Fabien Roussel s'adressant à la presse.
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Fabien Roussel réélu à la tête du Parti communiste français : un congrès sous le signe de la jeunesse

Fabien Roussel réélu avec 70,1 % des voix, le PCF valide sa candidature pour 2027 mais fait face à un paradoxe générationnel : 83 % des 18-30 ans partagent ses valeurs, mais seulement 28 % croient en son avenir.

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Le 40e congrès du Parti communiste français (PCF) s'est achevé le 5 juillet 2026 à Lille, avec la réélection sans surprise de Fabien Roussel à la tête du parti. Avec 70,1 % des voix, le député-maire de Saint-Amand-les-Eaux conforte sa position et officialise sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Pourtant, derrière la façade d'un congrès tranquille, le PCF est confronté à une question existentielle : comment un parti qui pèse à peine 2,28 % des suffrages à la dernière présidentielle peut-il convaincre une jeunesse qui partage ses valeurs mais rejette son étiquette ?

Fabien Roussel s'adressant à la presse.
Fabien Roussel s'adressant à la presse. — (source)

Un congrès tranquille pour un parti en crise silencieuse

Le palais des congrès de Lille a accueilli les 24 et 25 juin, puis du 3 au 5 juillet 2026, les délégués du 40e congrès du PCF. L'ambiance était studieuse, presque feutrée. Pas de coup de théâtre, pas de motion de censure, pas de départ fracassant. Fabien Roussel, 56 ans, a été reconduit à son poste de secrétaire national avec 70,1 % des suffrages des congressistes. Son texte d'orientation a été adopté à 73 %. Une réélection en apparence sans accroc, qui tranche avec les turbulences internes qu'a connues le parti ces dernières années.

Fabien Roussel levant le poing lors du 4e congrès du PCF à Lille.
Fabien Roussel levant le poing lors du 4e congrès du PCF à Lille. — (source)

Le congrès a également validé le principe d'une candidature communiste à l'élection présidentielle de 2027. L'officialisation interviendra le 6 septembre, après un vote des militants. « J'ai exprimé le fait que j'étais disponible et candidat pour participer à cette élection et il n'y en a pas d'autre », a déclaré Roussel à la presse en clôture du congrès, estimant le chemin fait à « 85 % ».

Fabien Roussel s'exprimant derrière un pupitre lors d'un congrès.
Fabien Roussel s'exprimant derrière un pupitre lors d'un congrès. — (source)

70,1 % pour Roussel : l'étau se resserre

Le chiffre de 70,1 % mérite d'être examiné de près. En 2023, lors de la précédente conférence nationale, la ligne Roussel avait recueilli 81,9 % des voix. La baisse est significative : près de douze points de perdus en trois ans. La liste unique conduite par le secrétaire national n'a obtenu que 70 % des voix des congressistes, tandis que le texte d'orientation plafonne à 73 %. En surface, la réélection est nette. En profondeur, les failles apparaissent.

Fabien Roussel a réagi sur X avec une formule sobre : « Le choix des camarades m'honore et m'engage ». Ancien journaliste, député du Nord de 2017 à 2024, maire de Saint-Amand-les-Eaux depuis janvier 2025, il incarne une gauche populaire et rurale. Son profil contraste avec celui de son prédécesseur Pierre Laurent, plus parisien et intellectuel. Mais cette authenticité de terrain suffira-t-elle à enrayer le déclin ?

Fabien Roussel en extérieur, un ruban rose au revers.
Fabien Roussel en extérieur, un ruban rose au revers. — (source)

La clause de revoyure rejetée : les opposants mis au pas

Mediapart révèle que des opposants internes ont tenté d'imposer une « clause de revoyure » à l'automne. L'idée était de prévoir une nouvelle discussion sur un éventuel retrait de la candidature Roussel si la dynamique de Jean-Luc Mélenchon s'avérait trop forte. Cette clause a été rejetée. Le vote sur la candidature présidentielle n'a été approuvé qu'à 61,4 %, contre 81,9 % pour l'orientation en 2023. La continuité n'est donc pas un long fleuve tranquille.

Certains au sein du parti espéraient que ce congrès serait l'occasion de déloger Fabien Roussel. Ils ont échoué. Mais le score serré sur la question présidentielle montre que l'aile unioniste du PCF n'a pas dit son dernier mot. Le parti reste divisé entre ceux qui veulent une candidature autonome et ceux qui privilégient l'union de la gauche, quitte à s'effacer derrière La France insoumise.

