Vue en plongée de la montée du Chemin Neuf à Lyon, rue pavée en forte pente avec bande cyclable vide, immeubles anciens en pierre de chaque côté, ciel nuageux, ambiance urbaine
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Montée du Chemin Neuf à Lyon : accident, réouverture aux voitures, la guerre des mobilités

Un grave accident relance le débat sur la réouverture de la montée du Chemin Neuf aux voitures. Entre promesse électorale de la droite, colère des cyclistes et fracture territoriale, cet article décrypte les enjeux de sécurité, de mobilité et de politique à Lyon.

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Accident, réouverture aux voitures, guerre des mobilités : la montée du Chemin Neuf à Lyon en 5 points

Samedi 26 avril 2026, une adolescente de 14 ans manque le virage en bas de la montée du Chemin Neuf et s'écrase contre un mur. Son Vélo'v électrique roulait vite, trop vite pour cette pente à 14 %. Cet accident relance un débat qui couvait depuis des mois : faut-il rouvrir cette rue pentue aux voitures ? La droite lyonnaise, portée par sa victoire aux élections métropolitaines de mars 2026, répond oui. Les associations cyclistes crient au scandale. Entre sécurité, fluidité et promesses électorales, ce tronçon de 300 mètres est devenu le symbole d'une guerre des mobilités qui dépasse largement les frontières du 5e arrondissement.

Vue en plongée de la montée du Chemin Neuf à Lyon, rue pavée en forte pente avec bande cyclable vide, immeubles anciens en pierre de chaque côté, ciel nuageux, ambiance urbaine
Vue en plongée de la montée du Chemin Neuf à Lyon, rue pavée en forte pente avec bande cyclable vide, immeubles anciens en pierre de chaque côté, ciel nuageux, ambiance urbaine

Retour sur l’accident du 26 avril 2026 : une adolescente grièvement blessée

Le 26 avril 2026, vers 17 heures, une adolescente emprunte la montée du Chemin Neuf à vélo. Elle roule sur un Vélo'v électrique, loué quelques minutes plus tôt sur le plateau Saint-Just. La pente est raide, le virage en bas est serré. Elle ne le négocie pas. Le choc est violent : la jeune fille est projetée contre le mur de pierre qui borde la chaussée. Son casque vole. Les premiers témoins appellent les secours. Elle est transportée en urgence absolue à l'hôpital, son pronostic vital est engagé.

Les riverains ne sont pas surpris. Interrogés par Le Progrès, ils racontent une situation qui durait depuis des mois : « Des gens qui se ratent presque tous les jours », confie l'un d'eux. La montée du Chemin Neuf a beau être réservée aux vélos et aux piétons depuis août 2024, le danger n'a pas disparu. La pente, comprise entre 11,5 % et 14 %, transforme chaque descente en course contre la gravité. Les vélos à assistance électrique, comme les Vélo'v de la ville, atteignent facilement 40 km/h dans cette configuration. Le virage à 90 degrés en bas de la rue est un piège.

L'accident de l'adolescente n'est pas un fait divers isolé. C'est le climax d'un sentiment d'insécurité qui couvait. Depuis la fermeture aux voitures, le nombre de cyclistes a bondi de 80 % sur cet axe. Plus de 2 000 personnes empruntent chaque jour cette rue pentue. Pour les associations de riverains comme Saint-Just Respire, l'infrastructure n'a jamais été correctement sécurisée : pas de ralentisseurs, pas de panneaux de limitation de vitesse, pas de miroir pour anticiper le virage. Une bombe à retardement.

Véronique Sarselli sur place : la droite saisit l'opportunité politique

Deux jours après l'accident, Véronique Sarselli se rend sur place. La nouvelle présidente de la Métropole de Lyon, élue en mars 2026 sous la bannière « Grand Cœur Lyonnais », ne vient pas les mains vides. Elle annonce des mesures immédiates : des ralentisseurs, des panneaux d'avertissement, un marquage au sol renforcé. Mais elle va plus loin. Selon Le Figaro, elle estime que ces aménagements ne suffiront pas et propose de rouvrir la voie aux voitures dans le sens de la descente.

La déclaration est politique. Sarselli critique ouvertement l'ancienne majorité écologiste de Grégory Doucet : « Cette sécurisation n'a jamais été demandée par le maire de Lyon », lance-t-elle, citée par France 3. La droite utilise l'émotion suscitée par l'accident pour justifier un retour en arrière. L'argument est simple : si les cyclistes ne peuvent pas descendre cette rue sans se mettre en danger, alors il faut partager l'espace avec les voitures, qui imposent naturellement une vitesse réduite. Une thèse que les associations cyclistes contestent vigoureusement.

