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Microsoft : un article pour rire

De l'écran bleu de Windows 98 aux sondages truqués : découvrez les anecdotes les plus rocambolesques où Microsoft s'est ridiculisé tout seul.

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Internet fourmille de sites prêts à tourner en ridicule Microsoft et Bill Gates, son créateur. On trouve des centaines de caricatures et de photos humoristiques sur le Net ; mais pourquoi se donner la peine de tourner les dirigeants de Microsoft en ridicule ? Ils le font tellement bien eux-mêmes ! Cet article est un condensé de faits réels, qui résultent souvent d'une vraie stratégie d'entreprise !

Note : pour ceux qui ne le sauraient pas, Kro = Microsoft...

Microsoft et les logiciels libres : contradictions et échecs

L'échec de la migration Hotmail vers Windows

En décembre 1997, Microsoft investit 395 millions de dollars pour acquérir Hotmail, l'un des principaux services de courrier électronique. À la tête de cet imposant système, Microsoft souhaite bien évidemment faire passer les serveurs de FreeBSD à Windows NT. Pari réussi pour Microsoft... pendant quinze jours ! Exchange, le système de gestion de courrier de Microsoft, s'effondre et il faut revenir aux logiciels libres qui géraient les neuf millions d'adresses de l'époque. Bien évidemment, avec la popularité croissante du courrier électronique, la situation ne s'est pas arrangée (ou si peu) et il a été démontré par la suite que Hotmail continuait de fonctionner grâce à des logiciels libres.

Un site anti-Unix... propulsé par Unix

Début 2002, Microsoft et Unisys lancent une campagne d'« information » sur les risques que prennent les entreprises à mettre en place des systèmes informatiques basés sur Unix. « Fatigué d'être enfermé ? Fatigué des systèmes inflexibles ? En bref fatigué d'Unix ? Alors rejoignez les nombreuses entreprises qui ont migré d'Unix à Windows. » Le message publicitaire à lui seul est ridicule, mais que dire quand on apprend que le site en question tournait sur une plateforme Unix BSD/Apache ! Il semble là qu'on touche le fond de l'absurde. Quelques jours après le lancement, le site est fermé et ne rouvrira que plusieurs jours plus tard sur une plateforme Windows. Le mal est fait, Microsoft s'est une fois de plus ridiculisée.

Microsoft utilise les logiciels libres qu'il dénigre

Tout le monde connaît la virulente bataille que Microsoft mène à l'encontre des logiciels libres, disant entre autres qu'il ne faut pas utiliser ces logiciels car ils ne sont pas fiables. Pourtant, une faille de sécurité a été découverte dans la bibliothèque libre zlib (portion de code destinée à compresser/décompresser des données). Cette faille affectait entre autres les logiciels suivants : DirectX, FrontPage, Internet Explorer, Office et Windows XP.

Il est de notoriété publique aujourd'hui que Microsoft n'est pas le dernier à profiter de la qualité des logiciels libres. Ce qui est absurde, c'est la hargne que la firme emploie à les rejeter publiquement tout en les utilisant.

La leçon du député péruvien à Microsoft

Le gouvernement péruvien envisage d'imposer aux services de l'État l'usage des logiciels libres. Afin de défendre son gagne-pain, monsieur González, le Directeur Général de Microsoft Pérou, écrit au député Villanueva Núñez à l'origine de ce projet de loi. Il peste contre le manque de fiabilité des logiciels open source, contre le scandale qui consiste à subventionner les concurrents de Microsoft, et explique les dangers qu'un tel projet de loi fait peser sur le secteur informatique dans l'économie péruvienne.