Les valeurs « oui », le nom « non » : le dilemme communiste des 18-30 ans

Le vrai défi du PCF n'est pas interne : il est générationnel. Une étude IFOP réalisée pour L'Humanité en 2020 dresse un portrait saisissant du rapport des 18-30 ans au communisme. Les résultats donnent le vertige. Les jeunes partagent massivement les valeurs historiques du communisme, mais rejettent le mot lui-même. C'est le paradoxe central auquel le PCF doit faire face.

83 % d'adhésion aux valeurs, 28 % de croyance en l'avenir

Les chiffres sont éloquents. 83 % des 18-30 ans ont un avis positif sur les valeurs de partage et d'égalité. 78 % se disent favorables au progrès social. Mieux : 83 % estiment que « la lutte des classes est toujours une réalité aujourd'hui ». Le logiciel de la gauche radicale est validé par une écrasante majorité de la jeunesse.

Fabien Roussel s'exprimant au micro.
Fabien Roussel s'exprimant au micro. — (source)

Mais le bât blesse sur la marque. Seuls 35 % des jeunes ont un avis positif sur le terme « communisme ». Et seulement 28 % le considèrent comme une idée d'avenir. Le mot est un repoussoir, chargé des stigmates du XXe siècle : goulags, dictatures, pénuries. La jeunesse française adhère à la substance sans vouloir de l'étiquette.

Ce décalage est un casse-tête pour les stratèges du PCF. Comment vendre des idées neuves avec un nom vieux de plus d'un siècle ? Comment faire comprendre à un étudiant en droit de 22 ans que son aspiration à la gratuité des transports et à la fin de la sélection à l'université s'appelle, en réalité, une aspiration communiste ?

Un parti de 40 000 adhérents face à une génération désenchantée

La réalité du PCF est celle d'un parti qui rétrécit. Il compterait environ 40 000 adhérents à jour de cotisation. 24 600 ont participé au vote sur la candidature présidentielle, soit un taux de participation d'environ 60 %. Le parti avait fixé l'objectif de 10 000 nouvelles adhésions en 2023. Résultat : 7 800. « Cela ne compense pas encore les pertes », admet Fabien Roussel lui-même.

La pyramide des âges est lourde. Le PCF est un parti de seniors, avec une moyenne d'âge qui dépasse largement les 60 ans. Les sections locales peinent à se renouveler. Dans certaines fédérations, les adhérents de moins de 30 ans se comptent sur les doigts d'une main. Le parti a un problème vital de renouvellement.

Pourtant, des signaux encourageants existent. Lors du congrès de Lille, une cinquantaine de jeunes adhérents étaient présents. Des visages nouveaux, souvent étudiants ou jeunes actifs, qui témoignent d'une vitalité résiduelle. Mais ces jeunes pousses suffiront-elles à inverser la courbe ?

Parcoursup, revenu étudiant : le grand plan de Roussel pour séduire les jeunes

Face à ce constat, le PCF a élaboré un programme massif pour la jeunesse. Les 180 propositions du parti, détaillées sur le site pcf.fr, contiennent un volet jeunesse particulièrement ambitieux. L'idée est simple : plutôt que de se battre sur le terrain culturel perdu, le PCF mise sur le retour de la question sociale et matérielle.

Le menu très concret du PCF pour les moins de 30 ans

Le programme est d'une grande précision. Première mesure choc : la suppression de Parcoursup et de la sélection à l'université. Le PCF veut un accès libre et gratuit à l'enseignement supérieur pour tous les bacheliers. Le budget de l'enseignement supérieur passerait de 14 à 20 milliards d'euros. Quatre nouvelles universités seraient créées en cinq ans, avec le recrutement de 10 000 enseignants-chercheurs.

Côté pouvoir d'achat, le parti propose un revenu étudiant de 850 euros par mois. Le RSA serait ouvert aux moins de 25 ans, une mesure réclamée par de nombreuses associations. Les contrats précaires seraient supprimés, le CDI devenant la norme. Sur le logement, le plan est spectaculaire : construction de logements Crous pour passer de 175 000 à 525 000 places en cinq ans. La gratuité des transports en commun complète le tableau.

Gratuité des transports et 525 000 logements Crous : un coût XXL qui interroge

Qui paie ? Fabien Roussel mise sur la nationalisation de TotalEnergies et la taxation des « brigands en col blanc ». Il promet une « nouvelle ère industrielle et agricole » financée par une réorientation massive des richesses. Le programme est chiffré comme un acte de rupture.