De l'expérimentation VL12 à la promesse de campagne : la montée du Chemin Neuf, symbole de la guerre des mobilités lyonnaises

Pour comprendre l'ampleur du débat, il faut remonter le temps. La montée du Chemin Neuf n'a pas toujours été une piste cyclable. Jusqu'en août 2024, c'était une rue comme les autres, empruntée chaque jour par des centaines d'automobilistes reliant le plateau Saint-Just au Vieux-Lyon. Sa fermeture aux voitures s'inscrit dans le cadre de la Voie Lyonnaise 12 (VL12), un axe structurant du réseau cyclable métropolitain qui doit relier le 9e arrondissement à Bron d'ici 2026, puis Saint-Priest d'ici 2030.

2 000 cyclistes par jour sur une pente à 14 % : le tronçon en chiffres

Les chiffres donnent le vertige. Depuis la fermeture aux voitures, le trafic cycliste a augmenté de plus de 80 % sur la montée du Chemin Neuf. Chaque jour, environ 2 000 cyclistes empruntent cette rue. La pente, oscillant entre 11,5 % et 14 %, en fait l'une des rues les plus pentues de Lyon. Pour les cyclistes aguerris, c'est un défi. Pour les novices, c'est un piège.

Les données de la Métropole montrent une tendance de fond : l'usage de la voiture a baissé de 14 % depuis 2019 à Lyon, tandis que le vélo a progressé de 63 %. Dans le centre-ville, la part modale du vélo atteint désormais 15 %. La montée du Chemin Neuf est un concentré de cette transformation. Pour les cyclistes, c'est une victoire : une rue entièrement dédiée aux mobilités douces, sans stress, sans pollution. Pour les automobilistes, c'est une punition : un axe structurant leur est retiré, les obligeant à des détours.

Fermeture aux voitures en août 2024 : les dessous de l'expérimentation de la Voie Lyonnaise 12

La fermeture de la montée du Chemin Neuf aux voitures était présentée comme une expérimentation de neuf mois. L'objectif : tester la faisabilité de la VL12 sur ce tronçon difficile. La décision, prise par la majorité écologiste de Grégory Doucet, s'inscrivait dans une politique volontariste de piétonnisation et de développement des pistes cyclables.

Mais l'expérimentation a rapidement dérapé. D'un côté, les cyclistes ont investi la rue massivement, confirmant le besoin d'infrastructures sécurisées. De l'autre, les automobilistes se sont organisés. Des pétitions ont circulé. Les commerçants du Vieux-Lyon ont signalé une baisse de fréquentation. Le maire centriste du 5e arrondissement, Thomas Rudigoz, a fait de la réouverture de cette rue un élément central de sa campagne. La droite a flairé le filon électoral.

Pourquoi la droite veut rouvrir aux voitures : fluidité, campagne et mandat

Véronique Sarselli et Thomas Rudigoz avancent trois arguments principaux pour justifier la réouverture de la montée du Chemin Neuf aux voitures. Chacun repose sur une lecture politique précise du territoire et des attentes des électeurs.

« Restaurer la fluidité pour les périurbains » : l'argument de la mobilité quotidienne

Le premier argument est celui de la fluidité. La montée du Chemin Neuf est un axe structurant pour les automobilistes venant de l'ouest lyonnais : le plateau Saint-Just, Sainte-Foy-lès-Lyon, Francheville. Sa fermeture reporte le trafic sur d'autres axes, créant des embouteillages aux heures de pointe. Pour la droite, c'est une question de justice territoriale : les habitants des communes périphériques ne peuvent pas tous se passer de voiture. Beaucoup travaillent dans des zones mal desservies par les transports en commun, ou ont des horaires décalés.

Embouteillage de voitures dans une rue étroite de Lyon, pare-chocs contre pare-chocs, immeubles haussmanniens en arrière-plan, conducteur au volant visible, lumière grise de fin d'après-midi
Embouteillage de voitures dans une rue étroite de Lyon, pare-chocs contre pare-chocs, immeubles haussmanniens en arrière-plan, conducteur au volant visible, lumière grise de fin d'après-midi

Sarselli le dit clairement : « Nous devons penser à ceux qui n'ont pas le choix de la voiture. » L'argument porte auprès d'un électorat périurbain qui s'est senti oublié par la politique écologiste de Doucet. Pour ces automobilistes, la fermeture du Chemin Neuf n'est pas une libération de l'espace public, mais une entrave à leur liberté de circulation.

