La thèse d'Étienne Klein (université Paris VII) et l'ouvrage « La Matière Dérobée » de Michel Paty.
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88 pages plagiées, 27 ans après : Étienne Klein perd son doctorat

Après 27 ans d'impunité, l'université Paris Cité retire son doctorat à Étienne Klein pour plagiat massif dans sa thèse. L'enquête révèle 64 % de similitudes, des emprunts à 22 auteurs, et un système académique qui a ignoré trois alertes.

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Le 11 juin 2026, l’université Paris Cité a annoncé une décision sans précédent : le retrait du doctorat en philosophie des sciences d’Étienne Klein, 68 ans, figure médiatique de la physique et directeur de recherche au CEA. La sanction fait suite à une enquête de vingt mois qui a confirmé des plagiats massifs dans sa thèse soutenue en 1999. Cette décision rarissime met fin à un quart de siècle d’impunité académique pour l’un des chercheurs les plus célèbres de France.

La thèse d'Étienne Klein (université Paris VII) et l'ouvrage « La Matière Dérobée » de Michel Paty.
La thèse d'Étienne Klein (université Paris VII) et l'ouvrage « La Matière Dérobée » de Michel Paty. — (source)

Juin 2026 : l’université Paris Cité frappe fort et retire le doctorat d’Étienne Klein

L’annonce est tombée comme un couperet. L’université Paris Cité a confirmé avoir « prononcé des décisions individuelles » à l’encontre d’Étienne Klein, physicien et philosophe des sciences, après avoir constaté des plagiats dans sa thèse intitulée « Études sur la question de l’unité en physique », soutenue en 1999 à l’université Paris-Diderot. La nouvelle, relayée par Le Figaro le 12 juin 2026, a provoqué une onde de choc dans le monde académique et médiatique.

Portrait d'Étienne Klein lors du Salon du livre de Paris 2011.
Portrait d'Étienne Klein lors du Salon du livre de Paris 2011. — Thesupermat / CC BY-SA 3.0 / (source)

Le déclencheur de cette procédure remonte à août 2024, quand le média d’investigation Arrêt sur images a publié une enquête détaillée révélant que 88 des 429 pages de l’ouvrage tiré de la thèse, « L’Unité de la physique » (PUF, 2000), contenaient des passages plagiés. L’université a alors ouvert une procédure disciplinaire qui a duré vingt mois. Pendant tout ce temps, Étienne Klein est resté silencieux, n’opposant aucune réponse publique aux sollicitations des médias. Ce mutisme contraste avec la sévérité du verdict.

L’enquête de 20 mois qui a tout changé

L’enquête menée par l’université Paris Cité ne s’est pas contentée de vérifier les révélations journalistiques. Elle les a élargies de manière spectaculaire. Là où Arrêt sur images avait identifié des plagiats dans 88 pages, l’enquête universitaire a conclu que les passages problématiques concernaient environ deux tiers des pages totales de la thèse. Le logiciel anti-plagiat Compliatio a relevé 64 % de similitudes sur certains chapitres, un chiffre accablant pour un travail censé être original.

Les journalistes Loris Guémart et Jean Abbiateci, auteurs de l’enquête initiale, avaient utilisé une méthode artisanale mais rigoureuse : vérification manuelle via Google Books et la Bibliothèque nationale de France, croisée avec un outil de comparaison de l’Université de Berlin. L’enquête universitaire a confirmé leurs découvertes et en a ajouté d’autres, démontrant que le plagiat était bien plus systématique que ce que les premières révélations laissaient entendre.

La double sanction qui humilie un directeur de recherche au CEA

La punition est double. L’université a non seulement retiré son doctorat à Étienne Klein, mais elle lui a aussi interdit de se réinscrire en doctorat. Pour un chercheur de cette envergure — directeur du Laboratoire des Recherches sur les Sciences de la Matière (LARSIM) au CEA, membre de l’Académie des technologies, chroniqueur sur France Culture —, c’est une humiliation rare. Les sanctions disciplinaires dans l’enseignement supérieur français visent généralement des étudiants, rarement des chercheurs établis.

