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Téléchargements

L'État durcit les sanctions contre le téléchargement illégal. Cette répression est-elle justifiée face à l'hypocrisie des majors ?

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Vous connaissez tous ces programmes aux doux noms de Kazaa, eMule, iMesh, WinMX ou encore Shareaza. Ils permettent de télécharger tout ce que l'on veut : films, musiques, clips, images, jeux vidéo, et tout cela gratuitement.

Depuis quelques mois, l'État a pris d'énormes mesures pour lutter contre ce fléau qui, selon lui, a fait perdre 20 % de chiffre d'affaires aux majors du disque. Et devinez à qui s'en prend l'État ? Aux internautes, bien sûr ! Je trouve cela inadmissible et totalement révoltant.

Quels risques pour les téléchargeurs ?

Un internaute repéré en train de télécharger sur un réseau peer-to-peer peut écoper de 150 000 euros d'amende et de 2 ans de prison. Alors que des hommes politiques qui détournent de l'argent pour leurs biens personnels n'écopent que de 2 ans de prison avec sursis, le pauvre internaute qui télécharge le dernier tube de Kylie Minogue au mauvais moment va être puni d'une façon beaucoup plus rude et risque la ruine. Pourquoi la loi ne supprime-t-elle pas purement et simplement les logiciels de téléchargement dits illégaux ? Internet, et en particulier l'ADSL, nous propose un service de téléchargement gratuit et, malgré tout, assez simple : nous en profitons. Si l'État veut stopper ce mouvement qui lui fait perdre des millions (encore et toujours de l'argent !), qu'il réprimande plutôt les créateurs de ces programmes (eMule, Kazaa...).

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L'hypocrisie des maisons de disques

Étudions le cas de SONY qui joue mesquinement sur deux tableaux. SONY est une grande maison de disques qui produit ou a produit les plus grands artistes (Mariah Carey, les boys band de 98, Whitney Houston...), elle suit donc le même chemin que toutes les autres maisons de disques qui se révoltent. Mais une deuxième partie des bénéfices de SONY provient du matériel Hi-Fi. Et devinez ce que vend SONY également ? Des disques vierges, des graveurs... Tout ce que les internautes qui téléchargent utilisent pour faire leurs compilations. Alors qui croire ? Que faire lorsqu'on rencontre ce genre de cas ? L'internaute est perdu et vit en outre sous la menace d'être réprimandé méchamment.

Faut-il culpabiliser les internautes ?

Pour finir, même si les autres maisons de disques ne jouent pas sur un autre marché (Universal...), sont-elles vraiment dans le besoin ? Même aujourd'hui, ces entreprises gagnent des millions d'euros chaque année et n'ont aucun souci à se faire pour leur avenir. En effet, les tournées, les concerts et les apparitions télévisées rapportent énormément à la maison de disques qui produit l'artiste. Que toutes ces maisons arrêtent de nous prendre pour des cons, car ça ne marche plus. J'ajoute que malgré toutes les menaces qui pèsent sur nous, les internautes n'ont pas cessé de télécharger ! Et c'est très bien ! Nous ne devons pas nous laisser abattre par cette manipulation inadmissible ! Encore une fois, l'État n'a rien compris.

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benoil
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