Intérieur d'un magasin Action avec son enseigne et son comptoir de service.
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Figurines Stretcherz et sable HEMA : l’alerte à l’amiante, le rappel et vos droits

Amiante détectée dans des figurines Stretcherz chez Action et du sable créatif HEMA : découvrez les références exactes, les risques sanitaires, les procédures de remboursement sans ticket, et les failles du système qui ont permis ce scandale.

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Le 25 février 2026, le site officiel Rappel Conso a publié une annonce qui a secoué des milliers de familles : des jouets vendus chez Action et HEMA contiennent des traces d’amiante. Les figurines extensibles Stretcherz et Stretch Squad, stars des rayons jeux à petit prix, sont dans le viseur, tout comme des jeux de sable créatif de HEMA. Derrière ces rappels se dessine un scandale sanitaire qui dépasse largement les deux enseignes, avec des répercussions sur toute la filière du jouet en France.

Intérieur d'un magasin Action avec son enseigne et son comptoir de service.
Intérieur d'un magasin Action avec son enseigne et son comptoir de service. — (source)

Les références à vérifier absolument chez Action et HEMA

L’annonce tombée le 25 février 2026 sur Rappel Conso a immédiatement déclenché une vague d’inquiétude chez les parents. Les figurines Stretcherz, vendues chez Action, sont pointées du doigt car « le garnissage peut contenir de l’amiante ». Même constat pour les figurines élastiques Stretch Squad, commercialisées dans la même enseigne. Mais l’alerte ne s’arrête pas là : HEMA a également rappelé plusieurs références de ses jeux de sable et de bricolage.

L’exposition à l’amiante « peut présenter un risque élevé pour la santé si le produit est endommagé et que le garnissage se répand », prévient le site officiel, en particulier par inhalation. Les consommateurs sont invités à laisser ces produits « hors de portée des enfants » et à les rapporter en magasin pour obtenir un remboursement, sans ticket de caisse.

Les codes-barres des figurines extensibles Action

Les figurines Stretcherz et Stretch Squad ont été vendues chez Action entre le 22 avril 2024 et le 13 février 2026. Le Parisien précise qu’une trentaine de lots sont concernés. Les codes articles principaux sont les 3209338 et 3202066, mais il faut vérifier les références individuelles. Le Figaro dresse une liste détaillée des numéros Stretcherz visés : 1350093, 1341015, 1341030, 1376629, 1350108, 1350321 (en bleu, orange et vert), 1376624, 1376630, 1350085, 1350091, 1350092, 1341020, 1350083, 1350109, 1350110, 1376855 et 1351053.

Ces figurines flexibles, en caoutchouc latex rembourré, étaient vendues en sets de quatre ou à l’unité. Action propose un remboursement intégral sans ticket de caisse jusqu’au 13 avril 2026. Le numéro dédié est le 01 55 56 41 52.

Les jeux de sable HEMA : références et dates de vente

HEMA a lancé sa procédure de rappel dès le 20 février 2026, soit cinq jours avant l’annonce officielle. Le Parisien liste précisément les produits concernés : le lot de 6 sableurs (réf 15.90.0035), le sachet de sable rose-lila (15.90.0101), le modèle vert-bleu (15.90.0102), ainsi que les cartes et magnets création en sable (15.92.0121 et 15.92.0122). Ces articles ont été commercialisés entre le 6 février 2023 et le 18 février 2026.

Six figurines Stretch Squad emballées, rappelées en raison de traces d'amiante, également vendues chez Gifi.
Six figurines Stretch Squad emballées, rappelées en raison de traces d'amiante, également vendues chez Gifi. — (source)

« Après des analyses, il a été constaté que de l’amiante a été détectée dans au moins un petit tube des produits mentionnés », explique Rappel Conso. HEMA rembourse sans ticket jusqu’au 19 avril 2026. Le numéro vert dédié est le 01 40 39 94 61.

De Gifi à Amazon : l’extension de la liste des enseignes concernées

Le site 60 Millions de Consommateurs tient une liste évolutive des jouets rappelés. Au-delà d’Action et HEMA, les consommateurs doivent vérifier leurs achats dans de nombreuses autres enseignes : Gifi, King Jouet, JouéClub, La Grande Récré, E. Leclerc, Centrakor, Amazon, Carrefour, Intermarché, Super U, Auchan, et d’autres encore.