Mais la question de la crédibilité budgétaire se pose. Dans un État endetté à plus de 3 000 milliards d'euros, ces promesses XXL peuvent sembler irréalistes. Le PCF répond que l'argent existe, qu'il est simplement mal distribué. La nationalisation de TotalEnergies rapporterait plusieurs dizaines de milliards d'euros. La taxation des superprofits et des dividendes gonflerait les caisses de l'État.

Reste que le passage de 175 000 à 525 000 logements Crous en cinq ans représente un effort de construction colossal, sans précédent depuis les Trente Glorieuses. Le recrutement de 10 000 enseignants-chercheurs suppose une augmentation massive des budgets de l'Éducation nationale et de la Recherche. Ces propositions sont-elles un projet de société réalisable ou un catalogue de promesses ? La tension entre l'ambition et la faisabilité fait tout le sel de cette section.

Des jeunes accrochent encore : les nouvelles recrues du PCF racontent

Le PCF n'est pas totalement orphelin de la jeunesse. Lors du congrès de Lille, L'Humanité a recueilli les témoignages de plusieurs jeunes adhérents, âgés de 18 à 28 ans. Leurs parcours éclairent les ressorts de l'engagement communiste chez les moins de 30 ans.

Ilyana, 19 ans : « C'était la seule orga présente sur les blocages »

Ilyana Bachar a 19 ans. Étudiante à Sciences Po, elle a rejoint les Jeunes communistes lors de la réforme des retraites, en 2023. Puis elle a adhéré au PCF après les européennes de 2024 et la dissolution de l'Assemblée nationale. Son explication est simple : « La JC était la seule orga présente sur les blocages ».

Fabien Roussel lors d'un événement public.
Fabien Roussel lors d'un événement public. — (source)

Pour Ilyana, l'entrée en politique s'est faite par le militantisme de terrain. Les blocages de lycées et d'universités, les manifestations contre la réforme des retraites, les rassemblements pour le climat. Dans ces moments de mobilisation, les Jeunes communistes étaient présents, tracts en main, prêts à discuter. Cette présence physique, concrète, a joué un rôle décisif.

Son parcours illustre un phénomène plus large : la politisation par l'action directe. Beaucoup de jeunes qui rejoignent le PCF aujourd'hui n'ont pas une culture communiste familiale. Ils découvrent le parti sur le terrain, lors de mobilisations. Le militantisme de rue reste un vecteur d'engagement puissant, même à l'ère des réseaux sociaux.

« Trop tradi » sur l'antiracisme et les féminismes : la critique interne qui monte

Mais ces jeunes recrues ne sont pas des godillots. Elles ont leurs exigences et leurs critiques. Plusieurs jeunes adhérents rencontrés au congrès reprochent au PCF son « côté tradi » sur les sujets qui agitent leur génération : violences policières, féminisme, antiracisme.

Lucie Attali, jeune militante, résume le sentiment : « On peut faire plus et mieux ! C'est important de faire confiance à la jeunesse et aux nouveaux adhérents sur ces sujets-là. » Les jeunes communistes veulent que leur parti prenne des positions plus radicales sur les questions sociétales. Ils jugent la ligne actuelle trop timide, trop prudente.

Cette tension est féconde. Le PCF offre une maison politique à ces jeunes, mais bride leurs envies de radicalité culturelle. Le parti reste marqué par une culture ouvrière traditionnelle, où les questions de genre et de race sont souvent reléguées au second plan. Les jeunes adhérents poussent pour un aggiornamento. Reste à savoir si la direction les entendra.

Roussel vs Mélenchon : la guerre de la gauche qui épuise la jeunesse

La réélection de Fabien Roussel a une conséquence directe : la candidature PCF en 2027. Cela remet sur le tapis la fracture de 2022 et la rivalité avec Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise. Pour un jeune électeur, c'est le grand bazar du « vote utile » contre le « vote de conviction ».

2022, la cicatrice qui ne se referme pas

En 2022, Fabien Roussel a recueilli 2,28 % des suffrages, soit environ 802 000 voix. Les Insoumis lui reprochent d'avoir privé Jean-Luc Mélenchon du second tour. 420 000 voix le séparaient de Marine Le Pen. Si Roussel s'était retiré, disent-ils, Mélenchon aurait pu battre Le Pen au second tour.