Klein, qui avait reconnu ses fautes en 2024 en déclarant « j’ai péché par légèreté », n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP après l’annonce. Le CEA, son employeur, a simplement « pris acte » de la décision, sans préciser les conséquences sur son poste. Cette position ambiguë laisse planer le doute sur l’avenir professionnel d’un homme qui a bâti sa carrière sur ce diplôme aujourd’hui invalidé.

Thèse, livre et copier-coller méthodique : l’horlogerie du plagiat en 5 chiffres

Pour comprendre l’ampleur de la fraude, il faut plonger dans les détails techniques. L’enquête d’Arrêt sur images, publiée en août 2024, a mis au jour un système de plagiat organisé, méthodique, qui défie l’entendement. Cinq chiffres résument l’affaire : 88 pages plagiées sur 429, 22 auteurs différents, 64 % de similitudes détectées par logiciel, 27 ans d’impunité, et une seule phrase d’excuse.

Étienne Klein, physicien et philosophe des sciences, dont le doctorat a été retiré par l'université Paris Cité pour plagiats.
Étienne Klein, physicien et philosophe des sciences, dont le doctorat a été retiré par l'université Paris Cité pour plagiats. — (source)

Ces chiffres ne disent pas tout. La méthode employée par Klein était particulièrement insidieuse. Il ne s’agissait pas d’un copier-coller sauvage et grossier, mais d’une technique plus sophistiquée, presque chirurgicale. Le physicien citait un auteur une fois en début de chapitre, puis pompait des pages entières sans guillemets ni références ultérieures. Un procédé qui rend la détection plus difficile pour un lecteur non averti, mais que les outils modernes révèlent sans peine.

De Paris-Diderot au PUF : le parcours d’une thèse pas comme les autres

L’histoire de cette thèse commence en 1999 à l’université Paris-Diderot, sous la direction du philosophe Dominique Lecourt. Intitulée « Études sur la question de l’unité en physique », elle porte sur les fondements philosophiques de la physique moderne. Soutenue avec succès, elle est publiée l’année suivante aux Presses Universitaires de France sous le titre « L’Unité de la physique », un ouvrage de 429 pages qui assoit la réputation de Klein comme philosophe des sciences.

Ce livre a joué un rôle clé dans la carrière de Klein. Il lui a ouvert les portes des médias, des conférences grand public, des chroniques radiophoniques. Pendant plus de vingt ans, personne n’a remis en question l’intégrité de ce travail. Le système de relecture par les pairs, censé garantir la qualité des publications académiques, a totalement échoué. La thèse a été validée, publiée, citée, sans que personne ne remarque que des passages entiers étaient copiés mot pour mot.

22 auteurs, 0 guillemets : la méthode du collage

L’enquête a identifié 22 auteurs différents dont les textes ont été repris sans attribution. La liste est impressionnante : Louis de Broglie, prix Nobel de physique, Albert Camus, Jean-Michel Besnier, Daniel Parrochia, François Grégoire, Gerald Holton, Michel Paty, Lambros Couloubaritsis. Des philosophes, des physiciens, des écrivains. Un véritable who’s who de la pensée française et internationale.

Étienne Klein en portrait noir et blanc, la main au menton, laissant voir un tatouage.
Étienne Klein en portrait noir et blanc, la main au menton, laissant voir un tatouage. — (source)

La technique était toujours la même. Klein citait l’auteur une fois, en début de développement, puis enchaînait sur plusieurs paragraphes repris textuellement, sans guillemets, sans note de bas de page, sans aucune indication que le texte n’était pas de lui. Parfois, il modifiait quelques mots pour donner l’illusion d’une réécriture personnelle. Le logiciel Compliatio, utilisé par l’université, a révélé que sur certains chapitres, 64 % du texte présentait des similitudes avec des sources antérieures. Un taux qui dépasse de loin ce que les règles académiques tolèrent.

D’Albert Camus à Michel Paty : les emprunts les plus gênants de la thèse

Au-delà des chiffres, ce sont les exemples concrets qui frappent l’imagination. L’enquête a révélé des emprunts à des auteurs aussi célèbres qu’Albert Camus, mais aussi à des collègues directs d’Étienne Klein. Ces révélations sont d’autant plus embarrassantes qu’elles montrent un mépris total des règles les plus élémentaires de l’éthique académique.

