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78 % des Français redoutent le cambriolage : la peur qui gâche les départs

78 % des Français redoutent un cambriolage pendant leurs vacances, une angoisse qui pèse sur l’avant-départ et pousse 23 % à écourter leur séjour.

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L’excitation des valises, le choix de la plage, le programme des visites. Pour des millions de Français, la période des vacances devrait rimer avec insouciance. Pourtant, un poids invisible alourdit chaque départ. Un sondage Flashs pour Depanneo réalisé en juillet 2025 révèle qu’une majorité écrasante de Français — 78 % exactement — redoutent que leur domicile soit cambriolé pendant leur absence. Ce n’est pas une simple inquiétude passagère. Pour un quart d’entre eux, l’angoisse est suffisamment forte pour gâcher l’avant-départ et, parfois, pour écourter les vacances elles-mêmes. L’été, temps du repos, devient aussi celui de la vigilance.

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L’angoisse des vacances : une peur qui pèse sur tout l’été

Le paradoxe des départs estivaux français n’a jamais été aussi net. D’un côté, la joie de quitter le quotidien, de retrouver la mer ou la montagne, de savourer des moments en famille ou entre amis. De l’autre, une anxiété sourde qui s’installe dès que les valises sont posées. Cette peur n’est pas abstraite : elle se matérialise dans des gestes quotidiens, des vérifications compulsives, des conversations avec les voisins. Le sondage Flashs pour Depanneo, réalisé en juillet 2025, a quantifié ce phénomène : 78 % des Français redoutent un cambriolage pendant leurs vacances. Ce n’est pas une simple inquiétude passagère. C’est un poids qui alourdit chaque départ et qui, pour certains, gâche l’été avant même qu’il ne commence.

Un chiffre qui donne le ton : 78 % de crainte

Ce chiffre de 78 % mérite d’être décomposé. Il ne s’agit pas d’une opinion vague sur l’insécurité en général. La question était précise : « Redoutez-vous un cambriolage de votre domicile pendant vos vacances ? » Près de quatre Français sur cinq répondent oui. Parmi eux, 24 % se disent « fortement angoissés ». Cette angoisse n’est pas théorique : 23 % des personnes interrogées ont déjà écourté leurs vacances à cause de cette peur. Le traumatisme d’un cambriolage passé aggrave encore la situation. Parmi les 33 % de Français qui ont déjà été victimes d’un cambriolage, la proportion de ceux qui réduisent leurs vacances bondit à 48 %. L’expérience directe transforme une crainte diffuse en une peur concrète et paralysante.

Le départ sous tension : quand la peur dicte les gestes

Cette angoisse ne se limite pas à une simple pensée. Elle se traduit par des comportements observables. Avant de partir, le vacancier anxieux vérifie trois fois la serrure, installe une lumière sur une minuterie, demande au voisin de relever le courrier. Il photographie ses objets de valeur, note les numéros de série, range les bijoux dans un endroit secret. Ces micro-rituels sont une tentative de conjurer le sort. Mais ils révèlent aussi une tension permanente. Le départ en vacances, censé être un moment de libération, commence souvent par une série de gestes destinés à sécuriser un périmètre. Cette pression mentale pèse sur le couple, sur les enfants, sur l’ambiance générale. Le trajet lui-même n’est pas épargné : la peur du vol dans la voiture, du sac arraché à la gare, du téléphone dérobé dans le train.

Un coût psychologique et économique

L’angoisse des vacances a un coût. Un coût psychologique d’abord : des nuits moins paisibles, des journées gâchées par l’inquiétude, une incapacité à profiter pleinement du moment présent. Mais aussi un coût économique. Le sondage Odoxa de juin 2025 montre que 85 % des Français choisissent leur lieu de vacances en fonction de la sécurité perçue. Cela signifie que des régions entières sont délaissées, des commerces perdent des clients, le secteur touristique souffre. La peur n’est pas un simple bruit de fond : elle oriente concrètement les flux touristiques. Le coût d’opportunité est réel : des familles renoncent à la destination de leurs rêves pour une destination jugée plus sûre. L’angoisse est devenue un facteur économique à part entière.

Un Français sur quatre avoue partir avec « une boule au ventre »

Le chiffre frappe : 24 % des personnes interrogées se disent « fortement angoissées » à l’idée d’un cambriolage. Cette appréhension n’est pas théorique. Près d’un Français sur quatre (23 %) a déjà écourté ses vacances à cause de cette peur. Le pire, c’est que l’expérience aggrave l’anxiété. Parmi les 33 % de la population qui ont déjà été victimes d’un cambriolage, la proportion de ceux qui réduisent leurs vacances bondit à 48 %. Le traumatisme laisse une trace durable.

