
Le fabricant de composants graphiques a choisi la conférence Platform, qui se déroule cette semaine dans la Silicon Valley, pour annoncer la deuxième génération de son chipset pour les processeurs Athlon d'AMD.
Architecture et caractéristiques de la nForce 2
À l'instar de son prédécesseur, la plate-forme nForce 2 repose sur deux processeurs : l'un dédié au graphisme (2D et 3D, support de la mémoire DDR 400, interface DVI) et l'autre à la gestion des flux multimédias et aux communications (son Dolby Digital 5.1, double interface réseau Ethernet, USB, FireWire). L'ensemble est relié par l'architecture de bus HyperTransport, conçue par AMD.
GeForce4 MX : le processeur graphique intégré
La principale nouveauté vient de l'intégration du cœur de processeur graphique GeForce4 MX en lieu et place du GeForce2 MX, choisi pour la nForce 1. nVidia a aussi introduit une version de la plate-forme nForce 2, dépourvue de fonctions graphiques, sous le nom de System Platform Processor.
« Elle est destinée aux PC qui seront équipés d'une carte graphique plus haut de gamme », explique Drew Henry, chef de produit chez nVidia. Le système reste évolutif puisque la nForce 2 assure la gestion d'un connecteur d'extension AGP 8X.
Un Athlon avec un bus système à 333 MHz en vue ?
Le support, par la plate-forme nForce 2, d'un bus système cadencé à 333 MHz a toutefois suscité la curiosité des analystes présents, puisque le bus du processeur Athlon se limite aujourd'hui à 266 MHz.
La réponse à cette interrogation est apportée par Hector Ruiz, le PDG d'AMD : « On a effectivement indiqué, par le passé, que nous n'avions pas de plan pour une version du processeur avec un bus système plus rapide. Mais il est vrai qu'aujourd'hui, on réévalue sérieusement notre décision. »
nVidia face à la concurrence d'ATI
Interrogé sur les performances, qui s'avèrent meilleures, de la nouvelle génération de puces graphiques de son concurrent ATI (la R300 qui a été dévoilée lors de l'E3, et prévue à la commercialisation pour la fin de l'été), le PDG de nVidia ne se montre pas inquiet.
« Lorsqu'on lance une nouvelle génération de processeurs graphiques, on ne se contente pas d'une amélioration de performances de 20 ou 40 %. On cherche à devenir plusieurs fois plus rapide. Cela nous conforte donc dans la supériorité de l'architecture de notre prochaine puce nV30 [prévue pour la fin de l'année, NDLR]. »