« Le Mythe de Sisyphe » comme porte d’entrée : le plagiat dès la première page

Le symbole le plus frappant est sans doute le plagiat d’Albert Camus. La première page de « L’Unité de la physique » copie « Le Mythe de Sisyphe », l’essai philosophique publié en 1942 par l’écrivain prix Nobel. Le passage, qui traite de l’absurdité et de la quête de sens, est repris mot pour mot, sans guillemets, sans mention de l’auteur. Un choix pour le moins ironique pour une thèse sur l’unité de la physique.

Étienne Klein et d'autres intervenants lors d'un échange avec le public aux Utopiales 2015.
Étienne Klein et d'autres intervenants lors d'un échange avec le public aux Utopiales 2015. — Yves Tennevin / CC BY-SA 3.0 / (source)

Mais ce n’est pas tout. L’introduction de l’ouvrage plagie un article de Louis de Broglie, prix Nobel de physique 1929. Là encore, aucune citation, aucune référence. Le lecteur découvre ces phrases comme si elles étaient de la main de Klein. L’aveuglement ou l’arrogance nécessaire pour croire que personne ne le remarquerait jamais est stupéfiant. Comment un chercheur, formé aux méthodes académiques, a-t-il pu penser que ces emprunts passeraient inaperçus ?

Michel Paty, le membre du jury plagié par le doctorant

L’élément le plus gênant pour l’institution concerne Michel Paty. Ce physicien et philosophe des sciences était membre du jury de thèse d’Étienne Klein en 1999. Or, les enquêteurs ont découvert que Klein avait plagié les travaux de Paty dans sa thèse. Des passages entiers sur la métaphysique sont repris du « Que sais-je ? » de François Grégoire, mais aussi des articles de Paty lui-même.

Façade de l'ancienne Faculté de médecine de Paris, siège de l'université Paris-Cité.
Façade de l'ancienne Faculté de médecine de Paris, siège de l'université Paris-Cité. — RT59RC / CC BY-SA 4.0 / (source)

Cette révélation jette une lumière crue sur les failles du système universitaire de l’époque. Comment un membre du jury a-t-il pu ne pas reconnaître ses propres textes dans la thèse qu’il était chargé d’évaluer ? Soit les relectures étaient superficielles, soit la culture du mandarinat empêchait toute remise en question. Dans tous les cas, le système a failli. Et ce sont les outils numériques modernes, combinés à l’investigation journalistique, qui ont finalement mis au jour la fraude.

2016, 2021, 2024… les alertes ignorées d’un système qui a mis 27 ans à réagir

Comment expliquer qu’il ait fallu attendre 27 ans pour que la justice académique rattrape Étienne Klein ? La réponse tient en trois alertes, trois occasions où le système aurait pu et dû réagir, mais ne l’a pas fait. Cette chronique d’une sanction annoncée révèle les failles structurelles des universités françaises face aux fraudes scientifiques.

Le scandale Einstein de 2016 : l’alerte qui n’a pas suffi

En décembre 2016, le magazine Science et L’Express révèlent qu’Étienne Klein a plagié Stefan Zweig et d’autres auteurs dans son livre « Le Pays qu’habitait Albert Einstein ». Les passages incriminés sont nombreux, les preuves accablantes. La conséquence est rapide : en avril 2017, Klein est démis de la présidence de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST) par décret présidentiel.

Étienne Klein, portrait professionnel au regard sérieux.
Étienne Klein, portrait professionnel au regard sérieux. — (source)

Pourtant, personne n’a alors pensé à vérifier sa thèse. Le scandale a été traité comme un incident isolé, une erreur de jeunesse, une maladresse d’écriture. Klein a présenté ses excuses, promis de faire mieux, et la vie a continué. Il a conservé son poste au CEA, ses chroniques radio, ses conférences. Le message envoyé était clair : les stars académiques bénéficient d’un traitement de faveur. Les conséquences réelles de cette affaire auraient dû alerter les institutions, mais elles ont choisi de fermer les yeux.

Le contrôle des thèses était-il un « permis de copier-coller » dans les années 1990 ?

Pour comprendre l’impunité dont a bénéficié Klein, il faut se replacer dans le contexte universitaire des années 1990. À l’époque, les logiciels anti-plagiat n’existaient pas. La vérification des thèses reposait sur la confiance accordée au directeur de recherche et aux membres du jury. La culture du mandarinat, où le professeur fait autorité sans être contesté, régnait en maître.