Le portrait-robot du vacancier anxieux

Le portrait-robot du vacancier anxieux se dessine. C’est celui qui vérifie trois fois la serrure avant de fermer la porte, qui installe une lumière sur une minuterie, qui demande au voisin de relever le courrier. Ce n’est pas de la paranoïa, c’est une réaction à un risque perçu comme réel et proche. L’angoisse ne se limite pas au domicile. Elle s’étend au trajet, à la destination, aux biens emportés. Le départ en vacances, censé être un moment de libération, commence souvent par une série de micro-rituels destinés à conjurer la menace.

L’impact du traumatisme passé

Les données du sondage Flashs confirment que les victimes de cambriolage développent une sensibilité accrue. Parmi les 33 % de Français déjà cambriolés, la proportion de ceux qui réduisent leurs vacances atteint 48 %. Ce chiffre révèle une vérité brutale : le cambriolage ne vole pas seulement des objets, il vole aussi la tranquillité d’esprit. Les victimes décrivent souvent un sentiment de violation qui persiste des années après les faits. La maison, censée être un refuge, devient un lieu de vulnérabilité. Le départ en vacances, qui devrait être une libération, devient une source d’anxiété renouvelée.

Une peur qui s’auto-alimente

L’angoisse des vacances a un effet boule de neige. Plus on en parle, plus elle grandit. Les conversations entre voisins, les posts sur les réseaux sociaux, les articles de presse créent une caisse de résonance qui amplifie le phénomène. Un cambriolage dans le quartier fait le tour du village en quelques heures. Les statistiques objectives — baisse de 3 % des cambriolages en 2025 — peinent à contrer cette perception amplifiée. La peur devient une réalité en soi, indépendante des chiffres réels.

85 % des vacanciers choisissent leur plage en fonction de la sécurité du secteur

L’enquête Odoxa publiée en juin 2025 confirme que la sécurité est devenue un critère structurant des choix touristiques. 56 % des Français se disent inquiets pour la sécurité de leur domicile pendant les vacances. 73 % craignent de laisser sans surveillance leur résidence secondaire. Mais le chiffre le plus frappant concerne la destination elle-même : 85 % des Français déclarent que l’assurance d’être en sécurité sur leur lieu de vacances joue un rôle important, voire déterminant, dans leur choix.

La sécurité comme critère de sélection

Cette donnée change la donne. Elle signifie que la peur n’est pas un simple bruit de fond. Elle oriente concrètement les flux touristiques, au détriment de certaines régions perçues comme moins sûres et au profit d’autres jugées plus rassurantes. Le coût d’opportunité est réel : des familles renoncent à la destination de leurs rêves pour une destination « sécurisée ». L’enquête IPSOS pour Alliance France Tourisme (mai 2025) ajoute une couche : 73 % des Français se disent vigilants sur la sécurité et la crainte des arnaques pendant leurs vacances. L’angoisse est devenue un facteur économique à part entière, qui pèse sur le secteur touristique et sur la liberté individuelle.

Les régions gagnantes et perdantes

Les conséquences de cette peur sont mesurables. Les régions rurales et isolées, souvent perçues comme plus sûres, enregistrent une hausse de la fréquentation touristique. À l’inverse, certaines zones urbaines ou périurbaines, stigmatisées par une réputation d’insécurité, voient leur attractivité diminuer. Ce phénomène crée un déséquilibre économique. Les commerces, les hôtels, les restaurants des zones « mal notées » subissent une perte de chiffre d’affaires directe. La peur a un prix, et ce prix se lit dans les comptes des entreprises touristiques.

Le paradoxe de la perception

Il existe un décalage frappant entre la perception et la réalité. L’enquête Odoxa révèle que 75 % des Français pensent que l’insécurité a augmenté depuis les années 1980. Pourtant, les données objectives montrent une baisse tendancielle des cambriolages et des homicides sur longue période. Ce paradoxe s’explique par plusieurs facteurs : la couverture médiatique des faits divers, l’amplification sur les réseaux sociaux, et le biais de mémorisation qui retient davantage les événements négatifs. La perception de l’insécurité est devenue un problème en soi, distinct de l’insécurité réelle.