« C'était une promesse de campagne » : Thomas Rudigoz et la reconquête du 5e arrondissement

Le deuxième argument est électoral. Thomas Rudigoz, maire centriste du 5e arrondissement, ne s'en cache pas : « Dans mon document de campagne, il y avait comme élément phare la réouverture de la montée du Chemin Neuf », déclare-t-il. La promesse figurait aux côtés de la réouverture de l'avenue Rockefeller et de la rue Grenette.

Cette déclaration montre que la réouverture n'est pas une réaction improvisée à l'accident du 26 avril. C'est un objectif politique de long terme, ancré dans une stratégie de conquête électorale face aux écologistes. Rudigoz a fait campagne sur ce terrain, et il compte bien tenir sa promesse. Pour lui, la montée du Chemin Neuf est un symbole de la reconquête du 5e arrondissement par une droite modérée, soucieuse de concilier écologie et pragmatisme.

« Le mandat de mars 2026 nous donne raison » : la lecture politique de Véronique Sarselli

Le troisième argument est celui du mandat. Les élections métropolitaines de mars 2026 ont vu la victoire de la droite, sous la bannière « Grand Cœur Lyonnais ». Véronique Sarselli en tire une lecture politique claire : ce scrutin valide un rejet de la politique anti-voiture de Grégory Doucet.

Pour Sarselli, la réouverture de la montée du Chemin Neuf est le premier acte fort d'une nouvelle ère. Elle utilise ce mandat pour justifier un changement de cap immédiat. « Les Lyonnais ont choisi une autre vision de la mobilité », affirme-t-elle. La droite entend montrer qu'elle gouverne différemment, en écoutant ceux qui se sentaient exclus du débat public.

« Les voitures ne font pas ralentir » : le contre-pied des associations face aux chiffres de la Métropole

Face aux arguments de la droite, les associations cyclistes et de riverains opposent une thèse contre-intuitive : la cohabitation voitures-vélos serait plus dangereuse que la séparation des flux. Leurs relevés de terrain contredisent le discours officiel.

Saint-Just Respire dégaine les radars : « Avant les voitures, la vitesse moyenne des vélos baissait »

L'association Saint-Just Respire a installé des radars pédagogiques sur la montée du Chemin Neuf. Leurs relevés, relayés par Le Figaro, montrent un résultat surprenant : depuis la fermeture aux voitures, la vitesse moyenne des cyclistes a baissé. « Les voitures ne font pas ralentir, c'est exactement l'inverse », explique un membre de l'association.

L'explication est simple : quand les cyclistes partagent la route avec les voitures, ils roulent plus vite pour « fuir » le trafic automobile. Le stress les pousse à accélérer. En revanche, sur une rue réservée aux vélos et aux piétons, l'ambiance est plus détendue. Les cyclistes ralentissent, s'arrêtent pour discuter, laissent passer les piétons. La vitesse moyenne diminue.

L'association craint que le retour des voitures n'incite les cyclistes à rouler encore plus vite, augmentant le risque d'accident. « Si vous remettez des voitures, les cyclistes vont avoir peur et accélérer pour se dégager. C'est l'inverse de ce qu'il faut faire pour la sécurité », insistent-ils.

La Ville à Vélo : « Est-ce que l'on veut une ville embouteillée ou apaisée ? »

Frédérique Bienvenue, présidente de l'association La Ville à Vélo, ne mâche pas ses mots. « Avant la fermeture, la montée du Chemin Neuf était une guillotine pour les vélos », rappelle-t-elle. Les cyclistes devaient slalomer entre les voitures garées en double file et les automobilistes pressés. La cohabitation était impossible.

Pour elle, le retour des voitures serait un signal politique terrible. « Est-ce que l'on veut mettre des voitures partout dans ce quartier du centre-ville, très touristique ? Est-ce que l'on souhaite une ville embouteillée ou apaisée ? », interroge-t-elle. La question est rhétorique. L'association défend une vision de la ville où la voiture n'est plus reine, où l'espace public est partagé entre piétons, cyclistes et transports en commun.

Commerçants du Vieux-Lyon : le vélo a-t-il fait fuir les clients ?