Dominique Lecourt, le directeur de thèse de Klein, était une figure respectée de la philosophie des sciences. Personne n’imaginait qu’un étudiant sous sa direction puisse frauder. Et même si des doutes avaient été émis, la procédure pour les vérifier était lourde, coûteuse, et socialement difficile. Ajoutez à cela l’absence de contrôle a posteriori : une fois la thèse soutenue et le diplôme délivré, personne ne revenait dessus. Ce n’est que récemment, avec la généralisation des outils numériques et la pression des mouvements étudiants — comme les universités en grève qui dénoncent le manque de moyens — que les institutions ont commencé à prendre le problème au sérieux.

Perdre son doctorat 27 ans plus tard : que devient un chercheur sans diplôme ?

La question que tout le monde se pose : quelles sont les conséquences concrètes pour Étienne Klein ? Directeur de recherche au CEA, chef du LARSIM, figure médiatique suivie par des milliers de jeunes, peut-il continuer sa carrière sans doctorat ? La réponse est plus complexe qu’il n’y paraît.

Directeur au CEA sans doctorat : une situation kafkaïenne ?

Le doctorat est un prérequis académique pour la plupart des postes de chercheur. Mais Étienne Klein est en poste depuis 25 ans. La question de savoir si son employeur, le CEA, peut ou doit le licencier est juridiquement délicate. Le CEA a « pris acte » de la décision de l’université, mais n’a pas annoncé de sanction immédiate.

Étienne Klein, portrait en noir et blanc, bras croisés, avec une épingle scorpion au revers.
Étienne Klein, portrait en noir et blanc, bras croisés, avec une épingle scorpion au revers. — (source)

Plusieurs voies de recours s’offrent à Klein. D’abord en interne à l’université Paris Cité, où il peut contester la décision devant une commission de recours. Ensuite devant le tribunal administratif, où il peut arguer que la procédure n’a pas respecté les droits de la défense ou que le délai de 27 ans constitue une prescription. Ces recours ont peu de chances d’aboutir, mais ils peuvent retarder l’application de la sanction. En attendant, Klein reste employé du CEA, dans une situation kafkaïenne où il dirige un laboratoire de recherche sans posséder le diplôme qui justifie théoriquement sa fonction.

Publications et conférences : l’épée de Damoclès

Au-delà de son poste, c’est l’ensemble de son œuvre qui est menacé. Sa thèse étant invalidée, que deviennent les articles, livres et conférences qui en sont directement issus ? Les revues scientifiques pourraient demander la rétractation des publications basées sur ce travail frauduleux. Les éditeurs pourraient retirer de la vente les ouvrages concernés.

Pour un homme qui a construit sa notoriété sur sa double casquette de physicien et de philosophe des sciences, le coup est terrible. Ses chroniques sur France Culture, ses conférences grand public, ses interventions dans les médias reposent en partie sur le crédit que lui conférait son titre de docteur. Ce crédit est aujourd’hui anéanti. La crédibilité de tout son travail de philosophe des sciences est en jeu. Et même s’il conserve son poste au CEA grâce à son ancienneté et à ses compétences en physique, sa réputation publique est durablement entachée.

« S’il a pu le faire, pourquoi pas moi ? » La génération ChatGPT face au double standard

Cette affaire résonne particulièrement chez les étudiants et les jeunes chercheurs. Le contraste entre la sévérité des sanctions appliquées aux étudiants et l’impunité de 27 ans accordée à une star de la physique est saisissant. Sur les réseaux sociaux, la colère et la lassitude s’expriment sans filtre.

Des milliers d’étudiants exclus chaque année, un chercheur blanchi 27 ans

Chaque année, des centaines d’étudiants sont exclus de leurs universités pour des faits de plagiat. Un étudiant de licence ou de master peut être convoqué devant un conseil de discipline et se voir interdire de réinscription pour un simple copier-coller dans un devoir de TD. Pendant ce temps, Étienne Klein a conservé son poste, ses honneurs et son salaire pendant 27 ans avec une thèse dont deux tiers des pages étaient plagiées.

