
Start-ups web : comprendre l'essor historique
Pourquoi cet engouement ? Tout simplement parce que c'était l'ouverture d'un marché nouveau ! La plupart des personnes qui s'y sont aventurées étaient des jeunes de 20 à 30 ans. Pourquoi ces potentiels futurs chefs d'entreprise étaient-ils si jeunes ? Génération Internet. Le quadragénaire est peut-être doué en informatique, mais il n'a pas surfé sur le web et pratiqué comme le jeune homme de 20 ans, déjà à la découverte du Net. De plus, pour monter une entreprise qui demandait tout de même des risques, des efforts et du travail, le jeune de 20 à 30 ans est plus courageux et dispose de davantage d'énergie.
Pourquoi les start-ups web ont décliné
Phénomène très simple : la plupart de ces jeunes pousses avaient la chance, et je dis bien la chance, d'avoir été financées par des banques ou des investisseurs. Le financement de certaines de ces jeunes entreprises pouvait atteindre la dizaine de millions de francs !
Donc, avec un tel investissement, les start-ups ont dépensé sans compter dans les locaux, le mobilier, les machines, le personnel, la machine à café, la publicité, etc. Il y a donc eu développement ! Mais pendant 2 ou 3 ans, cela a représenté une dépense sans aucune rentrée d'argent !
La plupart des webmasters s'expliquaient de la sorte : « C'est normal, nous sommes dans une phase d'investissement. » Mais oui, cela faisait déjà 2 ans qu'ils investissaient sans rien gagner !
Confiance excessive : l'erreur fatale des webmasters
Coup de théâtre : l'erreur principale de ces jeunes webmasters a été leur confiance excessive envers les banques et les investisseurs qui, eux, n'étaient pas là pour aider ces entreprises, mais bien pour gagner de l'argent. Comme tout bon investisseur, s'il y a perte d'argent : on coupe les ponts ! Et on demande ses bénéfices !
Résultat : plein de jeunes start-ups se sont cassé la figure, d'autres se sont fait racheter, certaines ont survécu, mais encore pour combien de temps ?
Autre conséquence : le métier de webmaster n'a plus une aussi belle image qu'hier. Les postes se font de plus en plus rares, moins bien payés, le risque de créer une entreprise dans ce domaine a été multiplié par 10.
Webmaster : un métier d'avenir malgré la crise
Alors, jeune passionné de la création web, toujours envie de continuer ?
En ce qui me concerne : OUI ! Même si ce n'est pas mon métier, je continue et continuerai à créer des sites (e-sondage) et j'espère en faire ma profession.