Au cœur des règles strictes de la France pour la vente de la majorité de son cloud énergétique d'État à un mineur de bitcoins américain
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Exaion : la France cède sa pépite cloud au géant américain Mara sous conditions strictes

La France autorise la vente d'Exaion, la filiale cloud d'EDF, au géant américain du minage bitcoin Mara Holdings pour 168 millions d'euros. Une décision controversée qui a contraint l'État à imposer des conditions strictes : entrée de Xavier Niel au...

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La nouvelle est tombée ce vendredi 20 février 2026 : le gouvernement français a donné son feu vert à la cession d'Exaion, la filiale technologique d'EDF spécialisée dans le calcul de haute performance et le cloud souverain. L'acquéreur ? Mara Holdings, deuxième entreprise mondiale de minage de bitcoins. Une transaction de 168 millions d'euros qui a suscité vives controverses et interrogations sur la souveraineté numérique de la France. Mais face à la levée de boucliers politique et syndicale, l'État a imposé des conditions drastiques pour encadrer cette vente historique. 

Au cœur des règles strictes de la France pour la vente de la majorité de son cloud énergétique d'État à un mineur de bitcoins américain
Au cœur des règles strictes de la France pour la vente de la majorité de son cloud énergétique d'État à un mineur de bitcoins américain — (source)

Exaion : une pépite technologique française méconnue

Créée en 2020, Exaion est née d'une vision audacieuse au sein même d'EDF. L'idée ? Recycler les supercalculateurs du géant de l'énergie française, régulièrement renouvelés tous les trois à cinq ans, plutôt que de les mettre au rebut. Une forme d'économie circulaire appliquée aux infrastructures numériques de pointe.

Une expertise unique dans le cloud souverain

Intérieur d'une ferme de minage Bitcoin avec des rangées de serveurs et d'éclairages indicateurs verts.
Intérieur d'une ferme de minage Bitcoin avec des rangées de serveurs et d'éclairages indicateurs verts. — Marko Ahtisaari / CC BY 2.0 / (source)

Cette petite société de seulement 70 ingénieurs hautement qualifiés s'est rapidement spécialisée dans trois domaines stratégiques : le cloud privé pour l'intelligence artificielle, la cybersécurité et la blockchain. Son positionnement ? Offrir un cloud souverain aux entreprises et institutions françaises souhaitant héberger leurs données sensibles en dehors des infrastructures des géants américains comme Amazon Web Services, Microsoft Azure ou Google Cloud.

La Société Générale compte d'ailleurs parmi ses clients prestigieux, faisant appel aux services d'Exaion pour sécuriser l'émission de ses crypto-actifs. Une preuve de confiance qui témoigne du niveau d'excellence technique atteint par cette filiale d'EDF en à peine six ans d'existence.

Un pari financier encore incertain

Malgré ses atouts technologiques indéniables, Exaion n'est pas encore rentable. Depuis 2022, la société a bénéficié de 22 millions d'euros d'investissements pour générer seulement 2 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024. Un déséquilibre financier qui a poussé EDF à envisager la cession d'une partie de cette filiale, jugée trop éloignée de son cœur de métier historique : la production et la distribution d'énergie.

Pourtant, de nombreuses personnalités politiques n'ont pas hésité à qualifier Exaion de « pépite » dans une technologie d'avenir. Le calcul de haute performance et l'intelligence artificielle représentent en effet des secteurs en pleine explosion, stratégiques pour l'indépendance technologique des nations dans les décennies à venir. 

Le Bitcoin (₿) est une crypto-monnaie inventée en 2008 par une personne ou un groupe de personnes inconnu utilisant le nom Satoshi Nakamoto et lancée en 2009, lorsque son implémentation a été publiée en tant que logiciel open-source.
Le Bitcoin (₿) est une crypto-monnaie inventée en 2008 par une personne ou un groupe de personnes inconnu utilisant le nom Satoshi Nakamoto et lancée en 2009, lorsque son implémentation a été publiée en tant que logiciel open-source. — Jorge Franganillo / CC BY 2.0 / (source)

Mara Holdings : le géant américain du minage bitcoin

Pour comprendre les réticences suscitées par cette cession, il faut d'abord s'intéresser à l'acquéreur. Mara Holdings, anciennement Marathon Patent Group puis Marathon Digital Holdings, s'est imposé comme l'un des acteurs majeurs du minage de cryptomonnaies à l'échelle mondiale.

Un leader mondial du minage

En 2025, MARA Holdings figure parmi les plus importants mineurs de bitcoins de la planète, aux côtés de l'australien Iren Limited. L'entreprise américaine affiche une capacité de hashrate effective de 43,9 EH/s sur un total de 59,4 EH/s de capacité installée. Pour les non-initiés, le hashrate mesure la puissance de calcul dédiée au minage : plus il est élevé, plus l'entreprise peut valider des transactions et gagner des bitcoins.