Le parallèle est d’autant plus cruel que les outils de détection sont aujourd’hui omniprésents. Les étudiants savent que leurs travaux sont passés au crible des logiciels anti-plagiat. Ils voient leurs camarades sanctionnés pour des fautes bien moins graves que celles de Klein. Alors, quand ils apprennent que le physicien star a bénéficié d’une impunité aussi longue, le sentiment d’injustice est immense. Sur X, les réactions sont cinglantes. Un internaute ironise : « C’était avant l’IA en plus », soulignant que le plagiat de Klein était d’autant plus impardonnable qu’il n’avait même pas besoin de contourner un logiciel.

L’effet Klein va-t-il dissuader les vocations ou renforcer l’éthique ?

Le message envoyé par cette sanction est ambigu. D’un côté, elle prouve que la rigueur finit par s’imposer et que les fraudes, même anciennes, sont traquées. L’université Paris Cité a montré qu’elle était prête à sanctionner ses propres diplômés, y compris les plus célèbres. C’est un signal fort pour l’intégrité académique.

De l’autre côté, la lenteur de la procédure interroge. Vingt-sept ans pour aboutir à une sanction, c’est un délai qui frôle la prescription. Beaucoup d’étudiants y voient la preuve que le système protège les puissants jusqu’au dernier moment. Dans une époque dominée par l’IA générative, où la tentation du copier-coller est plus forte que jamais, cette affaire envoie un message paradoxal : tricher peut rapporter gros pendant des décennies, avant que la facture n’arrive. Pour les jeunes qui hésitent à s’engager dans une carrière de recherche, l’effet Klein pourrait être dissuasif. Mais il pourrait aussi renforcer l’exigence d’éthique et de transparence.

Conclusion : une sanction historique pour une leçon d’intégrité

L’affaire Étienne Klein marque un tournant dans la lutte contre le plagiat académique en France. En retirant son doctorat à l’un des chercheurs les plus médiatiques du pays, l’université Paris Cité envoie un signal clair : personne n’est au-dessus des règles, pas même les stars de la science. Les logiciels anti-plagiat, l’investigation journalistique, la pression des étudiants et des réseaux sociaux rendent le mensonge impossible à long terme.

Cette sanction est un avertissement sans précédent pour le monde académique français. Elle rappelle que la science ne peut prospérer sans confiance, et que cette confiance se gagne par la rigueur et l’honnêteté intellectuelle. Pour les jeunes générations, c’est une piqûre de rappel : l’intégrité paie toujours, même si la facture met 27 ans à arriver. Dans un monde où l’IA générative rend la frontière entre création et copie plus floue que jamais, cette leçon n’a jamais été aussi précieuse.

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Questions fréquentes

Pourquoi Étienne Klein a-t-il perdu son doctorat ?

Étienne Klein a perdu son doctorat en raison de plagiats massifs dans sa thèse soutenue en 1999. L'université Paris Cité a confirmé que 64 % des pages présentaient des similitudes avec d'autres auteurs, sans citation.

Combien de pages plagiées dans la thèse de Klein ?

L'enquête initiale d'Arrêt sur images a révélé 88 pages plagiées sur 429. L'enquête universitaire a élargi ce chiffre à environ deux tiers de la thèse totale.

Qui a été plagié par Étienne Klein dans sa thèse ?

Klein a plagié 22 auteurs, dont Albert Camus, Louis de Broglie et Michel Paty. Ce dernier était membre du jury de sa thèse, ce qui a aggravé l'affaire.

Quand le doctorat d'Étienne Klein a-t-il été retiré ?

L'université Paris Cité a annoncé le retrait de son doctorat le 11 juin 2026. La décision fait suite à une enquête de vingt mois ouverte en août 2024.

Quelles sanctions pour Étienne Klein après le plagiat ?

Klein a perdu son doctorat et s'est vu interdire de se réinscrire en doctorat. Le CEA, son employeur, a simplement pris acte de la décision sans annoncer de sanction immédiate.

Sources

  1. actualitte.com · actualitte.com
  2. arretsurimages.net · arretsurimages.net
  3. arretsurimages.net · arretsurimages.net
  4. Étienne Klein - Wikipedia · en.wikipedia.org
  5. lefigaro.fr · lefigaro.fr
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Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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