Les types de produits concernés sont variés : figurines Stretcherz, jeux de sable, cartes et magnets, sable magique, kits de création, animaux marins Flypop’s, bonhomme étirable Ferry Jouets, Elastikorps Cicaboom. Capital révèle que HTI Toys, le fabricant britannique, est la marque commune derrière une grande partie des Stretcherz et Stretch Squad. La production est probablement asiatique, ce qui soulève des questions sur les contrôles qualité tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Comment l’Australie a lancé l’alerte que la France n’a pas vue venir

L’origine de cette affaire ne se trouve pas en Europe, mais à l’autre bout du monde. Ce sont les autorités australiennes qui ont détecté les premières traces d’amiante dans des jouets à base de sable, déclenchant une réaction en chaîne qui a finalement atteint la France plusieurs mois plus tard.

La DGCCRF explique dans sa FAQ officielle que l’alerte a été déclenchée par les autorités australiennes, qui ont détecté de l’amiante dans 32 références de jouets à base de sable commercialisées par 5 marques. La DGCCRF a été avertie en novembre 2025 et a vérifié que ces références n’étaient pas commercialisées en France. Mais des professionnels ont depuis trouvé de l’amiante dans d’autres jouets, y compris ceux vendus chez Action et HEMA.

L’ANSES confirme qu’il n’y a pas de risque aigu pour la santé des enfants, car la texture humide du sable limite la dispersion de fibres. Mais l’amiante reste une substance dangereuse : selon l’OMS, toutes ses formes sont cancérogènes et responsables de plus de 200 000 morts chaque année dans le monde.

Novembre 2025 : l’Australie détecte l’amiante dans 32 références

La chronologie est cruciale pour comprendre le décalage qui a permis aux jouets incriminés de rester en rayon plusieurs mois. En novembre 2025, les autorités australiennes ont découvert de l’amiante dans des boîtes de sable coloré. Des dizaines d’écoles australiennes et néo-zélandaises ont même fermé temporairement à l’automne 2025.

La DGCCRF a été informée et a vérifié que les 32 références australiennes n’étaient pas vendues en France. Mais cette vérification initiale n’a pas empêché d’autres produits, non listés par les Australiens, de passer entre les mailles du filet. Le temps que les distributeurs français réagissent, des milliers de jouets contaminés avaient déjà trouvé preneurs.

Les failles des certificats d’analyse selon un chercheur

Franceinfo a interrogé Maxime Misseri, chercheur spécialiste de l’amiante à l’Université de Technologie de Compiègne (UTC). Son analyse éclaire un angle mort technique : les méthodes d’analyse ne sont pas toujours assez précises pour détecter l’amiante, et certains certificats fournis par les fabricants peuvent omettre sa présence.

La France est à la pointe dans ce domaine, mais d’autres pays utilisent des techniques anciennes qui ne permettent pas de détecter les fibres les plus fines. L’amiante est présent naturellement dans certaines roches, et le sable utilisé pour les jouets peut en contenir sans que les fournisseurs le sachent ou le signalent. Ce défaut de détection en amont explique en partie pourquoi des produits contaminés ont pu arriver jusqu’aux rayons.

Pas de risque aigu mais une vigilance absolue

Le toxicologue Jérôme Langrand, chef du centre antipoison de Paris, a apporté des précisions rassurantes dans les médias. La texture humide du sable contenu dans ces jouets limite le risque de dispersion de fibres d’amiante dans l’air et les possibilités d’inhalation. « Le risque sanitaire lié à l’amiante est principalement respiratoire », rappelle la DGCCRF.

Car le chiffre de l’OMS donne le vertige : 200 000 décès annuels dans le monde sont liés à l’amiante. La substance est classée cancérogène certain pour l’humain. Les autorités prennent donc l’alerte très au sérieux, même si le risque immédiat est jugé faible. L’enjeu est d’éviter une exposition répétée sur le long terme, notamment chez les enfants qui manipulent ces jouets régulièrement.

L’onde de choc chez Action, HEMA et Gifi

L’annonce du rappel a provoqué une onde de choc dans le monde du jouet et du discount. Les enseignes ont dû gérer une crise sanitaire majeure, avec des délais de réaction variables et des conséquences commerciales importantes.

HEMA a été la première à réagir, en lançant sa procédure de rappel dès le 20 février 2026 pour ses jeux de sable. Action a suivi le 25 février, le jour même de l’annonce sur Rappel Conso. Le Monde rapporte que B&M et Smyths Toys ont également rappelé leurs figurines Stretcherz. La DGCCRF a ensuite pris les choses en main en ordonnant, le 26 février, la suspension générale de tous les jouets à base de sable.