À cela, monsieur Núñez répond point par point aux arguments techniques, politiques et économiques de la lettre de monsieur González. Non seulement le député démonte un par un les arguments présentés, mais il montre là son excellente connaissance du monde des logiciels et donne une magistrale leçon au Directeur de Microsoft en précisant qu'il ne suffit pas de fustiger les concurrents, il est plus honnête de défendre loyalement son camp : « Je reconnais que des opinions comme les vôtres constituent un apport significatif, mais elles m'eussent été plus utiles si, en plus de formuler des objections à caractère général (que nous analyserons en détail plus loin) vous aviez rassemblé des arguments solides sur les avantages que le logiciel propriétaire peut apporter à l'État Péruvien et à ses citoyens en général, car cela aurait pu permettre un échange plus clair dans le respect des positions de chacun. »

Microsoft et les médias : bugs et communications ratées

Windows 98 : l'écran bleu en direct devant la presse

Quand le président de Microsoft effectue en personne devant la presse une présentation de son « nouveau » système d'exploitation (Windows 98), on peut supposer que tout a été mis en œuvre pour que les choses se passent au mieux. Il s'agit avant tout de convaincre les clients que les bugs de Windows 95 ont été corrigés et que ce nouvel opus est fiable. Que penser alors quand un écran bleu vient sanctionner la simple installation du périphérique choisi pour la démonstration ? « C'est pour cela que nous ne le distribuons pas encore » s'exclame Bill Gates. La vidéo a fait le tour du monde.

Des chiffres de vente saisis... à la main

Voici une brève tirée du magazine Les Puces Informatiques. Il n'y a pas grand-chose à ajouter...

Les affaires à la vitesse du poignet

Dans son livre, Les affaires à la vitesse de la pensée, le patron de Microsoft raconte que les chiffres de vente de sa société sont saisis sous forme électronique, permettant ainsi aux employés de les consulter sous tous les angles, de les annoter, etc. Il y a un léger problème : lors de son interrogatoire au procès, Richard Schmalensee, un des principaux témoins de Microsoft, a déposé sous serment que ces fameux chiffres de vente étaient en fait écrits à la main sur de simples feuilles de papier. La conclusion est donc immédiate : chez Microsoft, on pense avec les mains. On n'a pas confiance en la machine et ses logiciels ?

Le sondage truqué de ZDNet : Java vs .Net

Quelle plateforme, de Java ou .Net, emporte les suffrages des développeurs ? C'est une question que le groupe d'information ZDNet a souhaité poser sous la forme d'un sondage sur son site. Les premières semaines, le sondage est plutôt favorable à Java puis la tendance s'inverse : en quelques jours, des dizaines de votes affluent, presque tous en faveur de la plateforme .Net. Ce retournement brutal est trop étrange pour ne pas nécessiter une enquête.

Après étude des logs sur les serveurs, il apparaît que ces votes miraculeux proviennent du même domaine : microsoft.com ! Visiblement, un mail a circulé à Redmond demandant à tous de voter pour .Net, plusieurs fois s'il le faut ; pire encore, des scripts ont été mis en place afin de voter automatiquement sur le site de ZDNet. Là encore, loin de rendre service à Microsoft, cet épisode n'a fait que ridiculiser la firme de Redmond.

Microsoft et les pirates : quand la firme copie illégalement

Microsoft lutte activement contre le piratage, notamment par l'intermédiaire de la BSA (Business Software Alliance) dont les pratiques sont si scandaleuses que cet organisme a renoncé à s'implanter en France ; tout le monde connaît la maxime « faites ce que je dis, pas ce que vous faites ».

En septembre 2001, Microsoft est condamné par le tribunal de Nanterre pour avoir intégré à son logiciel Softimage 3D un module sur lequel la firme n'a plus aucun droit et qu'elle avait promis de retirer du code de Softimage 3D.

Microsoft condamné pour piratage au Vietnam

Extrait de Pirate Mag numéro 4 : Microsoft, un vulgaire pirate ? Qu'on en juge : [...] La société VNI, qui commercialise le système de saisie propre à l'écriture locale, porte plainte contre le géant de Redmond qui a repris intégralement non seulement son logiciel mais aussi sa marque de fabrique, tout en ayant le culot de soutenir que VNI est du domaine public ! On devrait dénoncer Microsoft à la BSA, juste pour voir...