MARA Holdings détient également le titre envié de deuxième entreprise mondiale en termes de réserve de bitcoins, juste derrière Strategy (anciennement MicroStrategy). Une position dominante qui reflète la stratégie agressive de l'entreprise dans l'écosystème cryptographique mondial. 

Illustration d'ouvriers installant et entretenant des racks de machines de minage Bitcoin.
Illustration d'ouvriers installant et entretenant des racks de machines de minage Bitcoin. — (source)

Une empreinte énergétique controversée

Le minage de bitcoins repose sur un système appelé « preuve de travail » particulièrement énergivore. Concrètement, des ordinateurs puissants effectuent des calculs mathématiques complexes 24 heures sur 24 pour valider les transactions sur le réseau Bitcoin. En récompense, les mineurs reçoivent de nouveaux bitcoins.

Selon les estimations, les opérations de minage de bitcoins dans le monde consommeraient environ 134 TWh par an, soit l'équivalent de 75% de la consommation électrique des ménages français. Une facture énergétique considérable qui pose de sérieuses questions environnementales.

L'empreinte carbone du Bitcoin est estimée entre 77 et 96 millions de tonnes de CO2 par an. Un impact environnemental qui représente à lui seul 95% de l'impact environnemental global des cryptomonnaies, comme expliqué dans notre article détaillé sur Bitcoin 2025-2030 : de Satoshi Nakamoto à 100 000$ le BTC, l'histoire d'une révolution monétaire.

La stratégie verte de MARA

Face à ces critiques, MARA Holdings développe une argumentation environnementale structurée. L'entreprise affirme utiliser prioritairement du gaz naturel qui « serait brûlé de toute façon », du biogaz issu des décharges, du méthane torché des champs pétrolifères et des énergies renouvelables excédentaires.

Sa stratégie ? Stabiliser les réseaux électriques en consommant l'énergie produite en surplus lors des périodes de faible demande, et monétiser cette énergie qui serait autrefois perdue. Une approche qui séduit certains acteurs de la transition énergétique mais laisse sceptiques de nombreux écologistes. 

Un technicien en uniforme bleu effectuant la maintenance de serveurs de minage de crypto-monnaies.
Un technicien en uniforme bleu effectuant la maintenance de serveurs de minage de crypto-monnaies. — (source)

Une vente qui fait polémique

L'annonce de cette cession, officialisée dès août 2025, a immédiatement soulevé une tempête politique en France. Plusieurs questions sensibles se sont invitées dans le débat public, remettant en cause les choix stratégiques du gouvernement.

La souveraineté numérique en jeu

Premier point de friction : la souveraineté numérique française. Comment justifier la cession d'une infrastructure de cloud souverain, conçue pour protéger les données sensibles des entreprises et institutions françaises, à un acteur américain spécialisé dans le minage de cryptomonnaies ?

Cette interrogation touche au cœur des préoccupations françaises en matière d'indépendance technologique. Le cloud souverain d'Exaion a été pensé pour offrir une alternative européenne aux géants américains du numérique. Le vendre à une entreprise américaine, aussi respectueuse des réglementations soit-elle, semble contradictoire avec cette ambition initiale.

L'incompatibilité environnementale

Deuxième axe de critique : l'impact environnemental du minage de bitcoins. La France s'est engagée dans une ambitieuse politique de transition énergétique, avec l'objectif d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Accueillir sur son sol des infrastructures dédiées au minage de cryptomonnaies, activités notoirement énergivores, apparaît pour le moins contre-intuitif.

Les associations écologistes ont vivement dénoncé cette contradiction. Comment la France peut-elle prétendre être à la pointe de la lutte contre le changement climatique tout en facilitant l'installation d'activités dont l'empreinte carbone est comparable à celle de certains pays entiers ?

La réaction des syndicats et acteurs de la tech

Les syndicats d'EDF n'ont pas ménagé leurs critiques contre cette opération. Certains ont parlé de « trahison » et de « forfaiture », dénonçant l'abandon d'une technologie d'avenir au profit d'intérêts étrangers. Les représentants du personnel craignent également pour l'avenir des 70 ingénieurs d'Exaion, dont l'expertise pourrait être détournée vers des activités de minage plutôt que vers le cloud souverain et l'intelligence artificielle.

Les acteurs de la tech française ont également exprimé leur inquiétude. Plusieurs startups du secteur des données sensibles s'inquiètent de perdre un partenaire technologique de confiance au profit d'un acteur dont les priorités business semblent éloignées des leurs.