Qui a été le plus réactif face à la crise ?

La chronologie exacte mérite d’être détaillée. HEMA a lancé la procédure de rappel dès le 20 février 2026 pour ses jeux de sable, soit cinq jours avant l’annonce officielle de Rappel Conso. Action a suivi le 25 février, le jour même de la publication de l’alerte. B&M et Smyths Toys, également distributeurs des figurines Stretcherz, ont procédé à des rappels similaires.

Mais la réactivité dépend aussi de la date de réception des alertes fournisseurs. HEMA, qui vendait directement des jeux de sable, a pu être informée plus tôt par ses propres analyses ou par ses fournisseurs. Action, qui commercialisait des figurines dont le garnissage contenait du sable, a peut-être reçu l’information plus tardivement. Dans les deux cas, les enseignes ont joué le jeu du remboursement sans ticket, un geste commercial important pour rassurer les clients.

HTI Toys, le fabricant britannique au cœur de la tourmente

Façade en tôle du magasin Action avec son logo.
Façade en tôle du magasin Action avec son logo. — (source)

Capital révèle que HTI Toys, une marque britannique, est le fabricant des figurines Stretcherz et Stretch Squad. La production est très probablement asiatique, comme c’est le cas pour la grande majorité des jouets vendus en Europe. Cette sous-traitance en cascade pose la question de la responsabilité du fabricant dans la chaîne d’approvisionnement.

Qui a fourni le sable contaminé ? Quels contrôles ont été réalisés à chaque étape ? Pourquoi les certificats d’analyse n’ont-ils pas détecté l’amiante ? Autant de questions qui restent sans réponse pour l’instant. L’affaire met en lumière les failles d’un système où le marquage CE repose sur l’auto-déclaration du fabricant, sans contrôle systématique par un organisme tiers.

La suspension générale des jouets à base de sable

Le 26 février 2026, le ministère de l’Économie a publié un communiqué choc. La DGCCRF ne se limite pas aux marques identifiées : elle « recommande aux professionnels de suspendre la commercialisation de l’ensemble des jouets à base de sable », même sans rappel préalable. C’est un tournant réglementaire.

Les produits concernés sont par exemple des jouets contenant du sable coloré pour des activités créatives, du sable à modeler aussi appelé « sable magique ». La DGCCRF se coordonne avec les autorités européennes pour étendre cette mesure au niveau communautaire. Pour les parents, la consigne est claire : ne plus utiliser aucun jouet à base de sable, même si la marque n’a pas fait l’objet d’un rappel.

Jouet suspect chez soi : les cinq réflexes à adopter immédiatement

Si vous avez acheté des figurines Stretcherz, Stretch Squad ou des jeux de sable HEMA, pas de panique. Mais il faut agir rapidement et correctement pour éviter tout risque. Voici les consignes précises à suivre, étape par étape.

Le Figaro a publié une synthèse des recommandations de la DGCCRF, complétée par les conseils du toxicologue Jérôme Langrand. L’objectif est de limiter la dispersion des fibres d’amiante tout en obtenant un remboursement rapide.

Le protocole pour éviter la dispersion des fibres

La première consigne, et c’est la plus importante : si le jouet s’est répandu sur le sol ou les meubles, n’utilisez surtout pas d’aspirateur ni de balai. Ces outils dispersent les fibres d’amiante dans l’air, augmentant le risque d’inhalation. Utilisez plutôt un chiffon humide pour nettoyer le sable, en veillant à bien le rincer ensuite.

Placez immédiatement le jouet dans un sac hermétique, fermé solidement. Conservez-le hors de portée des enfants jusqu’à ce que vous puissiez le rapporter en magasin. Rappel Conso demande expressément de ne plus utiliser ces produits.

Remboursement sans ticket de caisse : numéros et délais

Action rembourse sans ticket de caisse jusqu’au 13 avril 2026. Le numéro dédié est le 01 55 56 41 52. HEMA propose la même procédure jusqu’au 19 avril 2026, avec un numéro vert au 01 40 39 94 61. Les sites internet des deux enseignes détaillent la marche à suivre.

Pas besoin de ticket de caisse, une bonne nouvelle pour ceux qui ont perdu le leur. Il suffit de se rendre en magasin avec le produit dans son sac hermétique. Le remboursement est intégral. Pour les produits achetés sur Amazon ou dans d’autres enseignes, la procédure est similaire : rapporter le produit au point de vente.

