
On entend de plus en plus les maisons de disques parler du piratage informatique qui, d'après elles, va tuer la musique. Il est vrai que l'achat de disques a diminué, mais au lieu d'écouter ce que nous disent les maisons de disques sur les « criminels de l'informatique », je vais tenter de vous donner d'autres raisons pour lesquelles les gens téléchargent au lieu d'acheter.
Prix des CD et qualité musicale en question
La raison qui me semble primordiale est le prix : plus de 21 euros pour un CD, cela reste très cher, surtout pour un public jeune donc sans véritable revenu. La qualité de la musique est elle aussi en cause, car il faut arrêter de se voiler la face : aujourd'hui, un CD contient 2 ou 3 bonnes chansons, le reste n'est que du remplissage. La qualité de la musique doit donc elle aussi être remise en question.
Les concerts et le gravage de CD
Les concerts sont également en très nette diminution : les chanteurs font de moins en moins de tournées, ce qui limite l'envie d'écouter de la musique. Pourtant, les concerts augmentent les ventes de CD et les maisons de disques le savent, mais elles ont décidé de ne plus en faire une priorité.
Ne parlons pas du gravage des disques qui est interdit pour la vente et qui doit rester dans le cercle familial. Mais les graveurs sont en vente libre ainsi que les CD vierges à des prix qui restent très bas.
Pourquoi le piratage existe-t-il ?
La réponse est très simple : les maisons de disques n'ont pas fait leur travail depuis des années, elles se sont rempli les poches sans faire aucun investissement. Le téléchargement de musiques comme sur Kazaa ne vient pas d'apparaître. Internet existe depuis plusieurs années et il est vrai que le développement du haut débit a changé beaucoup de choses. Mais cela était encore prévisible car cette « crise » – enfin plutôt le ralentissement des ventes de disques – existe déjà depuis plusieurs années aux États-Unis. À côté de cela, les DVD, eux, augmentent très massivement avec des bénéfices encore plus importants que pour les CD de musiques.
Conclusion sur la crise de l'industrie musicale
L'industrie de la musique aurait pu empêcher cela, mais elle a préféré garantir des dividendes à ses actionnaires. Elle n'a donc pas à se plaindre.