Le paradoxe de l’été : les vols baissent, la violence monte

Si l’angoisse est bien réelle, les chiffres officiels racontent une histoire plus complexe. Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a publié le 29 janvier 2026 sa photographie de la délinquance en 2025. Le constat est nuancé, presque contradictoire. D’un côté, les cambriolages et les vols de véhicules reculent. De l’autre, les violences physiques et sexuelles augmentent. Ce décalage entre la baisse de certaines délinquances et la hausse d’autres crée un terreau fertile pour l’anxiété. L’analyse de Telos parle de « trompe-l’œil » statistique. Comprendre ce paradoxe est essentiel pour ne pas céder à la panique.

Cambriolages -3 %, vols en véhicule -9 % : les bons chiffres que personne ne retient

En 2025, le SSMSI a recensé 212 000 cambriolages de logement, soit une baisse de 3 % par rapport à 2024 (218 000). Cela représente encore 581 cambriolages par jour, un toutes les 2 minutes et 35 secondes. Mais la tendance est à la baisse. Les vols de véhicules et les vols dans les véhicules enregistrent une baisse plus nette encore : -9 %. La délinquance d’appropriation — les vols avec armes — a été divisée par deux entre 2008 et 2019, selon l’analyse de Telos.

Ces bons chiffres peinent à se frayer un chemin dans l’opinion. Pourquoi ? D’abord à cause du biais de sous-déclaration. L’enquête Cadre de vie et sécurité (CVS) de l’INSEE estime qu’environ 30 % des victimes de cambriolage ne portent pas plainte. Le chiffre réel se situerait donc entre 275 000 et 300 000. Ensuite, parce que la baisse est lente et ne compense pas le niveau élevé atteint par le passé. Enfin, parce que les médias et les réseaux sociaux amplifient les faits les plus spectaculaires, créant une perception déformée.

Violences +5 %, agressions +8 % : le « trompe-l’œil » statistique qui dope l’anxiété

Le tableau s’assombrit du côté des violences. Selon le SSMSI, les violences physiques ont augmenté de 5 % en 2025. Les violences sexuelles grimpent de 8 %. L’analyse d’Alain Bauer, professeur émérite de criminologie au CNAM, publiée dans L’Opinion, dresse un constat encore plus alarmant. Les homicides sont passés de 803 en 2014 à 982 en 2025, soit une hausse de 22,3 %. Les tentatives d’homicide ont doublé, passant de 2 259 en 2016 à 4 501 en 2025 (+99 %). Les violences volontaires ont bondi de 122 % depuis 2016 (de 212 708 à 473 000). Les violences sexuelles ont augmenté de 51 %.

Mais l’analyse de Telos invite à la prudence. Cette hausse des violences enregistrées est en grande partie un « trompe-l’œil ». La libération de la parole post-#MeToo a entraîné une augmentation massive des dépôts de plainte pour des faits anciens. Le durcissement de la loi et les campagnes de sensibilisation (notamment pour les violences intrafamiliales) ont mécaniquement fait grimper les chiffres. Les enquêtes de victimation (CVS) ne confirment pas une hausse équivalente des violences physiques réelles. En clair : le climat général s’alourdit, mais le risque individuel pour un touriste n’est pas celui que décrivent les gros titres.

Ce que disent les enquêtes de victimation

L’Observatoire Société, dans son analyse de mars 2026, confirme cette lecture nuancée. Les violences les plus graves — les homicides — diminuent sur longue période. Le nombre annuel d’homicides est passé d’environ 1 400 en 2002 à environ 800 depuis 2009, et il reste stable. La hausse des violences enregistrées est due davantage à un durcissement de la loi et à une augmentation des déclarations qu’à une hausse réelle des actes. Les enquêtes de victimation, qui interrogent directement les ménages, ne confirment pas la hausse des violences physiques que suggèrent les chiffres du SSMSI. Le fossé entre la statistique administrative et la réalité vécue est un piège dans lequel tombent régulièrement les commentateurs pressés.

Génération sous pression : pourquoi les 18–25 ans sont les premières cibles de l’angoisse

L’angoisse des vacances ne frappe pas tout le monde de la même manière. Les jeunes adultes, en particulier les 18-25 ans, sont en première ligne. L’enquête SSMI 2024, qui a interrogé 110 000 personnes, révèle un écart saisissant entre les générations. Les jeunes sont plus nombreux à se sentir en insécurité, plus nombreux à renoncer à sortir seuls, et plus vulnérables face aux risques spécifiques des vacances. Le départ en solo ou entre amis, sans le filet de sécurité parental, amplifie ce sentiment. La première épreuve des vacances pour un jeune n’est pas la plage, mais le trajet qui y mène.