Il y a tout de même un gouffre entre une entreprise (ou un particulier) qui installe le même logiciel sur plusieurs machines et une multinationale du logiciel qui recopie du code en espérant que personne ne s'en rendra compte.

Le défi raté aux crackers

En août 1999, Microsoft lance un défi sur Internet : son nouveau système d'exploitation (Windows 2000) est si fiable qu'aucun cracker ne parviendra à y trouver une faille de sécurité. Il est vrai que personne n'est parvenu à défigurer le site, et pour cause : le serveur n'a pas fonctionné assez longtemps ! D'après le directeur du marketing de Microsoft, c'est la foudre qui est responsable de cette panne. Il a fallu changer un routeur et, même après cela, le site n'a été disponible que par intermittence. Les ingénieurs de Microsoft ignorent-ils que la sécurité d'un serveur passe aussi par la protection physique de la machine ? On a du mal à croire que les locaux de la firme à Redmond ne soient pas équipés de paratonnerres et d'onduleurs !

Microsoft et la justice : procès et mensonges

La mémoire sélective de Bill Gates

En parlant de la lutte des navigateurs qui a opposé Microsoft et Netscape, Brad Chase, un responsable de Microsoft, écrivait à Bill Gates : « Nous devrons poursuivre notre jihad l'année prochaine. Les parts sur le marché des navigateurs doivent rester une priorité fondamentale dans nos efforts de marketing. » Jihad est un mot très fort mais, visiblement, lors du procès de Microsoft, Bill Gates ne se souvient pas de cet e-mail. Pas plus qu'il ne se souvient de quels navigateurs il parlait quand il répond qu'il faut empiéter sur le marché des navigateurs non-Microsoft. À la question de l'accusation « Vous rappelez-vous qu'en janvier 1996 de nombreux constructeurs livraient (avec les machines) des navigateurs non-Microsoft ? », Bill Gates répond « non » également.

L'usage des assistants informatiques (agenda, PDA...) nuirait-il à la mémoire humaine ?

Une vidéo de démonstration truquée

Le 4 février 1999, Microsoft diffuse à son procès une vidéo censée prouver que les performances de Windows 98 sont altérées quand on supprime Internet Explorer. David Boies, avocat de l'accusation, démontre que le système utilisé n'est pas le même avant qu'après la suppression d'Explorer. La vidéo censée apporter un élément de défense pour Microsoft n'a finalement pour effet que d'irriter un peu plus le juge Jackson.

Des lettres de soutien venues de l'au-delà

Tout le monde n'est pas anti-Microsoft, la preuve : de nombreux citoyens américains ont écrit à la Justice afin de prendre parti en faveur de la firme de Redmond. Parmi ces citoyens, certains sont décédés avant la rédaction des courriers, d'autres vivent dans des villes qui n'existent pas ! Mais il n'y a pas que les fantômes qui défendent Microsoft : certains citoyens, bien réels eux, affirment avoir été trompés et avoir signé une lettre de soutien parce qu'on leur avait forcé la main...

Le problème des noms communs

Synet est un fournisseur d'accès de Chicago. En 1994, cette entreprise dépose le nom : Internet Explorer. Microsoft souhaitant utiliser ce nom pour son navigateur propose de racheter le nom 45 000 $ au FAI, celui-ci refuse mais Microsoft décide d'utiliser quand même cette marque déposée. Ni une ni deux, Synet porte plainte contre Microsoft qui se défend en répondant qu'Explorer est un nom générique et qu'il ne peut donc faire l'objet d'un copyright...

Cela semble logique, sauf qu'on ne compte plus à travers le monde les procès menés par Microsoft pour faire retirer des marques à des entreprises parce que leur nom (comme Windowshare en France) était trop proche d'une marque déposée par Microsoft. Retour de bâton : en 2002, Microsoft attaque la société Lindows pour atteinte à la marque mais le juge, loin de donner raison à Microsoft, s'interroge sur le dépôt du nom Windows qui est un nom générique...

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rabs
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