La dimension économique du débat ne doit pas être négligée. Les commerçants du Vieux-Lyon, situés en bas de la montée, sont divisés. Certains se plaignent d'une perte de clientèle automobile. « Les gens qui venaient en voiture ne peuvent plus se garer, alors ils vont ailleurs », explique un commerçant.

D'autres, au contraire, constatent une hausse de la clientèle de proximité. Piétons et cyclistes s'arrêtent plus facilement qu'automobilistes. Ils consomment moins à chaque visite, mais viennent plus souvent. Le bilan économique est donc nuancé. Ce qui est certain, c'est que le débat dépasse la simple question de la sécurité : il engage l'avenir commercial du quartier.

Fracture territoriale : le duel Doucet-Sarselli préfigure-t-il les municipales de 2026 ?

La montée du Chemin Neuf est devenue le symbole d'une fracture territoriale qui traverse Lyon. D'un côté, le centre-ville, acquis aux mobilités douces, jeune, urbain. De l'autre, les territoires périphériques, dépendants de la voiture, plus âgés, plus conservateurs. Cette fracture se cristallise dans le duel entre Grégory Doucet et Véronique Sarselli.

Du Vieux-Lyon au plateau Saint-Just : la géographie de la colère des automobilistes

La montée du Chemin Neuf est la ligne de front physique qui sépare deux mondes. En bas, le Vieux-Lyon, touristique, piéton, animé. En haut, le plateau Saint-Just, résidentiel, calme, familial. Pour les habitants du plateau, la fermeture de la montée est vécue comme un emprisonnement. Ils ne peuvent plus descendre en voiture pour faire leurs courses ou emmener leurs enfants à l'école.

Pour les jeunes actifs du centre, c'est l'inverse. La fermeture de la montée aux voitures est une libération de l'espace public. Ils peuvent enfin circuler à vélo sans risquer leur vie. Le conflit est donc aussi générationnel : les « anciens », attachés à la voiture, contre les « modernes », adeptes du vélo et de la marche.

Grégory Doucet pris en tenaille entre la Métropole et les cyclistes

Grégory Doucet, le maire écologiste de Lyon, est en position délicate. Affaibli par la perte de la Métropole en mars 2026, il défend la piste cyclable mais est accusé de ne pas l'avoir suffisamment sécurisée. La droite le met en contradiction : comment défendre une infrastructure quand votre majorité n'a pas anticipé le problème de sécurité ?

Doucet se retrouve pris en tenaille entre deux feux. D'un côté, les cyclistes qui lui reprochent de ne pas en faire assez pour leur sécurité. De l'autre, les automobilistes qui lui reprochent de les avoir exclus de l'espace public. Sa position est d'autant plus fragile que l'accident de l'adolescente a mis en lumière les lacunes de l'aménagement.

Un test pour les municipales de 2026 à Lyon ?

La gestion du dossier de la montée du Chemin Neuf est un test grandeur nature pour les municipales de 2026. Si la droite impose la réouverture, ce sera un signal fort pour l'ensemble de la politique cyclable lyonnaise. Les jeunes électeurs doivent comprendre que leur quotidien de mobilité est l'enjeu central de cette bataille politique.

La question est simple : dans quelle ville voulons-nous vivre ? Une ville où la voiture est encore reine, ou une ville apaisée, où le vélo et la marche ont leur place ? La réponse à cette question déterminera le résultat des municipales de 2026.

De Paris à Bordeaux : le vent du backlash anti-cyclable souffle-t-il sur la France ?

Le cas lyonnais n'est pas une exception. Partout en France, les politiques cyclables suscitent des réactions violentes. À Paris, Anne Hidalgo a dû faire des concessions sur la fermeture de certains axes après des recours et des plaintes de riverains. À Bordeaux, le maire écologiste Pierre Hurmic fait face à une opposition grandissante. À Grenoble, la piétonnisation du centre-ville a provoqué des manifestations.

Anne Hidalgo et le rétropédalage parisien : la mobilité douce en procès

À Paris, le « stop and go » politique est devenu la norme. Anne Hidalgo a dû reculer sur la fermeture de certaines rues après des recours en justice. Les riverains se plaignent du bruit, de la pollution, de l'insécurité. Les commerçants crient à la perte de chiffre d'affaires.