53 % des 18–24 ans ne se sentent pas en sécurité dans les transports en commun

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 53 % des 18-24 ans se sentent en insécurité dans les transports en commun, contre 42 % en moyenne nationale. 29 % dans leur quartier (contre 22 %). Surtout, 28 % des 18-24 ans ont déjà renoncé à sortir seuls, un chiffre en hausse de 10 points sur un an. Cette défiance a des conséquences directes sur les vacances. Pour un étudiant qui doit prendre le train ou le métro pour rejoindre sa destination, l’angoisse commence avant le départ.

Le sentiment d’insécurité dans les transports est particulièrement fort chez les jeunes femmes. Les témoignages abondent sur les réseaux sociaux : regards insistants, commentaires déplacés, attouchements. Ce climat de défiance pèse sur la mobilité et restreint la liberté de mouvement. Pour les jeunes qui voyagent seuls pour la première fois, l’expérience peut être éprouvante. La peur de se faire voler son sac, son téléphone ou son portefeuille s’ajoute à celle de l’agression.

Arnaques à la location et solitude : les peurs spécifiques de la génération Z

L’enquête IPSOS pour Alliance France Tourisme (mai 2025) révèle que 73 % des Français sont vigilants sur la sécurité et la crainte des arnaques pendant les vacances. Pour les jeunes, ce risque est amplifié par leur mode de consommation. 45 % des 18-34 ans sont séduits par le « workation » — travailler à distance depuis un lieu de vacances. Cette pratique les expose à des vulnérabilités nouvelles : logement précaire, isolement, absence de réseau de soutien.

Les arnaques à la location sont un fléau spécifique à cette génération. Fausses annonces sur les plateformes, demandes de caution par virement, logements inexistants ou insalubres. Le piège est d’autant plus facile à tendre que les jeunes sont souvent pressés et moins expérimentés. La solitude amplifie le sentiment de vulnérabilité. Partir en solo ou entre amis, sans la présence rassurante des parents, expose à des situations inédites. Cette angoisse des vacances s’inscrit dans un malaise plus large. La crise de la vingtaine — cette période d’incertitude professionnelle, affective et identitaire — trouve dans le départ en vacances un révélateur brutal. Le jeune adulte découvre qu’il est seul face aux imprévus.

Le poids des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux jouent un rôle ambivalent dans cette angoisse juvénile. D’un côté, ils offrent des conseils de sécurité, des alertes en temps réel, des groupes d’entraide. De l’autre, ils amplifient les récits les plus anxiogènes. Une vidéo d’agression dans une rame de métro vue par des milliers de jeunes crée un sentiment de menace omniprésente, indépendamment de la rareté statistique du fait. La génération Z est la première à grandir avec cette exposition permanente aux récits d’insécurité, ce qui pourrait expliquer en partie son niveau d’anxiété plus élevé.

Alerter sans affoler : les vrais risques (et les fantasmes) d’un été en France

Après avoir posé l’émotion, la complexité des chiffres et la vulnérabilité des jeunes, il est temps de distinguer le probable du spectaculaire. L’objectif n’est pas de nier les risques, mais de les hiérarchiser. Les médias et les réseaux sociaux ont tendance à amplifier les faits les plus rares et les plus violents, créant une distorsion entre la perception et la réalité statistique. Pour un touriste moyen en France, le risque n’est pas le « casse de la villa » ou l’agression crapuleuse. C’est le vol à la tire dans le métro ou l’arnaque en ligne.

Le mythe du « casse de la villa » : le pickpocket reste le pire ennemi du touriste

Les chiffres du SSMSI sont clairs : 13 % des vols sans violence contre des personnes sont commis dans les transports en commun. Le « casse spectacle » — une équipe organisée qui cible une villa louée pour une semaine — est un fantasme. La réalité statistique, c’est le pickpocket qui opère dans la rame de métro bondée, le sac arraché en terrasse, le téléphone dérobé sur la plage pendant que vous nagez.

Les cambriolages de logement, bien que réels, visent majoritairement des résidences principales inoccupées, pas des locations de vacances. Le risque pour le jeune locataire d’un studio Airbnb est minime, à condition de respecter quelques précautions de base. Il faut aussi aborder un fait statistique : selon le SSMSI, les étrangers représentent 36 % des mis en cause pour cambriolage. Cette donnée alimente parfois un discours sécuritaire qu’il convient de traiter avec nuance et sans en faire le point central. Le profil type du cambrioleur est plus complexe que ne le laissent entendre certains discours.

