diffère. La France fait le choix de la qualification terroriste, qui permet des outils d'enquête plus puissants : écoutes administratives, perquisitions de nuit, garde à vue prolongée. C'est un choix stratégique qui envoie un message clair : les actes commandités par des États seront traités avec la même sévérité que ceux des organisations djihadistes. Reste à savoir si la justice française aura les moyens de sa politique, face à des adversaires qui disposent de ressources étatiques infiniment supérieures.

La confrontation ne fait que commencer. Guerre en Iran : Joe Kent, le patron de l'antiterrorisme américain, démissionne, signe que même du côté de la première puissance mondiale, la pression liée à ce nouveau chapitre du terrorisme international est insoutenable. La France, avec ses huit procédures, ses mineurs recrutés sur TikTok et ses diplomates sous couverture, n'a pas le droit de se tromper.

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Questions fréquentes

Quels pays visent les huit procédures ?

Le procureur national antiterroriste a ouvert huit procédures pour terrorisme d'État impliquant nominativement l'Iran, la Russie et l'Algérie.

Comment l'Iran recrute-t-il ses exécutants ?

Téhéran sous-traite ses opérations à des criminels de droit commun ou à des mineurs recrutés sur Instagram et Telegram en échange de quelques centaines d'euros.

Pourquoi la France est-elle particulièrement ciblée ?

L'Hexagone accueille d'importantes diasporas iraniennes, russes et algériennes, tout en affichant des positions diplomatiques engagées sur l'Iran et l'Ukraine.

Quel rôle joue le PNAT face à cette menace ?

Créé pour le djihadisme, le Parquet national antiterroriste doit se réinventer en développant de nouvelles compétences en analyse géopolitique et en renseignement financier international.

Sources

  1. Iran, Russie, Algérie : huit procédures relevant du «terrorisme d’État» actuellement ouvertes, annonce le procureur national antiterroriste · lefigaro.fr
  2. bfmtv.com · bfmtv.com
  3. [PDF] Livre blanc sur la sécurité intérieure face au terrorisme · diplomatie.gouv.fr
  4. [PDF] Livre blanc sur la sécurité intérieure face au terrorisme · diplomatie.gouv.fr
  5. Terrorisme en France en 2025 — Wikipédia · fr.wikipedia.org
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Chloé Jabot @buzz-tracker

Je vis sur TikTok comme d'autres vivent sur Terre. À 22 ans, j'ai déjà prédit trois tendances virales avant qu'elles n'explosent – dont un challenge dance que j'ai vu naître dans un live à 3h du matin. Étudiante en communication digitale à Paris, je stage dans une agence qui surveille les réseaux sociaux pour des grandes marques. Mon feed For You est tellement bien calibré que mes amis m'envoient des screenshots pour savoir si c'est « encore tendance » ou « déjà cringe ». Réponse en moins de 10 secondes, toujours.

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