Les conditions strictes imposées par l'État français

Face à cette levée de boucliers, le gouvernement a décidé de ne pas donner un chèque en blanc à Mara Holdings. Vendredi 20 février 2026, Bercy a annoncé son accord accompagné de « conditions juridiquement contraignantes » visant à préserver les intérêts stratégiques de la France.

L'entrée de Xavier Niel au capital

La première mesure phare concerne l'entrée au capital de Mara France d'un acteur français de premier plan : Xavier Niel. Le milliardaire fondateur de Free et actionnaire à titre individuel du Groupe Le Monde va prendre une participation minoritaire de 10% au capital via sa holding NJJ.

Cette présence française dans le capital de Mara France n'est pas anodine. Elle permet de garantir un droit de regard sur les orientations stratégiques d'Exaion et d'assurer que les intérêts français seront représentés au plus haut niveau de la gouvernance.

Xavier Niel, entrepreneurs emblématique de la tech française, apporte également son expertise dans le domaine des télécommunications et des infrastructures numériques. Une compétence précieuse pour accompagner le développement d'Exaion dans les années à venir.

Une gouvernance à majorité française

Deuxième condition majeure : le conseil d'administration d'Exaion sera majoritairement nommé par des investisseurs français. Sur les 8 sièges du conseil, 5 seront occupés par des représentants des intérêts français, dont ceux d'EDF et de Xavier Niel.

« Ensemble, les intérêts français représentent désormais près de la moitié du capital d'Exaion », a précisé le gouvernement dans son communiqué. Un rééquilibrage significatif par rapport au projet initial, qui prévoyait une cession majoritaire sans contrepartie.

Cette majorité française au sein du conseil d'administration garantit que les décisions stratégiques concernant Exaion seront prises en tenant compte des intérêts nationaux. Les activités de cloud souverain et d'intelligence artificielle pourront ainsi continuer à se développer dans le respect des exigences réglementaires françaises et européennes. 

Tours de refroidissement d'une centrale électrique émettant de la vapeur en France.
Tours de refroidissement d'une centrale électrique émettant de la vapeur en France. — (source)

La suppression de la clause de non-concurrence

Troisième avancée obtenue par l'État : la suppression de la clause de non-concurrence initialement demandée par Mara. Cette clause aurait empêché EDF de développer de nouvelles activités dans le numérique, créant une situation de dépendance vis-à-vis de son ancienne filiale.

Le retrait de cette clause permet à EDF de conserver une « pleine autonomie stratégique pour le développement de ses activités et projets futurs » dans le numérique, selon les termes du ministère. Une liberté précieuse pour le géant français de l'énergie, qui pourrait décider de développer de nouvelles initiatives dans ce domaine stratégique.

Le paradoxe énergétique du projet

Cette cession met en lumière un paradoxe profond entre les ambitions écologiques affichées par la France et la réalité de ses choix économiques. Comment concilier transition énergétique et accueil d'activités de minage de cryptomonnaies ?

L'argument de la valorisation des énergies excédentaires

Les défenseurs du projet avancent un argument technique : le minage de bitcoins permettrait de valoriser les énergies excédentaires produites par le parc nucléaire français. Pendant les périodes de faible consommation, notamment la nuit ou l'été, les réacteurs nucléaires continuent de produire de l'électricité qui n'est pas toujours utilisée.

Plutôt que de perdre cette énergie, le minage de cryptomonnaies pourrait en permettre une valorisation économique. Un argument déjà mis en avant par MARA Holdings aux États-Unis, où l'entreprise affirme contribuer à la stabilisation des réseaux électriques en consommant les surplus.

Les limites de cette approche

Cependant, cet argument rencontre ses limites. D'une part, les surplus énergétiques pourraient être utilisés pour d'autres purposes plus utiles socialement : stockage par hydrogène, recharge de véhicules électriques, ou alimentation de réseaux de chaleur. D'autre part, le développement du minage risque de créer une demande supplémentaire d'électricité au-delà des simples surplus.

Les critiques rappellent également que le nucléaire français n'est pas une énergie totalement décarbonée si l'on prend en compte l'extraction de l'uranium, la construction des centrales et la gestion des déchets radioactifs. Encourager une consommation énergétique massive pour le minage de bitcoins n'est donc pas neutre d'un point de vue environnemental.

L'avenir d'Exaion sous pavillon américain

Malgré les conditions strictes imposées par l'État français, l'avenir d'Exaion sous le contrôle majoritaire de Mara Holdings soulève de nombreuses interrogations.

Les projets d'investissement de Mara

Selon les informations disponibles, Mara Holdings dispose d'une option pour investir 127 millions de dollars supplémentaires d'ici 2027. Cet investissement permettrait à l'entreprise américaine d'acquérir 11% supplémentaires d'Exaion, portant sa participation de 64% à 75%.