Escroquerie en ligne, fraude à la location : les vrais cauchemars modernes

Le vrai danger pour le vacancier moderne est numérique. L’analyse de Telos le confirme : les escroqueries en ligne ont augmenté de 50 % entre 2012 et 2020. Fausses annonces de location, vol de caution, piratage de compte Airbnb, phishing ciblant les voyageurs. Ces risques sont à la fois plus fréquents et moins spectaculaires que les faits divers qui font la une.

L’affaire du confinement du paquebot Ambition à Bordeaux illustre parfaitement ce décalage. Ce « cauchemar médiatique » a fait les gros titres pendant des jours. Pourtant, par sa rareté même, il détourne l’attention du risque le plus probable et le moins coûteux à prévenir. À trop craindre le grand banditisme, on néglige les petits pièges numériques bien plus fréquents. Le coût d’opportunité est réel : passer des heures à sécuriser sa maison contre un cambriolage improbable, alors qu’un simple mot de passe fort et une vérification des avis sur une plateforme de location auraient évité une arnaque bien réelle.

La hiérarchie des risques à retenir

Pour un été serein, il faut savoir prioriser. Le risque numéro un pour un touriste en France, c’est le vol à la tire dans les transports et les lieux très fréquentés. Le risque numéro deux, c’est l’arnaque à la location en ligne. Le risque numéro trois, c’est le cambriolage du domicile laissé vide. Les agressions violentes, les casses spectaculaires, les enlèvements — ceux qui font la une — sont statistiquement négligeables pour le vacancier moyen. Cette hiérarchie permet d’allouer son énergie de prévention là où elle est vraiment utile.

Ces outils gratuits (OTV, Ma Sécurité, France Identité) qui peuvent sauver vos vacances

L’angoisse n’est pas une fatalité. Des solutions existent, elles sont gratuites, et elles sont souvent méconnues. Le ministère de l’Intérieur a développé une gamme d’outils numériques et de services conçus pour répondre aux peurs des Français. Passer à l’action — s’inscrire, télécharger, paramétrer — est le meilleur antidote à l’anxiété passive. La connaissance des outils disponibles transforme la peur en vigilance active.

Opération Tranquillité Vacances : l’inscription en 3 minutes qui répond à la peur n°1

Main d'un agent de police posant une main rassurante sur l'épaule d'un résident devant une porte d'entrée, scène en extérieur en journée, angle de 3/4, ton apaisant et sécurisant
Main d'un agent de police posant une main rassurante sur l'épaule d'un résident devant une porte d'entrée, scène en extérieur en journée, angle de 3/4, ton apaisant et sécurisant

L’Opération Tranquillité Vacances (OTV) est le service le plus directement utile pour les 78 % de Français qui redoutent le cambriolage. Le principe est simple : gratuit, accessible à tous, il permet de signaler son absence à la police ou à la gendarmerie, qui organise des patrouilles de surveillance de jour comme de nuit. L’inscription se fait en ligne sur le portail Ma Sécurité, jusqu’à 3 jours avant le départ. La durée d’absence peut aller de 3 jours à 3 mois.

Le service couvre tout le territoire français. Depuis juin 2022, la démarche est entièrement dématérialisée. Lors de l’inscription, vous pouvez indiquer si vous possédez une alarme, un simulateur de présence, ou désigner une personne de confiance. En cas de cambriolage pendant votre absence, les forces de l’ordre sont alertées plus rapidement. Le dispositif est un investissement public dont le bénéfice est double : réduire le nombre de cambriolages et réduire l’angoisse qui les précède.

Ma Sécurité, Geovelo, France Identité : la trousse numérique du voyageur lucide

Le portail « Ma Sécurité » ne se limite pas à l’OTV. Il regroupe l’ensemble des démarches de sécurité : pré-plainte en ligne, prise de rendez-vous en commissariat, signalement de contenus illicites. L’application mobile gratuite permet d’accéder à ces services depuis son téléphone. C’est le point d’entrée unique pour les services de police et de gendarmerie.

Un autre outil précieux est France Identité. Cette application permet de numériser sa carte d’identité et son passeport. Concrètement, elle permet de prendre l’avion sans stresser pour son document physique. L’article sur France Identité : embarquez avec votre smartphone cet été détaille les fonctionnalités de cette application. En cas de perte ou de vol, les données sont sécurisées et accessibles à distance.