Les conseils du toxicologue si l’enfant a joué avec le produit

Si votre enfant a déjà joué avec le jouet, pas de panique. Jérôme Langrand, chef du centre antipoison de Paris, explique que la forme humide du sable limite l’inhalation. Le risque n’est pas nul, mais il est très faible pour une exposition ponctuelle.

Lavez soigneusement les mains de l’enfant. Lavez les vêtements à haute température. Aérez la pièce où le jouet a été utilisé. Consultez un médecin en cas de toux persistante ou de gêne respiratoire. Ne sous-estimez pas le risque, mais ne dramatisez pas non plus. Le suivi médical est recommandé pour les enfants qui ont joué régulièrement avec ces jouets sur une longue période.

Bas prix, hauts risques : pourquoi le modèle discount n’a pas détecté l’amiante

L’affaire soulève une question centrale : comment des jouets contaminés ont-ils pu arriver dans les rayons des enseignes les plus populaires du discount ? La réponse se trouve dans les mécanismes économiques qui sous-tendent le modèle low-cost.

Action et HEMA sont des champions du prix bas. Leur modèle repose sur une optimisation extrême de chaque maillon de la chaîne d’approvisionnement. Cette recherche de compétitivité a peut-être créé des angles morts dans les contrôles qualité. Capital et Le Figaro analysent les failles du système.

Le coût du rappel : qui paie la facture des millions de jouets ?

Le fabricant HTI Toys est juridiquement responsable, mais ce sont les distributeurs (Action, HEMA, Gifi, etc.) qui avancent les remboursements. L’absence de ticket de caisse facilite le geste commercial mais alourdit la charge administrative. Des millions de jouets sont concernés, ce qui représente un coût considérable pour les enseignes.

C’est aussi une opportunité pour les marques de montrer leur bonne foi. Action et HEMA ont communiqué rapidement sur le remboursement sans ticket, un signe de transparence. Mais derrière cette opération séduction se pose la question du remboursement des frais par le fabricant. Les distributeurs devront-ils assumer seuls la facture ? Les procédures judiciaires pourraient durer des années.

La pression sur les coûts et ses conséquences

Le hard discount optimise chaque maillon de la chaîne. Les fournisseurs sont mis en concurrence, les marges sont réduites, les coûts de contrôle sont compressés. Où se situe exactement l’angle mort ? Dans l’audit du fournisseur ? Dans le choix de ne pas refaire les tests en Europe ? Dans la confiance aveugle accordée aux certificats d’analyse asiatiques ?

L’affaire Kiabi et Aurélie B. a déjà montré comment la traçabilité peut être défaillante dans les circuits de distribution à bas coût. Ici, le problème est similaire : la pression sur les prix a peut-être conduit à négliger les contrôles qualité, avec des conséquences sanitaires potentiellement graves.

Les failles du marquage CE révélées par l’affaire

Le marquage CE, censé garantir la conformité des jouets aux normes européennes, repose sur l’auto-déclaration du fabricant. L’affaire montre que ce système peut être contourné. Le fabricant fournit des certificats d’analyse, mais ces certificats peuvent omettre la présence d’amiante, comme l’explique Maxime Misseri.

La France impose des contrôles renforcés sur les jouets, avec la norme EN71 qui fixe des exigences strictes. Mais ces garde-fous n’ont pas suffi. Les contrôles à l’importation sont aléatoires, et les laboratoires ne testent pas systématiquement la présence d’amiante dans le sable. L’affaire révèle une faille réglementaire qui touche toute la filière du jouet.

Les leçons d’un fiasco réglementaire

Cette affaire est un cas d’école de défaillance réglementaire. Elle montre comment un produit dangereux peut traverser les frontières et les contrôles pour atterrir dans les chambres d’enfants. Les leçons à tirer sont nombreuses, tant pour les autorités que pour les consommateurs.

60 Millions de Consommateurs tient une liste évolutive des jouets rappelés, preuve que l’affaire est loin d’être terminée. La DGCCRF continue d’enquêter et de nouvelles références pourraient être ajoutées.

Le coup de semonce australien : l’Europe peut-elle mieux faire ?

Le paradoxe est frappant : ce sont les autorités australiennes qui ont déclenché l’alerte, pas les contrôles européens. L’Australie a détecté l’amiante dans 32 références en novembre 2025, mais il a fallu attendre février 2026 pour que la France réagisse massivement.

