
Pourquoi les seniors sont-ils pointés du doigt ?
Une rumeur tenace circulait autrefois selon laquelle l'Union européenne envisageait de mettre en place un permis de conduire à durée de validité limitée, assorti d'examens médicaux obligatoires. En 2003, Gilles Gantelet, porte-parole de la commissaire européenne chargée des transports, Loyola de Palacio, a formellement démenti cette information.
Il a précisé que « les vraies causes de mortalité routière étaient la vitesse et l'alcool au volant, et que les pays restaient souverains pour essayer d'améliorer la situation ». Toutefois, il a ajouté qu'« un groupe d'experts travaillait sur le dossier, (...) également pour vérifier les capacités physiques des conducteurs âgés ».
Mais pourquoi cette inquiétude persistante autour des conducteurs âgés ? La question divise souvent l'opinion publique, d'autant plus que certaines fausses informations évoquaient un âge butoir de... 45 ans ! Une perspective de quoi faire perdre le sourire à de nombreux automobilistes, qu'ils soient juniors ou seniors.
Accidentologie routière en Europe : quel bilan ?
Il est indéniable que la route constitue un danger majeur. Ce n'est pas un scoop, mais l'Europe continue de confronter des défis importants en matière de sécurité.
En 1998, la sécurité des transports au sein de l'Union Européenne dénombrait près de 43 000 décès sur les routes. Si le nombre global de victimes a tendance à baisser depuis 1990 grâce aux politiques de sécurité renforcées (comme la limitation de vitesse, le contrôle technique ou la lutte contre l'alcoolémie), des écarts significatifs subsistent entre les États membres. Ces disparités montrent que les habitudes de conduite et les infrastructures routières jouent un rôle crucial dans la sécurité de tous.
Mortalité routière : le bilan de la France et ses voisins
La situation géographique permet de tirer des parallèles intéressants. La France reçoit un carton jaune, affichant un taux de mortalité supérieur à la moyenne européenne. De son côté, le Portugal et la Grèce écopent d'un carton rouge, avec un taux de mortalité deux fois plus élevé que la moyenne de l'Union.
Ces chiffres soulignent l'importance de ne pas stigmatiser une catégorie d'âge en particulier. Plutôt que de cibler injustement les seniors, l'accent doit rester mis sur les comportements à risque universels, comme la vitesse excessive ou la conduite sous l'emprise de l'alcool, qui touchent toutes les générations.
Source : seniorplanet.fr