
Vous avez sûrement constaté ces derniers temps dans votre boîte aux lettres une abondance anormale de ce qui pourrait ressembler à du simple spam, mais qui est en fait un virus.
Ce virus, appelé MyDoom, reconnu par les antivirus Windows sous le nom de Novarg, s'est propagé à une vitesse phénoménale, battant les records de tous ses prédécesseurs. Mais lui, contrairement aux autres, ne vous veut pas de mal à vous, chers utilisateurs innocents.
En effet, les machines « infectées » par ce virus n'auront pour seul effet que de se connecter sur Internet à un moment donné. Pas grand-chose a priori.
Il faut par contre préciser que ce sont des millions de machines qui sont pour le moment contaminées et que toutes ces machines se connecteront à 17h09, ce dimanche 1er février, sur un seul site Web : celui de SCO.
Pourquoi SCO est la cible de MyDoom ?
Il n'y a pas de grand doute sur la provenance de ce virus et il s'agit probablement de la première grande réponse de la Communauté Libre (comprenez les fondateurs, développeurs, utilisateurs de Linux et autres OS et logiciels libres) à SCO, société américaine propriétaire des droits UNIX.
Cette société, on ne peut plus respectable, a tout simplement conclu que Linux ne peut pas être librement distribué et veut faire payer la coquette somme de 700 $ par licence (beaucoup plus cher que Windows), à coups de procédures judiciaires aberrantes, sans aucun fondement.
Inutile de dire que SCO s'est attiré les foudres de la quasi-totalité du paysage informatique mondial, du petit geek au grandes entreprises comme IBM, qui travaillent énormément avec Linux (système gratuit) pour ses solutions.
MyDoom : une cyberattaque réussie contre SCO
Le virus a dû prendre un peu d'avance : on peut déjà constater que le site sco.com est hors service, malgré la récompense de 250 000 $ soi-disant offerte à celui qui retrouvera l'auteur de ce virus.
La délation n'est pas quelque chose de courant dans la communauté libre… À croire qu'ils ne pensent pas qu'à l'argent !
MyDoom.B : Microsoft dans le viseur
Une deuxième version (MyDoom.B) se propage également, mais celle-ci est programmée pour attaquer le site de… Microsoft. Un grand classique, que je trouve personnellement un peu moins justifié, mais la maison de Bill Gates ne devrait pas trop en souffrir. Elle en a vu d'autres.