Ce contexte national montre que l'équation est la même partout : comment concilier apaisement des centres-villes et maintien de l'accessibilité ? La transition écologique en ville semble provoquer un rejet démocratique. Les électeurs sanctionnent les politiques jugées trop radicales, trop éloignées de leurs préoccupations quotidiennes.

Lyon, ville laboratoire du retour de la voiture en centre-ville ?

La décision de Véronique Sarselli — si elle est confirmée — fera de Lyon une ville test. Va-t-on assister à un « effet domino » dans d'autres villes de la région (Villeurbanne, Caluire, Sainte-Foy-lès-Lyon) ? La droite lyonnaise pourrait donner le signal d'un retour en force de la voiture en centre-ville.

Mais rien n'est joué. Les associations cyclistes sont déterminées à se battre. Les jeunes électeurs, qui ont grandi avec la culture du vélo, pourraient faire basculer l'équilibre. La montée du Chemin Neuf est bien plus qu'une rue : c'est le symbole d'une époque charnière pour la mobilité urbaine en France.

Conclusion

La montée du Chemin Neuf concentre en 300 mètres de pente tous les enjeux de la mobilité urbaine contemporaine. D'un côté, la sécurité des cyclistes, la réduction de la pollution, l'apaisement de l'espace public. De l'autre, la fluidité automobile, l'accessibilité des centres-villes, la liberté de circulation. L'accident de l'adolescente de 14 ans a agi comme un révélateur, cristallisant des tensions qui couvaient depuis des mois.

La décision de Véronique Sarselli sera scrutée bien au-delà de Lyon. Si la droite impose la réouverture aux voitures, ce sera un signal fort pour l'ensemble des politiques cyclables en France. Si elle recule, ce sera une victoire pour les associations de cyclistes et les défenseurs des mobilités douces. Dans un cas comme dans l'autre, la montée du Chemin Neuf restera un symbole : celui d'une époque où la question de la mobilité urbaine est devenue un enjeu politique central, capable de faire basculer des élections.

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Questions fréquentes

Pourquoi rouvrir la montée du Chemin Neuf aux voitures ?

La droite lyonnaise, avec Véronique Sarselli et Thomas Rudigoz, veut rouvrir la rue pour restaurer la fluidité automobile et tenir une promesse de campagne. Ils estiment que les automobilistes périurbains ont été oubliés par la politique écologiste.

Que s'est-il passé le 26 avril 2026 à Lyon ?

Une adolescente de 14 ans a perdu le contrôle de son Vélo'v électrique dans la descente de la montée du Chemin Neuf. Elle s'est écrasée contre un mur et a été transportée en urgence absolue à l'hôpital, le pronostic vital engagé.

Quel est le taux de pente de la montée du Chemin Neuf ?

La pente oscille entre 11,5 % et 14 %, ce qui en fait l'une des rues les plus pentues de Lyon. Cette configuration transforme chaque descente en course contre la gravité, surtout pour les vélos électriques.

Les voitures font-elles ralentir les cyclistes ?

Non, selon l'association Saint-Just Respire, les cyclistes roulent plus vite quand ils partagent la route avec des voitures pour les « fuir ». Sur une rue réservée aux vélos, la vitesse moyenne baisse car l'ambiance est plus détendue.

Qu'est-ce que la Voie Lyonnaise 12 (VL12) ?

C'est un axe structurant du réseau cyclable métropolitain de Lyon, qui doit relier le 9e arrondissement à Bron d'ici 2026, puis Saint-Priest d'ici 2030. La fermeture de la montée du Chemin Neuf aux voitures en août 2024 s'inscrivait dans cette expérimentation.

Sources

  1. [PDF] Prévenir les violences et apaiser les tensions pour mieux partager la ... · ecologie.gouv.fr
  2. france3-regions.franceinfo.fr · france3-regions.franceinfo.fr
  3. lefigaro.fr · lefigaro.fr
  4. leprogres.fr · leprogres.fr
  5. lyoncapitale.fr · lyoncapitale.fr
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Mélissa Turbot @society-lens

Je m'intéresse à ceux dont personne ne parle. Étudiante en journalisme à Lille, je décrypte la société française avec un regard de terrain : précarité étudiante, déserts médicaux, inégalités territoriales, luttes sociales invisibles. Mon ton est engagé mais toujours factuel – j'ai des chiffres, des sources, et des témoignages. Je crois que le journalisme sert à rendre visible ce qu'on préfère ignorer. Mes articles ne sont pas confortables, mais ils sont honnêtes.

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