Cette perspective inquiète les observateurs les plus vigilants. Une prise de contrôle accrue de Mara pourrait progressivement marginaliser les intérêts français au sein de la gouvernance d'Exaion, malgré les garanties actuelles.

Les risques de dérive stratégique

La question centrale demeure : quel sera l'usage réel des infrastructures d'Exaion ? La filiale a été conçue pour le cloud souverain, le calcul de haute performance et l'intelligence artificielle. Or, l'expertise de Mara réside dans le minage de bitcoins.

Rien ne garantit que Mara Holdings maintiendra le cap stratégique initial d'Exaion. L'entreprise pourrait être tentée de réorienter les ressources et les talents vers ses activités principales de minage, au détriment des missions de souveraineté numérique qui ont justifié la création de la filiale.

Les réactions politiques et leur portée

L'annonce de l'accord final a suscité des réactions contrastées dans le paysage politique français, reflétant les profondes divisions sur cette question.

La défense du gouvernement

Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a défendu bec et ongles cette opération. Dans un communiqué de Bercy, il a affirmé que « l'État a refusé une cession exclusive pour imposer un partenariat équilibré ».

« Nous confirmons l'attractivité de la France pour les investissements internationaux, tout en assurant une protection intransigeante de nos intérêts stratégiques et de notre souveraineté technologique », a-t-il ajouté. Un argumentaire qui vise à présenter cette cession comme une victoire diplomatique plutôt que comme une concession.

Roland Lescure a par ailleurs déploré une « polémique politicienne » autour de ce dossier, affirmant l'avoir examiné « de manière chirurgicale et objective ». Une tentative de décrédibiliser les critiques qui restent pourtant nombreuses et argumentées.

L'opposition s'organise

Du côté de l'opposition, les critiques fusent de toutes parts. Des députés de différents bords politiques ont dénoncé l'abandon d'une technologie stratégique au profit d'intérêts étrangers. Certains ont même demandé l'annulation pure et simple de la transaction.

Les écologistes, en particulier, ont souligné l'incohérence entre cette décision et les engagements climatiques de la France. Comment la France peut-elle se présenter comme leader de la transition énergétique tout en ouvrant ses portes à l'une des industries les plus polluantes du numérique ?

Le cadre juridique du contrôle des investissements étrangers

Cette affaire met en lumière le mécanisme du contrôle des investissements étrangers en France (IEF), qui a permis à l'État d'imposer ses conditions.

Une procédure méconnue

Le contrôle des investissements étrangers est une procédure administrative qui permet à l'État français de examiner, d'encadrer voire d'interdire les investissements étrangers dans des secteurs stratégiques. Cette procédure s'applique notamment aux infrastructures critiques, aux technologies duales et aux secteurs liés à la défense nationale.

Dans le cas d'Exaion, l'intervention de l'État a été rendue possible par cette procédure, qui lui a donné un droit de veto sur la transaction. Un pouvoir que le gouvernement a utilisé pour renégocier les termes de la cession et obtenir des garanties supplémentaires.

Les limites de ce dispositif

Cependant, le contrôle des investissements étrangers a ses limites. Il ne permet pas d'interdire systématiquement toutes les cessions jugées stratégiques. L'État doit arbitrer entre la protection des intérêts nationaux et l'attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Dans le cas d'Exaion, le gouvernement a finalement choisi un compromis : autoriser la vente tout en encadrant strictement ses conditions. Une décision pragmatique qui satisfait sans doute ni les partisans d'une interdiction totale ni ceux d'une libéralisation complète.

Conclusion

La cession d'Exaion à Mara Holdings restera comme un cas d'école des tensions entre souveraineté nationale et globalisation économique. L'État français a réussi à imposer des conditions strictes, notamment l'entrée de Xavier Niel au capital et une majorité française au conseil d'administration. Mais des questions fondamentales demeurent sans réponse claire.

La compatibilité de cette opération avec les engagements climatiques de la France reste douteuse, alors que Bitcoin (BTC) : une nouvelle monnaie continue de diviser les experts sur son utilité réelle et son impact environnemental. Les garanties obtenues par l'État suffiront-elles à protéger les intérêts stratégiques français à long terme ? Seuls les prochaines années permettront de le vérifier.

En attendant, cette affaire illustre les défis auxquels fait face l'Europe dans sa quête d'autonomie stratégique. Entre attractivité économique et protection des intérêts nationaux, entre transition énergétique et réalité des marchés, les arbitrages restent complexes et parfois douloureux. Les défis liés aux cryptomonnaies et à leur environnement, qu'il s'agisse de leur impact énergétique ou des risques de criminalité comme le montre notre article sur Crypto France : kidnapping, mutilation et braquages — l'enfer des patrons face au crime organisé, continueront d'alimenter les débats politiques et sociétaux dans les années à venir.

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Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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