Cette accusation, Roussel la rejette avec vigueur. Il a multiplié les piques contre le leader insoumis : « Il n'est pas un bon candidat, un bon choix pour la France », a-t-il déclaré en mai 2025. Il a comparé LFI à une « secte ». Mélenchon, de son côté, a exprimé sa « déception » après le congrès de Lille, estimant que certains au PCF reprennent « les arguments de [leurs] adversaires de droite ».

Pour un jeune électeur, cette guerre des chefs est souvent rebutante. Elle donne l'image d'une gauche incapable de s'unir face à l'extrême droite. Le PCF et LFI passent plus de temps à s'attaquer mutuellement qu'à construire une alternative crédible. Le résultat est une fragmentation qui profite à l'adversaire.

Partir seul(e) en 2027, un choix risqué pour le camp social

La décision du congrès est claire : le PCF présentera son propre candidat en 2027. La « clause de revoyure » qui aurait permis un retrait en cours de route a été rejetée. Fabien Roussel promet « une nouvelle ère industrielle et agricole ». Mais la gauche est plus divisée que jamais.

Pour un jeune électeur, le calcul est simple. Voter PCF, c'est envoyer un signe fort : on refuse l'effacement des communistes derrière les insoumis. C'est un vote de conviction, d'affirmation identitaire. Mais c'est aussi prendre le risque de ne pas peser au second tour. Si la gauche part en ordre dispersé, personne n'atteindra le second tour.

Roussel en est conscient. Il a déclaré : « Si l'extrême droite augmente, ce n'est quand même pas de la faute du PCF, qui la combat depuis toujours. Au contraire, l'absence du PCF à la présidentielle renforcerait l'abstention. » L'argument est discutable, mais il a le mérite de la clarté : le PCF existe, il ne s'effacera pas.

Du chasseur au militant écolo : le grand écart culturel du PCF

Fabien Roussel cultive une image de « bon vivant ». Chasseur, amateur de bons vins, il incarne une gauche populaire et rurale, loin des vernis parisiens. Cette authenticité est sa force. Mais elle peut aussi être sa faiblesse face à une jeunesse urbaine, végane et écolo.

L'image Roussel : « l'homme de gauche qui boit du rouge » peut-il parler à la génération TikTok ?

Roussel est un député de terrain. Il connaît les marchés, les usines, les villages. Il parle le langage des classes populaires, sans jargon technocratique. Cette proximité avec le peuple est son principal atout. Dans un monde politique souvent déconnecté, il apparaît comme un homme vrai.

Mais cette image a un revers. Roussel incarne une gauche d'un autre temps, celle des mineurs de fond et des sidérurgistes. Une gauche virile, où la chasse et le vin sont des marqueurs identitaires. Face à une génération TikTok, sensible aux questions de genre, d'écologie et de bien-être animal, ce profil peut sembler daté.

Le contraste avec Jean-Luc Mélenchon est frappant. Mélenchon, c'est la figure urbaine, radicale, connectée aux nouvelles luttes. Roussel, c'est la gauche des terroirs, des traditions ouvrières. Le PCF semble parfois coincé entre un héritage qui s'efface et une modernité qu'il peine à incarner.

Nucléaire, industrie, croissance : le décalage avec la génération climat

Le principal angle mort du PCF est l'écologie. Le parti reste productiviste, défenseur du nucléaire, de la réindustrialisation à tout-va. Roussel parle de « nouvelle ère industrielle ». Il veut relancer la production nationale, créer des usines, développer le nucléaire.

Cette vision entre en conflit avec les aspirations d'une jeunesse marquée par la collapsologie et la sensibilité écologiste. Pour beaucoup de jeunes, la croissance industrielle est le problème, pas la solution. Ils rêvent de décroissance, de sobriété, de circuits courts. Le PCF leur propose des aciéries et des centrales nucléaires.

Ce décalage est profond. Le PCF est trop « vieille gauche » pour la génération climat. Il peine à articuler son discours social avec les enjeux environnementaux. Pourtant, des ponts existent : la gratuité des transports, la construction de logements publics, la fin de la précarité sont aussi des mesures écologiques. Mais le parti ne parvient pas à les vendre comme telles.

Le pari du PCF : miser sur la galère matérielle des jeunes

Face à ces difficultés, le PCF a fait un choix stratégique. Plutôt que de se battre sur le terrain culturel perdu (le nom « communisme », l'écologie radicale, les nouvelles luttes sociétales), il mise sur le retour de la question sociale. La précarité massive des jeunes est son cheval de bataille.

