
Le régime des intermittents du spectacle menacé de disparition
Le monde de la culture est en émoi. Une réforme radicale menace l'existence même des annexes 8 et 10, qui régissent actuellement le statut des intermittents du spectacle dans les secteurs du cinéma, de l'audiovisuel et du spectacle vivant. Le projet envisagé par les pouvoirs publics prévoirait l'abandon de ces règles spécifiques au profit de l'annexe 4, habituellement réservée aux travailleurs intérimaires. Ce basculement représente un changement de paradigme complet qui remet en cause l'équilibre économique et social d'une profession entière.
Quelles conséquences concrètes pour les artistes et techniciens ?
Les changements annoncés seraient drastiques et difficiles à soutenir pour la grande majorité des travailleurs concernés. Le calcul des droits à l'indemnisation serait revu à la hausse de manière brutale.
Pour illustrer l'ampleur de cette réforme, prenons l'exemple d'un musicien intermittent. Actuellement, ce dernier doit effectuer 507 heures de travail, soit l'équivalent de 42,25 cachets, pour ouvrir ou recharger ses droits. Avec la nouvelle réforme, ce seuil passerait à 2 123 heures, ce qui correspondrait à environ 176 cachets. Pour atteindre un tel volume de travail, il faudrait tenir un rythme effréné d'un concert tous les deux jours tout au long de l'année, sans aucune période d'interruption.
Cette nouvelle configuration rendrait le statut d'intermittent inatteignable pour la plupart, précipitant artistes et techniciens vers la précarité ou l'exclusion du système.
Comment soutenir la mobilisation en novembre ?
Face à cette menace, la résistance s'organise. Des appels à la mobilisation émergent un peu partout dans toutes les régions de France. Une journée d'action nationale d'une ampleur inédite est en préparation. Elle devrait regrouper l'ensemble des intermittents à Paris au cours du mois de novembre pour faire bloc devant les décideurs politiques.
Le soutien de chacun est désormais indispensable pour sauver la culture française. Il ne s'agit pas seulement d'une lutte catégorielle, mais de la défense de la diversité artistique et de l'emploi culturel. Faites circuler l'information massivement autour de vous, par le bouche-à-oreille ou via les réseaux sociaux, pour alerter le grand public.
Parallèlement aux manifestations dans la rue, des pétitions nationales circulent actuellement pour recueillir le soutien citoyen. Si vous souhaitez les signer ou obtenir plus de détails sur les points de rassemblement, n'hésitez surtout pas à me contacter directement pour que je vous les transmette.