La France a réagi vite une fois l’alerte donnée, avec la suspension générale des jouets à base de sable le 26 février. Mais le mal était déjà fait : des milliers de jouets contaminés avaient été vendus pendant des mois. La question de l’harmonisation des contrôles à l’importation dans l’UE se pose avec acuité. Faut-il un système d’alerte rapide plus performant ? Des contrôles systématiques à l’entrée sur le territoire européen ?

L’avenir des jeux de sable en France

La suspension générale des ventes par la DGCCRF frappe toute la filière, y compris les petits fabricants de sable magique qui n’ont rien à voir avec l’affaire. La reprise du marché dépendra du renforcement des obligations de tests et de la confiance des consommateurs.

Les jeux de sable sont très populaires auprès des enfants. Leur interdiction temporaire pourrait avoir des conséquences économiques importantes pour les fabricants et les distributeurs. Mais la sécurité des enfants prime. Les autorités devront trouver un équilibre entre la protection sanitaire et la survie d’une filière économique.

La confiance dans le prix bas ébranlée

L’affaire pose une question de confiance durable. Les consommateurs, souvent jeunes et sensibles aux prix attractifs, vont-ils changer leurs habitudes ? Les enseignes discount comme Action et HEMA ont bâti leur succès sur la promesse d’un bon rapport qualité-prix. Cette promesse est aujourd’hui ébranlée.

Comment regagner la crédibilité ? En renforçant les contrôles, en communiquant de manière transparente, en allant au-delà des exigences réglementaires. Les circuits low-cost portent désormais une responsabilité accrue. L’affaire pourrait accélérer la prise de conscience que le prix bas a un coût caché, parfois sanitaire. Les consommateurs, de leur côté, doivent rester vigilants et vérifier régulièrement les rappels de produits sur Rappel Conso.

Conclusion

L’alerte à l’amiante dans les jouets Action et HEMA n’est pas un incident isolé. Elle révèle les fragilités d’un système mondialisé où la traçabilité et les contrôles peinent à suivre le rythme de la production. Les leçons de cette affaire devront être tirées rapidement, sous peine de voir d’autres scandales sanitaires émerger. En attendant, vérifiez vos jouets, suivez les consignes de sécurité et n’hésitez pas à exercer vos droits au remboursement. Votre santé et celle de vos enfants n’a pas de prix.

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Questions fréquentes

Quels jouets Stretcherz contiennent de l'amiante ?

Les figurines extensibles Stretcherz et Stretch Squad vendues chez Action entre le 22 avril 2024 et le 13 février 2026 sont concernées. Une trentaine de lots, dont les codes articles 3209338 et 3202066, sont visés par le rappel.

Comment se faire rembourser sans ticket de caisse ?

Action rembourse intégralement sans ticket jusqu'au 13 avril 2026 au 01 55 56 41 52. HEMA propose la même procédure jusqu'au 19 avril 2026 au 01 40 39 94 61. Il suffit de rapporter le produit dans un sac hermétique en magasin.

Quels jeux de sable HEMA sont rappelés ?

Les lots de 6 sableurs (réf 15.90.0035), les sachets de sable rose-lila (15.90.0101) et vert-bleu (15.90.0102), ainsi que les cartes et magnets création en sable (15.92.0121 et 15.92.0122) sont concernés. Ils ont été vendus du 6 février 2023 au 18 février 2026.

L'amiante dans ces jouets est-elle dangereuse ?

Le risque aigu est faible car la texture humide du sable limite la dispersion des fibres, selon le toxicologue Jérôme Langrand. Cependant, l'amiante est classée cancérogène certain, et une exposition répétée sur le long terme est à éviter, notamment chez les enfants.

Pourquoi l'alerte est-elle venue d'Australie ?

Les autorités australiennes ont détecté de l'amiante dans 32 références de jouets à base de sable en novembre 2025. La DGCCRF a été informée mais n'a pas empêché d'autres produits contaminés, non listés par l'Australie, d'être vendus en France jusqu'en février 2026.

Sources

  1. Des jouets en vente chez Action et HEMA rappelés en raison de « traces d’amiante » · lemonde.fr
  2. 60millions-mag.com · 60millions-mag.com
  3. capital.fr · capital.fr
  4. economie.gouv.fr · economie.gouv.fr
  5. franceinfo.fr · franceinfo.fr
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Manon Gerbot @debat-live

Étudiante en droit à Nantes, j'adore suivre les grands débats de société et la vie politique française. Je participe au club d'éloquence de ma fac et je peux défendre une idée comme son contraire pour mieux la comprendre.

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