Un capitalisme qui fâche, un parti qui propose

Le programme anti-précarité du PCF est son levier central. Le parti ne cherche pas à être « cool » ou « branché ». Il cherche à être utile. Il vend de la protection sociale et du « pouvoir de vivre » dans un monde ultra-libéral. L'étude IFOP le confirme : 78 % des jeunes pensent que la santé, l'éducation et le logement ne devraient pas être soumis à la concurrence. Le PCF coche ces cases.

Le pari est simple : dans un contexte de crise du logement, d'inflation, de précarité étudiante, les jeunes vont se tourner vers ceux qui proposent des solutions concrètes. Peu importe l'étiquette, pourvu qu'on ait les idées. Roussel mise sur le matérialisme des jeunes : leur galère quotidienne est plus forte que leur rejet du mot « communisme ».

Le parti du XXe siècle peut-il incarner les luttes du XXIe ?

Le pari est risqué. Les jeunes rejettent le mot « communisme » (35 % d'avis positif) mais adhèrent à sa substance. Le PCF doit réussir le tour de force de vendre des idées neuves (revenu étudiant, gratuité, anti-sélection) avec une étiquette politique marquée par le siècle dernier.

Le match est serré. D'un côté, la marque « PCF » est un boulet. Elle évoque l'URSS, les dictatures, l'échec du socialisme réel. De l'autre, le programme est en phase avec les aspirations profondes de la jeunesse. Le parti doit convaincre que le communisme du XXIe siècle n'a rien à voir avec celui du XXe.

Pour y parvenir, il mise sur le terrain. Les Jeunes communistes sont présents dans les universités, les cités, les quartiers populaires. Ils distribuent des tracts, organisent des débats, participent aux mobilisations. C'est par ce travail de fourmi que le PCF espère reconquérir la jeunesse.

Conclusion : Roussel réélu, mais le plus dur commence

La réélection de Fabien Roussel n'est pas une surprise. Elle confirme la ligne de continuité d'un parti qui refuse de s'effacer derrière La France insoumise. Mais elle ouvre une période décisive pour le PCF. Le parti a un programme taillé pour la jeunesse, mais une image qui repousse. Il a des idées neuves, mais un nom vieux.

L'avenir du PCF dépendra de sa capacité à convertir les idées populaires en votes jeunes, malgré le poids du passé. Le chemin est étroit. Il passe par un travail de terrain intense, une modernisation du discours, et une capacité à incarner une gauche à la fois sociale et écologique.

La balle est dans le camp des moins de 30 ans. Et s'ils décidaient de s'emparer du parti plutôt que de le laisser mourir ? Le PCF a besoin d'eux. Eux ont besoin d'un parti qui les représente. Le mariage n'est pas impossible. Mais il faudra du temps, de la patience et beaucoup de travail. Le congrès de Lille n'est que le début d'une longue route.

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Questions fréquentes

Fabien Roussel a-t-il été réélu au PCF ?

Oui, Fabien Roussel a été réélu secrétaire national du Parti communiste français lors du 40e congrès à Lille, avec 70,1 % des voix des congressistes.

Quel est le programme du PCF pour la jeunesse ?

Le PCF propose la suppression de Parcoursup, un revenu étudiant de 850 euros par mois, la construction de 525 000 logements Crous et la gratuité des transports en commun.

Pourquoi les jeunes rejettent-ils l'étiquette communiste ?

Selon une étude IFOP, 83 % des 18-30 ans adhèrent aux valeurs communistes, mais seulement 35 % ont un avis positif sur le mot « communisme », jugé trop lié aux stigmates du XXe siècle.

Quel est le score de Roussel à la présidentielle 2022 ?

Fabien Roussel a recueilli 2,28 % des suffrages à l'élection présidentielle de 2022, soit environ 802 000 voix.

Le PCF présentera-t-il un candidat en 2027 ?

Oui, le congrès a validé le principe d'une candidature communiste autonome pour 2027, avec Fabien Roussel comme candidat pressenti, officialisé le 6 septembre 2026.

Sources

  1. Fabien Roussel réélu à la tête du Parti communiste français · lemonde.fr
  2. humanite.fr · humanite.fr
  3. humanite.fr · humanite.fr
  4. ifop.com · ifop.com
  5. Fabien Roussel - Actualités, vidéos et infos en direct · lemonde.fr
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Maxime Delbot @green-pulse

Ingénieur environnement à Grenoble et militant écolo discret, je suis l'actualité climatique et les transitions au quotidien. Je teste tout : vélo, compost, sobriété numérique. Je préfère les solutions concrètes aux grands discours catastrophistes.

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