Enfin, des applications comme Geovelo permettent de calculer des itinéraires sécurisés à pied ou à vélo, en évitant les zones à risque. Le partage de localisation en temps réel avec les proches, via les applications de messagerie ou les services dédiés, ajoute une couche de sécurité supplémentaire. L’effet psychologique est puissant : passer à l’action casse le cercle de l’anxiété. On ne subit plus, on se prépare.

Les bons réflexes numériques à adopter

Au-delà des outils officiels, quelques gestes simples réduisent considérablement les risques. Utiliser un mot de passe différent pour chaque plateforme de location. Vérifier les avis sur plusieurs sites avant de réserver. Ne jamais effectuer de virement direct à un particulier pour une location. Photographier ses bagages avant le départ. Activer la double authentification sur ses comptes sensibles. Ces réflexes, une fois intégrés, deviennent automatiques et libèrent l’esprit.

Conclusion : ne pas laisser la peur voler l’été

L’angoisse des vacances a un coût. Un coût psychologique d’abord : un été gâché par l’inquiétude, des choix de destination dictés par la peur plutôt que par l’envie. Un coût économique ensuite : des régions entières sont délaissées au profit d’autres, des commerces perdent des clients, le secteur touristique souffre. Mais ce coût n’est pas une fatalité.

Le chemin parcouru dans cet article permet de poser un regard plus lucide sur la situation. Les cambriolages baissent, même si le niveau reste élevé. La hausse des violences enregistrées est en partie un « trompe-l’œil » statistique. Les risques réels pour un touriste sont moins spectaculaires que les fantasmes médiatiques. Et surtout, des outils gratuits et efficaces existent pour se protéger.

La clé est le basculement mental. Passer d’une angoisse passive — tout craindre sans rien faire — à une vigilance active — connaître les vrais risques, se préparer, utiliser les outils disponibles. L’Opération Tranquillité Vacances, le portail Ma Sécurité, l’application France Identité sont autant de réponses concrètes à des peurs concrètes. Les connaître, c’est déjà les désamorcer.

Partir en vacances, c’est un acte de liberté. C’est affirmer que la peur ne dicte pas nos choix. C’est refuser de se laisser voler son été par une angoisse que l’on peut mesurer, encadrer et combattre. La vigilance n’est pas l’opposé de l’insouciance. Elle en est la condition. Alors, vérifiez votre serrure, inscrivez-vous à l’OTV, téléchargez Ma Sécurité, et partez. L’été vous attend.

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Questions fréquentes

78 % des Français craignent-ils le cambriolage ?

Oui, selon un sondage Flashs pour Depanneo de juillet 2025, 78 % des Français redoutent un cambriolage pendant leurs vacances. Parmi eux, 24 % se disent « fortement angoissés ». Cette peur pousse 23 % des personnes interrogées à écourter leurs vacances.

Quels outils gratuits contre les cambriolages ?

Le ministère de l'Intérieur propose l'Opération Tranquillité Vacances (OTV), qui permet de signaler son absence à la police ou à la gendarmerie pour des patrouilles de surveillance. L'inscription est gratuite en ligne sur le portail « Ma Sécurité », jusqu'à 3 jours avant le départ.

Les cambriolages baissent-ils en France ?

Oui, le SSMSI recense 212 000 cambriolages en 2025, soit une baisse de 3 % par rapport à 2024. Les vols de véhicules baissent de 9 %. Cependant, cette baisse est peu connue du public, en partie à cause d'un biais de sous-déclaration et de l'amplification médiatique.

Pourquoi les 18-25 ans ont-ils peur des vacances ?

Les 18-24 ans sont particulièrement vulnérables : 53 % se sentent en insécurité dans les transports en commun et 28 % ont déjà renoncé à sortir seuls. Les arnaques à la location et la solitude amplifient cette angoisse, selon l'enquête SSMI 2024.

Sources

  1. smoke-defender.com · smoke-defender.com
  2. alliance-france-tourisme.fr · alliance-france-tourisme.fr
  3. cnews.fr · cnews.fr
  4. interieur.gouv.fr · interieur.gouv.fr
  5. lopinion.fr · lopinion.fr
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Hugo Lambot @fact-checker

Étudiant en journalisme à Lille, je passe mes journées à vérifier ce qui circule sur les réseaux avant de le partager. Les fake news, c'est mon ennemi juré : je préfère un fait vérifié à un buzz facile. Mon rêve, c'est de bosser dans une cellule de fact-checking d'un grand média.

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